Le LF 185, fusil de chasse issu du brevet de 1877.

Un fusil d’Eugène Lefaucheux, le LF 185.

Un juxtaposé à brisure à percussion rectiligne, et armement à l’ouverture par levier sous pontet.

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Le fusil LF 185,  qui fait l’objet de cette article est issue du  brevet 117350 de 1877 et peut être considéré comme l’aboutissement d’une réflexion.

brevet 117350 du 5 mars 1877 dessin_modifié-1 copie

dessin détail brevet 117350 - modif_modifié-1 copie

Mode de fonctionnement :

Les deux pièces maîtresses de l’arme sont finalement le « levier » sur le devant du pontet et le « verrou-armeur ».

Sans eux, le fusil est inutilisable puisqu’il n’y a pas d’ouverture et ni de basculement des canons possible.

Le « levier » est muni à l’extrémité d’un ergot qui s’emboîte dans le « verrou-armeur ».

Le « verrou-armeur » a une forme en « T » avec une ouverture en son milieu.

Le pied du « T » s’engage dans le crochet de fermeture des canons.

Les bras du « T » poussent sur le « talon de la noix »

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L’ensemble de la manœuvre sur le levier se fait en 3 étapes, à savoir ;

  • En poussant très légèrement le levier vers l’avant, les pointes des percuteurs se rétractent au « cran de sécurité » et permettent, en poussant le premier plus en avant le basculement des canons.
  • Le mouvement de basculement actionne aussi l’extracteur de douilles.
  • En poussant plus loin le « levier », celui-ci pousse les bras du « verrou-armeur » vers l’arrière tout en exerçant une pression sur le « talon de la noix » portant à l’armé les percuteurs.

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La gâchette (en forme d’un « L ») s’engage dans les « crans » à la base du « talon de la noix » et maintient le percuteur sur le cran de sécurité  et à l’armé.

Après avoir effectué le chargement d’une cartouche, on referme l’arme d’un coup sec, remettant la base du « verrou-armeur » dans le crochet de fermeture des canons.

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Les détentes, en forme de croissant, dont la pointe vient se placer juste au-dessus de l’ergot de la gâchette.

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En exerçant une pression sur la détente, pour faire feu, cette pointe vient pousser la gâchette vers le bas, libérant le ressort compressé du percuteur.

Caractéristiques techniques :

  • Poids du fusil : 2945 grammes
  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur du canon : 748 mm
  • Type de canon : juxtaposé en acier damas.
  • Longueur de la crosse (détente-couche): 355 mm

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  • Type de crosse : Anglaise.
  • Type de percussion : Centrale, horizontale.
  • Longueur du logement du percuteur : 58 mm
  • Calibre: 16 / 65
  • Ouverture et armement : Automatique par une clé avant le pontet.
  • Démontage des canons : par bouton pression sur le devant (brevet 1876)
  • Type de poudre : poudre noir uniquement.

Marquages et poinçons :

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 124 », c’est très probablement son numéro d’assemblage.

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D’autre part, à l’intérieur de l’ensemble bloc culasse, un numéro « 118 » dont j’ignore la signification.

Sur la bascule de l’arme, le numéro « 298 ».

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Sur les deux côtés de la bascule, cachée par le bois de la crosse : « E. Lefaucheux Bté SGDG Paris », ceci n’est donc visible que lors d’un démontage complet de l’arme.

Sur le dessus du canon « E. Lefaucheux à Paris »

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Sur le dessous du canon, plusieurs marquages  sont visibles dont le numéro de série de l’arme : « LF 185 » surmonté d’un pistolet à brisure, un « 17.2 » qui correspond au calibre 16, et sur la bande, les chiffres « 118 »  et « 298 ».

Encore partiellement visible un « EL » entrelacé ce qui prouve que les canons sont de provenance belge.

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Entre les deux percuteurs en ovale : « E. Lefaucheux à Paris ».

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© et ® Lefaucheux Juin 2016