Le LF 42 petit frère du LF 28.

Le revolver Lefaucheux modèle 1854, le LF 42

Ce revolver Lefaucheux, le LF 42,  que vous avez  sous les yeux n’est pas le premier des 1854 mais il en n’est pas loin, actuellement seul trois numéros inférieur sont connu: le LF 7 qui aurait servie pour les premiers testes avec la Marine (nous ne savons pas ce qu’il est devenu), le LF 25, exposé dans le musée consacré aux armes de Samuel Colt aux USA et le LF 28 en collection privée.

Même s’il n’y a que 14 revolvers séparent le LF 42 du LF 28, ce premier à subie de nombreuse modifications, a savoir:

  • Une culasse de taille supérieure au diamètre du barillet.
  • Une baguette ordinaire à tête de clou (je ne suis pas certain que celui présent soit celui d’origine)

  • Des arrêtoirs sur le pourtour extérieur du barillet, au lieu d’un blocage interne.

  • Un anneau au talon de la crosse au lieu de la « pointe casse-tête ».

  • Un barillet « standard » avec sur le devant un prolongement de l’axe.
  • Un renforcement de la fixation à la carcasse du bras supérieur de la crosse.
  • Une mire « standard » en triangle avec son grain d’orge.

Le revolver LF 42 a été fabriqué au 37 rue Vivienne à Paris.

Marquages et Poinçons:

Ce revolver en porte très peu et ne se trouvent que sur le canon :

Sur le dessus : « Mérieux à Poitiers » ce qui permet d’affirmer que ce revolver a été certes fabriqué par Lefaucheux mais commercialisé par Mérieux ( voir ci-dessous une petite généalogie des Mérieux.

Sur le pan droit :« Inv. Lefaucheux breveté 42 LF » avec au-dessus du LF un pistolet brisé.

Datation:

  • La première addition au brevet initial du 15 avril 1854 a été déposé à Londres le 27 avril de la même année sous le numéro 955, en France il faudra attendre le 9 novembre 1854.
  • Chose exceptionnelle c’est que le numéro LF 42 a été frappé sur le pan droit du canon et non sur la console et autre exception c’est que l’arme est frappé « LEFAUCHEUX » au lieu de « E. LEFAUCHEUX ».
  • Ce type de marquage nous permet donc d’affirmer que la fabrication de cette arme est situé d’avant le 14 janvier 1855, puisque cette date correspond à la création de la « E. LEFAUCHEUX et Cie. ».
  • Après cette date, l’ensemble des armes seront signée: E. LEFAUCHEUX »
  • Le  revolver 1854 numéro LF 7 est admis le 16 septembre 1854 dans la compétition avec Colt et Adams pour le renouvellement de l’armement de la Marine.
  • Dans un rapport de la Marine du 1e juin 1855 concernant les essais qui ont eu lieu sur le Suffren, le 23 décembre 1854, on peut lire :
  • « Depuis ces expériences, Mr Lefaucheux a présenté deux pistolets ayant un bourrelet pour préserver les tiges capsules des chocs extérieurs, lorsque le pistolet est chargé. Cette modification avait tout d’abord été jugée indispensable. Ces pistolets ont bien fonctionné et ont donné une pénétration suffisante ».
  • Il s’agit donc de la fabrication d’une culasse de diamètre supérieur au barillet.
  • Le LF 73 a exactement le même type de marquage sur le canon et sans « E », que le LF 28 et LF 42.

Avec les constatations ci-dessus nous pouvons aisément affirmer que la fabrication du LF 42 a eu lieu largement après le 16 septembre 1854 mais largement avant le 14 janvier 1855.

Octobre – Novembre 1854 serait donc une bonne fourchette.

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 945 grammes
  • Longueur total de l’arme : 300 mm
  • Longueur du canon : 160 mm
  • Canon : octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté  d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures large.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 9 mm à broche.

  • Culasse: en forme de dôme arrondie
  • — (le premier « Chapeau chinois » n’est visible qu’a partir du LF 218)
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » avec anneau de dragonne.
  • Seul le canon est ciselé de quelques lianes et de feuilles.

Qui sont les Mérieux à Poitiers?

  • Michel Napoléon Isidore Mérieux, arquebusiers, est né le 4 mars 1807 à Noisy s/ Oise.
  • Il a probablement fait son apprentissage chez Pierre Prévost, arquebusier à Poitiers.
  • Pierre Prévost est son témoin de mariage le 9 mai 1829 avec Françoise Maltier, fille de Cordonnier.
  • Napoléon Mérieux ce déclare « Garçon Arquebusier » sur l’acte de mariage .
  • De cette union naît le 8 octobre 1832, Henri Séverin Mérieux .
  • La famille est installé au 9 Place d’Armes à Poitiers (recensement de 1846) .
  • Napoléon ce remarie le 18 mars 1844 en la ville de Poitiers avec Catherine Félicité Joséphine fille de « Jean François Maury » Aubergiste à Poitiers. Un des témoins, frère de la marié est « Joseph Honoré Maury » arquebusier à Poitiers.
  • Henri prendra la suite de son père en tant qu’arquebusier avant 1866 parce que Napoléon ne figure plus dans le recensement de 1866, mais Henri meurt prématurément le 11 janvier 1872.
  • C’est un certain Mr Charles Lecomte, probablement l’associer d’Henri, puisqu’il se dit Arquebusier, qui déclare le décès à la mairie .
  • En 1872 ont retrouve Napoléon dans le recensement de Buxerolles (seul) au lieu dit « La Dimière » Napoléon meurt le 24 octobre 1892.

Sources :     

  • Archives de Gérard Lautissier pour l’extrait du rapport du 1 juin 1855.
  • Archives d’Eugène Lefaucheux.
  • Archives de l’auteur
  • « Eugène Leaucheux ou l’apothéose de la sage familiale », éditions Crépin-Leblond 2013.
  • « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux » , éditions Crépin-Leblond 2016.
  • Archives d’état civil de Poitiers

Le LF 28 ……..

LF 28 – 9 MM

® et © octobre 2018.

 

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

Le « LF 60547 » un revolver d’officier Suédois.

Comme la Norvège, la Suède, fût cliente chez Eugène Lefaucheux.  Elle cherchait une arme simple d’utilisation, maniable et résistante aux conditions climatique de leur pays. L’utilisation des cartouches métallique à broche Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 186, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production pour l’armée Italienne et autre commandes). Le « LF 60547 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.
  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

Les armes achetées par l’armée Suédoise seront connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 60547 » :

Le revolver acheté par la Suède est facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 60547» serait donc une arme réglementaire Suédoise acheté par un officier à titre privée.

Marquages et poinçons :

Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 60547 » surmonté de son pistolet brisé, suivie d’un rond avec un « X », marquage utilisé lorsque l’arme était sortie des effectifs de l’armée.

Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVon.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

Le numéro d’assemblage est le « 78 H », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1100 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Talon : De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis.
  • (Seules les armes Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le M 1863/79 à percussion centrale:

http://s144812367.onlinehome.fr/revolver-lefaucheux-de-lartillerie-suedoise

Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

 

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Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

Le « LF 59091 » et les commandes Suédoises.

 

La Suède, fût elle aussi, cliente chez Eugène Lefaucheux.

L’armée Suédoise recherchait un revolver fiable fonctionnant par tous les temps, surtout durant les longs et rigoureux hivers nordiques.

Les cartouches métalliques qu’employaient les revolvers Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 1861, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production d’une série pour l’armée Italienne et autres). Le « LF 59091 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.

  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

L’ensemble des armes Lefaucheux de l’Armée Suédoise sera connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Un certain nombre de ces revolvers sera transformé en percussion centrale en 1879, principalement ceux de l’Artillerie.

Ces armes prendront la dénomination de « M1863/79 ».

Le revolver « LF 59091 » à subit cette modification.

La transformation sera d’une simplicité enfantine et se fera au moindre coût:

  • La tête de chien sera supprimée.

  • La culasse sera percée pour laisser passer le percuteur rajouté sur la face interne du chien, de manière à venir frapper la cartouche en son centre.

  • L’entrée des drageoirs du barillet sera légèrement fraisée pour accueillir le bourrelet des balles en 12 mm PC .

  • Les encoches, recevant les ergots des balles, sont laissées apparentes et serviront de « témoin de chargement ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 59091 » :

 L’ensemble des armes acheté par la Suède sont facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 59091» serait donc une arme réglementaire Suédoise destinée à l’Artillerie puisqu’elle a été modifiée à la percussion centrale et comporte son numéro d’affectation.

Marquages et poinçons :

  • Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 59091 » surmonté de son pistolet brisé.

  • Toujours sur le côté droit, mais au niveau de la portière de chargement, le numéro d’affectation «T.3 N° 69» barré.
  • Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

  • Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

  • Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVn.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

  • Le numéro d’assemblage est le « 54E », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1080 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Culasse : Percée pour le passage de la pointe du percuteur.

  • Chien :  A tête coupée avec un petit « V » pour prendre la visée.
  • Talon :  De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis. (Seules les armes
  • Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le LF 60547 transformé pour Officier:

http://s144812367.onlinehome.fr/un-revolver-lefaucheux-dofficier-suedois

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

Carabine-revolver de la garde égyptienne, le LF 1212 – 335

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche, le LF 1212 – 335

Introduction:

Il faut croire qu’Eugène Lefaucheux aurait bien voulu que cette arme soit acceptée comme réglementaire dans la cavalerie française.

Hélas pour lui cela n’arriva pas et à aucun moment dans les archives d’Eugène Lefaucheux je n’ai trouvé trace de cette arme, aussi bien au niveau conception qu’essais.

Sauf peut-être dans sa correspondance avec Henry Patto, son coactionnaire, entre 1855 et 1864 où on parle, vers 1856, d’une livraison de carabines à  la Maison Lepage, à la Maison Thomas ainsi qu’à un certain Général Prim.

Il n’y aura finalement que l’Egypte qui acceptera cette arme au sein de la garde personnelle de Saïd-Pacha.

Eugène Lefaucheux en aurait livrée environ 400 et non 250 comme signalée dans certaines sources.

La numérotation actuelle de ces carabines-revolvers va du LF 495 au LF 1373 et les matricules de la garde du 22 au 355.

Le revolver-carabine à 6 coups est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

Le revolver-carabine à crosse squelette fixe est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

 Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :

« Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse.

Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

  •  Cette crosse squelette métallique est fixe (par 3 vis à bois).

  • La grosse différence par rapport aux revolvers 1854, c’est que la crosse est d’une seule pièce, d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

  • Le talon de la crosse est fixé par deux vis, l’un à bois, l’autre dans le bras inférieur de la crosse.

  • L’anneau de la crosse est muni d’une chaînette reliant la crosse squelette.

  • Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.
  • Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

  • Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

  • Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

  • La crosse est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

  • La faiblesse de l’arme réside dans la fixation de la crosse squelette par 3 vis à la crosse, puisqu’il n’était pas rare qu’après avoir épuisé les 6 cartouches au tir, la carabine-revolver ne se transforme en « batte de base-ball », ou une chute malheureuse de l’arme, ce qui semble avoir été le cas du LF 1212.

Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         2165kg

Marquages et poinçons:

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

  • Sur le dessus du canon encore partiellement lisible :

« INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1212 »

  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 2N »

  • Sur la console gauche la matricule de la garde « 335 ».

Conclusion:

  • Arme bien équilibré et maniable.
  • Pièce pas fréquente puisque la fabrication ne de passe pas le 400 pièces sur un total d’environ 2400 carabines-revolvers modèle 1854.

© et ® Lefaucheux Septembre 2017

Un revolver 1854 sous licence Italienne

Un revolver 1854 sous licence Italienne :

De loin ce revolver ressemble en tous points à un 1854 ordinaire sortant des ateliers d’Eugène Lefaucheux à Paris.

Même aspect, même taille, même mécanisme, même dimension.

Il faut se rapprocher de l’arme et observer les marquages pour s’apercevoir que l’arme est certes un revolver 1854 mais fabriqué sous licence en Italie, par Glisenti à Brescia.

Il est à ce demandé si le mot « fabriqué » est juste….puisque :

Le 10 avril 1863, le Royaume d’Italie, conclu un important marché avec la maison E. Lefaucheux, concernant un ensemble de pièces détachées, malheureusement le détail de la liste n’est mentionné, ni les quantités.

Des pièces détachées pour la réparation des quelques 27.000 revolvers fournie aux Italiens depuis 1860 ou un ensemble des pièces permettant d’assembler des nouvelles armes ?

Il est donc permis, sauf à preuve du contraire, que les pièces de cette commande ont été fabriqué à Paris et que l’ajustement et l’assemblage a eu lieu chez Glisenti à Brescia, donnant naissance aux revolvers « ACCIAJO FUSO » (qui veut dire : « Acier Fondu »)

Un assemblage sous licence et donc pas une fabrication

Important : ceci est pour le moment une hypothèse de réflexion ; je n’ai aucune preuve de la véracité ou pas de cette affirmation (à preuve du contraire) mais elle a le mérite d’être posée.     

Marquages et poinçons

L’arme comporte plusieurs poinçons et de marquages :

  • Sur le tonnerre droit ; 2 lettres « SD », déjà fréquemment vue sur d’armes de l’armée Italienne, donc ceux en provenance des ateliers d’Eugène Lefaucheux.

  • Sur l’embase droite : « 1370 », « ACCIAJO FUSO » et «GC» ou « GG ».

  • Sur l’embase gauche : « G. GLISENTI, BRESCIA ».
  • Sous le canon, juste devant l’axe central, un poinçon, une sorte de « Ô » qui m’est inconnue.

  • Sur le barillet, face externe un « SD » et un « G », sur la face interne un nombre « 70 » qui semble être son numéro d’assemblage, puisque ce « 70 » retrouve aussi sur la face interne de la culasse, sur les montants de la crosse. Le « 70 » est probablement en relation avec le « 1370 » de l’embase droite, puisque sur le canon on ne retrouve pas le numéro d’assemblage.

  • Sur le dos de la carcasse, au niveau des vis tenant le bras supérieur ; à gauche « R.P. » et à droite « 10 »
  • Sur le montant inférieur, au niveau de la vis tenant le grand ressort, un autre marquage, difficilement identifiable et que semble être « GC20 » ou « GG20 »

  • Sur la face interne des plaquettes, outre le « 70 » il y a aussi le mot « PRATI » imprimé dans le bois, dont ignore la signification, probablement le nom du façonneur.

© et ® Lefaucheux juillet 2017

Le LF 1479, version luxe en coffret, en 12 mm issu de la 1ère série.

Le revolver Lefaucheux « LF 1479 »

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Introduction et datation:

A partir du moment où Eugène Lefaucheux dépose son premier brevet, concernant le modèle 1854, le 15 avril 1854, l’arme va connaîtra une évolution constante jusqu’en 1869, date à laquelle le brevet tombe dans le domaine publique.

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Les 1854 peuvent être classés en deux groupes ou séries.

La « bascule » de la 1ère série dans la 2ème série est matérialisée par le LF 3027 ; c’est cette arme que la Commission de Vincennes retiendra comme référence lors de son acceptation le 27 octobre 1857.

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Coffret de transport recouvert de cuir noir clouté; intérieur gainé de velours vert; 34 x 18 x 6,5 cm, avec l’emplacement pour l’arme et un compartiment suffisamment grand pour recevoir une boîte de 100 cartouches.

Le « LF 1479 » fait partie de cette 1er série mais a déjà intégré une grande partie des exigences de la Marine :

  • Calibre 12 mm rayé, les premiers sont les « LF 319 à LF 324 ».
  • Canon standard rond.

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  • Le talon de la crosse en forme « d’ovale – diamant » avec un anneau.

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  • La culasse en forme de « chapeau chinois ».
  • La crête de chien très relevée.

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  • Le bras inférieur de la crosse est tenu par 2 vis à la carcasse.

Le LF 1479 est probablement sortie des ateliers du 9 et 9 bis rue Lafayette à Paris vers le mois de décembre 1856 / janvier 1857.

Marquages et poinçons :

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Le couvercle du coffret comporte un écusson en laiton gravé aux initiales de « A-D ».

Ses lettres ne se retrouvent pas sur l’arme, ce qui ne permet donc pas d’affirmer que ce coffret, certes d’époque, lui appartient.

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Le numéro de l’arme, situé à son emplacement habituel sur l’embase, côté droit, est le « LF 1479 ».

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Sur le dessus du canon « INVon. E. LEFAUCHEUX BRté PARIS »

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Le numéro d’assemblage, qu’on retrouve sur l’ensemble des pièces est le « 5 B »

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L’ensemble de l’arme est gravé de sarments et de feuilles de vigne.

Caractéristiques techniques :

  •  Poids à vide : 978 grammes
  • Longueur total de l’arme : 295 mm

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  • Longueur du canon : 154 mm, octogonal sur la longueur du tonnerre et rond sur le restant de la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures large, tournant vers la droite.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenue par une vis à l’embase par le pontet. Un ressort fixé au pied du canon pousse sur le barillet pour l’immobilisé lors de l’armement.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 2 vis.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche
  • — Entrée drageoir : 12.2 mm
  • — Sortie drageoir : 11.3 mm
  • — Diamètre : 41.7 mm
  • — Longueur : 32.7 mm et 39.9 mm avec le rochet et bague de devant.
  • Culasse :
  • — Diamètre : 48.7 mm
  • — Epaisseur du bord : 6.3 mm
  • — Epaisseur au centre : 17.2 mm.
  • — Pas de lèvre de pincement sur la portière.

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  • — Conçue au départ pour des balles de 9 mm, le fond de la portière a été creusée pour pouvoir y introduire les balles de 12 mm.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Chien : Crête relevé, et tête en demi-cercle aux côtés plat avec une entaille pour prendre la visée.
  • Ressort de rappel de détente : En L, placé sur la gauche.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » avec anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.
  • Baguette d’éjection : Forme classique type « Tête de clou » permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis traversant de part en part la crosse.

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® et © Lefaucheux octobre 2016.

Un modèle 1854 signé par les frères « Orbea Hermanos Eibar »

Un Lefaucheux Modèle 54 Espagnol signé par Orbea Hermanos.

L’Espagne à été le premier pays à suivre l’exemple de la marine Française.

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Par ordonnance Royale du 30 Avril 1858, un revolver type Lefaucheux 54 est déclaré réglementaire pour les officiers en remplacement du revolver « Beaumont Adams ».

Presque uniquement fabriqués à la « Manufacture Nationale de Turbia » ou par « Orbea Hermanos » à Eibar, aucun ne porte le poinçon « Lefaucheux » qui doit quand même percevoir une redevance.

Puisque dans plusieurs échanges de courriers entre son collaborateur-coactionnaire, Henry Fernandez-Patto, et Eugène Lefaucheux il sera question de l’Espagne, de rencontre entre lui et des officiers, et des réceptions de caisses envoyé à Bayonne contenant des armes.

Un « modèle 1854 » d’origine espagnole n’est, très souvent, que reconnaissable, d’un « 1854 Lefaucheux », par sa finition et ses marquages, pour le reste les deux armes sont entièrement identique.

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Le modèle ici présenté est marqué sur le dessus du canon « Orbea Hermanos Eibar » et sur le tonnerre droit sont numéro de série : 11949.

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Sur le barillet et à intérieure de la carcasse on trouve un numéro identique : 449

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Sur l’embase droite un « O » couronné et sur le pourtour, face interne, de la portère un « C ».

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  • Poids actuel : 994 grammes
  • Longueur totale : 294 mm
  • Longueur du canon : 162 mm avec un tonnerre de 34 mm
  • Barillet : 6 coups 12 mm à broche.
  • Diamètre du barillet: 43 mm
  • Longueur du barillet : 34 mm
  • Pontet avec repose doigt
  • Calotte en forme de diamant avec un anneau
  • Plaquette en noyer avec une inclinaison prononcée.

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© et ®  Lefaucheux, septembre 2016.

Le LF 83261 , un 1854 issue d’une commande Italienne

Revolver 1854, issu d’une commande Italienne de 1864, le LF 83261

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Introduction :

Après acceptation par la Marine, le revolver 1854 classique, est calibré en 12 mm à broche, canon rond avec un pontet rond ou avec un repose doigt et le talon en ovale, soit plat ou en forme « diamant», certain revolver de ce modèle sont en canon octogonal 9 mm ou 12 mm.

L’Italie sera l’un de ses plus gros, voir le plus gros client avec environs l’achat d’un quart de la production des revolvers 1854 et qui passeront les alpes, soit plus de 28.000 revolvers. J’ignore la quantité exacte puisque je ne connais pas la grandeur de cette dernière commande tardive.

La majorité des commandes seront passées en 1861 et 1862.

Le LF 83261  décrit ici est issu d’une commande Italienne tardive puisque avec ce numéro nous sommes dans la seconde partie de l’année 1864, les marquages « GV » sur le tonnerre gauche et sur le barillet semblent vouloir le confirmer.

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Contrairement aux commandes classique Italienne, c’est-à-dire : canon court, pontet rond, talon plat et l’ensemble sans baguette, le LF 83261 est en 12 mm à broche et canon long, pontet avec repose doigt et talon en forme de « diamant » et équipé d’une baguette d’extraction.

Dans les archives d’Eugène Lefaucheux je n’ai trouvé aucune trace de cette commande, par contre ceux de 1861 et 1862 sont bien présentes.

Donc jusqu’à  ce jour j’ignorais complétement cette commande tardive de la part des Italiens, c’est mon ami « Mathis M » qui m’a renvoyé vers le livre de « Rolf H. Müller – Geschichte und Technik des europäschen Militärrevolver , Tome 1 page 494 et 508 ».

Dans ce livre l’auteur daté cette série vers 1861 ce qui me semble être une erreur.

Nous pouvons situer la datation de ce revolver après le mois de juin / juillet 1864 et ceci après la fabrication et livraison des revolvers pour la Norvège  dont le dernier observé comporte le « LF 82238 » (canon octogonal) mais avant la mise en route de la commande pour la Turquie (vers le LF 97855) et la Roumanie (vers le LF 99180).

La numérotation actuelle de cette commande est à situer entre le « LF827xx »  et le « LF 895xx ».

Poinçons et Marquages :

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L’ensemble des pièces comporte le numéro « 78 : E  », qui correspond à son numéro d’assemblage.

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La console droite comporte le marquage « LF 83261 », sur celle de gauche en ovale, « INVon E. LEFAUCHEUX BREVETE sgdg (Paris) ».

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Sur le devant du barillet et sur le tonnerre droit, un poinçon « GV » ce qui correspond au poinçon d’acceptation de l’armée Italienne.

Sur le devant, sous le canon, au niveau de l’axe central un « 6 ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 1010 grammes
  • Longueur total de l’arme : 295 mm
  • Longueur du canon : 155 mm
  • Calibre : Octogonal sur 34 mm puis rond sur le restant de sa longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Entrée : 11 mm / 11.3 mm
  • Sortie : 10.7 mm / 11 mm
  • Fixation du canon : vissé par 5 rotations sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet.
  • Embase de la cage du barillet :
  • Largeur : 14.7 mm / 17.1 mm
  • Epaisseur : 6.4 mm / 8.4 mm
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche.
  • Entrée drageoir : 12 mm
  • Sortie drageoir :   11.3 mm
  • Diamètre : 42.2 mm
  • Longueur: 33.8 mm et 42 mm avec le rochet et anneau
  • Arrêtoirs :  5.6 de 6.2 mm / 2.7 mm
  • Culasse :
  • Diamètre : 7 mm
  • Epaisseur du bord : 8 mm
  • Epaisseur au centre : 8 mm

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  • Avec arrêtoir de rotation du canon sur le bord droit de la culasse.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Chien : Classique, tête en demi-ovale avec une entaille pour prendre la visée.
  • Ressort de rappel de détente :  Plat, placé à l’arrière de la détente.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme polie blanc.

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© et ® Lefaucheux Septembre 2016

Le LF 24142, un 1854 de luxe

Revolver de luxe en coffret.

Gros revolver Lefaucheux modèle 1854 de luxe gravé, en boîte avec accessoires.

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Coffret de prestige en marqueterie de taille: 365 x 190 x 75 mm.

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L’intérieur du coffret, tendu d’un velours cramoisi d’origine est  aménagé « à la Française » avec le nom « LEFAUCHEUX PARIS » en lettres d’or sur le couvercle.

En plus du revolver, on trouve une multitude d’accessoires, à savoir :

  • Un moule à balles.
  • Un tournevis.
  • Une mesure à poudre.
  • Une petite burette à graisse.
  • Une baguette de nettoyage.
  • Un outil à double fonction
    • Pour tasser la poudre
    • Pour introduire la capsule
  • Un re-calibreur.
  • Deux compartiments pour balles ou autres recouverts d’un couvercle.

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La singularité des armes Lefaucheux est que les armes standard deviennent des modèles luxe et que seules leur finition, leur décoration et leur présentation les différencient.

Nous avons ici l’exemple parfait de la constatation ci-dessus : un magnifique revolver modèle classique 1854, 12 mm à 6 coups à broche en version grand luxe.

Arme, qui selon son numéro LF, aurait été fabriquée vers juillet 1861 et donc dans l’usine du 104, rue Lafayette à Paris.

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Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 1055 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 298 mm
  • Longueur du canon : 157 mm
  • Epaisseur du canon : 18.3 mm après le tonnerre, 18 mm après le guidon. Octogonal sur 32.4 mm puis rond sur le restant de sa longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
    • Entrée : 11.1 mm / 11.4 mm
    • Sortie : 10.7 mm / 11 mm
  • Fixation du canon :   vissé par 6 rotations sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet.
  • Embase de la cage du barillet :
    • Largeur : 14.6 mm / 16.1 mm
    • Epaisseur : 7.3 mm / 8.4 mm
  • Fixation du socle à la carcasse :  par 3 vis.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche
    • Entrée drageoir : 12.2 mm
    • Sortie drageoir : 11.8 mm
    • Diamètre : 42.4 mm
  • Longueur: 33.6 mm et 41.1 mm avec le rochet et anneau.
  • Arrêtoirs : 7.0 à 8.2 mm / 2.4 mm
  • Culasse :
    • Diamètre :  49.2 mm
    • Epaisseur du bord : 8 mm
    • Epaisseur au centre : 18.3 mm
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Chien : Classique, tête en demi-ovale avec une entaille pour prendre la visée.
  • Ressort de rappel de détente : Plat, placé à l’arrière de la détente.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

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  • Plaquettes : 2 pièces profondément sculptées en bois d’ébène noir tenues par une grande vis  traversant de part en part la crosse.

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L’ensemble du revolver est gravé au burin; de feuilles, de fougères, de lianes et de fleurs.

Marquages et poinçons :

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Sur le dessus du canon et en lettres gothiques :

« Lefaucheux à Paris »

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Sur la console droite du bâti, le fameux logo surmonté d’un pistolet brisé et de son numéro de série :  «  LF 24142 ».

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Du côté gauche de la console, la marque de fabrique en ovale :

INVon. E. LEFAUCHEUX

BREVETE sgdg (PARIS)

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Le pontet avec repose doigt est gravé d’un écusson type : « D’azur avec un lévrier d’argent colleté d’or, assis sur une terrasse de sinople, la patte dextre levée, regardant une étoile à 5 raies au premier canton ; au chef échiqueté d’or et de gueules de trois tires. »

Sous l’écusson une oriflamme de 3 mots en latin :

« DUCTUS FIDE PRAECLARA »

en Français :

« DIRIGE PAR UNE FOI REMARQUABLE »

Ce blason appartiendrait à la famille « Barrairon » dont le personnage le plus connu fut:

François Marie Louis Barrairon : homme politique français né le 10 juin 1746 à Gourdon (Lot)  et décédé le 5 décembre 1820 à Château-Regnault (Ardenne).

Directeur dans l’administration des domaines au moment de la Révolution, il sert tous les gouvernements.

François Marie Louis Barrairon est fait baron d’Empire le 29 juillet 1818 à St Cloud.

Il conserve son poste sous la Restauration, devenant directeur général de l’enregistrement et des domaines.

Il est député du Lot de 1816 à 1820, siégeant au centre et soutenant les gouvernements.

Il est élevé au rang de comte le 11 octobre 1820 et meurt deux mois plus tard.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Marie_Louis_Barrairon

https://books.google.fr/books?

https://books.google.fr/books?

Ce coffret aurait appartenu à un de ses petits fils….lequel ??

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Le numéro d’assemblage est le « 49N »

Aménagement du coffret :

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Le revolver est indiscutablement une fabrication d’Eugène Lefaucheux, les marquages sur la console, à gauche et à droite, le prouvent.

Par contre, la préparation et la commercialisation du coffret sont probablement l’œuvre de  sa mère ou de son beau-frère Laffiteau selon l’accord signé entre eux, en 1855 .

(Voir aussi le livre « Eugène Lefaucheux, ou l’apothéose de la saga familiale » Crepin- Leblond 2013)

  • Le 26 mars 1855, Eugène et sa mère signent un accord commercial.
  • Le 7 février 1859, la sœur d’Eugène, Constance, épouse Jean Pierre Alexis Laffiteau et prend la suite de sa belle-mère.
  • C’est l’occasion pour Eugène de déménager et de s’installer comme « fabricant d’armes » Rue Lafayette.

Ce déménagement va créer deux maisons Lefaucheux :

  • La société « Eugène Lefaucheux et Cie », Rue Lafayette à Paris qui signera ses armes « E. Lefaucheux ».
  • La boutique d’armurier – arquebusier Lefaucheux, 37 Rue Vivienne à Paris qui signera « Lefaucheux ».

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Or, sur le velours cramoisi du coffret, on peut lire :

« LEFAUCHEUX »

11Ainsi que sur le dessus du canon :

« LEFAUCHEUX A PARIS »

On peut donc aisément penser que l’arme a été fabriquée dans l’usine d’Eugène, aux 104 rue Lafayette et que l’arme a été fini et coffré par les soins de Laffiteau – Lefaucheux dans les ateliers du 37 rue Vivienne.

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® et © Lefaucheux 2016

 

Le LF 83011, issu d’une commande Italienne de 1864.

Revolver Lefaucheux, issu d’une commande tardive Italienne,           le LF 83011

Introduction :

Après acceptation par la Marine, le revolver 1854 classique, est calibré en 12 mm à broche, canon rond avec un pontet rond ou avec un repose doigt et le talon en ovale, soit plat ou en forme « diamant», certain revolver de ce modèle sont en canon octogonal 9 mm ou 12 mm.

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Le LF 83011  décrit ici serait issu d’une commande Italienne, le marquage « GV » sur le tonnerre gauche et « l’as de pique » sur l’embase gauche semble vouloir le confirmer.

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Contrairement aux commandes classique Italienne, c’est-à-dire : canon court, pontet rond, talon plat et l’ensemble sans baguette, le LF 83011 est en 12 mm à broche et canon long, pontet avec repose doigt et talon en forme de « diamant » et équipé d’une baguette d’extraction.

A ce jour j’ignorais complétement cette commande relativement tardive de la part des Italiens, c’est mon ami « Mathis M » qui m’a renvoyé vers le livre de « Rolf H. Müller – Geschichte und Technik des europäschen Militärrevolver , Tome 1 page 494 et 508 ».

Dans ce livre l’auteur date ces série vers 1861 ce qui me semble être une erreur.

Nous pouvons situer la datation de ce revolver vers le mois de juin / juillet 1864 après la fabrication et livraison des revolvers pour la Norvège  dont le dernier observé comporte le « LF 82238 » (canon octogonal) mais avant la mise en route de la commande pour la Turquie (vers le LF 97855) et la Roumanie (vers le         LF 99180).

Poinçons et Marquages :

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3 copie

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 58 U  », qui correspond à son numéro d’assemblage.

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4 copie

La console droite comporte le marquage « LF 83011 », sur celle de gauche en ovale, « INVon E. LEFAUCHEUX BREVETE sgdg (Paris) » avec un « as de pique »

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Sur le devant du barillet, sur le tonnerre droit et sur le bras inférieur de la crosse, un poinçon « GV » ce qui correspond au poinçon d’acceptation de l’armée Italienne.

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Autre marquage sur le montant inférieur de la crosse, la lettre « D », je n’en connais pas la signification mais une hypothèse ;  « Datifol» une fonderie parisienne, nom rencontré à plusieurs reprises dans les archives privées d’Eugène Lefaucheux.

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 984 grammes
  • Longueur total de l’arme : 295 mm
  • Longueur du canon : 155 mm

7 copie

  • Calibre : Octogonal sur 34 mm puis rond sur le restant de sa longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Entrée : 11 mm / 11.3 mm
  • Sortie : 10.7 mm / 11 mm
  • Fixation du canon : vissé par 5 rotations sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet.
  • Embase de la cage du barillet :
  • Largeur : 14.3 mm / 15.3 mm
  • Épaisseur : 6.4 mm / 8.2 mm
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme :  Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche
  • Entrée drageoir : 12.1 mm.
  • Sortie drageoir :  11.4 mm.
  • Diamètre : 41.9 mm.
  • Longueur: 33 mm et 41.5 mm avec le rochet et anneau
  • Arrêtoirs : 5.5 à 6.8 mm / 2.4 mm.
  • Culasse :
  • Diamètre : 49.1 mm.
  • Épaisseur du bord : 8.4 mm.
  • Épaisseur au centre : 18.4 mm.

14 copie

  • Avec arrêtoir de rotation du canon sur le bord droit de la culasse.

11 copie

  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Chien: Classique, tête en demi-ovale avec une entaille pour prendre la visée.
  • Ressort de rappel de détente : Plat, placé à l’arrière de la détente.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

10 copie

  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme polie blanc.

© et ® Lefaucheux Juillet 2016