Revolver Michallon en 12 mm à broche.

Revolver Michallon à broche en 12 mm

A

Jean Michallon est né en 1814 à Lafouillouse (Loire) d’André Michalon et de Marguerite Dorel (sur l’acte de décès le patronyme de Jean est signalé avec 2 « LL » alors que celui de son père ne comprend qu’un seul « L »).

Il aurait été arquebusier à Verdun vers 1830 (Selon moi: probablement plus tardivement puisque le brevet de Verdun date de 1844) , arrivé à Paris vers 1840 en ayant fait une halte entre deux à Saint-Etienne. (Selon le « Qui est Qui de Jarlier ; ce qui semble « sujet à caution en ce qui concerne Paris et la halte à St-Etienne» puisqu’il est né et mort à St-Etienne. Seul son brevet de 1844 est enregistré à Paris en 1845)

Source: INPI : Le 19 octobre 1844, il dépose à Verdun -Meuse un brevet pour une batterie de fusil, carabine ou pistolet dite à percussion intérieure. Sur le brevet il est signalé comme: Jean Michalon (avec 1 L) étant armurier au 7ème régiment de Lanciers basé à Verdun.

H I

Acte de décès de Jean Michallon à St-Etienne: source « Etat Civil ».

Il décède le 20 Mai 1871 à l’âge de 57 ans à St Etienne au 4, rue Grande du Marché.

Il n’a pas de descendance puisqu’il est signalé comme « Célibataire » sur l’acte de décès.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier :

Jean Michallon dépose plusieurs brevets :

  • pour un système à percussion par-dessous
  • pour un revolver de transition à broche reprenant le système à coffre.
  • pour batterie de fusil ou pistolet.

Plusieurs adresses connues :

  • 29 Place Royale à St-Etienne 1847. (source: INPI)
  • 23 Rue ValBenoîte à St-Etienne 1861. (sources: Jarlier et INPI)
  • 1 Rue de Lodi 1864. (source: Jarlier)
  • 4 Petite rue Saint Jean 1868. (source: Jarlier et INPI)
  • 4 Rue Grande de Marché, déjà en 1867 jusqu’en 1871 (source : INPI et La BNF)

Jean Michallon conçoit des armes à coffre et percussion dont il utilise le concept pour réaliser ce 12 mm à broche, cette arme existe aussi en 7 mm.

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Ce revolver décrit ci-dessous est un « second modèle » puisque nous retrouvons une liaison entre le canon et le pontet pour consolider l’ensemble (sur le premier modèle, la liaison est absente rendant l’arme fragile).

C

Le chargement du barillet se fait du côté gauche, contrairement à la plupart des revolvers à broche de cette époque.

En armant légèrement le chien, le barillet tourne librement, permettant le chargement par une simple ouverture sans portière.

Une fois le barillet chargé, le chien armé par Simple Action, la position de l’ouverture est à cheval entre deux orifices empêchant les munitions de sortir.

Lors de l’armement du chien, le barillet tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre …. Là aussi, contrairement aux armes de cette époque.

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Le chien surdimensionné s’agrémente d’un trou en son milieu pour pouvoir prendre la visée.

La crosse est en bois d’une seule pièce, type renaissance, munie d’une baguette d’éjection avec anneau, vissée dans la calotte.

Très peu de marquages visibles sur cette arme, sur la bride de crosse, à la base du chien :

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« MICHALLON BREVETE »

  • Nature : Arme Civile à calibre réglementaire
  • Poids actuel : 750 grammes
  • Longueur totale : 310 mm
  • Longueur du canon : 168 mm
  • Finition : Poli-blanc
  • Barillet : 6 coups à broche calibre 12 mm
  • Mécanisme : Simple Action uniquement

B

Sources :

  • « Les Revolvers Militaires Français d’Henri Vuillemin page 53. »
  • « Qui est Qui de l’arme en France par Pierre Jarlier, Tome 1 page 286 »
  • « Pistolets et Revolvers de poche au 19e siècle par Dimitri Singer page 98».
  • Archives d’Etat Civil de St Etienne.
  • Archives de La BNF.
  • Archives de l’INPI

® et © Lefaucheux Août 2016

Fabrication d’un coffret en images.

J’avais acheté cette boîte, il y a plusieurs années, à la bourse aux armes de Rungis.

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Octobre 2010 exactement, parce que la forme initiale permettait d’y encastrer un revolver Lefaucheux, modèle Italien sans baguette.

Sympa, mais travail effectué comme un cochon par l’ancien propriétaire de cette boîte.

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Aujourd’hui, samedi 17 août 2013, j’ai décidé qu’il lui fallait un petit « lifting ».

J’ai commandé de la feutrine  chez : http://www.feutrine-express.fr

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3 coupons de 45 x 50 cm autocollante, rouge bordeaux 0128 ; prix d’achat 6 €.

Dans un premier temps : démontage complet et suppression du fond horrible.

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Nettoyage et cirage de l’ensemble, la boîte a déjà un autre visage

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Garnissage du couvercle :

  • Scie sauteuse
  • Tournevis
  • Filtre de hotte aspirante noir.
  • Scotch double face.
  • Feutrine.
  • Super glue.
  • Cutter.
  • Ciseaux.
  • Règle.
  • Crayon

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Et le tour est joué.

© et ® Lefaucheux, mai 2016

 

Canne-Fusil 14 mm

Description de la canne – fusil à broche 14mm

A première vue cette canne ne se différencie pas des autres.

C’est en fait une « arme cachée » dissimulant à l’intérieur un fusil à broche 14 mm.

Objet d’usage très courant à une époque où l’on marchait beaucoup.

Le mécanisme de mise à feu est dissimulé dans le pommeau de la canne.

Le chien plat encastré et la détente pliante sont bien dissimulés, à peu près « invisibles » au repos.

A l’instar des cannes –épées pouvant servir aisément d’arme de défense, la canne – fusil est plus communément associée à une arme de braconnier.

Il est vrai que le chargement de l’arme demande plusieurs manœuvres pour être opérationnel.

  • Il faut retirer le bouchon de fermeture du canon, qui fait aussi office de « tire-cartouche ».
  • Après un déverrouillage à l’arrière du pommeau, le mécanisme glisse, ouvrant la culasse, permettent d’introduction de la cartouche.
  • Avec le crochet du bouchon, on arme le chien, qui libère en même temps la détente.
  • Fermeture de la culasse et verrouillage.

Ce n’est qu’après cela, que la mise à feu peut s’opérer.

Malgré l’utilisation d’une crosse d’épaulement amovible, qui se visse sur le pommeau, la visée reste très approximative.

La puissance est aussi réduite car le calibre 14 mm ne la rend guère apte qu’au tir de petit gibier.

Cette canne connaîtra un grand succès comme arme de « Braconnage Bourgeois ».

Caractéristiques :

Canon en acier noir, intérieur lisse, calibre 14 mm à broche.

Longueur totale : 1190 mm, avec crosse d’épaulement et bouchon de fermeture.

Longueur canne : 890 mm avec bouchon.

Longueur crosse : 300 mm

Poids complet : 1010 grammes

Poids canne : 840 grammes

Poignée en bois d’origine.

Marquages et Poinçons :

Le canon, la carcasse ainsi que le bloc système / culasse comportent le numéro 39.

Poinçon de St Etienne, partiellement lisible, d’Avril 1879 à Août 1885, juste derrière la détente escamotable.

Sur le côté gauche du bloc culasse le nom de l’armurier:

« J. RUCHON St ETIENNE»

« J.  ROUCHON St ETIENNE»

® et © Lefaucheux, mai 2016