L’usine de Trémerolles

L’Usine de Trémerolles

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« Moulin vers 1820 »

En 1874 Eugène débute sa décentralisation en achetant « l’ancienne usine de Trémerolles » à Bruyères le Châtel, tout près de son château.

Cet ancien moulin sur la rivière « La Renarde » fut occupé par une filature au début du XIXème siècle.

2 le Journal du 7 -8-1867

« Annonce de sa vente en 1867 »

Implantés sur un terrain d’un hectare et demi, les bâtiments sont importants : un corps de trois étages, deux autres plus petits pour loger les ouvriers, enfin un pavillon pour le directeur (Charles Guth), le tout entouré de jardins.

La situation géographique de l’établissement est idéale ; il est au bord de la route de Chartres à Arpajon et à un kilomètre de la gare de Breuillet ; le chemin de fer Paris – Tours, inauguré en 1866, la relie à Paris en une heure et quart.

Le déménagement de l’usine a lieu en 1876, ce qui amène le changement de son encart dans l’Almanach des 150.000 adresses :

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« Lefaucheux, N.Ct., Manufacturier. Nouveau fusil de chasse à percussion directe et centrale, dont les chiens s’arment en basculant le canon. Inventeur du revolver se chargeant par la culasse, adopté par les gouvernements Français, Italien etc…

Maison de vente et bureaux rue Notre Dame des Victoire, 32 : Usine à Trémerolles, commune de Bruyères le Châtel (Set O), ci-devant rue Lafayette, 194. »

Le magasin Parisien est en effet transféré au 32 Rue Notre Dame des Victoires, où Jules Gévelot l’ami d’Eugène, lui a loué un magasin de 44 m², un petit atelier et deux chambres (bail signé le 15 juin 1875).

En attendant le lancement de ses fusils industriels, Eugène Lefaucheux signe le 25 février 1878 un marché avec la Marine pour la fourniture de 4.400 tubes à tir de calibre 37 mm pour canons-revolvers Hotchkiss. Ces tubes seront donc fabriqués à l’usine de Trémerolles.

7 Usine de Trémerolles.

Cette arme est adoptée par la Marine Française mais aussi par les Russes, les Chiliens, les Chinois et d’autres, de sorte que la maison Lefaucheux reçoit des commandes directement de l’usine Hotchkiss de Saint-Denis et signe le 25 février 1880 un autre marché de 1.000 tubes avec la Marine.

Ce succès, relatif, a dû atténuer l’échec des fusils « Eugène Lefaucheux » car, malgré la multiplicité des brevets déposés, ils sont excessivement rares de nos jours.

Probablement tourmenté par sa santé, Eugène Lefaucheux cède le 15 novembre 1881 à la société Chevalier et Dru son installation Parisienne.

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Eugène Lefaucheux reste propriétaire de l’usine de Trémerolles et peut terminer pour son propre compte les commandes de tubes à tir.

Dans l’acte de vente, il est spécifié l’interdiction à Eugène de fabriquer ou faire commerce d’armes.

3 tremerolles vers 1900

Eugène Lefaucheux termine alors sa carrière d’arquebusier.

Néanmoins des factures de l’époque ainsi qu’une correspondance entre Lefaucheux et Chevalier tenteraient  à prouver le contraire.

1 copie

L’usine de Trémerolles ne semble plus le passionner, les tubes à tir en seront la dernière fabrication, dirigée principalement par Charles Guth.

L’usine cessera toute activité vers 1887.

Eugène Lefaucheux meurt le 24 mars 1892  terrassé par une congestion cérébrale devant une lettre restée inachevée…

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Après une vente des meubles, l’usine de Trémerolles sera vendue, le 29 avril 1895 à  Monsieur Jean Jules Laffitte, industriel, demeurant à Paris, Avenue Parmentier n° 102, au prix de 40.000 fr.

4 Le Journal du 24 - 8-1919

« extrait du journal »

Le 24 août 1919, l’usine sera détruite par un incendie et reconstruite telle qu’on la connait aujourd’hui.

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http://www.crepin-leblond.fr/_:A-PARAITRE-EUGENE-LEFAUCHEUX:_

© et ® Lefaucheux, septembre 2016.