Fusil système Fouque

Fusil à canon coulissant selon le Brevet de Mr Fouque:

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Fusil mono-canon coulissant

Longueur totale : 1130 mm

Longueur canon : 740 mm

Longueur détente – crosse : 340mm

Calibre : 16 / 50

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Poinçons et Marquages :

Sur la plaque du dessus dans le quel coulisse le canon il y a un nom :

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  • « Système Fouque »

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier page 177:

« Pierre Marie Fouque, Ingénieur Civil, à Ixelles ( Belgique).

Brevet belge le 5 mai 1867 pour la transformation de fusils de guerre en fusils de chasse  »

Pierre Marie Fouque est un Ingénieur Civil Français, ayant dû élire domicile à Ixelles pour pouvoir déposer son brevet en Belgique.

Ce qui explique le brevet Belge et les poinçons de Saint Étienne

Pierre Marie Fouque, Ingénieur Civil, déposa un Brevet le 5/5/1867 en Belgique concernant la transformation des fusils de guerre en fusil de chasse.

Le dessin du brevet correspond exactement au fusil en photo.

Mais les poinçons sont de Saint Etienne, Mr Fouque aurait-il exercé en France ?

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Poinçon de St Etienne valable de 1836 à 1868 ce qui correspond parfaitement à la période de la broche.

32 dans un cercle, marquage contrôleur

J-B. R. correspond à Jean Baptiste Rivolier qui présenta à l’exposition de Saint Etienne de 1868, 2 fusils de Mr Fouque.

118 qui est probablement le numéro de série de l’arme

Sur l’ensemble des pièces le numéro 22

Fusil à canon coulissant avec éjecteur de douille:

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  • En sortant la poignée (soudé au canon) de son logement et en la poussent vers l’avant, la canon ce libère de la culasse permettant le chargement ou déchargement.

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  • En effectuent ce mouvement l’éjecteur vient buter sur le rebord de la plaque qui recouvre le canon. Cette butée provoque une pression sur la broche de la douille et l’éjecte du canon. L’éjecteur est maintenu en place dans un gorge, forment une glissière et un petit ressort probablement surmonté d’une petite bille vient ce placer, en fin de butée dans le trou prévu à cette effet.

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  • La cartouche vient ce loger profondément dans le canon, laissent un « rebord » qui, en ferment le canon, vient ce mettre dans la culasse. Un moyen de diminuer la perte de gaz puisque la culasse est hermétiquement fermé.

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  • Enfin d’éviter que le canon s’ouvre, par la puissance du coup de feu, un système de double verrouillage existe :
    • Il faut pousser la poignée du canon dans son logement, afin que la broche ce place sous le chien.
    • Sur le rebord du fût une demi –rond « mâle » vient s’encastrer dans un demi-rond « femelle » situé, sur la pièce forment la glissière de l’éjecteur, sur le canon .
    • Avec le rebord du canon qui rentre dans la culasse, la poignée dans son logement et le «mâle» dans la «femelle», l’ensemble ne présente pas de jeu.

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© et ® Lefaucheux, mai 2016

 

Fusil Laffiteau

L’Histoire d’un fusil, le LF 269, signé Lefaucheux – Laffiteau

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Ce fusil, certes en mauvais état, a une histoire traçable puisque certains éléments sont restés en place jusqu’à ce jour.

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Les canons ont été fabriqués par « Léopold Bernard Canonnier à Paris » en 1869.

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La bascule et la crosse sont probablement fabriquées sous licence, à St Etienne au 12 rue du Chambron.

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Les platines sont signées : « E. MATHEVON » et « 269 ».

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« Les Mathevons sont armuriers-platineurs de père en fils à la Tour-en-Jarez dans les environs de St Etienne. »

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L’ensemble est monté et ajusté à Paris, dans les ateliers de finition de Mr Laffiteau, au 15 rue St Marc, pour être finalement commercialisé par la Maison Lefaucheux au 37 rue Vivienne, le 16 septembre 1871, au profit de Mr Noether ( ??) pour une somme de 425 francs.

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Après 1889, cette arme tombe dans les mains de l’Armurier Gabriel Morian et est revendue à Mr Emile Michel, 23 rue de Rome à Paris.

« Gabriel Morian, armurier à Paris de 1880 à 1890, au 36 avenue de l’Opéra.

Suite au rachat de l’atelier de Laine, parti rue de Rivoli.

Breveté pour un fusil à 3 coups.

Médaille d’argent à l’exposition universelle de Paris en 1889 »

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Qui est Emile Michel ?

Emile Michel est un homme comme vous et moi.

Sa femme donnera naissance à René qui épousera Maud P-V.

Maud à une sœur Geneviève.

Geneviève P-V. épousera en 1926 Jean Lefaucheux, petit-fils d’Eugène Lefaucheux.

A la mort de Maud et de René, durant les années 90, leur fille offre le fusil à mon beau-père ce qui me permet en 2016 d’écrire cette histoire.

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© et ® Lefaucheux,  mai 2016

Fusil Gaubert

Carabine 12 mm à broche signé Jean Baptise Gaubert

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Selon le « Qui est Qui » de Jarlier :

« Jean-Baptiste Gaubert, arquebusier à Liège et à Paris.

Brevets Belges en 1859-1860-1862-1863 et 1864.

Brevet à Paris en fin de siècle.

Fabricant et inventeur d’un fusil de petit calibre, à crosse ajourée et carabines chasse à broche.

Il ne figure pourtant pas à la liste des armuriers, sur l’almanach du commerce.

Connu pour son système à canon avançant et amorçage périphérique.

Expose à Paris en 1867 (Médaille de bronze).

Adresses connues : 65, rue de St Gille à Liège et 60, quai des Ormes à Paris. »

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Ici nous avons affaire à une carabine 12 mm à broche avec le fameux système à canon avançant.

Le canon glisse sur un axe central et est tenu en place par une clé en-dessous à l’avant du canon.

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En tournant de 90 ° cette clé sur sa droite et en effectuant une traction vers l’avant sur le canon, celle-ci glisse sur l’axe, créant une ouverture entre culasse et canon, permettant le (dé)-chargement de la cartouche.

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Le système d’ouverture est très proche du brevet 13584 du 8 novembre 1862.

Le mécanisme d’armement est très proche du brevet 17080 du 12 novembre

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Caractéristiques, marquages et poinçons :

Poids de la carabine : 1690 grammes

Longueur totale : 1080 mm

Longueur du canon : 694 mm, à pans sur environ 200 mm et ensuite rond.

Calibre du canon : 12 mm à broche, intérieur lisse, chambré de 52.6 mm. (La cartouche Gevelot 12 mm fait environ 50 mm)

Crosse en bois pleine dans laquelle le mécanisme vient s’encastrer, maintenu par une vis, qui, cachée sous le bras du pontet traverse et vient se fixer dans le bras supérieur.

Bras supérieur qui est le prolongement de la culasse.

Le pontet vient se visser sous la culasse et est maintenu à l’arrière par deux vis à bois.

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Sous le canon un EL entrelacé, poinçon provisoire d’acceptation de Juin 1853 à aujourd’hui, est encore partiellement visible ainsi que le chiffre 10.

Devant le pontet, la marque du fabricant et le numéro de série de l’arme : « Gaubert Breveté 6743 ».

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©-® Lefaucheux octobre 2012

Le LF 182, un fusil issu de brevet de 1877

Description du fusil LF 182

selon le brevet 117350 du 5 mars 1877 pour la France et le brevet 41621 du 15 mars 1877 pour la Belgique.

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Fusil à percussion centrale horizontale, calibre 16

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Le fusil qui nous concerne ici est décrit comme ci-dessous, à savoir :

Extrait du brevet :

Exposé :

Les inventions et les perfectionnements qui font l’objet de ma demande consistent dans les idées, applications et réunions suivantes :

1° Emploi d’un chien formant noix.

2° Emploi pour le départ d’une pièce en forme de mouvement de sonnette, qui agit sur l’extrémité de la gâchette, et qui sert d’intermédiaire entre la détente et la gâchette, ce qui rend le départ très doux.

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3° Emploi d’un ressort à deux branches placé sur la potence de la pièce de pontet ou sous-garde, qui agit sur la volute-levier et qui fait fonctionner le verrou-armeur, en l’engageant dans le crochet du canon.

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4° Simplification de la forme du verrou-armeur, qui agit directement sur la partie antérieure de la noix-chien et qui porte un tenon en queue « d’hironde », qui glisse dans une rainure ménagée dans la culasse, pour assurer un mouvement rectiligne sans aucun ballottement possible.

5° Emploi d’un ressort de gâchette placé sur l’avant de la bascule.

Ces inventions et ces dispositions ont de réels résultats industriels en ce qu’elles donnent de très grands avantages qui consistent :

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1° Dans le prix de revient.

2° En ce que le mouvement du chien-noix est parfaitement rectiligne et supprime tout frottement nuisible à la bonne marche du percuteur, qui est guidé non seulement par son passage dans la bague-bouchon et par son renflement à l’avant, mais aussi par le talon qui est à l’avant de la noix, lequel glisse dans le fond de la rainure où est logée la noix-chien.

3° On voit que par les dispositions nouvelles de la gâchette et de la noix (inverses de celles employées dans mes précédents brevets), les efforts des ressorts qui déterminent la percussion agissent dans le sens où les crans de noix sont renforcés, ce qui ôte toute appréhension de bris desdits crans de noix.

Dessins :

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brevet 117350 du 5 mars 1877 dessin_modifié-1 copie

La figure 1 représente l’ensemble du fusil modifié avec toutes les pièces dans leur fonctionnement.

On remarque :

DSC_0194 copie 2

« P » le percuteur

« B » la bague-bouchon

« N » la noix-chien

« Tt » talon de la noix

« r » ressort de gâchette

« G » gâchette

« M » pièce de mouvement de sonnette agissant sur l’ergot de la gâchette.

« e » ergot de la gâchette

« V » verrou-armeur

« h » tenon en queue d’hironde

« R » ressort de fermeture.

La figure 2 représente en plan, vues de face et de profil, le verrou-armeur.

La figure 3 représente le chien-noix réuni au percuteur.

La figure 4 représente la pièce en forme de mouvement de sonnette.

Les figures 5 et 6 représentent en plan et vue de profil la gâchette.

La figure 7 représente le ressort de gâchette.

La figure 8 représente le ressort de fermeture.

Paris le 5 mars 1877

E. Lefaucheux

Caractéristiques techniques :

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Poids total de l’arme: 2730 grammes

Poids des canons : 1030 grammes

Poids de la crosse : 1700 grammes

Longueur totale de l’arme : 945 mm

Longueur des canons : 524 mm (raccourci de 230 mm pour des raisons inconnues)

Distance 1ère détente – calotte de la crosse : 360 mm

Distance bec de crosse – calotte de la crosse : 245 mm

Canons lisses juxtaposés en damas bronzé.

Bloc de culasse en acier chromé à devant articulé.

La clé épousant la forme du pontet permet, en la poussant vers l’avant, de franchir plusieurs crans :

1e cran : fait reculer les percuteurs permettant de faire basculer les canons.

2ème cran : arme les chiens

Crosse « à l’anglaise » et monture du devant en noyer.

Marquages et Poinçons

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De l’extérieure de l’arme aucune poinçon ou marquage n’est visible.

Impossible donc de reconnaître ou d’identifier le fusil sans les connaissances requises ou sans démontage.

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le chiffre 5, correspondant à son numéro d’assemblage.

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Sous les canons il y a le chiffre 17.2 équivalent au Calibre 16.

Sur la bâtie, des deux côtés de la bascule : « LEFAUCHEUX Bté. S.G.D.G. »

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Sous le bras supérieur, derrière les chiens, le chiffre 182, probablement le numéro de série, un E, une lune et un poignard.

Poinçons dont j’ignore la signification.

LF 182 - 10_modifié-1.

© et ® Copyright Lefaucheux mai 2016

Le LF 111 un fusil issu du brevet de 1877 – 1

Un fusil d’Eugène Lefaucheux, le LF 111.

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Un juxtaposé à brisure à percussion rectiligne, et armement à l’ouverture par levier sous pontet.

Le fusil LF 111, qui fait l’objet de cette article est issue du brevet 117350 de 1877 et peut être considéré comme l’aboutissement d’une réflexion.

Extrait du brevet 117350 du 5 mars 1877:

brevet 117350 du 5 mars 1877 dessin_modifié-1 copie

Exposé :

Les inventions et les perfectionnements qui font l’objet de ma demande consistent dans les idées, applications et réunions suivantes :

1° Emploi d’un chien formant noix.

2° Emploi pour le départ d’une pièce en forme de mouvement de sonnette, qui agit sur l’extrémité de la gâchette, et qui sert d’intermédiaire entre la détente et la gâchette, ce qui rend le départ très doux.

3° Emploi d’un ressort à deux branches placé sur la potence de la pièce de pontet ou sous-garde, qui agit sur la volute-levier et qui fait fonctionner le verrou-armeur, en l’engageant dans le crochet du canon.

4° Simplification de la forme du verrou-armeur, qui agit directement sur la partie antérieure de la noix-chien et qui porte un tenon en queue « d’aronde », qui glisse dans une rainure ménagée dans la culasse, pour assurer un mouvement rectiligne sans aucun ballottement possible.

5° Emploi d’un ressort de gâchette placé sur l’avant de la bascule.

Ces inventions et ces dispositions ont de réels résultats industriels en ce qu’elles donnent de très grands avantages qui consistent :

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1° Dans le prix de revient.

2° En ce que le mouvement du chien-noix est parfaitement rectiligne et supprime tout frottement nuisible à la bonne marche du percuteur, qui est guidé non seulement par son passage dans la bague-bouchon et par son renflement à l’avant, mais aussi par le talon qui est à l’avant de la noix, lequel glisse dans le fond de la rainure où est logée la noix-chien.

3° On voit que par les dispositions nouvelles de la gâchette et de la noix (inverses de celles employées dans mes précédents brevets), les efforts des ressorts qui déterminent la percussion agissent dans le sens où les crans de noix sont renforcés, ce qui ôte toute appréhension de bris desdits crans de noix.

dessin détail brevet 117350 - modif_modifié-1 copie

Dessins :

La figure 1 représente l’ensemble du fusil modifié avec toutes les pièces dans leur fonctionnement.

On remarque :

« P » le percuteur

« B » la bague-bouchon

« N » la noix-chien

« Tt » talon de la noix

« r » ressort de gâchette

« G » gâchette

« M » pièce de mouvement de sonnette agissant sur l’ergot de la gâchette.

« e » ergot de la gâchette

« V » verrou-armeur

« h » tenon en queue d’aronde

« R » ressort de fermeture.

La figure 2 représente en plan, vues de face et de profil, le verrou-armeur.

La figure 3 représente le chien-noix réuni au percuteur.

La figure 4 représente la pièce en forme de mouvement de sonnette.

Les figures 5 et 6 représentent en plan et vue de profil la gâchette.

La figure 7 représente le ressort de gâchette.

La figure 8 représente le ressort de fermeture.

Paris le 5 mars 1877

E. Lefaucheux

Les seules différences observées sur le LF 111 et le dessin du brevet se résument à deux points :

  • La pièce dite « M » ou sonnette est supprimée et intégrer dans la pièce de la détente.
  • La crête de chien sur la pièce « N », la noix-chien, est supprimée pour devenir un « simple bouton rond »

Pour limiter le basculement et fixer les canons à la bascule, Eugène Lefaucheux utilise le système breveté en 1876, à savoir :

2° Limiter le basculage du canon au moyen d’une simple goupille qui traverse d’une part la culasse et de l’autre, une entaille du devant de bascule, résultat industriel considérable en raison de sa simplicité et de son prix de revient et d’autant plus important qu’il s’applique à tous les fusils à bascule.

3° Fixer par son extrémité le devant de bascule au canon, au moyen d’un verrou fonctionnant par un ressort à boudin.

Mode de fonctionnement :

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Les deux pièces maîtresses de l’arme sont finalement le « levier » sur le devant du pontet et le « verrou-armeur ».

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Sans eux, le fusil est inutilisable puisqu’il n’y a pas d’ouverture et ni de basculement des canons possible.

Le « levier » est muni à l’extrémité d’un ergot qui s’emboîte dans le « verrou-armeur ».

Le « verrou-armeur » a une forme en « T » avec une ouverture en son milieu.

Le pied du « T » s’engage dans le crochet de fermeture des canons.

Les bras du « T » poussent sur le « talon de la noix »

L’ensemble de la manœuvre sur le levier se fait en 3 étapes, à savoir ;

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  • En poussant très légèrement le levier vers l’avant, les pointes des percuteurs se rétractent au « cran de sécurité » et permettent, en poussant le premier plus en avant le basculement des canons.
  • Le mouvement de basculement actionne aussi l’extracteur de douilles.
  • En poussant plus loin le « levier », celui-ci pousse les bras du « verrou-armeur » vers l’arrière tout en exerçant une pression sur le « talon de la noix » portant à l’armé les percuteurs.

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La gâchette (en forme d’un « L ») s’engage dans les « crans » à la base du « talon de la noix » et maintient le percuteur sur le cran de sécurité  et à l’armé.

Après avoir effectué le chargement d’une cartouche, on referme l’arme d’un coup sec, remettant la base du « verrou-armeur » dans le crochet de fermeture des canons.

Les détentes, en forme de croissant, dont la pointe vient se placer juste au-dessus de l’ergot de la gâchette.

En exerçant une pression sur la détente, pour faire feu, cette pointe vient pousser la gâchette vers le bas, libérant le ressort compressé du percuteur.

 

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Caractéristiques techniques :

Poids du fusil :

Longueur totale : 1175 mm

Longueur du canon : 775 mm

Type de canon : juxtaposé en acier damas.

Longueur de la crosse : 350 mm

Type de crosse : Anglaise.

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Type de percussion : Centrale, horizontale.

Longueur du logement du percuteur : 58mm

Calibre: 16 / 65

Ouverture et armement : Automatique par une clé avant le pontet.

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Démontage des canons : par bouton pression sur le devant (brevet 1876)

Type de poudre : poudre noir uniquement.

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Marquages et poinçons :

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 108 », c’est très probablement son numéro d’assemblage.

D’autre part, à l’intérieur de l’ensemble bloc culasse, un numéro « 45 » dont j’ignore la signification.

Sur les deux côtés de la bascule, cachée par le bois de la crosse : « E. Lefaucheux Bté SGDG Paris », ceci n’est donc visible que lors d’un démontage complet de l’arme.

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Sur le dessus du canon « E. Lefaucheux à Paris »

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Sur le dessous du canon, plusieurs marquages  sont visibles dont le numéro de série de l’arme : « LF 111 » surmonté d’un pistolet à brisure, un « 17.2 » qui correspond au calibre 16, et sur la bande, le chiffre « 21 » dont la aussi j’ignore la signification.

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Entre les deux percuteurs en ovale : « E. Lefaucheux à Paris ».

© et ® Lefaucheux 2015

Un fusil issu du brevet de 1876 – 2

Fusil d’Eugène Lefaucheux

Selon le brevet 112695 du 4 mai 1876.

Fusil à percussion centrale horizontale, calibre 16

Dans ce brevet, plusieurs variantes sont proposées.

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Le fusil qui nous concerne ici est celui décrit sur la Planche 1:

Caractéristiques techniques :

Poids total de l’arme: 2875 grammes

Poids des canons : 1320 grammes

Poids de la crosse : 1555 grammes

Longueur totale de l’arme : 1170 mm

Longueur des canons : 757 mm

Distance 1ère détente – calotte de la crosse : 360 mm

Distance bec de crosse – calotte de la crosse : 200 mm

Canons lisses juxtaposés en damas bronzé.

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Bloc de culasse en acier articulé.

brevet 112695 dessin 1

 

La clé en volute à l’avant du pontet permet, en la poussant vers l’avant, de faire basculer les canons et d’armer automatiquement les chiens.

Crosse « à l’anglaise » et monture du devant en noyer.

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Marquages et Poinçons :

Une partie des marquages sur le dessus du fusil ont été « maquillés » pour des raisons inconnues.

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Sous les gravures, entre les chiens et sur la bande des canons on peut deviner et lire en ovale et en ligne:

« E. Lefaucheux à Paris »

Marquage en ovale qu’il utilisa après le déménagement au 32 rue Notre Dame des Victoires en 1875.

 

Sur le dessous des canons :

« Flachat M. canonnier à St Etienne »

Plusieurs Flachat sont attestés dans la canonnerie au milieu du XIXe siècle.

Poinçon présent sur le «Tableau de l’empreinte de la marque des canonniers et fabricants d’armes» autorisés à éprouver au Banc d’épreuve de Saint-Etienne, après 1856.

Un R.P.F. dans un ovale pour « Rivolier Père et Fils » société créée en 1885 sur les deux tubes de canon ainsi que sur le crochet de fermeture qui a très probablement occulté le numéro « LF ».

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Un numéro « 7169 » qui doit correspondre au numéro de l’arme puisque ce même marquage ce retrouve sur le bâti de l’arme ainsi qu’imprimé dans le bois de la crosse.

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Un « G » couronné, probablement un poinçon du contrôleur.

Un « R » étoilé dans un ovale.

Un « 1 ».

Deux poinçons avec « F.M. » couronné en creux à l’entrée des canons, probablement un marquage de « Flachat M. ».

Le poinçon du banc d’épreuve de Saint Etienne en vigueur de 1869 à 1879.

Ce qui nous permet de dater l’arme : entre Mai 1876 et Décembre1878.

« 17.2 » Ce qui correspond au Calibre 16.

« 103 » Probablement l’abrégé du numéro d’assemblage puisqu’on le se retrouve sur l’ensemble des pièces.

Sur le bois de la bascule, écrit au crayon papier « Rivolier ».

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Sur la crosse à la pointe de la queue de sous-garde « 81 ».

La curiosité de cette arme réside dans la combinaison des marquages « Lefaucheux » et « R.P.F. » :

  • Le brevet date de 1876 ce qui correspond bien avec la présence du poinçon du banc d’épreuve de St Etienne.
  • La marque de la société « RPF » date de 1885.

Hypothèses :

  • L’arme à subit une transformation ou une réparation dans les ateliers de « Rivolier » après 1885.
  • Dans le livre du musée de saint Etienne sur les fusils de chasse (armes de chasse-de la boulette fulminante à la percussion centrale) sur le CD au chapitre « Rivolier »  on peut lire qu’un Rivolier avait marqué les fusils de sa collection déposée au musée?

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© et ® Lefaucheux Avril 2015

Le LF 16 fusil Eugène Lefaucheux issu du brevet de 1876

Fusil d’Eugène Lefaucheux

Selon brevet 112695 du 4 mai 1876.

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Fusil à percussion centrale horizontale, calibre 16 selon le brevet 112695 du 4 mai 1876.

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Dans ce brevet, plusieurs variantes sont proposées.

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Le fusil qui nous concerne ici est celui décrit sur la Planche 1, à savoir :

brevet 112695 dessin 1

Planche 1 :

1° Se servir du verrou qui fait fermeture de la bascule, comme levier pour armer ou mettre seulement au cran de sûreté, d’une manière automatique et sans mouvement spécial, les chiens percuteurs.

2° Limiter le basculage du canon au moyen d’une simple goupille qui traverse d’une part la culasse et de l’autre, une entaille du devant de bascule, résultat industriel considérable en raison de sa simplicité et de son prix de revient et d’autant plus important qu’il s’applique à tous les fusils à bascule.

3° Fixer par son extrémité le devant de bascule au canon, au moyen d’un verrou fonctionnant par un ressort à boudin.

4° Se servir du levier formant clef de bascule, pour faire fonctionner une pièce qui arme les percuteurs en ouvrant le fusil et aussi s’en servir pour assurer la mise en place rigoureuse du verrou armeur, en le poussant par l’arrière, au moyen d’un ergot levier.

Les figures 1 et 2 montrent dans deux vues distinctes le verrou-armeur.

Les figures 3 et 4 représentent dans deux vues distinctes, le verrou du devant de bascule.

La figure 5 montre le devant de bascule.

Les figures 6 et 7 représentent les charnières mâle et femelle de la bascule.

La charnière femelle (culasse Fig. 6), porte la goupille qui limite le basculage.

Dans la charnière mâle (devant de bascule Fig. 7), l’entaille qui existe représente la course du basculage du canon et forme arrêt par sa butée sur la goupille.

La figure 8 représente en plan la bascule-culasse du fusil.

La figure 9 représente l’ensemble du fusil avec ses divers organes : en « A », l’ensemble du fonctionnement du verrou-armeur (en « a », on voit la disposition du levier avec son ergot) .

En « B », l’ensemble du fonctionnement de la bascule et de son arrêt.

En « C », l’ensemble du devant de la bascule fixé aux canons.

N.B. Dans cette figure, les canons avec leurs tétons ont été indiqués en encre rouge.

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Caractéristiques techniques :

Poids total de l’arme: 2850 grammes

Poids des canons : 1345 grammes

Poids de la crosse : 1505 grammes

Longueur totale de l’arme : 1160 mm

Longueur des canons : 755 mm

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Distance 1ère détente – calotte de la crosse : 360 mm

Distance bec de crosse – calotte de la crosse : 245 mm

Canons lisses juxtaposés en damas bronzé.

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Bloc de culasse en acier à devant articulé.

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La clé en volute à l’avant du pontet permet, en la poussant vers l’avant, de faire basculer les canons et d’armer automatiquement les chiens.

Crosse « à l’anglaise » et monture du devant en noyer.

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Marquages et Poinçons :

Une partie des marquages sur le dessus du fusil ont été « maquillés » pour des raisons inconnues.

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Sous les gravures, entre les chiens et sur la bande des canons on peut deviner et lire en ovale et en ligne:

« E. Lefaucheux à Paris »

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Marquage en ovale qu’il utilisa après le déménagement au 32 rue Notre Dame des Victoires en 1875.

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Sur le dessous des canons :

« Flachat M. canonnier à St Etienne »

Plusieurs Flachat sont attestés dans la canonnerie au milieu du XIXe siècle.

Poinçon présent sur le «Tableau de l’empreinte de la marque des canonniers et fabricants d’armes» autorisés à éprouver au Banc d’épreuve de Saint-Etienne, après 1856.

Un « G » couronné, probablement un poinçon du contrôleur.

Le poinçon du banc d’épreuve de Saint Etienne en vigueur de 1869 à 1879.

Ce qui nous permet de dater l’arme : entre Mai 1876 et Décembre1878.

« 17.2 » Ce qui correspond au Calibre 16.

« 72 » Probablement l’abrégé du numéro d’assemblage puisqu’on le se retrouve sur l’ensemble des pièces.

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« LF 16 » surmonté d’un pistolet brisé, c’est le marquage d’Eugène Lefaucheux.

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Sur la tranche inférieure de la crosse, le numéro d’assemblage général : 32-272.

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© et ® Lefaucheux mai 2016

Carabine Flobert – Warnant – Lefaucheux

Carabine Type Warnant commercialisé par Eugène Lefaucheux.

Très classique carabine 9 mm de percussion annulaire.

De fabrication belge mais commercialisée par Eugène Lefaucheux.

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Principe de fonctionnement :

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En mettant le chien sur le premier cran la « portière – culasse » peut s’ouvrir vers l’avant.

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Les deux pieds de cette portière sont pris entre les deux taquets de l’extracteur.

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En ouvrant la portière les pieds pousse l’extracteur vers l’avant sortant la douille de son logement et permet donc le rechargement.

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En fermant les pieds l’extracteur se remet en position initiale.

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Il suffit maintenant de mettre le chien au cran de l’armé et de presser la détente pour faire feu.

Caractéristiques techniques :

Poids : 1980 grammes

Longueur totale : 995 mm

Longueur du canon : 594 mm

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Type de canon : Octogonal sur toute sa longueur, intérieur lisse

Calibre : 9 mm à percussion annulaire.

Distance détente- plaque de couche : 340 mm

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Crosse avec joue.

Marquages et Poinçons :

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Sur le canon, du côté gauche caché par la portière – culasse ; le « ELG » dans un ovale en usage jusqu’en 1893.

Juste à côté la lettre « N » couronnée du contrôleur en usage jusqu’en Janvier 1877.

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Sous le canon un nom : « Gautier » ou « Cautier » avec les lettres « JK » ainsi que « 132 » et « 1982 », des marquages qui me sont pour le moment parfaitement inconnu.

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Sur le dessus du canon : « E. Lefaucheux 32 rue ND des Victoires Paris » en lettres cursives.

Sous la queue de pontet les lettres « L.C. ».

Datation:

La commercialisation de cette carabine est facilement à dater.

Comme on a vue ci-dessus elle est de fabrication belge d’avant Janvier 1877 selon la lettre N couronnée.

Le bail du 32 Rue Notre Dame des Victoires est signé le 15 Mai 1875 avec Jules Gévelot.

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En combinant les deux affirmations ci-dessus on peut donc dater la commercialisation de cette arme entre la mi-Mai 1875 et Janvier 1877.

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© et ® Lefaucheux Mars 2015

Carabine Flobert – Lefaucheux en 9 mm

Carabine 9 mm Flobert.

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Carabine 9 mm dite de « Jardin » ou de « Salon » de Nicolas Flobert né à Paris (1818 – 1894)

mariette gilles flobert 9mm

Caractéristiques :

Poids : 1685 grammes

Longueur totale : 935 mm

Longueur du canon : 540 mm

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Type de canon : Lisse

Longueur de la détente –plaque de couche : 352 mm

Longueur bec de crosse-plaque de couche : 235 mm

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Calibre: 9 mm Flobert

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Crosse en bois clair, finement quadrillée sur la partie derrière le chien et profondément gravée sur la partie du devant.

Pontet, plaque de couche et premier tiers du canon finement gravés de feuilles de fougères et de lianes.

Marquages et Poinçons :

Cette carabine Flobert comporte plusieurs signatures prestigieuses :

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  • Sur le dessous du canon, celle de Guillaume Mariette, né à Cheratte près de Liège (1806 – 1875) qui exploite et améliore le système Flobert. (C’est lui qui a fabriqué l’arme).

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  • Sur le pan supérieur du canon « Lefaucheux à Paris ».

L’emplacement de ce nom nous indique que c’est lui qui a commercialisée l’arme.

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  • Toujours sur le dessous du canon un EL entrelacé, poinçon provisoire d’acceptation en vigueur de Juin 1853 à aujourd’hui.
  • Un numéro partiellement lisible ?? 2839
  • Ainsi que deux lettres « LF » ( ??) ou Louis Flobert.

Prix de vente relevé dans un catalogue de la maison Lefaucheux vers 1881, de 45 à 75 francs en fonction de la finition.

© et ® 2012 Lefaucheux

www.lefaucheux.net

Le LF 521, carabine Lefaucheux en 15 mm

Carabine Lefaucheux, 15 mm à broche « ELF 521 ».

A partir de 1869, Eugène abandonne définitivement le revolver pour ne s’intéresser qu’au fusil.

LF 521 - A site

Mais avant d’en arriver là, Eugène Lefaucheux dépose fin 1859, début 1860 un brevet et deux certificats d’addition concernant des carabines à carcasse métallique et culasse mobile avec éjecteur de douille manuel pour canon simple ou double.

Nous avons ici un très curieux fusil à canon fixe 15 mm à broche, mono coup à culasse mobile signé par Eugène Lefaucheux, ressemblant très fortement au brevet 043104 du 5 décembre 1859 et suite (7 et 20 février 1860).

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L’emploi et le mécanisme de cette arme sont simples : un chien, et un levier qui prolonge la culasse.

Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.

En tirant sur le levier de la culasse vers le haut et en arrière, cette dernière s’ouvre et amène le chien à l’armé (qui curieusement est très long)

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L’ouverture ainsi créée permet l’introduction de la balle.

Une fois la balle placée, on abaisse la culasse avec le levier.

Le chien reste en position permettant de faire feu en tirant sur la détente.

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Pour extraire la douille après avoir fait feu, on effectue le même mouvement que précédemment avec le levier et juste avant de passer le cran de l’armé, un tire broche, situé sur le côté gauche à l’entrée du canon, éjecte la douille hors du canon.

C’est cet extracteur automatique qui est une des très grandes curiosités de cette carabine.

Fonctionnement de l’extracteur automatique :

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En ouvrant la culasse vers le haut ; l’ergot solidaire de celle-ci pousse la bielle horizontale vers l’avant et fait pivoter l’extracteur.

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Cette action éjecte la douille hors de son logement.

La rotation de la culasse autour de son axe continue et arme le chien.

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En pivotant, l’ergot s’échappe et passe au-dessus de la bielle.

La bielle revient en arrière, sous l’action du ressort avant.

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Quand on referme la culasse, l’ergot comprime le ressort de la bielle.

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Cette dernière reprend sa place après le passage de l’ergot.

Ce système est robuste et efficace.

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Néanmoins sur aucun des brevets (initial ou additions) il n’est fait allusion ou description de ce mécanisme.

Dans le 1er certificat d’addition du 7 février 1860, il est uniquement question, dans les figures 7 et 8 dudit certificat, d’extracteurs manuels.

Extrait du certificat du 7 février 1860:

« Les fig. 7 et 8 montrent deux moyens mécaniques permettant de dégager instantanément la cartouche du canon ».

3 copie

Deux carabines à levier manuel (type figure 7) sont d’ailleurs présentes sur le site (voir liens).

Le LF 438 Carabine 12 mm issu du brevet de 1859

Carabine 1

Dans le certificat d’addition du 20 février de la même année, Eugène Lefaucheux développe plusieurs variantes d’extraction de douille, pour canon simple et double mais toujours manuelle.

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Pourtant cette extraction automatique n’est pas une rareté, elle est signalée dans le livre de Chris Curtis « Système Lefaucheux » page 50-52 (mais en 12 mm).

Une carabine à percussion indirecte (15 mm) ayant le même mécanisme, a été vendue en 1995 lors de la « vente Marsan » et une arme similaire (en 12 mm) est présente dans la famille.

Il n’est donc pas à exclure que le brevet 043104 comporte un 3ème certificat d’addition, mais qui s’est probablement perdu ….. Avis à la population !!!

Caractéristiques techniques :

Dimensions :

  • Longueur totale : 1130 mm
  • Longueur canon 685 mm, épais de 22 mm au début et 20.4 mm à la mire.

Intérieur du canon rayé.

  • Longueur détente-plaque de couche : 360 mm
  • Longueur bec de crosse-plaque de couche : 255 mm
  • Longueur tonnerre : 152 mm, épais de 23.6 mm
  • Chambre de la culasse : 47.5 mm.

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Poids : 2860 Grammes.

Ouverture et fermeture du tonnerre pour culasse mobile.

Ejecteur de douille automatique lors de la manipulation de la culasse mobile.

Pontet en volute

Calibre de 15 mm à broche, sortie en 14.5 mm.

Crosse dite « Anglaise » simple et élégante avec plaque de couche.

Hausse de visée graduée de 100 à 250 m.

Marquages et poinçons :

Cette carabine comporte de multiples marquages et poinçons :

LF 521 E site

Sur plusieurs pièces, son numéro d’assemblage : « 82 O »

LF 521 L SITE

Sur le dessus et en ovale ;

« INVn. E. LEFAUCHEUX BREVETE s.g.d.g. A PARIS »

LF 521 K SITE

Le levier de la culasse est munie du logo ; les lettres « ELF » surmontées d’un revolver à barillet.

LF 521 J SITE

Ce marquage « ELF » est une très grande curiosité puisqu’on ne le retrouve que sur les carabines issues du brevet 043104.

La raison de ce type de marquage nous est, à ce jour, encore inconnue.

La partie à pans du canon comporte sur la face inférieure le logo traditionnel des armes Lefaucheux, à savoir le « LF » surmonté d’un pistolet brisé, suivi de son numéro 521.

On y retrouve aussi le marquage en ovale :

« INVn. E. LEFAUCHEUX BREVETE s.g.d.g. A PARIS ».

Sur la monture en fer, on retrouve le « ELF » surmonté d’un revolver à barillet.

LF 521 I SITE

Sous la plaque de couche, il y le 82 O à l’encre de chine et deux fois la lettre F frappée dans le bois. (Cette lettre est probablement l’initiale du sculpteur de la crosse)

LF 521 - B site

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