Une rare carabine Lefaucheux à carcasse métallique.

La carabine Lefaucheux le LF 87 selon Brevet 43104 du 5 décembre 1859.

La carabine « LF 87 » issue du brevet 043104 du 5 décembre 1859 et plus précisément de l’addition de brevet du 7 février 1860, puisque sur le brevet initial le levier d’éjection de douille n’existe pas encore est la seule actuellement et a ma connaissance connue au monde. (jusqu’a preuve du contraire) en collection privée.

Une variante à double canons juxtaposé existe dans le stock du Musée des Invalides.

Carabine à carcasse métallique 1859

Une autre variante existe, actuellement 2 pièces répertoriés, mais ne comportant aucun marquage Lefaucheux, néanmoins la conception et le mécanisme est identique au « LF87 » décrite ici.

Le mécanisme de fonctionnement de cette carabine est d’une simplicité remarquable ;

  • Il y a une détente, une culasse mobile et 2 ressorts.
  • Le canon est fixe, monté directement sur la carcasse métallique ; la culasse est mobile.
  • Du côté droit du canon, parallèle à cette dernière, cette culasse est munie d’un levier.

  • Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.
  • Le chien est muni sur la partie qui tourne autour de l’axe, sur le devant, de deux crans sur laquelle la détente vient se bloquer, à l’arrière d’une chaînette pour l’accroche du grand ressort.
  • En tirant sur le levier vers le haut, la culasse s’ouvre et amène dans le même mouvement, le chien à l’armé. Durant ce mouvement, la détente sous la pression du ressort de rappel, est « plaquée » contre le chien pour accrocher les crans.
  • Cette ouverture permet d’introduction de la balle dans la chambre.
  • En poussant le levier vers le bas, la culasse se referme mais le chien reste à l’armé.
  • En effectuant une pression sur la détente, elle libère le chien qui vient, sous l’action du grand ressort, percuter l’ergot de la balle.

  • L’extraction de la douille s’effectue de manière manuelle en tirant le levier situé à gauche du canon en arrière.

Poinçons et marquages:

  • Un nombre de pièces comme la carcasse, le dessous du canon et la détente comporte le numéro 41, c’est très probablement le numéro d’assemblage.

  • Sur le dessus du canon ont a l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » et sur son dessous le « LF 87 ».

  • La carcasse comporte un marquage « LF » avec le pistolet brisé.

  • Le dessus de la culasse est muni du « Inv. E. Lefaucheux Breveté s.g.d.g. Paris » en ovale.

Caractéristiques techniques:

  • Poids actuel : 2520 grammes
  • Longueur totale :  930 mm
  • Canon : Octogonal, rayé, mono-coups fixe, vissé par un vis par le dessous à la carcasse métallique.
  • Longueur canon : 517 mm
  • Calibre : 12 mm à broche
  • Mécanisme:  Simple action

  • La crosse est constitue de deux plaquettes maintenue en place par 3 vis et en épousant parfaitement les contour de la carcasse métallique de l’arme.

Voir description plus détaillée dans la transcription du brevet 43104 du 5 décembre 1859

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Source : « Archives privé Famille Lefaucheux »

® et © Lefaucheux mai 2019

Les fusils Dragon transformés en Tabatière par Eugène Lefaucheux

ARTICLE EN CONSTRUCTION

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Archives de l’Artillerie

4 F 18

10695 (26)

Provenant du Cabinet de l’Empereur

Napoléon III et envoyé aux Archives

par Pon. M. Me . 23 octobre 1874.

1868 – 2 Janvier.

Compte rendu des opérations exécutées à la date du 31 décembre 1867 pour le réarmement des troupes

Fabrication du fusil modèle 1866

Châtellerault a reçu en outre, une commande de 50.000 sabres-baïonnette destiné à paré d’abord à l’insuffisance de la production des autres manufactures et à fournir ensuite l’armement des tambours et musiciens.

Sur cette commande de 50.000 sabres- baïonnette 12.676 sont terminés et 20.000 ont été fournis comme avances aux manufactures de St. Etienne, Mützig, Tulle et Placensia.

La fabrication du fusil 1866 est aujourd’hui régularisée dans les manufactures Impériales sur le pied de 1100 fusils en moyenne par jour.

Elle atteindra prochainement 1200, soit 30.000 fusils par mois de 25 jours de travail.

D’après cela, les quatre manufactures impériales auront terminé, sauf empêchement de force majeur, les 416.000 fusils qu’il leur reste à faire en quatorze mois, c’est à dire vers le 1er Mars 1869.

La fabrication dans les manufactures étrangères travaillant pour le compte de la société Caben-Lyon, n’est pas assez avancée, pour qu’il soit possible de tirer aucune conséquence de sa marche.

Ces manufactures devaient livrer ensemble 25.000 fusils au 31 décembre 1867.

Elle n’en ont produit de 5.189.

Le terme extrême du marché de la société Caben-Lyon étant fixé au 1er octobre 1868, cette société doit dés à présent livrer au moins 10.000 fusils par mois pour remplir les obligations qu’elle a contracter.

Transformation des Anciennes Armes.

Ainsi, sur un total de 358.500 armes livrées à la transformation, il n’en est rentré transformées que 41.716 entre les mains de l’Artillerie.

Le dernier délai accordé aux industriels chargés de transformer les fusils d’infanterie et les carabines de chasseurs étant fixé au 1er Juillet prochain, ils doivent pour se libérer, fournir ensemble à l’avenir au moins 46.000 armes par mois, ce qui paraît impossible.

En résumé, il existe au 31 décembre 1867, 160.604 armes se chargeant par la culasse, savoir :

Il a été fabriqué en 1867 dans les établissements de l’Artillerie 41 million de cartouches à balles pour fusil modèle 1866.

Au 31 décembre il en reste 34 million en magasin.

Les mesures sont prises pour en fabriquer 50 million d’ici au 1er Juillet 1868.

Mr Gévelot chargé de fabriquer 100 million de cartouches pour armes transformées en a livré 3 million au 31 décembre 1867.

Paris 2 Janvier 1868.

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Une lettre du Ministre trouvé dans les archives d’Eugène ……………

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Et des annotations trouvé dans les archives de Gérard Lautissier

Notes Lautissier

  • Fin 1867, Eugène Lefaucheux passe un marché avec l’armée pour la transformation a tabatière ( fusil 1867) de 40.000 fusil de dragons.
  • Le 31 décembre 1867 aucun fusil n’a été livré, la transformation débute en Janvier 1868.
  • Les contrôleurs de réception ont été nommés dans les ateliers Lefaucheux de Janvier à Décembre 1868.
  • Le 20 avril 1868, 24 fusils sont envoyés à l’examen de la commission de tir de Vincennes.
  • Rapport sur 24 fusils de dragons transformés dans les ateliers de Mr Lefaucheux et envoyés a l’examen de la commission permanente de tir de Vincennes.

Ex : Du point de vue de la percussion et du retrait des tubes après le tir.

« Les armes transformées chez Mr Lefaucheux ont été faites avec soins, elles ont un aspect satisfaisant, les matériaux employées paraissent de très bonnes qualité, mais comme dans toute fabrication a son début, ces armes présentent quelques imperfections auxquelles il est d’ailleurs facile de remédier et qu’il suffira de signaler à Mr Lefaucheux pour le voir disparaître dans la fabrication ultérieure.

  • Feuillure trop profonde, la cartouche avance à percussion, ou s’emboutit au recul.
  • Percussion trop haute, « le percuteur vient rencontrer l’alvéole porte-capsule ».
  • Ajustage trop serré du tir cartouche.

Recommandation à Mr Lefaucheux sur quelques détails :

  • Canons : chambres bien faites, bien polis, les canons n’ont pas été abîmées par le travail de fraisage de cette chambre, mais on a quelque fois oublié de remplacer par un arrondi l’angle de raccordement de la feuillure et de la chambre.
  • Percuteurs :
  • Tombée du chien :
  • Boîte de culasse :
  • Culasse mobile : s’encastre généralement bien dans la boîte de culasse et vient bien s’appliquer contre la tranche de la chambre, sauf toute fois pour 2 armes.
  • Chanfrein :  destiné à pousser la cartouche en place n’est pas assez prononcé et pousse trop loin.
  • Vis :
  • Broche :
  • Visse a bois généralement très bonne, le bois affleure bien le métal.
  • Hausses :
  • Baguettes :
  • Ressorts :
  • Suppression des arêtes vives (talon de culasse)

« Que Mr Lefaucheux y remédie, et il n’y a pas de doute qu’il ne puisse le faire très facilement aux quelques imperfections signalées dans ce rapport , et les armes qu’il livrera, employées avec de bonnes cartouches, feront un très bon service entre les mains des troupes »

Vincennes le 20 avril 1868

Capitaine d’Artillerie . »

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Et dans un article de l’époque, dont je ne retrouve plus trace (il faudra que je le retrouve ) ou il était écrit qu’a partir de la mi-1868 plus de 300 armes transformées sortait quotidiennement des ateliers de Lefaucheux ….

 

Un fusil de chasse Laffiteau

Fusil juxtaposé à broche signé Lefaucheux – Laffiteau

Pour la petite histoire :

A l’occasion du mariage de Constance Lefaucheux (sœur aînée d’Eugène) avec Jean Pierre Alexis Laffiteau le 7 février 1859 que Madame Casimir veuve prend une semi-retraite à Saint Maur (maison de famille des Faivre) mais toute en gardant néanmoins la « direction des opérations » au 37.

Jean Pierre Laffiteau est désigné comme « le voisin » de la Rue Vivienne. ( Il sera aussi témoin lors du mariage d’Eugène Lefaucheux et Marie Louise Bigot le 28 avril 1862)

C’est le moment pour Eugène de déménager ses ateliers et de s’installer comme « fabricant d’armes » Rue Lafayette 104 ( re-numéroté par la suite 194 – 196)

Ce déménagement va créer deux maisons Lefaucheux :

  • La société « Eugène Lefaucheux et Cie », Rue Lafayette à Paris qui signera ses armes « E. Lefaucheux ».
  • La boutique d’armurier – arquebusier Lefaucheux, 37 Rue Vivienne à Paris qui signera « Lefaucheux ».

Constance Lefaucheux- Laffiteau hérite à la mort de sa mère en 1863 de la Maison Lefaucheux père avec le droit exclusif de se servir du nom Lefaucheux sans initiale ni prénom et l’utilisation du sigle LF.

L’affaire du 37 Rue Vivienne est estimée lors du partage de l’héritage à 140.000 frs.

Le 29 novembre 1865 Laffiteau dépose au greffe du tribunal de commerce de Paris deux poinçons de fabrique :

      1. Pour les fusils fabriqués à Paris, la dite marque est composée d’un cartouche sur lequel est présenté un pistolet avec les initiales LF et du mot Lefaucheux.
      2. Pour les fusils fabriqués à St Etienne, la dite marque représente deux palmes croisées avec le mot Lefaucheux.

SOURCE: La BNF 

Constance est gravement malade et meurt à la suite des complications consécutives à la tentation de mise à sac du magasin au 37 rue Vivienne en Juillet 1869.

N’ayant pas d’enfants, Laffiteau hérite seul de sa femme et poursuit l’affaire.

Henri Rieger présent chez Lefaucheux depuis 1862 s’associe avec Laffiteau en 1871 pour prendre la suite en tant que « Maison Lefaucheux successeur Rieger en 1876 et qui passe à la mort de ce dernier entre les mains de C.Modé en  Avril 1913.

Le fusil de chasse Lefaucheux-Laffiteau, le LF 6633.

Fusil classique à canon juxtaposé avec une clé en T dite « Lefaucheux » sur le  pontet .

En mettant les chien en position armement, et en poussent la grand clé vers la droite, les canons bascule.

En poussent la petite clé vers la gauche, les canons ce désolidarisent de la bascule.

Caractéristiques : 

  • Longueur totale de l’arme : 1160 mm
  • Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 352 mm
  • Longueur canons : 760 mm
  • Canon damas, calibre 16 à broche
  • Crosse en bois de noyer, type anglaise avec plaque de couche.

  • Platines à deux piliers, dits « en arrière ».

  • Fermeture à clé sur le pontet, dite « Lefaucheux »
  • Pontet à volute.
  • Platine et clé profondément gravé de feuilles, lys et autres formes rectangulaires.

Marquages et poinçons

A l’extérieur de l’arme :

  • Un seul numéro est visible, au niveau des deux attaches de bretelle (canon et crosse) : 1657.
  • Une fois le fusil ouvert et démonté plusieurs marquages et poinçons deviennent visible :
  • L’ensemble des pièces comporte le numéro 258.

  • Sur la bascule : 2 palmes croisée suivie de « Lefaucheux » 258, marquage identique déposé par Laffiteau le 29 novembre 1865 à Paris pour les armes fabriqué à Saint Etienne.

Sous les canons :

  • Plusieurs marquages et poinçons dont certains me sont inconnus pour le moment :

  • Poinçon de la ville de St Etienne valable de 1836 à Avril 1868, ce qui permet de situer la fabrication entre le 29 Novembre 1865 et Avril 1868.

  • Le logo LF surmontée d’un pistolet brisé, dans un carré aux bords arrondi avec son numéro 6639, marquage initialement de Casimir Lefaucheux, en gérance par Laffiteau depuis 1859 et reçu en héritage par Constance à la mort de sa mère en 1863.
  • E.B. dans un ovale , marquage pour le moment inconnu.
  • 34 dans un ovale, probablement le poinçon d’un contrôleur.
  • Dans un ovale : V.F couronnée, avec une étoile sous les lettres, pouvant éventuellement être attribué à Veyron Frères. (sous réserve )
  • Un R en creux au-dessus du marquage VF

® et © Lefaucheux.

Un fusil de chasse signé Eugène Lefaucheux

Un fusil de chasse signé par Eugène Lefaucheux, le LF 622.

Introduction et datation :

Les fusils ordinaire de chasse d’Eugène sont pour le moment inclassable dans les séries déterminées par le livre « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux », édition Crépin-Leblond 2016.

A cet effet j’avais créé un groupe « Production des fusils exclusivement », page 23, un sorte de fourre-tout ….. et pour le moment je range le LF 622 en calibre 16 dans cette catégorie.

C’est d’ailleurs, comme je le disais ci-dessus: « un fusil de chasse ordinaire » dont le brevet est depuis longtemps tombé dans le domaine public.

La fabrication de l’arme est belge comme le banc d’épreuve le confirme, le « ELG » dans son ovale nous indique que l’arme est d’avant juillet 1893.

La lettre « M » surmonté d’une couronne, poinçon du contrôleur, nous indique que l’arme est d’avant janvier 1877.

Sur la bande centrale est inscrit: « E. Lefaucheux 32 rue N.D. des Victoires ».

C’est à partir du 15 juin 1875 qu’il signe le bail de location avec Jules Gévelot et va exercer à cette adresse.

Qu’à partir du 15 Novembre 1881 la « Maison E. Lefaucheux » change de propriétaire.

Avec les constations ci-dessus nous pouvons donc dire :

  • Que ce fusil a été fabriqué en Belgique entre juin 1875 et janvier 1877.
  • Que l’arme a été assemblée et commercialisée par Eugène Lefaucheux au, 32 rue Notre Dame des Victoires après le 15 juin 1875, mais avant le 15 Novembre 1881.

Fonctionnement :

Le fonctionnement de ce fusil est semblable à tous les autres armes du même genre :

Pour ouvrir les canons  il faut mettre les chiens au premier cran et tirer la grande clé vers la droite pour faire basculer les canons vers l’avant afin de pouvoir introduire les 2 cartouches à broche, pour les extraire on procède de la même manière.

Une fois les cartouches mise en place, on ferme les canons, on remet la clé en place sous les canons et on tire les chiens à l’armer, c’est à dire au deuxième cran.

En appuyant sur les détentes vous pouvez faire feu.

Pour désolidariser les canons de la bascule on procède de la même manière que pour l’ouverture des canons mais en tirant la petit clé, situé au-dessus de la grande, vers la gauche, l’ensemble forme alors un « T ».

L’ouverture de cette petite clé permet d’ôter les canons de la bascule.

Caractéristiques techniques : 

  • Poids de l’arme : 2855 grammes
  • Longueur totale : 1155 mm
  • Longueur des canons: 745 mm damassé
  • Calibre : 16/60 lisse.
  • Longueur de la première détente à la plaque de couche : 370 mm

  • Platines à deux paliers en arrière entaillées dans le bois de la crosse.
  • Crosse en bois clair, dite « à l’anglaise ».
  • Bascule à « T », système Lefaucheux.
  • Pontet à volute.

Marquages et poinçons

De multiples poinçons et marquages sont présents sur l’arme, dont j’ignore, pour certains, la signification:

  • Sur la bascule sous le grande clé : « 1952 » qui est le numéro d’assemblage canon / bascule.
  • Sur la dessus de la bascule : le Perron belge et la lettre « M » couronnée.
  • Sur l’axe central de la grande clé un « D »
  • Intérieure de la platine gauche; un « B » couronné.

  • Intérieure des deux platines, sur la face interne des chiens « 487 A »
  • Sur la bande du dessus du canon : « E. Lefaucheux 32 rue N.D des Victoires Paris »

  • Sur le dessous du canon, sur la partie centrale: « LF  622»
  • Sur le canon gauche : le « M » couronné, le perron, le « EL » entrelacé et le poinçon du banc d’épreuve « ELG ».
  • Sur le canon droit : 17.2, ce qui correspondrait à un calibre 16.

  • Sur la bande centrale du dessous : « ADF » suivie de « 1952 » et de « 15967 cc ».

  • Des gravures de lianes sur les platines et la bascule.

® et © Lefaucheux Avril 2018.

Le fusil Robert

Le fusil Robert :

Introduction :

Joseph Robert est contemporain à Casimir Lefaucheux.

Inventeur, Joseph-Alexandre ROBERT est né à Tusson (16) le 12 janvier 1807.

Il était le fils de Jean ROBERT (agriculteur) et Françoise CHILLAUX, propriétaires à Tusson.

Vers 1830 il est à Paris comme étudiant en chirurgie dentaire, domaine qu’il va très vite abandonner pour se lancer dans l’arquebuserie.

Arquebusiers à Paris (1829-1840) au, 17 rue du Faubourg Montmartre et dont les ateliers sont situé au 3 bis rue du Coq-Héron.

En avril 1831, il dépose un brevet pour la fabrication d’un fusil se chargeant par la culasse.

Cette invention est considérée comme « remarquable » et l’Exposition Nationale de Paris en 1834 va lui décerner la médaille d’or de première classe pour son invention.

Cette distinction n’avait jamais été accordée aux progrès des armes.

Inventeur du premier système sans chien extérieur en 1829.

Médaille d’or à l’académie de l’industrie le 12 juin 1833

Médaille d’or de 1ère classe à l’exposition nationale de 1834 à Paris pour son fusil à chargement par la culasse.

Ingénieur civil et Docteur es-sciences, Joseph-Alexandre ROBERT va orienter ses recherches dans différents domaines : l’éclairage, la dénaturation des alcools destinés à l’industrie, les pompes à incendie…

On pense qu’il a déposé 13 brevets d’invention.

Marié en première noces avec Lydie CHILLAUX (23 avril 1851 à Villejésus), il épousera après le décès de celle-ci Julie BRILLARD.

Très attaché à sa région natale, il y fera bâtir plusieurs résidences.

Ces constructions témoignent encore de la considérable fortune de l’inventeur.

Joseph-Alexandre ROBERT décédera à son domicile de Tusson le 24 janvier 1885.

Fonctionnement :

Ce fusil se compose d’un canon ouvert à sa partie postérieure et d’une culasse réunie à un levier, qu’on élève ou qu’on abaisse par le moyen d’un anneau et qui s’applique exactement sur l’orifice du canon.

Cette culasse fait corps avec deux joues qui la prolongent et tournent autour d’une forte vis ; sa partie antérieure est prolongée par une petite pièce qui est le « bandeur », dont l’extrémité appuie, par une petite roulette, sur un ressort attaché à la sous-garde, lequel est terminé par un marteau dont la partie supérieure, nommée « croissant », fait enflammer la cartouche en frappant de bas en haut le petit tube renfermant l’amorce fulminate.

Pour charger le fusil on saisit le levier par l’anneau et on le soulève, la culasse s’ouvre, découvre la chambre du canon, on y introduit la cartouche, on referme la culasse par le mouvement contraire du levier.

En ouvrent les canons la roulette compresse le grand ressort – marteau, dont l’extrémité vient se glisser sous le triangle de la détente.

Le fusil est armé, il n’y a plus qu’à tirer en pressant la détente pour libéré le grand ressort-marteau et de faire feu.

Marquages et poinçons :

  • Sur le haut de la culasse et en arc de cercle :
  • « Médaille d’or exposition de 1834 académie de l’industrie société d’encouragement » et « JAR »

  • Sur le canon en lettres d’or : « Fusil Robert Bté à Paris », précédé de plusieurs autres poinçons dont « JAR » pour « Joseph Alexandre Robert ».

  • Sous les canons : « Pincon », probablement le nom du canonnier.

  • Sur le levier de culasse des chiffres et de lettres « 6X0  20 D » dont j’ignore la signification.

Caractéristique technique :

  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur des canons : 756 mm
  • Distance 1ère détente plaque de couche : 380 mm
  • Diamètre sortie des canons : 16.2 mm

Sources :

  • Le «Qui est Qui » de Jarlier
  • La BNF – Gallica.
  • http://paysdaigre.pagesperso-orange.fr/hpa/textes/biographies/robert.htm
  • Généanet

® et © Lefaucheux Septembre 2017

Carabine-revolver de la garde égyptienne, le LF 1212 – 335

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche, le LF 1212 – 335

Introduction:

Il faut croire qu’Eugène Lefaucheux aurait bien voulu que cette arme soit acceptée comme réglementaire dans la cavalerie française.

Hélas pour lui cela n’arriva pas et à aucun moment dans les archives d’Eugène Lefaucheux je n’ai trouvé trace de cette arme, aussi bien au niveau conception qu’essais.

Sauf peut-être dans sa correspondance avec Henry Patto, son coactionnaire, entre 1855 et 1864 où on parle, vers 1856, d’une livraison de carabines à  la Maison Lepage, à la Maison Thomas ainsi qu’à un certain Général Prim.

Il n’y aura finalement que l’Egypte qui acceptera cette arme au sein de la garde personnelle de Saïd-Pacha.

Eugène Lefaucheux en aurait livrée environ 400 et non 250 comme signalée dans certaines sources.

La numérotation actuelle de ces carabines-revolvers va du LF 495 au LF 1373 et les matricules de la garde du 22 au 355.

Le revolver-carabine à 6 coups est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

Le revolver-carabine à crosse squelette fixe est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

 Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :

« Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse.

Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

  •  Cette crosse squelette métallique est fixe (par 3 vis à bois).

  • La grosse différence par rapport aux revolvers 1854, c’est que la crosse est d’une seule pièce, d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

  • Le talon de la crosse est fixé par deux vis, l’un à bois, l’autre dans le bras inférieur de la crosse.

  • L’anneau de la crosse est muni d’une chaînette reliant la crosse squelette.

  • Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.
  • Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

  • Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

  • Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

  • La crosse est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

  • La faiblesse de l’arme réside dans la fixation de la crosse squelette par 3 vis à la crosse, puisqu’il n’était pas rare qu’après avoir épuisé les 6 cartouches au tir, la carabine-revolver ne se transforme en « batte de base-ball », ou une chute malheureuse de l’arme, ce qui semble avoir été le cas du LF 1212.

Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         2165kg

Marquages et poinçons:

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

  • Sur le dessus du canon encore partiellement lisible :

« INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1212 »

  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 2N »

  • Sur la console gauche la matricule de la garde « 335 ».

Conclusion:

  • Arme bien équilibré et maniable.
  • Pièce pas fréquente puisque la fabrication ne de passe pas le 400 pièces sur un total d’environ 2400 carabines-revolvers modèle 1854.

© et ® Lefaucheux Septembre 2017

Un fusil d’Eugène Lefaucheux issu du brevet 117350 du 5 mars 1877.

Un fusil LF selon le brevet 117350 du 5 mars 1877 pour la France et le brevet 41621 du 15 mars 1877 pour la Belgique.

ag copie

Il est dans un état moyen, mais c’est incontestablement un fusil d’Eugène Lefaucheux issu du brevet 117350 du 5 mars 1877.

Fusil à percussion centrale horizontale, calibre 16.

Le fusil qui nous concerne ici est décrit comme ci-dessous, à savoir :

Extrait du brevet :

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Exposé :

Les inventions et les perfectionnements qui font l’objet de ma demande consistent dans les idées, applications et réunions suivantes :

1° Emploi d’un chien formant noix.

2° Emploi pour le départ d’une pièce en forme de mouvement de sonnette, qui agit sur l’extrémité de la gâchette, et qui sert d’intermédiaire entre la détente et la gâchette, ce qui rend le départ très doux.

3° Emploi d’un ressort à deux branches placé sur la potence de la pièce de pontet ou sous-garde, qui agit sur la volute-levier et qui fait fonctionner le verrou-armeur, en l’engageant dans le crochet du canon.

4° Simplification de la forme du verrou-armeur, qui agit directement sur la partie antérieure de la noix-chien et qui porte un tenon en queue « d’hironde », qui glisse dans une rainure ménagée dans la culasse, pour assurer un mouvement rectiligne sans aucun ballottement possible.

5° Emploi d’un ressort de gâchette placé sur l’avant de la bascule.

Ces inventions et ces dispositions ont de réels résultats industriels en ce qu’elles donnent de très grands avantages qui consistent :

1° Dans le prix de revient.

2° En ce que le mouvement du chien-noix est parfaitement rectiligne et supprime tout frottement nuisible à la bonne marche du percuteur, qui est guidé non seulement par son passage dans la bague-bouchon et par son renflement à l’avant, mais aussi par le talon qui est à l’avant de la noix, lequel glisse dans le fond de la rainure où est logée la noix-chien.

3° On voit que par les dispositions nouvelles de la gâchette et de la noix (inverses de celles employées dans mes précédents brevets), les efforts des ressorts qui déterminent la percussion agissent dans le sens où les crans de noix sont renforcés, ce qui ôte toute appréhension de bris desdits crans de noix.

Dessins :

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La figure 1 représente l’ensemble du fusil modifié avec toutes les pièces dans leur fonctionnement.

On remarque :

  • « P » le percuteur
  • « B » la bague-bouchon
  • « N » la noix-chien
  • « Tt » talon de la noix
  • « r » ressort de gâchette
  • « G » gâchette
  • « M » pièce de mouvement de sonnette agissant sur l’ergot de la gâchette.
  • « e » ergot de la gâchette
  • « V » verrou-armeur
  • « h » tenon en queue d’aronde
  • « R » ressort de fermeture.

La figure 2 représente en plan, vues de face et de profil, le verrou-armeur.

La figure 3 représente le chien-noix réuni au percuteur.

La figure 4 représente la pièce en forme de mouvement de sonnette.

Les figures 5 et 6 représentent en plan et vue de profil la gâchette.

La figure 7 représente le ressort de gâchette.

La figure 8 représente le ressort de fermeture.

Paris le 5 mars 1877

E. Lefaucheux

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Caractéristiques techniques :

  • Poids total de l’arme: 2970 grammes
  • Poids des canons : 1340 grammes
  • Poids de la crosse : 1630 grammes
  • Longueur totale de l’arme :  1155 mm
  • Longueur des canons : 755 mm
  • Distance 1ère détente – calotte de la crosse : 320 mm
  • Distance bec de crosse – calotte de la crosse : 215 mm

Canons lisses juxtaposés en damas.

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Bloc de culasse en acier poli à devant articulé.

La clé épousant la forme du pontet permet, en la poussant vers l’avant, de franchir plusieurs crans :

1e cran : fait reculer les percuteurs permettant de faire basculer les canons.

2ème cran : arme les chiens

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Crosse « à l’anglaise » et monture du devant en noyer.

Marquages et Poinçons

De l’extérieur rien n’indique que cette arme est un Lefaucheux …. , pas de poinçons ou marquage.

Il faut démonter les canons pour apercevoir les  premiers marquages :

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17.2 = calibre de l’arme à savoir calibre 16/65.

Un EL entrelacé = acceptation provisoire de Liège, ce que renvoi la confection de canon vers la Belgique.

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Un numéro « 270 » qui semble être le numéro d’assemblage et les lettres « CHO » suivi d’une « croix » dont j’ignore la signification.

Ce n’est qu’en démontant intégralement le bloc culasse de la crosse qu’on arrive à observer les marquages  d’Eugène Lefaucheux.

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  • Sur la phase intérieure de la sous-garde : « Lefaucheux s.g.d.g. Paris »
  • Sur la charnière de la bascule « 270 ».

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  • Des deux côtés de la bascule : « Lefaucheux Bté s.g.d.g. Paris »

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  • Sur la phase intérieure du bras de culasse : « 270 » et la « croix » déjà observé sur la bande inférieure des canons.

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Conclusion : Il est impossible pour un néophyte de reconnaître ce fusil en tant que arme conçu par Eugène Lefaucheux.

® et © Lefaucheux juin 2016

Le LF 185, fusil de chasse issu du brevet de 1877.

Un fusil d’Eugène Lefaucheux, le LF 185.

Un juxtaposé à brisure à percussion rectiligne, et armement à l’ouverture par levier sous pontet.

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Le fusil LF 185,  qui fait l’objet de cette article est issue du  brevet 117350 de 1877 et peut être considéré comme l’aboutissement d’une réflexion.

brevet 117350 du 5 mars 1877 dessin_modifié-1 copie

dessin détail brevet 117350 - modif_modifié-1 copie

Mode de fonctionnement :

Les deux pièces maîtresses de l’arme sont finalement le « levier » sur le devant du pontet et le « verrou-armeur ».

Sans eux, le fusil est inutilisable puisqu’il n’y a pas d’ouverture et ni de basculement des canons possible.

Le « levier » est muni à l’extrémité d’un ergot qui s’emboîte dans le « verrou-armeur ».

Le « verrou-armeur » a une forme en « T » avec une ouverture en son milieu.

Le pied du « T » s’engage dans le crochet de fermeture des canons.

Les bras du « T » poussent sur le « talon de la noix »

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L’ensemble de la manœuvre sur le levier se fait en 3 étapes, à savoir ;

  • En poussant très légèrement le levier vers l’avant, les pointes des percuteurs se rétractent au « cran de sécurité » et permettent, en poussant le premier plus en avant le basculement des canons.
  • Le mouvement de basculement actionne aussi l’extracteur de douilles.
  • En poussant plus loin le « levier », celui-ci pousse les bras du « verrou-armeur » vers l’arrière tout en exerçant une pression sur le « talon de la noix » portant à l’armé les percuteurs.

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La gâchette (en forme d’un « L ») s’engage dans les « crans » à la base du « talon de la noix » et maintient le percuteur sur le cran de sécurité  et à l’armé.

Après avoir effectué le chargement d’une cartouche, on referme l’arme d’un coup sec, remettant la base du « verrou-armeur » dans le crochet de fermeture des canons.

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Les détentes, en forme de croissant, dont la pointe vient se placer juste au-dessus de l’ergot de la gâchette.

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En exerçant une pression sur la détente, pour faire feu, cette pointe vient pousser la gâchette vers le bas, libérant le ressort compressé du percuteur.

Caractéristiques techniques :

  • Poids du fusil : 2945 grammes
  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur du canon : 748 mm
  • Type de canon : juxtaposé en acier damas.
  • Longueur de la crosse (détente-couche): 355 mm

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  • Type de crosse : Anglaise.
  • Type de percussion : Centrale, horizontale.
  • Longueur du logement du percuteur : 58 mm
  • Calibre: 16 / 65
  • Ouverture et armement : Automatique par une clé avant le pontet.
  • Démontage des canons : par bouton pression sur le devant (brevet 1876)
  • Type de poudre : poudre noir uniquement.

Marquages et poinçons :

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 124 », c’est très probablement son numéro d’assemblage.

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D’autre part, à l’intérieur de l’ensemble bloc culasse, un numéro « 118 » dont j’ignore la signification.

Sur la bascule de l’arme, le numéro « 298 ».

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Sur les deux côtés de la bascule, cachée par le bois de la crosse : « E. Lefaucheux Bté SGDG Paris », ceci n’est donc visible que lors d’un démontage complet de l’arme.

Sur le dessus du canon « E. Lefaucheux à Paris »

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Sur le dessous du canon, plusieurs marquages  sont visibles dont le numéro de série de l’arme : « LF 185 » surmonté d’un pistolet à brisure, un « 17.2 » qui correspond au calibre 16, et sur la bande, les chiffres « 118 »  et « 298 ».

Encore partiellement visible un « EL » entrelacé ce qui prouve que les canons sont de provenance belge.

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Entre les deux percuteurs en ovale : « E. Lefaucheux à Paris ».

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© et ® Lefaucheux Juin 2016

La Carabine-Revolver Égyptienne, le LF 1303 (transformée)

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche

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Le revolver-carabine décrite ici est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

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Le revolver-carabine à crosse squelette ou fusil avec canon long, figure en place de choix et est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » (en raison de l’adoption par l’Egypte d’un nombre limité de ces modèles), dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

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Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :                                                                                                                            « Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse. Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

Cette crosse squelette métallique peut être fixe (par 3 vis à bois) comme pour les égyptiennes, ou amovible pour les versions civiles.

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Les versions amovibles sont elles aussi multiples.

Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.

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Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

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Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

La crosse est d’une seule pièce (plus « bossue » que sur les versions revolver), d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

Elle est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

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Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42 mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         1950 grammes

Marquages et poinçons.

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

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  • Sur le dessus du canon « INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

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  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1303 »
  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 99 O »

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  • La curiosité réside dans le numéro « 254 » qu’on retrouve sur la console gauche.

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« Dans la Gazette des Armes, numéro 406, Henri Vuillemin nous montre un même type de revolver-carabine aux numéros LF 1355 et 255  version civile en coffret avec crosse métallique».

© et ® Lefaucheux  juin 2016

Fusil de chasse signé Eugène Lefaucheux, le LF 770

Description du fusil le LF 770, signé Eugène Lefaucheux.

Introduction et datation :

Ce fusil de chasse en calibre 12 à broche est pour le moment inclassable dans les séries que j’avais déterminées dans le livre : « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux ».

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A cet effet j’avais créé un groupe « Production des fusils exclusivement », page 23, un sorte de fourre-tout ….. Et je range, pour le moment, ce fusil dans cette catégorie

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C’est d’ailleurs un fusil de chasse « ordinaire » dont les brevets sont depuis longtemps dans le domaine public.

La fabrication de l’arme est belge comme le banc d’épreuve le confirme, le « ELG » dans son ovale nous indique que l’arme est d’avant juillet 1893.

La lettre « T » surmonté d’une étoile, poinçon du contrôleur, nous indique que l’arme est d’après janvier 1877.

Rajoutons à cela le fait qu’Eugène Lefaucheux vend ses installations, à « Chevalier et Dru » le 15 novembre 1881.

Avec les constations ci-dessus nous pouvons donc dire :

  • Que ce fusil a été fabriqué en Belgique entre janvier 1877 et le 15 novembre 1881.
  • Que l’arme a été commercialisée par Eugène Lefaucheux au, 32 rue Notre Dame des Victoires.

Fonctionnement :

Le fonctionnement de ce fusil est semblable à tous les autres armes du même genre :

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Pour ouvrir les canons  il faut mettre les chiens au premier cran et tirer la grande clé vers la droite pour faire basculer les canons vers l’avant afin de pouvoir introduire les 2 cartouches à broche, pour les extraire on procède de la même manière.

Une fois les cartouches mise en place, on ferme les canons, on remet la clé en place sous les canons et on tire les chiens à l’armer, c’est à dire au deuxième cran.

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En appuyant sur les détentes vous pouvez faire feu.

Pour désolidariser les canons de la bascule on procède de la même manière que pour l’ouverture des canons mais en tirant la petit clé, situé au-dessus de la grande, vers la gauche, l’ensemble forme alors un « T ».

L’ouverture de cette petite clé permet d’ôter les canons de la bascule.

Caractéristiques techniques :  

Poids de l’arme : 3005 grammes

Longueur totale : 1160 mm

Longueur des canons: 753 mm damassé

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Calibre : 12 /65

Longueur de la première détente à la plaque de couche : 355 mm

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Platines à deux paliers en arrière entaillées dans le bois de la crosse.

Crosse en noyer dite « à l’anglaise ».

Bascule à « T », système Lefaucheux.

Fermeture Lefaucheux à 2 clés.

Pontet à volute.

Marquages et poinçons

De multiples poinçons et marquages sont présents sur l’arme, mais dont j’ignore pour certains la signification :

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  • Sur la bascule sous le grande clé : « 4459 ».

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  • Sur la dessus de la bascule : le Perron belge et la lettre « M » couronnée.

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  • Intérieure de la platine droite: « LP » et non « LB » provoquée par une double frappe.

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  • Intérieure de la platine gauche : « LP »

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  • Sur la bande du dessus du canon : « E. Lefaucheux. Paris »

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  • Sur le dessous du canon, sur la partie centrale: « LF 770 » avec juste à côté « DP »

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  • Sur le canon gauche : le « M » couronné, le perron, le « EL » entrelacé, le poinçon du banc d’épreuve « ELG » dans un ovale et la lettre « T » étoilée.
  • Sur le canon droit : 18.2, ce qui correspondrait à un calibre 12.

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  • Sur la bande centrale du dessous : « JHJ » suivie de « 4459 ».

© et ® Lefaucheux mai 2016