Le fusil Robert

Le fusil Robert :

Introduction :

Joseph Robert est contemporain à Casimir Lefaucheux.

Inventeur, Joseph-Alexandre ROBERT est né à Tusson (16) le 12 janvier 1807.

Il était le fils de Jean ROBERT (agriculteur) et Françoise CHILLAUX, propriétaires à Tusson.

Vers 1830 il est à Paris comme étudiant en chirurgie dentaire, domaine qu’il va très vite abandonner pour se lancer dans l’arquebuserie.

Arquebusiers à Paris (1829-1840) au, 17 rue du Faubourg Montmartre et dont les ateliers sont situé au 3 bis rue du Coq-Héron.

En avril 1831, il dépose un brevet pour la fabrication d’un fusil se chargeant par la culasse.

Cette invention est considérée comme « remarquable » et l’Exposition Nationale de Paris en 1834 va lui décerner la médaille d’or de première classe pour son invention.

Cette distinction n’avait jamais été accordée aux progrès des armes.

Inventeur du premier système sans chien extérieur en 1829.

Médaille d’or à l’académie de l’industrie le 12 juin 1833

Médaille d’or de 1ère classe à l’exposition nationale de 1834 à Paris pour son fusil à chargement par la culasse.

Ingénieur civil et Docteur es-sciences, Joseph-Alexandre ROBERT va orienter ses recherches dans différents domaines : l’éclairage, la dénaturation des alcools destinés à l’industrie, les pompes à incendie…

On pense qu’il a déposé 13 brevets d’invention.

Marié en première noces avec Lydie CHILLAUX (23 avril 1851 à Villejésus), il épousera après le décès de celle-ci Julie BRILLARD.

Très attaché à sa région natale, il y fera bâtir plusieurs résidences.

Ces constructions témoignent encore de la considérable fortune de l’inventeur.

Joseph-Alexandre ROBERT décédera à son domicile de Tusson le 24 janvier 1885.

Fonctionnement :

Ce fusil se compose d’un canon ouvert à sa partie postérieure et d’une culasse réunie à un levier, qu’on élève ou qu’on abaisse par le moyen d’un anneau et qui s’applique exactement sur l’orifice du canon.

Cette culasse fait corps avec deux joues qui la prolongent et tournent autour d’une forte vis ; sa partie antérieure est prolongée par une petite pièce qui est le « bandeur », dont l’extrémité appuie, par une petite roulette, sur un ressort attaché à la sous-garde, lequel est terminé par un marteau dont la partie supérieure, nommée « croissant », fait enflammer la cartouche en frappant de bas en haut le petit tube renfermant l’amorce fulminate.

Pour charger le fusil on saisit le levier par l’anneau et on le soulève, la culasse s’ouvre, découvre la chambre du canon, on y introduit la cartouche, on referme la culasse par le mouvement contraire du levier.

En ouvrent les canons la roulette compresse le grand ressort – marteau, dont l’extrémité vient se glisser sous le triangle de la détente.

Le fusil est armé, il n’y a plus qu’à tirer en pressant la détente pour libéré le grand ressort-marteau et de faire feu.

Marquages et poinçons :

  • Sur le haut de la culasse et en arc de cercle :
  • « Médaille d’or exposition de 1834 académie de l’industrie société d’encouragement » et « JAR »

  • Sur le canon en lettres d’or : « Fusil Robert Bté à Paris », précédé de plusieurs autres poinçons dont « JAR » pour « Joseph Alexandre Robert ».

  • Sous les canons : « Pincon », probablement le nom du canonnier.

  • Sur le levier de culasse des chiffres et de lettres « 6X0  20 D » dont j’ignore la signification.

Caractéristique technique :

  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur des canons : 756 mm
  • Distance 1ère détente plaque de couche : 380 mm
  • Diamètre sortie des canons : 16.2 mm

Sources :

  • Le «Qui est Qui » de Jarlier
  • La BNF – Gallica.
  • http://paysdaigre.pagesperso-orange.fr/hpa/textes/biographies/robert.htm
  • Généanet

® et © Lefaucheux Septembre 2017

Carabine-revolver de la garde égyptienne, le LF 1212 – 335

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche, le LF 1212 – 335

Introduction:

Il faut croire qu’Eugène Lefaucheux aurait bien voulu que cette arme soit acceptée comme réglementaire dans la cavalerie française.

Hélas pour lui cela n’arriva pas et à aucun moment dans les archives d’Eugène Lefaucheux je n’ai trouvé trace de cette arme, aussi bien au niveau conception qu’essais.

Sauf peut-être dans sa correspondance avec Henry Patto, son coactionnaire, entre 1855 et 1864 où on parle, vers 1856, d’une livraison de carabines à  la Maison Lepage, à la Maison Thomas ainsi qu’à un certain Général Prim.

Il n’y aura finalement que l’Egypte qui acceptera cette arme au sein de la garde personnelle de Saïd-Pacha.

Eugène Lefaucheux en aurait livrée environ 400 et non 250 comme signalée dans certaines sources.

La numérotation actuelle de ces carabines-revolvers va du LF 495 au LF 1373 et les matricules de la garde du 22 au 355.

Le revolver-carabine à 6 coups est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

Le revolver-carabine à crosse squelette fixe est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

 Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :

« Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse.

Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

  •  Cette crosse squelette métallique est fixe (par 3 vis à bois).

  • La grosse différence par rapport aux revolvers 1854, c’est que la crosse est d’une seule pièce, d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

  • Le talon de la crosse est fixé par deux vis, l’un à bois, l’autre dans le bras inférieur de la crosse.

  • L’anneau de la crosse est muni d’une chaînette reliant la crosse squelette.

  • Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.
  • Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

  • Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

  • Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

  • La crosse est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

  • La faiblesse de l’arme réside dans la fixation de la crosse squelette par 3 vis à la crosse, puisqu’il n’était pas rare qu’après avoir épuisé les 6 cartouches au tir, la carabine-revolver ne se transforme en « batte de base-ball », ou une chute malheureuse de l’arme, ce qui semble avoir été le cas du LF 1212.

Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         2165kg

Marquages et poinçons:

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

  • Sur le dessus du canon encore partiellement lisible :

« INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1212 »

  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 2N »

  • Sur la console gauche la matricule de la garde « 335 ».

Conclusion:

  • Arme bien équilibré et maniable.
  • Pièce pas fréquente puisque la fabrication ne de passe pas le 400 pièces sur un total d’environ 2400 carabines-revolvers modèle 1854.

© et ® Lefaucheux Septembre 2017

Un fusil d’Eugène Lefaucheux issu du brevet 117350 du 5 mars 1877.

Un fusil LF selon le brevet 117350 du 5 mars 1877 pour la France et le brevet 41621 du 15 mars 1877 pour la Belgique.

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Il est dans un état moyen, mais c’est incontestablement un fusil d’Eugène Lefaucheux issu du brevet 117350 du 5 mars 1877.

Fusil à percussion centrale horizontale, calibre 16.

Le fusil qui nous concerne ici est décrit comme ci-dessous, à savoir :

Extrait du brevet :

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Exposé :

Les inventions et les perfectionnements qui font l’objet de ma demande consistent dans les idées, applications et réunions suivantes :

1° Emploi d’un chien formant noix.

2° Emploi pour le départ d’une pièce en forme de mouvement de sonnette, qui agit sur l’extrémité de la gâchette, et qui sert d’intermédiaire entre la détente et la gâchette, ce qui rend le départ très doux.

3° Emploi d’un ressort à deux branches placé sur la potence de la pièce de pontet ou sous-garde, qui agit sur la volute-levier et qui fait fonctionner le verrou-armeur, en l’engageant dans le crochet du canon.

4° Simplification de la forme du verrou-armeur, qui agit directement sur la partie antérieure de la noix-chien et qui porte un tenon en queue « d’hironde », qui glisse dans une rainure ménagée dans la culasse, pour assurer un mouvement rectiligne sans aucun ballottement possible.

5° Emploi d’un ressort de gâchette placé sur l’avant de la bascule.

Ces inventions et ces dispositions ont de réels résultats industriels en ce qu’elles donnent de très grands avantages qui consistent :

1° Dans le prix de revient.

2° En ce que le mouvement du chien-noix est parfaitement rectiligne et supprime tout frottement nuisible à la bonne marche du percuteur, qui est guidé non seulement par son passage dans la bague-bouchon et par son renflement à l’avant, mais aussi par le talon qui est à l’avant de la noix, lequel glisse dans le fond de la rainure où est logée la noix-chien.

3° On voit que par les dispositions nouvelles de la gâchette et de la noix (inverses de celles employées dans mes précédents brevets), les efforts des ressorts qui déterminent la percussion agissent dans le sens où les crans de noix sont renforcés, ce qui ôte toute appréhension de bris desdits crans de noix.

Dessins :

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La figure 1 représente l’ensemble du fusil modifié avec toutes les pièces dans leur fonctionnement.

On remarque :

  • « P » le percuteur
  • « B » la bague-bouchon
  • « N » la noix-chien
  • « Tt » talon de la noix
  • « r » ressort de gâchette
  • « G » gâchette
  • « M » pièce de mouvement de sonnette agissant sur l’ergot de la gâchette.
  • « e » ergot de la gâchette
  • « V » verrou-armeur
  • « h » tenon en queue d’aronde
  • « R » ressort de fermeture.

La figure 2 représente en plan, vues de face et de profil, le verrou-armeur.

La figure 3 représente le chien-noix réuni au percuteur.

La figure 4 représente la pièce en forme de mouvement de sonnette.

Les figures 5 et 6 représentent en plan et vue de profil la gâchette.

La figure 7 représente le ressort de gâchette.

La figure 8 représente le ressort de fermeture.

Paris le 5 mars 1877

E. Lefaucheux

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Caractéristiques techniques :

  • Poids total de l’arme: 2970 grammes
  • Poids des canons : 1340 grammes
  • Poids de la crosse : 1630 grammes
  • Longueur totale de l’arme :  1155 mm
  • Longueur des canons : 755 mm
  • Distance 1ère détente – calotte de la crosse : 320 mm
  • Distance bec de crosse – calotte de la crosse : 215 mm

Canons lisses juxtaposés en damas.

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Bloc de culasse en acier poli à devant articulé.

La clé épousant la forme du pontet permet, en la poussant vers l’avant, de franchir plusieurs crans :

1e cran : fait reculer les percuteurs permettant de faire basculer les canons.

2ème cran : arme les chiens

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Crosse « à l’anglaise » et monture du devant en noyer.

Marquages et Poinçons

De l’extérieur rien n’indique que cette arme est un Lefaucheux …. , pas de poinçons ou marquage.

Il faut démonter les canons pour apercevoir les  premiers marquages :

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17.2 = calibre de l’arme à savoir calibre 16/65.

Un EL entrelacé = acceptation provisoire de Liège, ce que renvoi la confection de canon vers la Belgique.

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Un numéro « 270 » qui semble être le numéro d’assemblage et les lettres « CHO » suivi d’une « croix » dont j’ignore la signification.

Ce n’est qu’en démontant intégralement le bloc culasse de la crosse qu’on arrive à observer les marquages  d’Eugène Lefaucheux.

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  • Sur la phase intérieure de la sous-garde : « Lefaucheux s.g.d.g. Paris »
  • Sur la charnière de la bascule « 270 ».

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  • Des deux côtés de la bascule : « Lefaucheux Bté s.g.d.g. Paris »

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  • Sur la phase intérieure du bras de culasse : « 270 » et la « croix » déjà observé sur la bande inférieure des canons.

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Conclusion : Il est impossible pour un néophyte de reconnaître ce fusil en tant que arme conçu par Eugène Lefaucheux.

® et © Lefaucheux juin 2016

Le LF 185, fusil de chasse issu du brevet de 1877.

Un fusil d’Eugène Lefaucheux, le LF 185.

Un juxtaposé à brisure à percussion rectiligne, et armement à l’ouverture par levier sous pontet.

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Le fusil LF 185,  qui fait l’objet de cette article est issue du  brevet 117350 de 1877 et peut être considéré comme l’aboutissement d’une réflexion.

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dessin détail brevet 117350 - modif_modifié-1 copie

Mode de fonctionnement :

Les deux pièces maîtresses de l’arme sont finalement le « levier » sur le devant du pontet et le « verrou-armeur ».

Sans eux, le fusil est inutilisable puisqu’il n’y a pas d’ouverture et ni de basculement des canons possible.

Le « levier » est muni à l’extrémité d’un ergot qui s’emboîte dans le « verrou-armeur ».

Le « verrou-armeur » a une forme en « T » avec une ouverture en son milieu.

Le pied du « T » s’engage dans le crochet de fermeture des canons.

Les bras du « T » poussent sur le « talon de la noix »

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L’ensemble de la manœuvre sur le levier se fait en 3 étapes, à savoir ;

  • En poussant très légèrement le levier vers l’avant, les pointes des percuteurs se rétractent au « cran de sécurité » et permettent, en poussant le premier plus en avant le basculement des canons.
  • Le mouvement de basculement actionne aussi l’extracteur de douilles.
  • En poussant plus loin le « levier », celui-ci pousse les bras du « verrou-armeur » vers l’arrière tout en exerçant une pression sur le « talon de la noix » portant à l’armé les percuteurs.

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La gâchette (en forme d’un « L ») s’engage dans les « crans » à la base du « talon de la noix » et maintient le percuteur sur le cran de sécurité  et à l’armé.

Après avoir effectué le chargement d’une cartouche, on referme l’arme d’un coup sec, remettant la base du « verrou-armeur » dans le crochet de fermeture des canons.

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Les détentes, en forme de croissant, dont la pointe vient se placer juste au-dessus de l’ergot de la gâchette.

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En exerçant une pression sur la détente, pour faire feu, cette pointe vient pousser la gâchette vers le bas, libérant le ressort compressé du percuteur.

Caractéristiques techniques :

  • Poids du fusil : 2945 grammes
  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur du canon : 748 mm
  • Type de canon : juxtaposé en acier damas.
  • Longueur de la crosse (détente-couche): 355 mm

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  • Type de crosse : Anglaise.
  • Type de percussion : Centrale, horizontale.
  • Longueur du logement du percuteur : 58 mm
  • Calibre: 16 / 65
  • Ouverture et armement : Automatique par une clé avant le pontet.
  • Démontage des canons : par bouton pression sur le devant (brevet 1876)
  • Type de poudre : poudre noir uniquement.

Marquages et poinçons :

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 124 », c’est très probablement son numéro d’assemblage.

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D’autre part, à l’intérieur de l’ensemble bloc culasse, un numéro « 118 » dont j’ignore la signification.

Sur la bascule de l’arme, le numéro « 298 ».

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Sur les deux côtés de la bascule, cachée par le bois de la crosse : « E. Lefaucheux Bté SGDG Paris », ceci n’est donc visible que lors d’un démontage complet de l’arme.

Sur le dessus du canon « E. Lefaucheux à Paris »

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Sur le dessous du canon, plusieurs marquages  sont visibles dont le numéro de série de l’arme : « LF 185 » surmonté d’un pistolet à brisure, un « 17.2 » qui correspond au calibre 16, et sur la bande, les chiffres « 118 »  et « 298 ».

Encore partiellement visible un « EL » entrelacé ce qui prouve que les canons sont de provenance belge.

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Entre les deux percuteurs en ovale : « E. Lefaucheux à Paris ».

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© et ® Lefaucheux Juin 2016

La Carabine-Revolver Égyptienne, le LF 1303 (transformée)

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche

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Le revolver-carabine décrite ici est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

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Le revolver-carabine à crosse squelette ou fusil avec canon long, figure en place de choix et est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » (en raison de l’adoption par l’Egypte d’un nombre limité de ces modèles), dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

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Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :                                                                                                                            « Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse. Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

Cette crosse squelette métallique peut être fixe (par 3 vis à bois) comme pour les égyptiennes, ou amovible pour les versions civiles.

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Les versions amovibles sont elles aussi multiples.

Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.

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Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

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Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

La crosse est d’une seule pièce (plus « bossue » que sur les versions revolver), d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

Elle est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

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Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42 mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         1950 grammes

Marquages et poinçons.

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

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  • Sur le dessus du canon « INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

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  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1303 »
  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 99 O »

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  • La curiosité réside dans le numéro « 254 » qu’on retrouve sur la console gauche.

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« Dans la Gazette des Armes, numéro 406, Henri Vuillemin nous montre un même type de revolver-carabine aux numéros LF 1355 et 255  version civile en coffret avec crosse métallique».

© et ® Lefaucheux  juin 2016

Fusil de chasse signé Eugène Lefaucheux, le LF 770

Description du fusil le LF 770, signé Eugène Lefaucheux.

Introduction et datation :

Ce fusil de chasse en calibre 12 à broche est pour le moment inclassable dans les séries que j’avais déterminées dans le livre : « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux ».

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A cet effet j’avais créé un groupe « Production des fusils exclusivement », page 23, un sorte de fourre-tout ….. Et je range, pour le moment, ce fusil dans cette catégorie

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C’est d’ailleurs un fusil de chasse « ordinaire » dont les brevets sont depuis longtemps dans le domaine public.

La fabrication de l’arme est belge comme le banc d’épreuve le confirme, le « ELG » dans son ovale nous indique que l’arme est d’avant juillet 1893.

La lettre « T » surmonté d’une étoile, poinçon du contrôleur, nous indique que l’arme est d’après janvier 1877.

Rajoutons à cela le fait qu’Eugène Lefaucheux vend ses installations, à « Chevalier et Dru » le 15 novembre 1881.

Avec les constations ci-dessus nous pouvons donc dire :

  • Que ce fusil a été fabriqué en Belgique entre janvier 1877 et le 15 novembre 1881.
  • Que l’arme a été commercialisée par Eugène Lefaucheux au, 32 rue Notre Dame des Victoires.

Fonctionnement :

Le fonctionnement de ce fusil est semblable à tous les autres armes du même genre :

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Pour ouvrir les canons  il faut mettre les chiens au premier cran et tirer la grande clé vers la droite pour faire basculer les canons vers l’avant afin de pouvoir introduire les 2 cartouches à broche, pour les extraire on procède de la même manière.

Une fois les cartouches mise en place, on ferme les canons, on remet la clé en place sous les canons et on tire les chiens à l’armer, c’est à dire au deuxième cran.

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En appuyant sur les détentes vous pouvez faire feu.

Pour désolidariser les canons de la bascule on procède de la même manière que pour l’ouverture des canons mais en tirant la petit clé, situé au-dessus de la grande, vers la gauche, l’ensemble forme alors un « T ».

L’ouverture de cette petite clé permet d’ôter les canons de la bascule.

Caractéristiques techniques :  

Poids de l’arme : 3005 grammes

Longueur totale : 1160 mm

Longueur des canons: 753 mm damassé

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Calibre : 12 /65

Longueur de la première détente à la plaque de couche : 355 mm

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Platines à deux paliers en arrière entaillées dans le bois de la crosse.

Crosse en noyer dite « à l’anglaise ».

Bascule à « T », système Lefaucheux.

Fermeture Lefaucheux à 2 clés.

Pontet à volute.

Marquages et poinçons

De multiples poinçons et marquages sont présents sur l’arme, mais dont j’ignore pour certains la signification :

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  • Sur la bascule sous le grande clé : « 4459 ».

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  • Sur la dessus de la bascule : le Perron belge et la lettre « M » couronnée.

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  • Intérieure de la platine droite: « LP » et non « LB » provoquée par une double frappe.

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  • Intérieure de la platine gauche : « LP »

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  • Sur la bande du dessus du canon : « E. Lefaucheux. Paris »

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  • Sur le dessous du canon, sur la partie centrale: « LF 770 » avec juste à côté « DP »

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  • Sur le canon gauche : le « M » couronné, le perron, le « EL » entrelacé, le poinçon du banc d’épreuve « ELG » dans un ovale et la lettre « T » étoilée.
  • Sur le canon droit : 18.2, ce qui correspondrait à un calibre 12.

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  • Sur la bande centrale du dessous : « JHJ » suivie de « 4459 ».

© et ® Lefaucheux mai 2016

Carabine « Système Brichet », Cal. 24 à broche

Carabine à système signé Brichet, à baïonette:

Voici une curieuse carabine en Calibre 24 de fabrication Belge : Système Brichet.

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Nous avons ici à faire à un des multiples « Brichet de Liège » et non au « Brichet de Nantes ».

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Cette carabine est de type « Braconnier » puisqu’elle se démonte en deux parties distinctes.

D’un côté le canon, de l’autre la crosse et la culasse.

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Pour le chargement, il faut donc désolidariser la culasse du canon.

Fonctionnement :

C’est un système de blocage du canon par un ¼ de tour, ou encore « à baïonnette ».

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Le canon est muni de deux tenons opposés.

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La culasse est prolongée par un tube d’environ 55 mm, ouvert sur le dessus.

Sur le pourtour de ce tube, du côté gauche, un ressort épousant la forme de ce premier, est tenu par une vis sur le tube et l’autre extrémité est munie d’un « bouton poussoir ».

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Le canon est maintenu dans le « tube-culasse » par ses deux tenons.

Celui du bas est bloqué par le rebord du ressort, situé sur le pourtour du tube.

Celui du haut vient se prendre dans l’encoche, sur le côté droite du tube.

Pour le chargement :

Après avoir mis le chien sur son cran de sécurité, il faut appuyer sur le « bouton poussoir » du ressort.

Cette pression permet de libérer le tenon inférieur du rebord.

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Par un mouvement d’un quart de tour vers la gauche, le tenon supérieur sort de son encoche pour venir dans le prolongement de l’ouverture.

Pour une traction sur le canon vers l’avant, ce dernier se désolidarise de l’arme et permet donc d’introduire la cartouche dans le canon.

Une fois la cartouche dans le canon, on replace le tenon du bas dans sa gorge et le tenon du haut dans l’ouverture du tube.

A ce moment, l’ergot de la broche est situé au bord, côté gauche du tube-culasse.

En poussant au fond le canon contre la culasse, l’ergot de la cartouche n’est donc pas sous le chien, c’est une sorte de position de sécurité.

Un fois le canon au fond, il peut faire un quart de tour vers la droite.

Le tenon du bas est à ce moment bloqué par le rebord du ressort et celui du haut tombe dans son encoche ; le système « culasse-canon » est fermé et bloqué.

A

AG

L’ergot de la cartouche se trouve maintenant sous le chien, il suffit d’armer ce dernier et d’appuyer sur la détente pour faire feu.

Caractéristiques techniques :

Poids de l’arme :                                            1580 grammes

Longueur totale :                                           1175 mm

Longueur du canon :                                      778 mm en damas

Distance  détente/ plaque de couche:                        353 mm

AJ

Calibre :                                                         24/60 à broche

AH

Crosse :                                                          Type anglais

AB

Platine :                                                          En arrière à deux piliers

Marquages et poinçons :

Cette carabine est indéniablement de fabrication Belge.

Sur le canon, on retrouve encore partiellement visible,  le « ELG » dans un ovale qui correspond au banc d’épreuve de la ville de Liège, ainsi que le poinçon du « Perron de Liège ».

AD

Sur la culasse « Système Brichet 257 » avec juste à droite un « K » du contrôleur et le « Perron de Liège ».

AE

A l’intérieur de la platine, les lettres « LM », très probablement les initiales du platineur.AC

© et ® Lefaucheux, mai 2016

Un fusil Berntheisel, calibre 24 mono-coup

Fusil à broche Cal 24 mono-coup signé Charles Berntheisel à Nancy

Caractéristiques techniques :

Dimensions :

  • Longueur totale : 1150 mm
  • Longueur canon 769 mm
  • Longueur détente-plaque de couche : 340 mm
  • Longueur bec de crosse-plaque de couche : 230 mm
  • Longueur tonnerre : 80 mm

Poids :

  • Crosse et bascule : 1265 grammes
  • Canon : 840 grammes

Fermeture à 2 clés, type Lefaucheux.

Pontet en volute

Calibre de  24 à broche, chambré 65.

Platine type « à 2 piliers » dite « en arrière ».

Crosse dite « Anglaise » simple et élégante avec plaque de couche.

Canon damas large.

Marquages et Poinçons :

Sur la platine :

 

  • Charles Berntheisel à Nancy

Il existe plusieurs Ch Berntheisel dans le « Jarlier »

  • Berntheisel : Armurier à Sarre-Union dans le Bas-Rhin vers 1860
  • Berntheisel Arquebusier à Nancy en Meurthe et Moselle vers la 2ème moitié du XIXe siècle vers 1870
  • A l’intérieur : 390

Sur la bascule :

  • le numéro de l’arme : 390

 

  • sous la grande clé : dans un ovale « J.CROZE »

(Aucune indication sur cet intervenant)

Sous le canon :

 

  • Poinçon de Saint Etienne en service entre 1869 à 1879
  • Le numéro de l’arme : 390
  • 15.2 qui correspond au Calibre 24

 

La Maison Berntheisel à Nancy

© et ® Lefaucheux mai 2016

Fusil système Fouque

Fusil à canon coulissant selon le Brevet de Mr Fouque:

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Fusil mono-canon coulissant

Longueur totale : 1130 mm

Longueur canon : 740 mm

Longueur détente – crosse : 340mm

Calibre : 16 / 50

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Poinçons et Marquages :

Sur la plaque du dessus dans le quel coulisse le canon il y a un nom :

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  • « Système Fouque »

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier page 177:

« Pierre Marie Fouque, Ingénieur Civil, à Ixelles ( Belgique).

Brevet belge le 5 mai 1867 pour la transformation de fusils de guerre en fusils de chasse  »

Pierre Marie Fouque est un Ingénieur Civil Français, ayant dû élire domicile à Ixelles pour pouvoir déposer son brevet en Belgique.

Ce qui explique le brevet Belge et les poinçons de Saint Étienne

Pierre Marie Fouque, Ingénieur Civil, déposa un Brevet le 5/5/1867 en Belgique concernant la transformation des fusils de guerre en fusil de chasse.

Le dessin du brevet correspond exactement au fusil en photo.

Mais les poinçons sont de Saint Etienne, Mr Fouque aurait-il exercé en France ?

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Poinçon de St Etienne valable de 1836 à 1868 ce qui correspond parfaitement à la période de la broche.

32 dans un cercle, marquage contrôleur

J-B. R. correspond à Jean Baptiste Rivolier qui présenta à l’exposition de Saint Etienne de 1868, 2 fusils de Mr Fouque.

118 qui est probablement le numéro de série de l’arme

Sur l’ensemble des pièces le numéro 22

Fusil à canon coulissant avec éjecteur de douille:

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  • En sortant la poignée (soudé au canon) de son logement et en la poussent vers l’avant, la canon ce libère de la culasse permettant le chargement ou déchargement.

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  • En effectuent ce mouvement l’éjecteur vient buter sur le rebord de la plaque qui recouvre le canon. Cette butée provoque une pression sur la broche de la douille et l’éjecte du canon. L’éjecteur est maintenu en place dans un gorge, forment une glissière et un petit ressort probablement surmonté d’une petite bille vient ce placer, en fin de butée dans le trou prévu à cette effet.

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  • La cartouche vient ce loger profondément dans le canon, laissent un « rebord » qui, en ferment le canon, vient ce mettre dans la culasse. Un moyen de diminuer la perte de gaz puisque la culasse est hermétiquement fermé.

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  • Enfin d’éviter que le canon s’ouvre, par la puissance du coup de feu, un système de double verrouillage existe :
    • Il faut pousser la poignée du canon dans son logement, afin que la broche ce place sous le chien.
    • Sur le rebord du fût une demi –rond « mâle » vient s’encastrer dans un demi-rond « femelle » situé, sur la pièce forment la glissière de l’éjecteur, sur le canon .
    • Avec le rebord du canon qui rentre dans la culasse, la poignée dans son logement et le «mâle» dans la «femelle», l’ensemble ne présente pas de jeu.

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© et ® Lefaucheux, mai 2016

 

Fusil Laffiteau

L’Histoire d’un fusil, le LF 269, signé Lefaucheux – Laffiteau

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Ce fusil, certes en mauvais état, a une histoire traçable puisque certains éléments sont restés en place jusqu’à ce jour.

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Les canons ont été fabriqués par « Léopold Bernard Canonnier à Paris » en 1869.

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La bascule et la crosse sont probablement fabriquées sous licence, à St Etienne au 12 rue du Chambron.

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Les platines sont signées : « E. MATHEVON » et « 269 ».

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« Les Mathevons sont armuriers-platineurs de père en fils à la Tour-en-Jarez dans les environs de St Etienne. »

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L’ensemble est monté et ajusté à Paris, dans les ateliers de finition de Mr Laffiteau, au 15 rue St Marc, pour être finalement commercialisé par la Maison Lefaucheux au 37 rue Vivienne, le 16 septembre 1871, au profit de Mr Noether ( ??) pour une somme de 425 francs.

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Après 1889, cette arme tombe dans les mains de l’Armurier Gabriel Morian et est revendue à Mr Emile Michel, 23 rue de Rome à Paris.

« Gabriel Morian, armurier à Paris de 1880 à 1890, au 36 avenue de l’Opéra.

Suite au rachat de l’atelier de Laine, parti rue de Rivoli.

Breveté pour un fusil à 3 coups.

Médaille d’argent à l’exposition universelle de Paris en 1889 »

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Qui est Emile Michel ?

Emile Michel est un homme comme vous et moi.

Sa femme donnera naissance à René qui épousera Maud P-V.

Maud à une sœur Geneviève.

Geneviève P-V. épousera en 1926 Jean Lefaucheux, petit-fils d’Eugène Lefaucheux.

A la mort de Maud et de René, durant les années 90, leur fille offre le fusil à mon beau-père ce qui me permet en 2016 d’écrire cette histoire.

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© et ® Lefaucheux,  mai 2016