LF 6329 – 12 mm en Simple Action

Revolver Lefaucheux 12 mm modèle 54, le LF 6329

Avec le LF 6329 nous sommes au printemps de 1858 et donc encore au 9 et 9 bis rue Lafayette à Paris.

1_modifié-1

Poids : 984 grammes

Version : Civile

Longueur totale : 292 mm

Longueur du canon : 158 mm

Barillet : 12 mm, 6 coups

Diam. : 42 mm

Longueur : 32 mm

Simple action

5_modifié-1

Ensemble : barillet, carcasse, tonnerre, console, chien, pontet et calotte sont finement gravés de feuilles, fleurs, tiges et lianes.

Pontet avec repose doigt et calotte en diamant avec anneau.

Marquages et poinçons :

Sur le canon et console :

3_modifié-1

  • 34 L sur la tranche de la console
  • LF 6329 surmonté du pistolet brisé
  • Vaguement lisible sur le canon : E. Lefaucheux BRté Paris

Sur barillet :

  • Coté culasse 34 L

Sur culasse et portière :

  • 34 L

Sur plaquettes :

4_modifié-1

  • SSC gravé dans le bois sur la plaquette gauche, qui semble d’origine

2_modifié-1

 

© et ® Lefaucheux, mai 2016

 

LF 5512 – 12 mm en Simple Action

Le LF 5512, un revolver Lefaucheux, un pas si classique modèle 1854.

11 copie

Introduction et datation:

Après acceptation par la Marine, en octobre 1857, le revolver 1854, est calibré en 12 mm à broche, canon rond avec un pontet rond ou avec un repose doigt et le talon en ovale, soit plat ou en forme « diamant», certain revolver de ce modèle sont en canon octogonal 9 mm.

Le LF 5512 décrit ici est en 12 mm à broche et canon rond, pontet rond et talon en forme de « diamant », c’est cette combinaison qui en fait un 1854 pas si classique que cela.

Cette série, pontet rond et talon diamant, est situé entre le LF 49xx et le LF 85xx

Pour le LF 5521 on est dans la période autour de Décembre 1857.

8 copie

Poinçons et Marquages

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 19C  », qui correspond à son numéro d’assemblage.

6 copie

La console droite comporte le marquage « LF 5512 ».

7 copie

Sur le dessus du canon, en lettres gothiques : « E. Lefaucheux, Bà Paris »

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 1038 grammes

Longueur total de l’arme : 295 mm

Longueur du canon : 160 mm

Epaisseur du canon : 19.9 mm après le tonnerre, 19.4 mm après le guidon.

Octogonal sur 33 mm puis rond sur le restant de sa longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.

  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Entrée : 11 mm / 11.3 mm
  • Sortie : 10.7 mm / 11 mm

Fixation du canon : vissé par 5 rotations sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 14.9 mm / 16.3 mm
  • Epaisseur : 7.0 mm / 9.2 mm

Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.

4 copie

Mécanisme : Simple Action uniquement.

9 copie

Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Entrée drageoir : 12.2 mm
  • Sortie drageoir : 11.8 mm
  • Diamètre : 42.0 mm
  • Longueur: 32.6 mm et 39.5 mm avec le rochet et anneau
  • Arrêtoirs : 8.0 de 9.1 mm / 2.4 mm
  • Culasse :
  • Diamètre : 48.2 mm
  • Epaisseur du bord : 7.6mm
  • Epaisseur au centre : 18.3 mm

Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis, qui ne traverse pas, à la base du bras inférieur.

12 copie

Chien : Classique, tête en demi-ovale avec une entaille pour prendre la visée.

Ressort de rappel de détente : Plat, placé à l’arrière de la détente.

Pontet : Type rond.

Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

5 copie

Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis traversant de part en part la crosse.

10 copie

Arme entièrement gravé de fougères, de lianes et de fleurs de pivoines.

© et ® Lefaucheux Août 2014

LF 4943 – 12 MM

Lefaucheux 12 mm Modèle 54, le LF 4943

1_modifié-1

De par sa forme et aspect le LF 4943 est incontestablement un modèle 54 mais totalement différent des autres et cela à plusieurs titres :

4_modifié-1

  • L’ensemble de l’arme, sauf le barillet qui est nickelé, à été cuivré…. Pour le marché Nord-Africain ?
  • La calotte ovale en diamant est de dimension plus petite, à savoir 39 mm sur 31 mm au lieu des 47 mm sur 33 mm habituels.

5_modifié-1

  • La descente de la crosse est plus longue : 135 mm contre 125 mm sur les autres ce qui donne une impression de « finesse » à l’ensemble.
  • Sur l’ensemble des modèles, nous avons une association calotte / pontet de 2 types, soit : calotte diamant / pontet avec repose doigt, ou calotte plate / pontet rond. Sur le LF 4943 c’est une combinaison des 2 types, calotte diamant / pontet rond.
  • Le pontet est large de 16 mm au lieu des 13 à 15 mm sur les autres modèles
  • Le retour pontet / descente crosse est ajouré, sur l’ensemble des modèles à pontet rond ce « triangle » est plein.
  • La détente est plus longue et arrondie.

3_modifié-1

  • La tête de la baguette d’éjection coulisse le long du canon, évitant ainsi de l’accrocher et de la tordre.

2_modifié-1

Marquages et poinçons

  • Sur l’ensemble des pièces le même numéro : 47 G.
  • Au niveau de la console droite : LF 4943 avec le pistolet brisé au-dessus.
  • Sous la plaquette gauche 2 poinçons de forme de « croissant »
  • L’ensemble de l’arme est finement gravée de feuilles, fleurs et lianes.

Poids actuel : 996 grammes

Longueur totale : 289 mm

Longueur canon : 151 mm

Tonnerre : 31 mm

Barillet : 6 coups 12 mm à broche

Longueur 32.5 mm

Diamètre 42 mm

Simple action uniquement

Le guidon de visée n’est pas d’origine

6_modifié-1

® et © Lefaucheux 2016

LF 3907 un 1854 en 9 mm.

Revolver Lefaucheux, modèle 1854, le LF 3907

Après acceptation par la Marine, le revolver 1854, est calibré en 12 mm à broche, canon rond. La plupart des modèles 1854 sont avec un pontet rond et talon plat ou avec un pontet repose doigt et le talon en forme « diamant».

2 copie

Le LF 3907 décrit ici est encore en 9 mm à broche, canon octogonal pontet rond et talon en forme de diamant.

Avec le LF 3907 nous sommes vers le mois de Janvier-Février 1858 et le 12 mm ne s’est pas encore complètement imposé

Poinçons et Marquages

Ce revolver comporte que très peu de poinçons et de marquages.

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 95 G ».

3 copie

La console droite comporte le marquage « LF 3907 ».

Sur le bras supérieur de la crosse au niveau de la fixation du grand ressort, il y un « P » et un « C ».

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 1030 grammes

Longueur total de l’arme : 300 mm

Longueur du canon : 151 mm

Calibre : Octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.

  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Entrée : 9.1 mm / 9.4 mm
  • Sortie : 8.8 mm / 9.1 mm

Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 17.9 mm / 18.9 mm
  • Epaisseur : 7.6 mm / 9.2 mm

Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.

Mécanisme : Simple Action uniquement.

Barillet : 6 coups, 9 mm à broche

  • Entrée drageoir : 10.3 mm
  • Sortie drageoir : 9.4 mm
  • Diamètre : 40.3 mm
  • Longueur: 32.9 mm et 39.5 mm avec le rochet et anneau
  • Arrêtoirs : de 8 à 9.7 mm / 2.3 mm

Culasse :

  • Diamètre : 49.2 mm
  • Epaisseur du bord : 8.2 mm
  • Epaisseur au centre : 18 mm

Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.

5 copie

6 copie

Chien : Type réglementaire, tête arrondi avec les côtés plat et une entaille pour prendre la visée.

Ressort de rappel de détente : Plat, placé à l’arrière de la détente.

Pontet : Type rond.

4 copie

Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis traversant de part en part la crosse.

1 copie

Arme en grande partie ciselée de fougères et de feuilles.

© et ® Lefaucheux Mai 2015

LF 272 – 9 MM

Lefaucheux LF 272 selon le Brevet 019380 du 4 Novembre 1854, 1er addition.

Introduction :

photo 26

Il est fort probable que le revolver présenté sur le dessin du Brevet d’Invention 019380 du 15 avril 1854 n’ait jamais existé ou seulement à l’état de prototype.

Personnellement je ne crois pas qu’Eugène Lefaucheux ait voulu plagier Samuel Colt, mais en tant que gamin de 20/22 ans il l’admirait profondément.

Quoi de plus normal que de prendre son « héros » comme exemple.

Eugène a juste pris le revolver de Samuel Colt comme exemple pour expliquer et fixer ses idées.

L’affirmation ci-dessus prend tout sa force en lisant bien le Brevet Initial d’Eugène.

Tout est dit par les premiers mots dans ce résumé ….. « l’idée et les moyens »

Puisque dans le résumé du Brevet d’Invention 019083 du 15 Avril 1854 on peut lire :

« La présente intervention comprend :

1° l’idée et les moyens de réalisation pour arriver à charger les armes à rotation (fusils ou pistolets) sur la culasse en employant les cartouches Lefaucheux, ce qui dispense des opérations diverses du chargement, lesquelles ont toujours l’inconvénient d’être longues, difficiles, surtout lorsqu’il fait froid et humide.

2° la possibilité de décharger les armes sans brûler les amorces, avec un mécanisme simple et peu coûteux. Il est presque impossible de décharger les armes chargées par la baguette, mais en supposant cette possibilité, c’est toujours une opération longue et pénible, qui ne s’effectue qu’aux dépens de la balle qui est hachée ou morcelée, sans préjudice des pertes ou détérioration de la poudre . »

Ressemblant fortement au revolver Colt, Eugène Lefaucheux a dû (très rapidement après le dépôt du premier brevet, probablement avec les conseils avisé de M.M. Bigot et Binard) travailler sur une nouvelle présentation du modèle 1854.

Ce qui donnera lieu au dépôt de brevet du 4 Novembre 1854, dont le modèle présenté ici est très proche.

C’est cette seconde mouture en 9 mm qui sera présentée aux essais de la Marine, contre le Colt et l’Adam.

Dans le rapport du 16 septembre 1854 de la Commission de Marine de Vincennes, on peut lire :

« La 3e section, en vue de mieux connaître la valeur de cette arme, a l’honneur de proposer au conseil d’émettre l’avis : »

« Qu’il y aurait bien d’admettre deux des pistolets revolvers Lefaucheux dans les expériences comparatives qui doivent être faites à bord de l’Uranie sur les pistolets Colt et Adams »

Ainsi que le 31 mai 1855 dans un rapport de la Commission d’expérience du vaisseau « Le Suffren » sur les pistolets revolvers :

« Que les systèmes Colt et Adams doivent être rejetés ».

« Que le pistolet Lefaucheux doit être adopté, mais seulement avec des modifications et un grand soin dans l’exécution. »

« Les modifications du pistolet Lefaucheux jugées nécessaires par la Commission sont :

1° Un calibre plus fort (celui du système Adams paraît suffisant , 12 mm )

2° Un abaissement de la crête du chien pour permettre d’armer plus facilement d’une seule main.

3° Une grande simplicité de formes extérieures ; suppression des angles et garnitures inutiles afin d’alléger l’arme et d’en faciliter l’entretien

4° La crosse terminée par un anneau. »

Ce sont ces modifications qui donneront naissance au modèle 1854 / 1858 que nous connaissons tous.

Description du LF 272 :

Voici probablement un des  premiers modèles 1854 fabriqué par Eugène Lefaucheux .

Fabriqué dans les ateliers du 37 rue Vivienne à Paris mais commercialisé par Lepage Frères à Paris.

L’arme est réalisés selon les modalités du brevet 019083, 1ère addition du 4 novembre 1854 mais avec déjà pas mal d’évolution .

On remarquera la crête du chien très haute et la culasse en « chapeau chinois ».

9 - LF 272

Un canon très long , 9 mm à broche, octogonal d’un bout à l’autre et l’intérieur « non-rayé ».

7 - LF 272

La plaque comportant le pontet n’est reliée à la carcasse que par deux vis. Sur les modèles suivants il y aura 3 vis.

4 - LF 272

Le talon de la crosse est en diamant, se terminant par une pointe, ultérieurement ce sera un anneau.

Sur le canon des légères gravures de lianes et de feuilles.

10 - LF 272

Néanmoins le boulier de la culasse à pris un diamètre supérieur afin de protéger les ergot des balles à broches.

La baguette extraction est en forme de tête de clou et non plus en « L ».

Le blogage

Caractéristiques du LF 272

Longueur totale de l’arme : 330 mm

Canon de forme octogonale d’une longueur : 190 mm

Avec un guidon en triangle surmonté d’une boule.

Intérieur « non-rayé »

13 - LF 272

Le canon se visse sur l’axe central, la carcasse est reliée au canon par la console et maintenue par une gros vis, pour donner une bonne solidité à l’ensemble

Barillet : 6 coups à broche

12 - LF 272

Calibre : 9 mm

Diamètre : 40 mm

Longueur : 32 mm

11- LF 272

Culasse épaisse formant un « chapeau chinois » avec une profonde échancrure sur la droite formant la portière de chargement, avec ressort de fermeture.

Epaisseur : 18 mm

Baguette d’éjection de douilles. (ici manquante)

Les plaquettes en bois prenant appui sur les deux bras de la carcasse de crosse, sont maintenues en place par une vis au centre.

Pontet avec repose doigt

Mécanisme en Simple Action, c’est-à-dire que l’armement se fait par l’intermédiaire du chien qu’on tire en arrière.

L’armement du chien, entraîne une rotation 1/6 de tour du barillet par le doigt élévateur et présente une balle en parfait alignement avec le canon

Le déclenchement du coup de feu se fait en exerçant une pression sur la détente.

Marquages et poinçons :

Sur le dessus du canon :

8 - LF 272

Est encore partiellement lisible : « Lepage frères à Paris 12 rue d’Enghien »

2 - LF 272

Sur la console gauche : LF 272 avec le revolver brisé.

Sous les plaquettes, sur la carcasse le n° 9 , probablement une relation avec le calibre.

Sur l’ensemble des pièces : 55

LF 247 - 7_modifié-1

© et ® Lefaucheux 2011

LF 247 – 9 MM

Lefaucheux LF 247 selon le Brevet 019380 du 4 Novembre 1854, 1er addition.

Introduction :

Il est fort probable que le revolver présenté sur le dessin du Brevet d’Invention 019380 du 15 avril 1854 n’ait jamais existé ou seulement à l’état de prototype.

LF 247 - 1_modifié-1

Personnellement je ne crois pas qu’Eugène Lefaucheux ait voulu plagier Samuel Colt, mais en tant que gamin de 20/22 ans il l’admirait profondément.

Quoi de plus normal que de prendre son « héros » comme exemple.

Eugène a juste pris le revolver de Samuel Colt comme exemple pour expliquer et fixer ses idées.

L’affirmation ci-dessus prend toute sa force en lisant bien le Brevet Initial d’Eugène.

Tout est dit par les premiers mots dans ce résumé ….. « L’idée et les moyens »

2 LF 54 BREVET DU 15 AVRIL 1854 1 addition nov 54

Puisque dans le résumé du Brevet d’Invention 019083 du 15 Avril 1854 on peut lire :

« La présente intervention comprend :

1° l’idée et les moyens de réalisation pour arriver à charger les armes à rotation (fusils ou pistolets) sur la culasse en employant les cartouches Lefaucheux, ce qui dispense des opérations diverses du chargement, lesquelles ont toujours l’inconvénient d’être longues, difficiles, surtout lorsqu’il fait froid et humide.

2° la possibilité de décharger les armes sans brûler les amorces, avec un mécanisme simple et peu coûteux. Il est presque impossible de décharger les armes chargées par la baguette, mais en supposant cette possibilité, c’est toujours une opération longue et pénible, qui ne s’effectue qu’aux dépens de la balle qui est hachée ou morcelée, sans préjudice des pertes ou détérioration de la poudre. »

Ressemblant fortement au revolver Colt, Eugène Lefaucheux a dû (très rapidement après le dépôt du premier brevet, probablement avec les conseils avisé de M.M. Bigot et Binard) travailler sur une nouvelle présentation du modèle 1854.

LF 247 - 2_modifié-1

Ce qui donnera lieu au dépôt de brevet du 4 Novembre 1854, dont le modèle présenté ici est très proche.

C’est cette seconde mouture en 9 mm qui sera présentée aux essais de la Marine, contre le Colt et l’Adam.

Dans le rapport du 16 septembre 1854 de la Commission de Marine de Vincennes, on peut lire :

« La 3e section, en vue de mieux connaître la valeur de cette arme, a l’honneur de proposer au conseil d’émettre l’avis : »

« Qu’il y aurait bien d’admettre deux des pistolets revolvers Lefaucheux dans les expériences comparatives qui doivent être faites à bord de l’Uranie sur les pistolets Colt et Adams »

Ainsi que le 31 mai 1855 dans un rapport de la Commission d’expérience du vaisseau « Le Suffren » sur les pistolets revolvers :

« Que les systèmes Colt et Adams doivent être rejetés ».

« Que le pistolet Lefaucheux doit être adopté, mais seulement avec des modifications et un grand soin dans l’exécution. »

« Les modifications du pistolet Lefaucheux jugées nécessaires par la Commission sont :

1° Un calibre plus fort (celui du système Adams paraît suffisant , 12 mm )

2° Un abaissement de la crête du chien pour permettre d’armer plus facilement d’une seule main.

3° Une grande simplicité de formes extérieures ; suppression des angles et garnitures inutiles afin d’alléger l’arme et d’en faciliter l’entretien

4° La crosse terminée par un anneau. »

Ce sont ces modifications qui donneront naissance au modèle 1854 / 1858 que nous connaissons tous.

Description du LF 247 :

Voici un des premiers modèles 1854 fabriqué par Eugène Lefaucheux et commercialisé par ses propres moyens.

LF 247 - 3_modifié-1

Le LF 247, est réalisé selon les modalités du brevet 019083, 1ère addition du 4 novembre 1854 mais déjà avec de nombreuses modifications.

On remarquera la crête du chien très haute et la culasse en « chapeau chinois ».

LF 247 - 4_modifié-1

Un canon très long, 9 mm à broche, octogonal d’un bout à l’autre et l’intérieur « non-rayé ».

La plaque comportant le pontet n’est reliée à la carcasse que par deux vis.

Sur les modèles suivants il y aura 3 vis.

Le talon de la crosse est en diamant, se terminant par une pointe, ultérieurement ce sera un anneau.

Néanmoins le bouclier de la culasse est déjà plus grand que le diamètre du barillet.

Les arrêtoirs sont positionnés sur le pourtour extérieur du barillet et non plus à l’intérieur.

L’arme ne présente aucun ornement ou gravure.

Caractéristiques du LF 247

Longueur totale de l’arme : 330 mm

Canon de forme octogonale d’une longueur : 190 mm

Avec un guidon en triangle surmonté d’une boule.

Intérieur « non-rayé »

Le canon se visse sur l’axe central, la carcasse est reliée au canon par la console et maintenue par une gros vis, pour donner une bonne solidité à l’ensemble

Barillet : 6 coups à broche

Calibre : 9 mm

Diamètre : 40 mm

Longueur : 32 mm

Culasse épaisse formant un « chapeau chinois » avec une profonde échancrure sur la droite formant la portière de chargement, avec ressort de fermeture (portière manquante).

Epaisseur : 18 mm

Baguette d’éjection de douilles.

Les plaquettes en bois prenant appui sur les deux bras de la carcasse de crosse, sont maintenues en place par une vis au centre.

Pontet avec repose doigt

Mécanisme en Simple Action, c’est-à-dire que l’armement se fait par l’intermédiaire du chien qu’on tire en arrière.

L’armement du chien, entraîne une rotation 1/6 de tour du barillet par le doigt élévateur et présente une balle en parfait alignement avec le canon

Le déclenchement du coup de feu se fait en exerçant une pression sur la détente.

Marquages et poinçons :

Sur le dessus du canon :

LF 247 - 5_modifié-1

Est encore parfaitement lisible : « INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS»

LF 247 - 8_modifié-1

Sur la console gauche : LF 247 avec le revolver brisé.

Sous les plaquettes une étoile.

Dans l’échancrure de la portière : 12

LF 247 - 6_modifié-1

Sur l’ensemble des pièces : 38

© et ® Lefaucheux, mai 2016

LF 28 – 9 MM

Un Lefaucheux, modèle 1854, le LF 28

DSC_0269 copie

Après la mort de Casimir, le 9 Août 1852, son épouse reprend la suite de l’affaire, puisque la fortune laissée par son mari ne lui permet pas d’en vivre tranquillement.

site 2

Eugène Lefaucheux habite au 37 rue Vivienne et travaille dans les ateliers sous les ordres de sa mère afin de subvenir à ses besoins, il n’a que 20 ans.

C’est aussi l’endroit idéal pour peaufiner son projet de revolver qu’on appellera par la suite le « modèle 1854 » qui va faire sa réputation mondiale.

Le 15 avril 1854 il dépose, grâce à l’aide financière de Mrs Bigot et Binard, ses futurs associés, son premier brevet, le brevet N° 019380.

Pour ce faire, il leur emprunte 1400 frs après avoir essuyé un refus retentissant de la part de sa mère.

Ce refus est aussi un signal clair qu’il ne pourra pas compter sur elle pour ses futurs projets.

Le revolver sur le dessin est indéniablement un Colt, dont Eugène Lefaucheux a percé le barillet de part en part pour pouvoir y loger les balles à broche, dont le principe a été inventé par son père en janvier 1835.

L’idée de percer le barillet de part en part est là aussi une idée issue des ateliers de son père, (en 1846) avec la fameuse poivrière elle-même sur la base d’une Mariette.

Eugène creuse la culasse et l’additionne d’une portière de chargement ainsi que d’une « targette », à l’avant du barillet, montée sur deux vis et officiant comme baguette d’éjection.

Enfin, il modifie la tête du chien pour pouvoir venir frapper la broche de la balle.

Ce premier brevet ne fait finalement que protéger:

«l’idée et les moyens de réalisation pour arriver à charger les armes à rotation (fusils ou pistolets) sur la culasse en employant les cartouches Lefaucheux»

Cette arme n’a probablement existé que sous forme de prototype et de ce fait, n’a jamais été commercialisée.

Fier de son invention, Eugène Lefaucheux va proposer son idée de revolver à cartouches métalliques à la Marine qui débute des recherches afin de moderniser son armement.

Le 16 septembre 1854, celle-ci accepte que l’arme participe aux essais comparatifs à bord de l’Uranus, à côté de Colt et d’Adam.

Eugène Lefaucheux doit maintenant passer à l’étape de la réalisation afin de matérialiser l’idée exprimée dans le brevet du 15 avril 1854.

Le résultat est l’addition au brevet du 4 Novembre 1854.

site 1

Le revolver s’est «Européanisé» en perdant ses formes angulaires brutes, pour des rondeurs plus harmonieuses.

LF 28 - 4_modifié-1

La «targette» est devenue une «baguette», le chien a fait une cure d’amaigrissement, la portière de chargement prend un ressort de fermeture et Eugène y rajoute un mécanisme de blocage de barillet pour l’armer.

C’est ce modèle qu’il présentera aux essais du 23 décembre 1854 sur Le Suffren et qui, après de multiples modifications, donnera le premier revolver réglementaire à balles métalliques et par la même occasion, fera la fortune et la gloire d’Eugène Lefaucheux.

Le revolver qui sert de support à cet article est issu du brevet du 4 Novembre 1854.

Le début du revolver 1854.

Le LF 28 que vous avez sous les yeux est très probablement un des premiers, jusqu’à preuve du contraire, sinon le premier revolver modèle 1854 sorti des ateliers d’Eugène Lefaucheux, disons plutôt des ateliers de sa mère.

Il est en tout point identique au dessin du brevet.

Ce revolver a été fabriqué au 37 rue Vivienne à Paris, puisque, comme nous avons pu le lire plus haut, Eugène œuvre encore là-bas.

Ce n’est qu’en 1856 qu’il quitte cette adresse pour le 9 rue Lafayette et c’est en 1860 qu’il s’établit au 104 de la même rue (renuméroté 194 par la suite).

L’ensemble des revolvers « modèle 1854 » que j’ai pu observer à ce jour porte le marquage LF sur la console droite entre le pontet et le barillet.

LF 28 - 3_modifié-1

Chose exceptionnelle, le numéro du LF 28 est frappé sur le pan droit du canon ; autre exception c’est que l’arme est frappée « LEFAUCHEUX » au lieu de « E. LEFAUCHEUX ».

LF 28 - 5_modifié-1

Cette frappe sans « E » et l’emplacement du numéro LF voudraient dire que l’arme a été fabriquée avant la création de la première société « E. LEFAUCHEUX et Cie. ».

Eugène Lefaucheux crée avec l’aide de Messieurs Bigot et Binard cette première société le 14 janvier 1855.

site 3

site 4

Avec le LF 89, le LF 247 et le LF 272, j’étais persuadé qu’on était très proche du brevet du 4 novembre 1854, mais on pouvait déjà observer des modifications par rapport au dessin, comme :

  • Une baguette ordinaire à l’ensemble des revolvers Lefaucheux, c’est-à-dire à       bout rond.
  • Les arrêtoirs de blocage sur le pourtour extérieur du barillet.
  • Un chapeau chinois à l’arrière de la culasse, très incurvé.
  • Un diamètre de culasse supérieur à celui du barillet (pour une protection des ergots des balles).

Même le LF 73 et LF 89 nous montre déjà ses évolutions par rapport au dessin du brevet.

A ce jour, je n’ai pas encore pu observer d’autre revolvers « modèle 1854 » du même type entre le LF 28 et le LF 73 .

Le LF 28 est une arme 100 % identique, jusqu’au plus petit détail, au dessin du brevet du 4 novembre 1854 ;

LF 28 - 14_modifié-1

  • La culasse incurvée, de la même dimension que le barillet.
  • La baguette d’éjection en L.
  • La goupille de blocage du barillet qui vient se loger dans des encoches, à l’arrière de ce dernier.
  • Le barillet plat sur le devant à l’instar du barillet du Colt (même celui du LF 89 a déjà la forme ordinaire de l’ensemble des « 1854 » avec la « bague » qui fait la jonction entre le barillet et le canon)
  • La portière de chargement munie du ressort de fermeture.
  • La crosse équipée de la pointe « casse-tête ».

LF 28 - 6_modifié-1

Le LF 28 est une arme extrêmement dangereuse puisque le barillet a le même diamètre que la culasse.

LF 28 - 9_modifié-1

LF 28 - 8_modifié-1

Ce qui veut dire que les broches des balles dépassent le bord de la culasse et n’offrent aucune protection lors d’une chute ou choc accidentel de l’arme.

C’est la première très grande modification qu’Eugène Lefaucheux doit apporter à son arme avant de pouvoir poursuivre les expérimentations avec la Marine.

A ce sujet, on peut lire dans un rapport de la Marine, daté du 1e juin 1855, concernant les essais qui ont eu lieu sur le Suffren (et pas sur l’Uranus, comme initialement prévu) entre Colt, Adams et Lefaucheux, le 23 décembre 1854 :

« Depuis ces expériences, Mr Lefaucheux a présenté deux pistolets ayant un bourrelet pour préserver les tiges capsules des chocs extérieurs, lorsque le pistolet est chargé.

Cette modification avait tout d’abord été jugée indispensable.

Ces pistolets ont bien fonctionné et ont donné une pénétration suffisante ».

En lisant les lignes extraites du rapport ci-dessus, on peut éventuellement en conclure que le LF 28 aurait été fabriqué avant la date du 23 décembre 1854, puisqu’il présente le « défaut » signalé dans ledit rapport et qui aurait été corrigé très vite après le début des essais.

On peut donc le situer dans le temps entre le début Novembre et la fin Décembre 1854.

Marquages et Poinçons

Le revolver LF 28 ne comporte que très peu de poinçons et de marquages et ils sont tous situés, sans exception, sur le canon :

Sur le dessus : « Inv. Lefaucheux à Paris »

Sur le pan droit : « Inv. Lefaucheux breveté 28 LF » avec au-dessus du LF un pistolet brisé.

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 992 grammes

Longueur totale de l’arme : 330 mm

Longueur du canon : 194 mm

LF 28 - 19_modifié-1

Calibre : octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.

Intérieur du canon :

  • Très curieusement le canon est rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite, probablement ultérieures à la fabrication, puisque l’ensemble des revolvers de cette « 1ère série » sont en 9 mm canon lisse. Il faudra attendre Février 1856 et le LF 319 (testes de la Marine) pour voir apparaître des « modèle 1854 » à canon rayé en 12 mm.
  • Entrée : 9 mm / 9.3 mm
  • Sortie : 8.7mm / 9 mm

LF 28 - 12_modifié-1

LF 28 - 11_modifié-1

Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 16.7 mm
  • Epaisseur : 10.5 mm / 12 mm

Fixation du socle à la carcasse : par 2 vis.

Mécanisme : En Simple Action uniquement.

LF 28 - 15_modifié-1

LF 28 - 18 modifié-1 LF 28 - 16_modifié-1

Barillet : à 6 coups, 9 mm à broche

  • Entrée drageoir : 9.7 mm
  • Sortie drageoir : 9.1 mm
  • Diamètre : 38.4 mm
  • Longueur: 32.1 mm et 34.8 mm avec le rochet
  • Encoches de blocage : au nombre de 6 d’une longueur de 7.5 mm

Culasse :

  • Diamètre : 38.7 mm
  • Epaisseur du bord : 7.7 mm
  • Epaisseur au centre : 20.4 mm

LF 28 - 21_modifié-1 LF 28 - 20_modifié-1

Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.

LF 28 - 23_modifié-1

Chien : A crête très relevée et tête en demi-cercle, avec une entaille en V pour prendre la visée.

Ressort de rappel de détente : En L, placé sur la gauche et passant par le devant (par la suite, ce sera un ressort méplat situé à l’arrière de la détente).

Pontet : Type repose doigt.

Talon : En ovale en forme de « diamant » se terminant en pointe type « Casse-tête ».

Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Baguette d’éjection : En forme de « L » se terminant par une pointe arrondie permettant de repousser les douilles hors du barillet (très rapidement la baguette prendra la forme qu’on retrouvera sur l’ensemble des modèles Lefaucheux).

Plaquettes : 2 pièces en bois quadrillé tenues par une grande vis traversant de part en part la crosse.

Arme en grande partie ciselée de lianes et de feuilles.

Sources :

  • INPI pour le dessin de brevet du 4 novembre 1854.
  • Archives de Gérard Lautissier pour l’extrait du rapport du 1 juin 1855.
  • « Eugène Lefaucheux ou l’apothéose de la saga familiale »

éditions « Crépin-Leblond » 2013.

© et ® Lefaucheux 2016

Pistolet Flobert

Pistolet Flobert 6 mm commercialisé par Lefaucheux

 

flobert 6 mm 11_modifié-1

flobert 6 mm 10_modifié-1

Pistolet 6 mm dite de « Jardin » ou de « Salon » de Nicolas Flobert né à Paris (1818–1894)

 

flobert 6 mm 5_modifié-1

Caractéristiques :

Poids : 860 grammes

Longueur totale : 360 mm

Longueur du canon : 225 mm

Type de canon : Lisse

Calibre: 6 mm Flobert

flobert 6 mm 7_modifié-1

 

 

Crosse profondément gravée en bois clair.

flobert 6 mm 8_modifié-1

L’ensemble des parties métalliques sont finement gravées de feuilles de fougères et de lianes (sauf le canon).

Marquages et Poinçons :

 

flobert 6 mm 3_modifié-1

Dans le bois, à l’intérieure de la crosse, deux marquages : II VIII (qu’on retrouve aussi sur des pièces de visserie) et les lettres JF.

 

flobert 6 mm 9_modifié-1

Sur le pan supérieur du canon « Lefaucheux Arqr. à Paris »

flobert 6 mm 1_modifié-1

Sous le pan inférieur du canon un EL entrelacé  qui correspond au poinçon provisoire d’acceptation de Juin 1853 à aujourd’hui, deux petit poinçons carré non-identifiable, le II VIII ainsi que 7 points sur deux rangs.

 

flobert 6 mm 2_modifié-1

Sur le pan gauche du canon un poinçon d’un lion tenant un écusson avec une inscription « Flobert Inv. Bté. », un S et le numéro 335.

flobert 6 mm 4_modifié-1

Sur le mécanisme un J et les 7 points sur 2 rangs.

flobert 6 mm 6_modifié-1

Pontet avec repose doigt et calotte en ovale se terminant par une pointe.

® et © Lefaucheux 2016

Pistolet 12 mm

Pistolet mono-coup, 12 mm à broche en carcasse métallique.

1 site

C’est un pistolet réalisé selon le brevet 043104 du 5 décembre 1859 et issu du certificat additif du 7 février 1860.

2 site

Le principe du pistolet est identique à celui appliqué aux fusils du même brevet (voir liens), à savoir :

  • D’employer une seule pièce en métal formant la charpente complète de la crosse qui reçoit toutes les pièces mécaniques de l’arme ainsi que le canon.
  • Une crosse en bois faite de plaquettes comme sur les revolvers.
  • Une culasse mobile maintenue à l’une de ses extrémités à la carcasse métallique au moyen d’un axe placé au-dessus du centre du canon.
  • Un chien placé sur le même axe que la culasse mobile.

Les points ci-dessus font objet du brevet de base pris le 5 décembre 1859.

Le point ci-dessous fait objet du certificat additif du 7 février 1860

6 site

5 site

  • Un levier du côté gauche faisant office d’extracteur de douilles.

Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.

En tirant sur le levier de la culasse vers le haut et en arrière, cette dernière s’ouvre et amène le chien à l’armé.

L’ouverture ainsi créée permet l’introduction de la balle.

4 site

Une fois la balle placée, on abaisse la culasse avec le levier.

Le chien reste en position permettant de faire feu en tirant sur la détente.

3 site

Pour extraire la douille après avoir fait feu, le pistolet est équipé, sur le côté gauche du canon d’un levier.

En tirant ce levier en arrière, un tire broche, situé juste à l’entrée du canon, éjecte la douille hors du canon.

Caractéristiques techniques :

Pistolet Lefaucheux mono coup 12 mm à broche.

Poids : 910 grammesLongueur totale : 360 mm

Longueur du canon : 204 mm

Canon : 8 pans avec guidon et mire.

Le canon est fixé, moyennant une grosse vis, à la carcasse par le dessous de cette dernière.

Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures de 3 mm de large.

7 site

Calotte en diamant sans anneau.

Marquages et Poinçons.

L’ensemble des pièces comporte le marquage « 15a » qui est son numéro d’assemblage.

9 site

Sous le canon il y a le numéro 38 qui devait être probablement précédé du fameux logo LF surmonté d’un pistolet brisé dont il ne reste qu’un bout de canon visible.

10 siote

Sur le dessus du canon entre l’extracteur et la mire, un poinçon représentant un « M », cette même lettre figure aussi sur une des deux plaquettes.

La signification de cette lettre m’est inconnue pour le moment mais elle a déjà été observée sur ce même type de pistolet ainsi que sur d’autres armes.

Une des hypothèses le plus probable est que ce soit un marquage de sous-traitant.

8 site

Sur le dessus de la culasse est lisible en ovale :

« INVon. E. Lefaucheux s.g.d.g. à Paris »

© et ® Lefaucheux novembre 2012