LF 28 – 9 MM

Un Lefaucheux, modèle 1854, le LF 28

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Après la mort de Casimir, le 9 Août 1852, son épouse reprend la suite de l’affaire, puisque la fortune laissée par son mari ne lui permet pas d’en vivre tranquillement.

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Eugène Lefaucheux habite au 37 rue Vivienne et travaille dans les ateliers sous les ordres de sa mère afin de subvenir à ses besoins, il n’a que 20 ans.

C’est aussi l’endroit idéal pour peaufiner son projet de revolver qu’on appellera par la suite le « modèle 1854 » qui va faire sa réputation mondiale.

Le 15 avril 1854 il dépose, grâce à l’aide financière de Mrs Bigot et Binard, ses futurs associés, son premier brevet, le brevet N° 019380.

Pour ce faire, il leur emprunte 1400 frs après avoir essuyé un refus retentissant de la part de sa mère.

Ce refus est aussi un signal clair qu’il ne pourra pas compter sur elle pour ses futurs projets.

Le revolver sur le dessin est indéniablement un Colt, dont Eugène Lefaucheux a percé le barillet de part en part pour pouvoir y loger les balles à broche, dont le principe a été inventé par son père en janvier 1835.

L’idée de percer le barillet de part en part est là aussi une idée issue des ateliers de son père, (en 1846) avec la fameuse poivrière elle-même sur la base d’une Mariette.

Eugène creuse la culasse et l’additionne d’une portière de chargement ainsi que d’une « targette », à l’avant du barillet, montée sur deux vis et officiant comme baguette d’éjection.

Enfin, il modifie la tête du chien pour pouvoir venir frapper la broche de la balle.

Ce premier brevet ne fait finalement que protéger:

«l’idée et les moyens de réalisation pour arriver à charger les armes à rotation (fusils ou pistolets) sur la culasse en employant les cartouches Lefaucheux»

Cette arme n’a probablement existé que sous forme de prototype et de ce fait, n’a jamais été commercialisée.

Fier de son invention, Eugène Lefaucheux va proposer son idée de revolver à cartouches métalliques à la Marine qui débute des recherches afin de moderniser son armement.

Le 16 septembre 1854, celle-ci accepte que l’arme participe aux essais comparatifs à bord de l’Uranus, à côté de Colt et d’Adam.

Eugène Lefaucheux doit maintenant passer à l’étape de la réalisation afin de matérialiser l’idée exprimée dans le brevet du 15 avril 1854.

Le résultat est l’addition au brevet du 4 Novembre 1854.

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Le revolver s’est «Européanisé» en perdant ses formes angulaires brutes, pour des rondeurs plus harmonieuses.

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La «targette» est devenue une «baguette», le chien a fait une cure d’amaigrissement, la portière de chargement prend un ressort de fermeture et Eugène y rajoute un mécanisme de blocage de barillet pour l’armer.

C’est ce modèle qu’il présentera aux essais du 23 décembre 1854 sur Le Suffren et qui, après de multiples modifications, donnera le premier revolver réglementaire à balles métalliques et par la même occasion, fera la fortune et la gloire d’Eugène Lefaucheux.

Le revolver qui sert de support à cet article est issu du brevet du 4 Novembre 1854.

Le début du revolver 1854.

Le LF 28 que vous avez sous les yeux est très probablement un des premiers, jusqu’à preuve du contraire, sinon le premier revolver modèle 1854 sorti des ateliers d’Eugène Lefaucheux, disons plutôt des ateliers de sa mère.

Il est en tout point identique au dessin du brevet.

Ce revolver a été fabriqué au 37 rue Vivienne à Paris, puisque, comme nous avons pu le lire plus haut, Eugène œuvre encore là-bas.

Ce n’est qu’en 1856 qu’il quitte cette adresse pour le 9 rue Lafayette et c’est en 1860 qu’il s’établit au 104 de la même rue (renuméroté 194 par la suite).

L’ensemble des revolvers « modèle 1854 » que j’ai pu observer à ce jour porte le marquage LF sur la console droite entre le pontet et le barillet.

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Chose exceptionnelle, le numéro du LF 28 est frappé sur le pan droit du canon ; autre exception c’est que l’arme est frappée « LEFAUCHEUX » au lieu de « E. LEFAUCHEUX ».

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Cette frappe sans « E » et l’emplacement du numéro LF voudraient dire que l’arme a été fabriquée avant la création de la première société « E. LEFAUCHEUX et Cie. ».

Eugène Lefaucheux crée avec l’aide de Messieurs Bigot et Binard cette première société le 14 janvier 1855.

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Avec le LF 89, le LF 247 et le LF 272, j’étais persuadé qu’on était très proche du brevet du 4 novembre 1854, mais on pouvait déjà observer des modifications par rapport au dessin, comme :

  • Une baguette ordinaire à l’ensemble des revolvers Lefaucheux, c’est-à-dire à       bout rond.
  • Les arrêtoirs de blocage sur le pourtour extérieur du barillet.
  • Un chapeau chinois à l’arrière de la culasse, très incurvé.
  • Un diamètre de culasse supérieur à celui du barillet (pour une protection des ergots des balles).

Même le LF 73 et LF 89 nous montre déjà ses évolutions par rapport au dessin du brevet.

A ce jour, je n’ai pas encore pu observer d’autre revolvers « modèle 1854 » du même type entre le LF 28 et le LF 73 .

Le LF 28 est une arme 100 % identique, jusqu’au plus petit détail, au dessin du brevet du 4 novembre 1854 ;

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  • La culasse incurvée, de la même dimension que le barillet.
  • La baguette d’éjection en L.
  • La goupille de blocage du barillet qui vient se loger dans des encoches, à l’arrière de ce dernier.
  • Le barillet plat sur le devant à l’instar du barillet du Colt (même celui du LF 89 a déjà la forme ordinaire de l’ensemble des « 1854 » avec la « bague » qui fait la jonction entre le barillet et le canon)
  • La portière de chargement munie du ressort de fermeture.
  • La crosse équipée de la pointe « casse-tête ».

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Le LF 28 est une arme extrêmement dangereuse puisque le barillet a le même diamètre que la culasse.

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Ce qui veut dire que les broches des balles dépassent le bord de la culasse et n’offrent aucune protection lors d’une chute ou choc accidentel de l’arme.

C’est la première très grande modification qu’Eugène Lefaucheux doit apporter à son arme avant de pouvoir poursuivre les expérimentations avec la Marine.

A ce sujet, on peut lire dans un rapport de la Marine, daté du 1e juin 1855, concernant les essais qui ont eu lieu sur le Suffren (et pas sur l’Uranus, comme initialement prévu) entre Colt, Adams et Lefaucheux, le 23 décembre 1854 :

« Depuis ces expériences, Mr Lefaucheux a présenté deux pistolets ayant un bourrelet pour préserver les tiges capsules des chocs extérieurs, lorsque le pistolet est chargé.

Cette modification avait tout d’abord été jugée indispensable.

Ces pistolets ont bien fonctionné et ont donné une pénétration suffisante ».

En lisant les lignes extraites du rapport ci-dessus, on peut éventuellement en conclure que le LF 28 aurait été fabriqué avant la date du 23 décembre 1854, puisqu’il présente le « défaut » signalé dans ledit rapport et qui aurait été corrigé très vite après le début des essais.

On peut donc le situer dans le temps entre le début Novembre et la fin Décembre 1854.

Marquages et Poinçons

Le revolver LF 28 ne comporte que très peu de poinçons et de marquages et ils sont tous situés, sans exception, sur le canon :

Sur le dessus : « Inv. Lefaucheux à Paris »

Sur le pan droit : « Inv. Lefaucheux breveté 28 LF » avec au-dessus du LF un pistolet brisé.

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 992 grammes

Longueur totale de l’arme : 330 mm

Longueur du canon : 194 mm

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Calibre : octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.

Intérieur du canon :

  • Très curieusement le canon est rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite, probablement ultérieures à la fabrication, puisque l’ensemble des revolvers de cette « 1ère série » sont en 9 mm canon lisse. Il faudra attendre Février 1856 et le LF 319 (testes de la Marine) pour voir apparaître des « modèle 1854 » à canon rayé en 12 mm.
  • Entrée : 9 mm / 9.3 mm
  • Sortie : 8.7mm / 9 mm

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Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 16.7 mm
  • Epaisseur : 10.5 mm / 12 mm

Fixation du socle à la carcasse : par 2 vis.

Mécanisme : En Simple Action uniquement.

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Barillet : à 6 coups, 9 mm à broche

  • Entrée drageoir : 9.7 mm
  • Sortie drageoir : 9.1 mm
  • Diamètre : 38.4 mm
  • Longueur: 32.1 mm et 34.8 mm avec le rochet
  • Encoches de blocage : au nombre de 6 d’une longueur de 7.5 mm

Culasse :

  • Diamètre : 38.7 mm
  • Epaisseur du bord : 7.7 mm
  • Epaisseur au centre : 20.4 mm

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Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.

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Chien : A crête très relevée et tête en demi-cercle, avec une entaille en V pour prendre la visée.

Ressort de rappel de détente : En L, placé sur la gauche et passant par le devant (par la suite, ce sera un ressort méplat situé à l’arrière de la détente).

Pontet : Type repose doigt.

Talon : En ovale en forme de « diamant » se terminant en pointe type « Casse-tête ».

Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Baguette d’éjection : En forme de « L » se terminant par une pointe arrondie permettant de repousser les douilles hors du barillet (très rapidement la baguette prendra la forme qu’on retrouvera sur l’ensemble des modèles Lefaucheux).

Plaquettes : 2 pièces en bois quadrillé tenues par une grande vis traversant de part en part la crosse.

Arme en grande partie ciselée de lianes et de feuilles.

Sources :

  • INPI pour le dessin de brevet du 4 novembre 1854.
  • Archives de Gérard Lautissier pour l’extrait du rapport du 1 juin 1855.
  • « Eugène Lefaucheux ou l’apothéose de la saga familiale »

éditions « Crépin-Leblond » 2013.

© et ® Lefaucheux 2016

Pistolet Flobert

Pistolet Flobert 6 mm commercialisé par Lefaucheux

 

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Pistolet 6 mm dite de « Jardin » ou de « Salon » de Nicolas Flobert né à Paris (1818–1894)

 

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Caractéristiques :

Poids : 860 grammes

Longueur totale : 360 mm

Longueur du canon : 225 mm

Type de canon : Lisse

Calibre: 6 mm Flobert

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Crosse profondément gravée en bois clair.

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L’ensemble des parties métalliques sont finement gravées de feuilles de fougères et de lianes (sauf le canon).

Marquages et Poinçons :

 

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Dans le bois, à l’intérieure de la crosse, deux marquages : II VIII (qu’on retrouve aussi sur des pièces de visserie) et les lettres JF.

 

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Sur le pan supérieur du canon « Lefaucheux Arqr. à Paris »

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Sous le pan inférieur du canon un EL entrelacé  qui correspond au poinçon provisoire d’acceptation de Juin 1853 à aujourd’hui, deux petit poinçons carré non-identifiable, le II VIII ainsi que 7 points sur deux rangs.

 

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Sur le pan gauche du canon un poinçon d’un lion tenant un écusson avec une inscription « Flobert Inv. Bté. », un S et le numéro 335.

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Sur le mécanisme un J et les 7 points sur 2 rangs.

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Pontet avec repose doigt et calotte en ovale se terminant par une pointe.

® et © Lefaucheux 2016

Pistolet 12 mm

Pistolet mono-coup, 12 mm à broche en carcasse métallique.

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C’est un pistolet réalisé selon le brevet 043104 du 5 décembre 1859 et issu du certificat additif du 7 février 1860.

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Le principe du pistolet est identique à celui appliqué aux fusils du même brevet (voir liens), à savoir :

  • D’employer une seule pièce en métal formant la charpente complète de la crosse qui reçoit toutes les pièces mécaniques de l’arme ainsi que le canon.
  • Une crosse en bois faite de plaquettes comme sur les revolvers.
  • Une culasse mobile maintenue à l’une de ses extrémités à la carcasse métallique au moyen d’un axe placé au-dessus du centre du canon.
  • Un chien placé sur le même axe que la culasse mobile.

Les points ci-dessus font objet du brevet de base pris le 5 décembre 1859.

Le point ci-dessous fait objet du certificat additif du 7 février 1860

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  • Un levier du côté gauche faisant office d’extracteur de douilles.

Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.

En tirant sur le levier de la culasse vers le haut et en arrière, cette dernière s’ouvre et amène le chien à l’armé.

L’ouverture ainsi créée permet l’introduction de la balle.

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Une fois la balle placée, on abaisse la culasse avec le levier.

Le chien reste en position permettant de faire feu en tirant sur la détente.

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Pour extraire la douille après avoir fait feu, le pistolet est équipé, sur le côté gauche du canon d’un levier.

En tirant ce levier en arrière, un tire broche, situé juste à l’entrée du canon, éjecte la douille hors du canon.

Caractéristiques techniques :

Pistolet Lefaucheux mono coup 12 mm à broche.

Poids : 910 grammesLongueur totale : 360 mm

Longueur du canon : 204 mm

Canon : 8 pans avec guidon et mire.

Le canon est fixé, moyennant une grosse vis, à la carcasse par le dessous de cette dernière.

Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures de 3 mm de large.

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Calotte en diamant sans anneau.

Marquages et Poinçons.

L’ensemble des pièces comporte le marquage « 15a » qui est son numéro d’assemblage.

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Sous le canon il y a le numéro 38 qui devait être probablement précédé du fameux logo LF surmonté d’un pistolet brisé dont il ne reste qu’un bout de canon visible.

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Sur le dessus du canon entre l’extracteur et la mire, un poinçon représentant un « M », cette même lettre figure aussi sur une des deux plaquettes.

La signification de cette lettre m’est inconnue pour le moment mais elle a déjà été observée sur ce même type de pistolet ainsi que sur d’autres armes.

Une des hypothèses le plus probable est que ce soit un marquage de sous-traitant.

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Sur le dessus de la culasse est lisible en ovale :

« INVon. E. Lefaucheux s.g.d.g. à Paris »

© et ® Lefaucheux novembre 2012

Le LF 161 , Carabine revolver en Calibre 28.

Le « LF161 » :

La carabine-revolver « LF161 » fait partie de ce qu’on appelle la « 1ère série » des modèles 1854, puisque l’arrière de la culasse est en forme de « chapeau chinois ».

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Néanmoins sa fabrication a dû intervenir vers la fin de cette série puisque la portière de chargement est déjà équipée d’une lèvre de pincement.

Ce détail apparaît sur les revolvers 1854 et sur les 7 mm en Double Action vers Juin1857.

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Poinçons et marquages :

Comme pour l’ensemble des 1854, on retrouve le numéro « LF161 » sur l’embase droite.

Un numéro d’assemblage sans lettre : « 18 ».

Sur le dessus du canon, en lettre cursives : « Zaoue à Marseille »

« La maison Georges Zaoue :

Situé à Marseille, Place Royale durant la période 1841 à 1870.

Zaoue est fabricant mais néanmoins et principalement finisseur-revendeur  puisque son nom figure fréquemment sur des armes sortant des ateliers d’Eugène Lefaucheux »

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 3550 grammes

Longueur totale de l’arme : 1120 mm

Longueur du canon : 668 mm

Calibre : Octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.

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  • Intérieur du canon : Lisse
  • Entrée : 14.5 mm.
  • Sortie : 14.2 mm.

Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 26.2 mm / 19.3 mm.
  • Epaisseur : 10.8 mm / 7.2 mm.

Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.

Mécanisme : Simple Action uniquement.

Barillet : 6 coups, Calibre 28 à broche

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  • Entrée drageoir : 16.8 mm / 15.9 mm
  • Sortie drageoir : 14.9 mm
  • Diamètre : 59.8 mm
  • Longueur: 56 mm et 60.5 mm avec le rochet.
  • Arrêtoir de blocage : de 7.4 mm / 2.3 mm.

Culasse :

  • Diamètre : 70 mm en forme de « chapeau chinois »
  • Epaisseur du bord : 6 mm
  • Epaisseur au centre : 27.2 mm
  • Portière de chargement : avec lèvre de pincement.

Grand ressort : En « V », fixé par une grosse vis sur la queue de sous-garde.

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Chien : Crête relevée, et tête en demi-cercle avec une entaille pour prendre la visée.

Ressort de rappel de détente : En L, placé sur la gauche.

Pontet : Type volute.

Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou » permettant de repousser les douilles hors du barillet.

Crosse : Type « Anglaise », avec plaque de couche.

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® et © Lefaucheux 2016