Une paire de pistolets de Casimir Lefaucheux, les LF 89.

Deux pistolets LF 89 de Casimir Lefaucheux selon le brevet 1371 du 2 mai 1845.

C’est le  17 décembre 1835 que Camille Auguste Jean Baptiste Napoléon Jubé de la Perelle, achète à Casimir Lefaucheux, le fonds de commerce de la rue de la Bourse, ainsi que les bénéfices résultant des brevets et traités signés avec les armuriers.

Prix d’achat est de 25.000 francs et l’entrée en jouissance est fixée au 1er janvier 1836.

La raison de cette vente reste à l’heure actuelle encore une énigme.

Casimir Lefaucheux et sa famille retourne dans son Maine natal et s’achète une maison aux Ponts-de-Gennes pour la somme de 6000 francs où il déposera plusieurs brevets dans le domaine du Cidre et l’Hippomobile.

Très probablement c’est par intermédiaire de Devisme, qui lui rachète un brevet, que Casimir Lefaucheux revient à Paris et aux inventions arquebusières.

Il se fait domicilier au 10, rue de la Bourse et rachète le fonds d’arquebusier en Mars 1845.

C’est dès le 2 mai 1845 que Casimir Lefaucheux  prend le brevet d’invention no 1371 pour un pistolet à chargement par la culasse.

C’est un système ingénieux :

Pour charger, il suffit de faire pivoter latéralement le canon sur l’axe inférieur et parallèle à ce dernier, fixé au bâti.

Le principe est simple, la fabrication facile, l’emploi fiable.

La conception et le principe de fonctionnement ressemble beaucoup au brevet Leroy du 8 septembre 1815.

Les deux pistolets LF 89  à mono coups avec canon pivotant.

Ces deux pistolets sont très différents du LF 125 issu du même brevet.

Pistolet Casimir Lefaucheux 9 mm

Les deux LF 89 (la aussi une rareté) sont d’un calibre supérieur avec un canon moins long, moins épais, s’ouvrent vers la gauche et non vers la droite comme sur le LF 125.

Dimension, marquages et poinçons :

  • Longueur totale :  170 mm
  • Poids : 212 grammes pour l’un, 216 grammes pour l’autre.
  • Longueur du canon :              76.2 mm

Canon lisse a priori chambré avec une entrée de 11.5 mm à broche et une sortie de 10.4 mm

Mécanisme. en Simple Action uniquement, avec une détente escamotable après armement du chien.

Gravure de feuilles, de fleurs et de lianes sur le chien, le bâti et le canon au burin.

Crosse en ébène de forme arrondie classique.

Sur la face supérieure du coffre le poinçon de Casimir avec le pistolet brisé suivi du numéro « LF 89 » pour les deux.

Sur le dessus du canon, en lettres gothiques « Lefaucheux Iteur. Bté. Paris ».

Sur son dessous un chiffre de « 191 » identique pour les deux.

Le brevet 1371 recevra un certain nombre d’additifs donnant naissance à la poivrière à broche.

Voir aussi le livre ;

  • « Casimir Lefaucheux Arquebusier 1802 – 1852 »
  • de Gérard Lautissier et Michel Renonciat
  • Edition du Portail
  • Page 40 et 41

 ® et © Lefaucheux juillet 2017

Carabine signée Lefaucheux en Cal 24 à broche.

Carabine Lefaucheux mono-coup, Calibre 24.

10 copie

Pas facile d’attribuer ce fusil à Casimir Lefaucheux ou à une autre personne du 37 rue Vivienne, puisque le poinçon Belge, sous le canon, le « EL » entrelacé est celui en vigueur à partir de juin 1853.

7 copie

Il est à signaler que Casimir Lefaucheux meurt en janvier 1852.

Ce fusil ne peut donc logiquement pas être attribué à Casimir, mais plus tôt à sa Veuve qui continue le travail jusqu’en 1859, ou encore à Laffiteau-Lefaucheux, mais avant 1865, puisque à partir de cette date il commence à utiliser sa marque personnel sur la bascule, après que sa femme ait reçu le 37, rue Vivienne en héritage.

Caractéristiques techniques :

  • Longueur totale : 1100 mm
  • Longueur du canon : 730 mm.

5 copie

  • Canon mono coup calibre 24, octogonale au départ sur 255 mm et ensuite rond.
  • Verrouillage par une clé en T sous le canon, permettant un démontage très rapide et facile.
  • Le premier levier permet la bascule pour chargement, le deuxième, plus petit, permet la séparation canon et fût.

2 copie

1 copie

  • Platine en arrière à deux paliers.
  • Crosse anglaise avec une plaque de couche.

Le chien n’est probablement pas d’origine.

Marquages et Poinçons :

La plupart des marquages et poinçons ce trouvent sur le canon.

8 copie

9 copie

L’ensemble de la carabine, sauf le canon est décorée de rosaces et de lianes.

12 copie

Sur la plaque de couche, il y a 2 lettres, « M.A. », se sont probablement les initiaux du propriétaire de l’arme.

14 copie

13 copie

Sous le premier levier, un numéro 5808, qu’on retrouve aussi sur le canon ce qui correspondrait au numéro d’assemblage.

Le canon est d’importation Liégeoise, puisqu’on retrouve le « EL » enlacé correspondant au poinçon provisoire de 1853.

6 copie

Le 15.6 correspond au calibre 24.

3 copie

Les lettres « JLR » sont probablement les initiaux du canonnier.

4 copie

Le « LF » avec le pistolet brisé suivie d’un numéro 5720 correspond bien à celui de Casimir Lefaucheux ou encore aux occupants du « 37 rue Vivienne à Paris ».

15 copie

Sur le canon est marqué : « Lefaucheux inventeur à Paris »

11 copie

® et © Lefaucheux, août 2016.

Fusil LF 2164, de Casimir Lefaucheux.

Un fusil à broche par Casimir Lefaucheux (?)

13 copie

Pas facile d’attribuer ce fusil, puisque le poinçon de St Etienne, sous les canons, est celui en vigueur de 1836 à 1868.

15 copie

Ce fusil est bien issu du brevet 8955 du 22 Novembre 1849, 2ème additif.

Il est à savoir aussi que Casimir Lefaucheux meurt en janvier 1852.

Ce fusil peut donc logiquement être attribué à Casimir, sa Veuve qui continue le travail jusqu’en 1859, ou encore à Laffiteau-Lefaucheux, mais avant 1865, puisque à partir de cette date il commence à utiliser sa marque personnel sur la bascule, après que sa femme ait reçu le 37, rue Vivienne en héritage.

Détails à lire dans ce livre:

http://www.crepin-leblond.fr/_:A-PARAITRE-EUGENE-LEFAUCHEUX:_ 

Donc :

Fusil en  Calibre 16 à broche, selon le Brevet  8955 du 22 Novembre 1849, 2ème additif, à savoir :

8 copie

Pour un fusil à bascule : après avoir appuyé sur le « ressort- ergot », on peut fait pivoter le « devant de bois » vers la droite, libérant le « coin de remplissage » entre l’extrémité de la bascule et l’extrémité du « devant de bois, qui glisse vers l’avant et permet de séparer le canon de la bascule.

Canons juxtaposés damassés, chambrés à 75 mm fuyants pour l’emploi de douilles longues.

9 copie

Sur la bande de visée on arrive encore vaguement à lire :

«Lefaucheux Inventeur à Paris »

4 copie 

La signature LF 2164 sous la pièce dite « devant de bois », est celle de Casimir Lefaucheux ou encore du « 37 rue Vivienne ».

5 copie

Juste devant le petit ressort permettant de bloquer le « devant de bois » : un N° «R1351 »

7 copie

Sous les canons, le poinçon de St Etienne valable 1836 à Avril 1868 et un restant de nom, il me semble pouvoir lire :

« VEYRON FRERES »

6 copie

Selon le « Qui est Qui » de l’arme en France :

Veyron frères – Armuriers à St Etienne (Loire) . Exposition Universelle de Paris en 1855.

16 copie

Aucune indication sur le calibre, mais les cartouches de Calibre 16 rentrent parfaitement dedans.

3 copie

Un numéro  95 sur plusieurs pièces :

  • Sur l’extrémité de la bascule, juste devant le tourillon qui reçoit le crochet du canon et sur le dessus de la clé de bascule.
  • A l’intérieur des deux platines
  • Sur le pontet.

2 copie

Crosse anglaise avec un coussin de « mise en joue » et platines dites en arrière à deux piliers.

1 copie

La platine de droite est gravée avec un chevreuil courant, celle de gauche avec un cerf .

Le restant avec des lianes, feuilles et fleurs.

11 copie

Sous-garde à volute.

10 copie

  • Longueur de la détente d’avant à la calotte de la crosse : 360 mm
  • Longueur des canons : 698 mm
  • Longueur totale du fusil : 1100 mm

14 copie

® et © Lefaucheux, août 2016

Pistolet de vennerie Cal 24 par Casimir Lefaucheux

Pistolet de vénerie, calibre 24 .

7 copie

Ce pistolet ressemble dans ses grandes lignes à celui présenté dans le livre écrit par Gérard Lautissier ; « Casimir Lefaucheux, Arquebusier 1802-1852 » Edition du portail, page 20.

11 copie

« Photo de la page 20 « 

4 copie

Caractéristiques techniques :

  • Poids : 1200 grammes
  • Longueur totale : 3200 mm
  • Longueur des canons : 1800 mm
  • Calibre : 24 à broche, à canons lisses.

6 copie

  • Ouverture : par clé d’ouverture type Lefaucheux vers la droite selon le brevet 5183 du 13 mars 1833.

10 copie

  • Crosse : loupe d’orme avec calotte en acier.
  • Pontet : rond sans repose doigt.

2 copie

3 copie

  • Platines : dites en arrière à deux piliers, encastrés dans le bois.

Poinçons et marquages :

9 copie

Aucune signature n’est a priori visible de l’extérieur ; ce n’est qu’en démontant les canons que ce pistolet révèle son créateur et permet une datation approximative.

Sur le côté droit des canons, en 3 demi-cercles :

13 copie

« Invention – C. Lefaucheux – à Paris. »

Un marquage sans numéro et un « C. Lefaucheux » ce qui ne correspond pas aux exigences de la concession que Casimir signe avec les armuriers de les places de Liège, de St Etienne et de Paris.

Puisque, toujours page 20 du même livre, article 3 et 4 de ladite concession, on peut lire ;

« Toute arme fabriquée portera un n° d’ordre ainsi que la mention Invention Lefaucheux à Paris »

Visible en photo page 23.

12 copie

« Photo de la page 23 »

Il est stipulé aussi que le nom de l’armurier doit être marqué sur la bande entre les canons.

Sur le côté gauche, deux poinçons qui n’ont été que partiellement frappé.

Néanmoins la frappe partielle permet une datation :

Une partie d’une couronne, une broche de palme et un +

st etienne 1824 - 1856

Cela ressemble fort au poinçon de St Etienne en usage de 1824 à 1836.

Donc compte-tenu de la date du brevet et la vente par Casimir Lefaucheux à Monsieur Jubé le 17 décembre 1835, on peut, sous réserve de vérification, situer la fabrication de ce pistolet entre le 13 mars 1833 et le 17 décembre 1835.

En-dessous il me semble reconnaitre le poinçon « d’Albert Bernard »  (AB couronné dans un ovale) qui est son canonnier habituel ou encore le calibre.

Alors un vrai pistolet fabriqué par Casimir Lefaucheux ??

Les observations décrites ci-dessus me le font penser.

8 copie

5 copie

 

© et ® Lefaucheux, août 2016

 

Poivrière Casimir Lefaucheux à 5 canons, le LF 539.

Poivrière Casimir Lefaucheux 12 mm, 5 canons

1

Selon le brevet initial no 1371 du 2 Mai 1845.

Les deux premiers additifs, datés du 7 février  et du 24 mai 1846, concernent l’adaptation de la cartouche à broche à la poivrière.

2

Les premières poivrières ne sont qu’une transformation des fameux Poivrières Mariette de fabrication Liégeoise.

5

Poivrière à broche 12 mm à 5 coups signé Casimir Lefaucheux.

  • Longueur totale :                                    225 mm
  • Canons damasquinés :
  • Longueur du bloc canons :                  78 mm
  • Diamètre à la bouche :                         33 mm
  • Diamètre au tonnerre :                         38.5 mm renforcé sur 32 mm

Chaque canon est cylindrique, lisse et chambré à l’intérieure de 18 mm.

En entrée 12 mm et 10.8 mm en sortie.

3

7

Le bloc canon est maintenu par un petit « ergot » sur l’axe central au niveau de la culasse et fixé par un écrou de fixation percé de part en part. Une petite tige vissée au talon de la crosse permet un serrage, desserrage aisé et efficace.

Culasse tronconique concave d’un diamètre de 44 mm et long de 27 mm tournant avec l’axe du barillet dans le sens des aiguilles d’une montre.

Corps cylindrique :

Longueur et diamètre :                      46 mm,  29 mm à l’avant et 27.5 mm à l’arrière

6

Crosse en ébène de forme ronde, avec dans son talon une petite tige permettant de manipuler l’écrou de fixation du barillet.

L’arme ne fonctionne qu’en double action avec une détente anneau « type Mariette » actionnant le chien par le dessous.

Marquages et poinçons :

L’ensemble du corps, chien et culasse finement gravé de feuilles et lianes.

Sur l’ensemble des pièces un 3 ce qui correspondrait à son numéro d’assemblage.

8

Le pourtour de la culasse est gravé en lettres gothiques « INV.teur LF 539 Lefaucheux » .

Le LF 539 est surmonté du pistolet brisé et l’ensemble dans un carré.

Sur la face interne de la culasse, 3 vis avec en triangle le marquage

4

« BREVETE LEFAUCHEUX INV 323 »

9

10

© et ® Lefaucheux juin 2016

Pistolet Casimir Lefaucheux 9 mm

Description du pistolet de Casimir Lefaucheux selon brevet 1371 du 2 mai 1845

Le 17 décembre 1835, Camille Auguste Jean Baptiste Napoléon Jubé de la Perelle, achète à Casimir Lefaucheux, le fonds de commerce de la rue de la Bourse, ainsi que les bénéfices résultant des brevets et traités signés avec les armuriers.

Prix d’achat est de 25.000 francs et l’entrée en jouissance fixée au 1er janvier 1836.

Casimir Lefaucheux et la famille retourne dans son Maine natal et achète une maison aux Ponts-de-Gennes pour la somme de 6000 francs où il déposera plusieurs brevets dans le domaine Cidre et l’Hippomobile.

Casimir Lefaucheux revient aux inventions d’arquebusiers par son brevet du 2 mai 1845.

2 copie

Il se fait domicilier 10, rue de la Bourse, reprend le magasin en main à partir du 1 janvier 1845 et rachète officiellement le fonds de commerce en Mars 1845.

Le 2 mai 1845 il prend le brevet d’invention no 1371 pour un pistolet à chargement par la culasse.

6 copie

C’est un système ingénieux :

Pour charger, il suffit de faire pivoter latéralement le canon, après avoir légèrement dévissé l’écrou, sur l’axe inférieur et parallèle à ce dernier, fixé au bâti.

4 copie

Le principe est simple, la fabrication facile, l’emploi fiable.

La conception et le principe de fonctionnement ressemble beaucoup au brevet Leroy du 8 septembre 1815.

8 copie

Pistolet mono coups avec canon pivotant.

Dimension, marquages et poinçons

Longueur totale :                    215 mm

Poids :                                    338 grammes

Longueur du canon :              104 mm

Longueur du tonnerre :           37 mm

Canon lisse bronzé noir de calibre 9 mm à broche

5 copie

Mécanisme en Simple Action uniquement, avec une détente escamotable après armement du chien.

7 copie

Gravure de feuilles et lianes sur le chien, bâti et calotte au burin.

Crosse en ébène de forme gothique avec calotte en forme d’ovale épousant les découpes.

Sur la face supérieure du coffre le poinçon de Casimir LF avec le pistolet brisé suivi du numéro 125, pas d’autre marquages et poinçons visible.

3 copie

Le brevet 1371 recevra un certain nombre d’additifs donnant naissance à la poivrière à broche.

Voir aussi le livre ;

« Casimir Lefaucheux Arquebusier 1802 – 1852 »

de Gérard Lautissier et Michel Renonciat

Edition du Portail

Page 40 et 41

1 copie

Poivrière de Casimir Lefaucheux 12 mm , 6 canons

Description de la  Poivrière Casimir Lefaucheux

1 copie 2

Poivrière signé Casimir Lefaucheux selon le brevet 1371 du 2 mai 1845 et les additifs du 7 février et 24 mai 1845.

2 copie2 copie 2

Grosse poivrière à broche 12 mm à 6 coups d’une longueur totale de 215 mm.

Présentation version luxe, canons bronzés bruns avec le corps gravé de fleurs, de lianes et de feuilles en fonds noirci.

Crosse en ébène de forme gothique.

Sous les plaquettes de la crosse les lettres FG, dont j’ignore la signification, très probablement un intervenant.

Un bloc canon de 6 tubes lisse soudé autour d’un axe central, sans marquages ou poinçons.

Le bloc canon est maintenu par un petit « ergot » sur l’axe central au niveau de la culasse et maintenue par un écrou sur le devant.

8 copie 8

7 copie 7

 

Longueur totale :                               215 mm

Longueur des canons :                       74 mm

Diamètre du bloc côté entrée :           44.4 mm et renforcé sur 32 mm

Diamètre du bloc côté sortie :            39.4 mm

Entrée drageoir :                                12 mm chambré sur 24 mm

Sortie drageoir :                                 10.6 mm.

Détente anneau type Mariette actionnant le chien par le dessous.

3 copie 3

Culasse tournante avec l’axe du barillet gravé sur le devant :

« INV 74 LEFAUCHEUX BREVETE » en triangle.

 

En périphérie et en lettres gothique :

4 copie 4

5 copie 5

« INV.on  Lefaucheux Brue de la Bourse 10 Paris ».

Ce qui nous permet de dater cette arme entre le mois de juin 1846 et de mars 1850.

Nulle part on ne retrouve le fameux poinçon LF avec le pistolet brisé et son numéro.

9 copie 9

Voir aussi le livre :

« Casimir Lefaucheux Arquebusier 1802-1852 »

de Gérard Lautissier et Michel Renonciat

Chapitre 8, Page 40 et 47

Edition du Portail