Les fusils Dragon transformés en Tabatière par Eugène Lefaucheux

ARTICLE EN CONSTRUCTION

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Archives de l’Artillerie

4 F 18

10695 (26)

Provenant du Cabinet de l’Empereur

Napoléon III et envoyé aux Archives

par Pon. M. Me . 23 octobre 1874.

1868 – 2 Janvier.

Compte rendu des opérations exécutées à la date du 31 décembre 1867 pour le réarmement des troupes

Fabrication du fusil modèle 1866

Châtellerault a reçu en outre, une commande de 50.000 sabres-baïonnette destiné à paré d’abord à l’insuffisance de la production des autres manufactures et à fournir ensuite l’armement des tambours et musiciens.

Sur cette commande de 50.000 sabres- baïonnette 12.676 sont terminés et 20.000 ont été fournis comme avances aux manufactures de St. Etienne, Mützig, Tulle et Placensia.

La fabrication du fusil 1866 est aujourd’hui régularisée dans les manufactures Impériales sur le pied de 1100 fusils en moyenne par jour.

Elle atteindra prochainement 1200, soit 30.000 fusils par mois de 25 jours de travail.

D’après cela, les quatre manufactures impériales auront terminé, sauf empêchement de force majeur, les 416.000 fusils qu’il leur reste à faire en quatorze mois, c’est à dire vers le 1er Mars 1869.

La fabrication dans les manufactures étrangères travaillant pour le compte de la société Caben-Lyon, n’est pas assez avancée, pour qu’il soit possible de tirer aucune conséquence de sa marche.

Ces manufactures devaient livrer ensemble 25.000 fusils au 31 décembre 1867.

Elle n’en ont produit de 5.189.

Le terme extrême du marché de la société Caben-Lyon étant fixé au 1er octobre 1868, cette société doit dés à présent livrer au moins 10.000 fusils par mois pour remplir les obligations qu’elle a contracter.

Transformation des Anciennes Armes.

Ainsi, sur un total de 358.500 armes livrées à la transformation, il n’en est rentré transformées que 41.716 entre les mains de l’Artillerie.

Le dernier délai accordé aux industriels chargés de transformer les fusils d’infanterie et les carabines de chasseurs étant fixé au 1er Juillet prochain, ils doivent pour se libérer, fournir ensemble à l’avenir au moins 46.000 armes par mois, ce qui paraît impossible.

En résumé, il existe au 31 décembre 1867, 160.604 armes se chargeant par la culasse, savoir :

Il a été fabriqué en 1867 dans les établissements de l’Artillerie 41 million de cartouches à balles pour fusil modèle 1866.

Au 31 décembre il en reste 34 million en magasin.

Les mesures sont prises pour en fabriquer 50 million d’ici au 1er Juillet 1868.

Mr Gévelot chargé de fabriquer 100 million de cartouches pour armes transformées en a livré 3 million au 31 décembre 1867.

Paris 2 Janvier 1868.

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Une lettre du Ministre trouvé dans les archives d’Eugène ……………

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Et des annotations trouvé dans les archives de Gérard Lautissier

Notes Lautissier

  • Fin 1867, Eugène Lefaucheux passe un marché avec l’armée pour la transformation a tabatière ( fusil 1867) de 40.000 fusil de dragons.
  • Le 31 décembre 1867 aucun fusil n’a été livré, la transformation débute en Janvier 1868.
  • Les contrôleurs de réception ont été nommés dans les ateliers Lefaucheux de Janvier à Décembre 1868.
  • Le 20 avril 1868, 24 fusils sont envoyés à l’examen de la commission de tir de Vincennes.
  • Rapport sur 24 fusils de dragons transformés dans les ateliers de Mr Lefaucheux et envoyés a l’examen de la commission permanente de tir de Vincennes.

Ex : Du point de vue de la percussion et du retrait des tubes après le tir.

« Les armes transformées chez Mr Lefaucheux ont été faites avec soins, elles ont un aspect satisfaisant, les matériaux employées paraissent de très bonnes qualité, mais comme dans toute fabrication a son début, ces armes présentent quelques imperfections auxquelles il est d’ailleurs facile de remédier et qu’il suffira de signaler à Mr Lefaucheux pour le voir disparaître dans la fabrication ultérieure.

  • Feuillure trop profonde, la cartouche avance à percussion, ou s’emboutit au recul.
  • Percussion trop haute, « le percuteur vient rencontrer l’alvéole porte-capsule ».
  • Ajustage trop serré du tir cartouche.

Recommandation à Mr Lefaucheux sur quelques détails :

  • Canons : chambres bien faites, bien polis, les canons n’ont pas été abîmées par le travail de fraisage de cette chambre, mais on a quelque fois oublié de remplacer par un arrondi l’angle de raccordement de la feuillure et de la chambre.
  • Percuteurs :
  • Tombée du chien :
  • Boîte de culasse :
  • Culasse mobile : s’encastre généralement bien dans la boîte de culasse et vient bien s’appliquer contre la tranche de la chambre, sauf toute fois pour 2 armes.
  • Chanfrein :  destiné à pousser la cartouche en place n’est pas assez prononcé et pousse trop loin.
  • Vis :
  • Broche :
  • Visse a bois généralement très bonne, le bois affleure bien le métal.
  • Hausses :
  • Baguettes :
  • Ressorts :
  • Suppression des arêtes vives (talon de culasse)

« Que Mr Lefaucheux y remédie, et il n’y a pas de doute qu’il ne puisse le faire très facilement aux quelques imperfections signalées dans ce rapport , et les armes qu’il livrera, employées avec de bonnes cartouches, feront un très bon service entre les mains des troupes »

Vincennes le 20 avril 1868

Capitaine d’Artillerie . »

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Et dans un article de l’époque, dont je ne retrouve plus trace (il faudra que je le retrouve ) ou il était écrit qu’a partir de la mi-1868 plus de 300 armes transformées sortait quotidiennement des ateliers de Lefaucheux ….

 

Le plus petit Lefaucheux du monde

Le plus petit Lefaucheux au monde.

Ce que vous voyez la, est probablement une pièce exceptionnelle, rare et unique.

C’est un revolver Lefaucheux tirant du 2 mm à broche.

Cette arme doit être considérée comme un objet-bijou, elle a été fabriquée sur une base de fameux 7 mm en double action uniquement.

Les plaquettes de la crosse sont en plaqué or, carcasse et barillet en argent.

L’ensemble de l’objet-bijou est ciselé des feuilles, des fleurs et de torsades.

Le barillet  comporte 6 coups à broche d’un calibre de 2 mm.

Le mécanisme est en « Double Action » ou en « Feu Continu », conforme à celui du classique 7 mm,  fonctionnelle et en état de marche.

Le chien sans crête et la portière de chargement s’ouvrant vers le haut.

La détente repliable.

@ et ® Lefaucheux, octobre 2017

Le fusil Robert

Le fusil Robert :

Introduction :

Joseph Robert est contemporain à Casimir Lefaucheux.

Inventeur, Joseph-Alexandre ROBERT est né à Tusson (16) le 12 janvier 1807.

Il était le fils de Jean ROBERT (agriculteur) et Françoise CHILLAUX, propriétaires à Tusson.

Vers 1830 il est à Paris comme étudiant en chirurgie dentaire, domaine qu’il va très vite abandonner pour se lancer dans l’arquebuserie.

Arquebusiers à Paris (1829-1840) au, 17 rue du Faubourg Montmartre et dont les ateliers sont situé au 3 bis rue du Coq-Héron.

En avril 1831, il dépose un brevet pour la fabrication d’un fusil se chargeant par la culasse.

Cette invention est considérée comme « remarquable » et l’Exposition Nationale de Paris en 1834 va lui décerner la médaille d’or de première classe pour son invention.

Cette distinction n’avait jamais été accordée aux progrès des armes.

Inventeur du premier système sans chien extérieur en 1829.

Médaille d’or à l’académie de l’industrie le 12 juin 1833

Médaille d’or de 1ère classe à l’exposition nationale de 1834 à Paris pour son fusil à chargement par la culasse.

Ingénieur civil et Docteur es-sciences, Joseph-Alexandre ROBERT va orienter ses recherches dans différents domaines : l’éclairage, la dénaturation des alcools destinés à l’industrie, les pompes à incendie…

On pense qu’il a déposé 13 brevets d’invention.

Marié en première noces avec Lydie CHILLAUX (23 avril 1851 à Villejésus), il épousera après le décès de celle-ci Julie BRILLARD.

Très attaché à sa région natale, il y fera bâtir plusieurs résidences.

Ces constructions témoignent encore de la considérable fortune de l’inventeur.

Joseph-Alexandre ROBERT décédera à son domicile de Tusson le 24 janvier 1885.

Fonctionnement :

Ce fusil se compose d’un canon ouvert à sa partie postérieure et d’une culasse réunie à un levier, qu’on élève ou qu’on abaisse par le moyen d’un anneau et qui s’applique exactement sur l’orifice du canon.

Cette culasse fait corps avec deux joues qui la prolongent et tournent autour d’une forte vis ; sa partie antérieure est prolongée par une petite pièce qui est le « bandeur », dont l’extrémité appuie, par une petite roulette, sur un ressort attaché à la sous-garde, lequel est terminé par un marteau dont la partie supérieure, nommée « croissant », fait enflammer la cartouche en frappant de bas en haut le petit tube renfermant l’amorce fulminate.

Pour charger le fusil on saisit le levier par l’anneau et on le soulève, la culasse s’ouvre, découvre la chambre du canon, on y introduit la cartouche, on referme la culasse par le mouvement contraire du levier.

En ouvrent les canons la roulette compresse le grand ressort – marteau, dont l’extrémité vient se glisser sous le triangle de la détente.

Le fusil est armé, il n’y a plus qu’à tirer en pressant la détente pour libéré le grand ressort-marteau et de faire feu.

Marquages et poinçons :

  • Sur le haut de la culasse et en arc de cercle :
  • « Médaille d’or exposition de 1834 académie de l’industrie société d’encouragement » et « JAR »

  • Sur le canon en lettres d’or : « Fusil Robert Bté à Paris », précédé de plusieurs autres poinçons dont « JAR » pour « Joseph Alexandre Robert ».

  • Sous les canons : « Pincon », probablement le nom du canonnier.

  • Sur le levier de culasse des chiffres et de lettres « 6X0  20 D » dont j’ignore la signification.

Caractéristique technique :

  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur des canons : 756 mm
  • Distance 1ère détente plaque de couche : 380 mm
  • Diamètre sortie des canons : 16.2 mm

Sources :

  • Le «Qui est Qui » de Jarlier
  • La BNF – Gallica.
  • http://paysdaigre.pagesperso-orange.fr/hpa/textes/biographies/robert.htm
  • Généanet

® et © Lefaucheux Septembre 2017

Revolver signé Herman-Ledoux

Revolver 7 mm signé par Joseph Herman-Ledoux selon le brevet de Godefroie Marck.

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Joseph Herman-Ledoux est armurier à Liège et ses environs. Il y dépose trois brevets.

Brevets : 18990 du 10 janvier 1866, le 19042 du 20 janvier 1866 et le 20465 du 19 novembre 1866 dont nous retrouvons les dessins ci-dessous.

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« Brevet du 10 janvier 1866 »

n

« Brevet du 20 janvier 1866 »

Le dessin de brevet qui nous concerne dans cette présentation est celui du 19 novembre 1866.

o

« Brevet du 19 novembre 1866 »

En 1866 il est installé à Liège, en 1867 à Herstal et ensuite à Chénée, 70 rue de l’église.

Le 22 juillet 1867 et le 15 janvier 1868, Joseph Herman Ledoux cède à Godefroie Marck ses brevets par acte notarial.

Revolver à broche à cadre fermé vissé sur le dessus de la culasse.

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De fabrication Liégeoise, le poinçon du banc d’épreuve de la ville est présent, ELG dans un ovale sur le barillet (1846-1893) ainsi que la lettre N couronnée (1853-1877), qui appartient au contrôleur.

Avec le rachat des brevets de Marck par Herman – Ledoux en 1867 et en 1868 nous pouvons donc situer la fabrication de ce revolver entre 1867 et 1877.

N qui semble se retrouver sur le tonnerre côté gauche.

Mécanisme en simple et double action.

Détente repliable, crosse en forme de goutte d’eau avec un anneau.

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Un levier d’ouverture se trouve sur le côté gauche du tonnerre, formant un arc de cercle et retenu, de l’intérieur du tonnerre par une vis et du côté droit par un petit ressort, qui glissé dans le pied de ce levier est maintenue par une vis.  L’ensemble donne une certaine « souplesse » au levier.

c

En poussant ce levier du côté gauche du tonnerre légèrement vers le haut il se libère de l’encoche du cadre et de l’axe central, permettant au  canon de basculer vers le bas, dégageant le barillet, pour le rechargement.

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De ce fait, il n’y donc pas de portière dans la culasse.

g

Tonnerre imposant de par sa hauteur, enfermant le système de verrouillage.

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Sur le côté gauche, sous le levier et devant l’éjecteur il y avait plusieurs mots formant la marque de l’inventeur, aujourd’hui presque illisibles, sur 3 lignes, quelques lettres sont néanmoins partiellement identifiables.

l

Très probablement l’écriture est :

«G.Marck Breveté  Herstal»

h

La baguette d’éjection fixe, vissée sur le tonnerre gauche, type SW permettant de dégager les douilles du barillet.

k

Sur le côté droit du tonnerre«  JHL »  les initiales du fabricant :

« Joseph Herman Ledoux »

et « 39 » juste sous ses lettres est éventuellement un numéro de série.

Sous les plaquettes sur un des montants de la carcasse de la crosse, les lettres « D.L. » , qui sont très probablement les initiales d’un sous-traitant ou ajusteur de l’arme.

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Barillet, cadre, haut du tonnerre, bâti et crosse finement gravés.

  • Poids actuel :              436 grammes
  • Longueur totale :        210 mm
  • Longueur canon :       110 mm avec tonnerre
    • Diamètre :               13 mm
    • Tonnerre :               20 mm
  • Barillet :                       6 coups, 7 mm
    • Longueur :             26 mm
    • Diamètre :             31 mm

b

Sources :

  • Texte composé: suivant l’observation et la mesure de l’objet par l’auteur.
  • Complété avec les renseignements fournis par GG de Littlegun et par Max D.
  • Photos de l’Auteur.
  • Dessins des brevets : Max D.

UN GRAND MERCI A EUX 

® et © Lefaucheux, octobre 2016

Un modèle 1854 signé par les frères « Orbea Hermanos Eibar »

Un Lefaucheux Modèle 54 Espagnol signé par Orbea Hermanos.

L’Espagne à été le premier pays à suivre l’exemple de la marine Française.

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Par ordonnance Royale du 30 Avril 1858, un revolver type Lefaucheux 54 est déclaré réglementaire pour les officiers en remplacement du revolver « Beaumont Adams ».

Presque uniquement fabriqués à la « Manufacture Nationale de Turbia » ou par « Orbea Hermanos » à Eibar, aucun ne porte le poinçon « Lefaucheux » qui doit quand même percevoir une redevance.

Puisque dans plusieurs échanges de courriers entre son collaborateur-coactionnaire, Henry Fernandez-Patto, et Eugène Lefaucheux il sera question de l’Espagne, de rencontre entre lui et des officiers, et des réceptions de caisses envoyé à Bayonne contenant des armes.

Un « modèle 1854 » d’origine espagnole n’est, très souvent, que reconnaissable, d’un « 1854 Lefaucheux », par sa finition et ses marquages, pour le reste les deux armes sont entièrement identique.

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Le modèle ici présenté est marqué sur le dessus du canon « Orbea Hermanos Eibar » et sur le tonnerre droit sont numéro de série : 11949.

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Sur le barillet et à intérieure de la carcasse on trouve un numéro identique : 449

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Sur l’embase droite un « O » couronné et sur le pourtour, face interne, de la portère un « C ».

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  • Poids actuel : 994 grammes
  • Longueur totale : 294 mm
  • Longueur du canon : 162 mm avec un tonnerre de 34 mm
  • Barillet : 6 coups 12 mm à broche.
  • Diamètre du barillet: 43 mm
  • Longueur du barillet : 34 mm
  • Pontet avec repose doigt
  • Calotte en forme de diamant avec un anneau
  • Plaquette en noyer avec une inclinaison prononcée.

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© et ®  Lefaucheux, septembre 2016.

Revolver 1854 Escoffier en 7 mm

Revolver de Félix Escoffier en 7 mm.

Escoffier Mathieu Félix est Arquebusier et fourbisseur à Saint Etienne où il détient un atelier de fabrication d’armes de chasse et civiles de 1847 à 1878.

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Conjointement, entrepreneur à la Manufacture de 1852 à 1874. Il avait la charge de coordonner la production d’éléments d’armes pour la manufacture chez les armuriers civils de la région de St Etienne ainsi que  la production de certaines autres pièces au sein même de la manufacture et d’en faire réaliser l’assemblage final en manufacture des armes destinées à l’armée.

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Ce revolver 7 mm à broche, signé « F. Escoffier Entrepreneur » à été conçu selon le système Javelle, est une réduction du revolver Lefaucheux 12 mm modèle 58, fabriqué dans les ateliers de Saint Etienne, pour le compte de l’armée.

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Seul le pontet n’est pas entièrement conforme, cela pour laisser la place pour le mécanisme « Triple Action » de Javelle.

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Marquages et Poinçons :

L’arme ne comporte que peu de poinçons et de marquages :

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  • Du côté gauche sous le tonnerre : « F. Escoffier Entrepr. »
  • Au devant du barillet un 3

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  • Sur le barillet le poinçon de St Etienne, a savoir : 2 palmes croisée avec les lettres S E E et une croix correspondant à la période de 1869 à 1886
  • Dans l’excavation de la portière de chargement un S.

Caractéristiques techniques :

  • Poids actuel : 390 grammes
  • Longueur totale : 192 mm
  • Longueur du canon : 85 mm
  • Calibre : 7 mm à broche, 6 coups
  • Barillet : diam 29 mm, longueur 24.5 mm
  • Pontet : sans repose doigt.

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  • Calotte en forme de losange-diamant avec un anneau.

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® et © Lefaucheux, août 2016.

Revolver Lefaucheux 9 mm à 12 coups en coffret de luxe

Lefaucheux 9 mm à 12 coups en coffret de luxe

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Coffret de luxe avec un revolver Lefaucheux 9 mm à 12 coups, un tournevis, un goupillon et un huilier, ainsi que deux compartiments, l’un  pour le stockage de 48 balles, soit la capacité de 4 barillets pleins et un autre dont j’ignore l’usage (pour chiffon ?).

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Habillage du coffret est à la Française, à savoir que la forme de l’objet est dessinée et chacun y trouve parfaitement son emplacement. (Dimensions ext: 363 mm x 214 mm x 104 mm)
Habillage en feutrine bleu roi et cuir, probablement pas d’origine.
Les manches des outils sont tournés dans du bois d’ébène.
Longueur totale du revolver de 285 mm.

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Barillet :

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Fortement cannelé sur son pourtour et profondément ciselé de fleurs de pivoines et de feuilles et le centre du devant est plein.

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Dimensions :
– Diamètre de  55, 7 mm sur le contour, et 57,5 mm en prenant sur les picots.
– Epaisseur de 29 mm pour les chambres et 38,2 mm en incluant la roue crantée qui, avec le doigt élévateur, met en position le barillet et « l’embout » du devant.

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 Canon :
Canon à pans et ensuite rond d’un diamètre de 16 mm, d’une longueur de 165 mm, dont 35 mm pour le tonnerre.
Guidon classique en triangle surmonté d’une boule.
Baguette d’éjection avec ressort longitudinal intégré, l’ensemble est fixe au pan droit du tonnerre.
L’ensemble de l’extérieur est profondément gravé de fleurs de pivoines, feuilles, lianes et fougères.
L’intérieur comporte quatre rainures tournant de la gauche vers la droite.
Le canon se visse sur l’axe central avec une fixation au bâti original, c’est à dire ni typiquement Belge (sur le devant), ni Parisienne (sous la console) mais entre les deux, à savoir perpendiculairement sur la console pour plus de solidité.

Bâti et carcasse :
Grosse culasse pas très épaisse, débordant largement par rapport au barillet, ceci pour protéger les ergots des balles, avec portière de chargement classique.
Le bord est gravé de points.

Dimensions :

Diamètre de 64,2 mm et une épaisseur de 5,9 mm.

La descente de la crosse est en deux morceaux, le bras supérieur est tenu par deux vis au bâti et le bras inférieur se prolonge en console, maintenu par trois vis.

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Pontet arrondi sans repose doigt et la base de la crosse comportant un anneau.
L’ensemble de la carcasse de crosse, bâti et pontet sont profondément gravés de fleurs de pivoines, lianes et feuilles.

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Les plaquettes sont en bois d’ébène, en forme de goutte d’eau, profondément sculptées de lianes, de feuilles et de fleurs.

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Marquages et Poinçons:

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Numéro série sur la console gauche : 105143

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Sur le tonnerre gauche ; E. LEFAUCHEUX INVR. BREVETE, avec juste en dessous de cela, la lettre G couronnée, ce qui correspond au poinçon d’inspecteur d’avant Janvier 1877.
A la base du dessous du canon, les lettres EL couronnées, c’est le marquage d’Eugène Lefaucheux indiquant une fabrication dans ses ateliers de Liège d’avant 1867.
Selon notre analyse nous serions avec ce revolver en 1866.

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Sur le pourtour du barillet les lettres EL couronnées.

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Sur la face devant on retrouve le fameux marquage ELG dans un ovale, signifiant son passage au banc d’épreuve de Liège d’avant 1893.
Le G couronné et le nom de « ROCOUR » sans autre précision, probablement le fabricant du barillet.

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Le site de Littlegun (www.littlegun.be) dénombre 3 armuriers portant ce nom :

ROCOUR B. rue Ste Foi, 13 à Liège (BE 1864/1869)
ROCOUR DELSA B & Cie (BE 1872/1875)
ROCOUR G. de Liège vers 1863

Le début du nom sur le barillet étant effacé, il est impossible de déterminer de quel « Rocour » il est question.

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Sous les plaquettes, côté culasse gauche : HR et JD

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Côté droite un L.
Ces lettres correspondent très probablement aux finisseurs, graveurs ou ajusteurs.

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Aucune autre pièce ne comporte de marquage, poinçon ou numéro.

® et © Lefaucheux, août 2016

Revolver Meyer 12 mm à broche, anglais.

Revolver Meyers à cadre fermé, broche 12 mm.

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Guillaume Joseph Meyers , arquebusier à Cherattes, près de Liège .

Dépositaire de plusieurs brevets durant la période 1865 – 1880.

Selon certaines source, le modèle 12 mm fut adopté par l’armée Hollandaise.

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Revolver à broche à cadre fermé, en Simple et Double action, très probablement fabriqué à Liège mais destiné au marché Anglais puisque nous retrouvons sur l’ensemble des pièces extérieure le poinçon d’épreuve de Birmingham.

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Le cadre est solidaire au canon et la culasse.

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Le brevet ce trouve très probablement dans le système de fermeture, changement de barillet et la baquette d’éjection.

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Un ressort maintient l’axe central en place, la tête de l’axe est reliée par un anneau à la baguette d’éjection.

En tirant sur la tête de l’axe et en ouvrant la portière de chargement, le barillet peut être sortie de son logement, pour chargement ou déchargement ou encore pour changer de barillet.

N’ayant pas de cran de sécurité sur le chien, le démontage par l’axe me semble plus sûre.

Ouverture de la portière de chargement vers le bas

Pontet rond  et plaquettes en bois de forme ronde, finement quadrillé avec un anneau fixe.

Poinçons et Marquages:

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L’ensemble des pièces, canon, barillet et carcasse sont frappé du poinçon d’épreuve de Birmingham de 1813 à 1904,  à savoir 2 lances croisées avec au-dessus une couronne et en-dessous un V.

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Sur le tonnerre gauche : « Meyers B V E »

Sous les plaquettes : RP et un poinçon non-identifiable

Sur devant du barillet un poinçon non-identifiable similaire à celui sous les plaquettes.

Caractéristiques techniques:

  • Poids : 796 grammes
  • Longueur totale :  270 mm
  • Longueur du canon : 155 mm
  • Barillet :
  •  – diamètre 42 mm
  •  – longueur 32 mm
  •  – 6 coups à broche 12 mm

Polie blanc.

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© et ® Lefaucheux, août 2016

 

Pistolet Pirlot, juxtaposé, 12 mm.

PISTOLET PIRLOT FRERES, JUXTAPOSE A BROCHES 12 MM

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  • Poids actuel : 548 grammes
  • Longueur totale : 220 mm
  • Longueur du canon : 104 mm (sans l’épaisseur de la portière 5.5 mm)
  • Canons lisses :  juxtaposé 12 mm à broches

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Sur le coté droit juste en dessous de la fermeture de la portière un poinçon dans un ovale couronné avec les lettres P et F à l’intérieur est avec certitude, la marque de la firme PIRLOT & FRESART Rue St Gilles, 95 à Liège.

Arme fabriqué par les frères Pirlot probablement vers 1870.

Sous ce poinçon un numéro : 9740

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Sur le coté gauche AM (?)   Selon le: « Le qui est qui de l’armurerie Liégeoise » les lettres AM sont les initiales d’Antoine Maréchal, Rue St Gilles, 99 à Liège.

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Sous les canons on retrouve un U couronné qui est la contremarque du contrôleur du banc d’épreuves liégeois en usage de 1853 à 1877 et l’ovale ELG à peine visible qui est le poinçon d’acceptation valable de 1846 à 1893.

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Entre le deux canons en dessous la baguette d’éjection des douilles.

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Les canons ne basculent pas , le chargement ce fait en armant les chiens qui permet l’ouverture de la portière et donnent ainsi accès à l’arrière.

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Crosse en bois de noyer.

A l’intérieure de la crosse, sur la carcasse, d’un coté MP  et de l’autre 12 ou 19 ??

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Les marques AM et MP sur les montants de crosse sont vraisemblablement des marques de sous-traitant malheureusement non identifiés. La plupart des armes liégeoises étaient fabriquées par une multitude de petits ateliers répartis dans la large banlieue liégeoise.

La version carabine existe aussi mais est beaucoup moins fréquente.

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® et © Lefaucheux août 2016

Canon avertisseur à broche

Canon Avertisseur à broche Calibre 12

Les accidents fréquents causés par ces appareils (chargé avec des cartouches à plombs) finirent par attirer l’attention des législateurs.

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Ceux-ci, sans les prohiber absolument, les soumirent à une réglementation sévère qui les fit peu à peu abandonner au profit des simples « avertisseurs ».

C’est ainsi qu’à partir d’un peu avant 1870 se multiplièrent de nombreux modèles tirant seulement « à poudre », dont le plus populaire fut le « canon avertisseur ».

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C’était un petit canon de fonte coulée, vendu quelques francs et utilisant des cartouches de chasse calibre 16 ou 12 à broche ou à percussion centrale, chargées seulement de poudre. (ici un Calibre 12 à broche)

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La construction était simple, un bloc canon pivotant avec une fermeture assurée par deux vis sur un bloc culasse avec son chien, son ressort et une pièce de gâchette.

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Ces petits canons furent longtemps très employés pour la protection des jardins et des poulaillers contre les prédateurs à deux et à quatre pattes et même pour celle des entrepôts et des maisons, avant la vulgarisation de l’électronique ………..

Source:  « Armes insolites et systèmes » par Jean René Clergeau, édition Jacques Grancher Page 133-135.

© et ® Lefaucheux, août 2016