Le LF 4322 un « 70 de Marine ».

Le « LF 4322 », un revolver 1870 de Marine.

Introduction :

Le revolver  « LF 4322 » est un « 1870 de Marine », fabriqué pour le compte de la Marine par Eugène Lefaucheux dont nous pouvons situer la livraison à Brest vers le mois de Juin 1872.

Cette arme à subit deux modifications, à savoir :

  • L’une, réglementaire par la modification de la crosse comme ordonnée par le Ministre le 22 novembre 1873.

  • L’autre moins réglementaire, par une modification du guide de la baguette d’éjection.

Néanmoins le « LF 4322 » est porteur de l’ensemble des caractéristiques du « 70 de Marine », à savoir :

  • Inscription sur la cage du barillet.
  • Guide de baguette (certes modifié).
  • Le « LF » dans le prolongement de l’axe.

  • Le guidon « carré » à quatre faces.
  • Son numéro de bord.

  • L’ancre de Marine sur le talon.

Marquages et poinçons :

Comme l’ensemble des « 70 de Marine », le numéro  « LF 4322 » est situé dans le prolongement de l’axe central du côté gauche, avec juste en-dessous un « G » qu’on retrouve aussi sur le canon.

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 20 G ».

Le marquage du fabricant « Lefaucheux Bté S.G.D.G. Paris » est inscrit sur la cage au-dessus du barillet.

Un « 2 » sur la face externe du barillet

Sous les plaquettes, outre le numéro d’assemblage, on retrouve du côté gauche le marquage « E.Lefaucheux Invr Breveté » ainsi que les lettres « F »  et un « P », lettres dont j’ignore la signification.

Sur les plaquettes entre les deux rosettes, sur le barillet et sur le bâti on retrouve son numéro d’affectation de bord, le numéro « 790 ».

Sur le talon de l’arme son « ancre » de Marine.

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1035 grammes
  • Longueur totale :  240 mm
  • Longueur canon : 120 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Epaisseur du canon: 18.6 mm au tonnerre et 17.5 mm après le guidon.
  • Canon : Vissé dans la carcasse.
  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale.
    • Entrée drageoir : 12 mm / 13 mm
    • Sortie drageoir : 4 mm
    • Diamètre : 44 mm
    • Longueur: 9 mm et 38.2 mm avec le rochet et la partie avant.
    • Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.

  • Culasse :
    • Diamètre : 6 mm
    • Epaisseur du bord : 9 mm
    • Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort de rappel de détente : A « lame », tenu par une vis à la console, devant la détente.
  • Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.
  • Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Guidon : Forme réglementaire « carré ».

 

  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» dans son guide transformé permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes :  2 pièces en bois tenues par deux grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme bronzé: d’origine l’arme devrait être en poli blanc.

©® Lefaucheux 2017

Un revolver issu du brevet du 10 septembre 186, le LF 27

Le revolver 1868, le LF 27.

Introduction :

Le revolver « 1858 » et le « 1870 » de Marine sont les plus mythiques de l’épopée Lefaucheux.

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Autant le revolver 1858 sera entièrement fabriqué dans la Manufacture de Saint-Etienne, autant le revolver 1870 le sera dans les ateliers du 194 rue Lafayette à Paris

L’histoire du revolver « 1870 de Marine » commence par une demande du 13 mars 1868, du Ministre au Président des Marchés Spéciaux de l’Artillerie et se terminera en septembre 1872.

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Le samedi 6 juin 1868, Eugène Lefaucheux participe à une séance d’explication avec le « Comité »,  sur les deux types de revolvers de conception nouvelle ; l’un à broche, l’autre à percussion centrale.

Que le « Comité » décrit comme suit :

            « Le mécanisme de la platine est plus simple, plus solide, plus facile à entretenir, à  monter et à démonter et l’ajustage de ses différentes pièces n’exige pas l’emploi de la lime.

            Mr Lefaucheux s’engage à les fabriquer de sorte que chacune d’elles puisse   s’appliquer indifféremment, sans être retouchée, sur toutes les platines du même modèle.

            Comparativement la simplicité du mécanisme provient de celle des pièces dont il se compose et de leur moins grand nombre ; la facilité de montage et de l’entretien ; de  ce qu’il suffit d’enlever la poignée de bois pour que ces pièces soient à découvert et enfin la solidité : de ce que celles-ci sont toutes fixées sur une forte plaque de fer, dont la partie postérieure, garnie de bois de chaque côté, forme la crosse du pistolet……

 …. l’encadrement du barillet est complété par une pièce en fer fixée en dessus au canon et à la culasse, ce qui augmente la solidité de l’arme ; enfin l’on peut armer de deux manières : en agissant soit directement sur le chien, soit seulement sur la   détente…..»

Dans ce même rapport le Comité propose quelques modifications :

  1. L’encadrement métallique du barillet sera d’une seule pièce, avec la plaque de fer qui forme la crosse et le corps de platine.       
  2. Le canon sera vissé, jusqu’au refus et à  frottement ……. »

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Lors du dépôt du brevet 82358, le 10 septembre 1868, Eugène Lefaucheux profite de ces deux recommandations pour les glisser dans sa description afin de s’accaparer, à moindre frais ces deux idées.

De nouveaux essais ont lieu le 29 janvier et 2 février 1869 sur le « Louis XIV » et le « Savoie ».

Le 7 Décembre 1869, le Ministre de la Guerre adopte officiellement le revolver d’Eugène Lefaucheux comme paraissant le mieux adapté pour les besoins du service de la Marine.

Néanmoins, il demande encore des essais afin de déterminer le choix entre un revolver à canon long de 154 mm, ou à canon court de 121 mm.

La Commission de tir se prononcera en faveur du canon raccourci, soit le canon de 121 mm.

Le rapport du 3 février 1870 conclut :

« Ces revolvers (à canon raccourci) ont en effet la même justesse que les autres, ils pèseront environ 40 grammes en moins, leur puissance balistique plutôt augmentée que diminuée, enfin ils ont un aspect plus flatteur et il est plus facile de les porter. »

La production totale des revolvers à percussion centrale, issus du brevet de Septembre 1868 dans les ateliers de la rue Lafayette aurait été, me semble-t-il, d’environ 9000 pièces.

Le « LF 27 » :

Datation et quantité:

Les quelques pièces de revolvers « modèle 1868 » et « modèle 1869 » que j’ai pu voir se situent entre le « LF 8 » et le « LF 140 ».

On peut donc aisément en conclure que le nombre de ses modèles ne dépassent pas les 150 pièces.

Le « LF 27 » ressemble beaucoup au dessin qui accompagne le brevet du 10 septembre 1868 et intègre la plupart des recommandations faite par le Comité lors des essais du 29 janvier et 2 février 1869.

Ce qui permet d’estimer que la fabrication du « LF 27 » peut être située durant le premier semestre de 1869.

Voir aussi le livre d’Henri Vuillemin : « Les revolvers Militaires Français », page 81. (le « LF 14 » est très similaire au « LF 27 »)

Principe de fonctionnement du revolver 1868 :

La particularité du revolver issu du brevet de 1868 est qu’il fonctionne  en Simple et Double action.

C’est une nouveauté pour la Marine puisque le « 1858 réglementaire » ne fonctionne lui, qu’en Simple Action.

Le rajout de la « Double Action » procure à l’arme un volume de feu dont le « 1858 » était privé.

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Le mentonnet et la barrette de liaison entre la détente et le chien sont montés sur le même axe, sur le haut du corps de la détente.

En pressant légèrement la détente, la barrette de liaison fait basculer le chien en arrière et prend le premier cran de la gâchette, le « cran de sûreté ».

La mise sur le « cran de sûreté » dégage la pointe du percuteur, permettant au barillet de tourner librement et ainsi permettre le chargement ou déchargement des munitions.

Une nouvelle pression sur la détente permet de mettre le chien sur le deuxième cran de la gâchette, le « cran de l’armé ».

Dans le même mouvement le mentonnet aura poussé le barillet 1/6ème de tour, par l’intermédiaire du rochet, afin d’aligner la balle du barillet en face du canon et le taquet de verrouillage, présent sur le haut de la détente, vient se bloquer dans l’arrêtoir du barillet.

Le tenon du chien est sorti de la mortaise de la barrette et le grand ressort est sous pression.

La pointe de la gâchette repose sur une encoche à l’arrière de la détente.

Le ressort de détente, à l’avant de celle-ci, offre une contre-pression à l’ensemble du mécanisme.

Les mêmes mouvements s’opèrent exactement en tirant en arrière le chien (Simple Action).

Une pression supplémentaire sur la détente pousse la pointe de la gâchette, (qui repose sur l’encoche) vers le haut et pivote autour de son axe en libérant le chien de son « cran d’armé », qui, sous la pression du grand ressort, lance le percuteur vers l’avant pour le « coup de feu ».

Le ressort de détente repousse ladite détente en place et l’ensemble du mécanisme suit le même mouvement et se retrouve prêt pour un nouveau coup de feu.

Marquages et poinçons :

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  • Sur le canon, en lettres enroulées : « E. Lefaucheux Bté. à Paris ».

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  • Le numéro  « LF 27» est situé du côté gauche, parallèle à l’axe central.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 27 N ».

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  • Sous les plaquettes le « 27 N » est complété avec un « G » dont j’ignore la signification.

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  • Sur la plaque forment la crosse, au niveau du trou de passage de la vis supérieur des plaquettes, en arc de cercle « E. Lefaucheux »

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1045 grammes
  • Longueur totale : 300 mm
  • Longueur canon : 156 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Canon : Vissé dans la carcasse.

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  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.
  • Barillet :
  • — 6 coups, 12 mm à percussion centrale.

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  • — Entrée drageoir : 13.1 mm / 12.3 mm
  • — Sortie drageoir : 11.3 mm
  • — Diamètre : 42.4 mm / 44 mm
  • — Longueur: 31.7 mm et  36.7 mm avec le rochet et la partie avant.
  • — Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

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  • Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.
  • Culasse :
  • — Diamètre : 44 mm, mais n’est pas entièrement ronde à cause de la forme de la portière de chargement.

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  • — Portière de chargement : S’ouvrant vers le haut, avec son ressort dans le creux de la culasse.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort de rappel de détente :  En «V », devant la détente.
  • Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.
  • Talon :  En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» sur un guide « réglementaire » permettant de repousser les douilles hors du barillet.

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  • Plaquettes :  2 pièces en bois tenues par deux grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme en version :  Bronzé

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Brevet d’invention : N° 82358 du 10 septembre 1868

® et © Lefaucheux octobre 2016.

Un type 1874, signé Lefaucheux.

Revolver modèle type 1874, commercialisé par Lefaucheux.

Introduction et datation :

Une fois installé au 32, rue Notre Dame des Victoires, l’arrêt de l’usine en Liège et ensuite celle à Paris, Eugène Lefaucheux se consacre principalement à la conception et à la création de fusils, mais pas uniquement ; il devient aussi marchand.

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Le revolver type 1874 présenté ici en est un bel exemple.

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Cette arme est de fabrication Liégeoise puisque nous retrouvons le « ELG » donc d’avant juillet 1893 et la lettre « T » étoilée du contrôleur, en vigueur après janvier 1877.

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Il signe ses armes, à partir de 1875, principalement « E.Lefaucheux à Paris » en ovale.

Eugène Lefaucheux vend ses installations le 15 novembre 1881 à « Chevalier et Dru ».

En prenant en compte ses observations énumérées ci-dessus il est possible de faire une approche de datation pour cette arme.

Cette arme a été commercialisée par Eugène Lefaucheux, par intermédiaire de son magasin du 32, rue Notre Dame des Victoire entre janvier 1877 et le 15 novembre 1881.

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Caractéristiques techniques :

Poids : 916 grammes

Longueur totale de l’arme : 228 mm

Longueur du canon : 111 mm

Longueur du barillet : 31.6 mm

Diamètre du barillet 46.5 / 43.7

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Calibre : 12 mm 6 coups à percussion centrale

Poinçons et marquages :

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L’ensemble des pièces comporte le numéro « 7 », ce probablement son numéro d’assemblage.

Sur le barillet :

Face côté culasse :

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  • Un L étoilé poinçon du contrôleur en service après janvier 1877, qu’on retrouve sur le tonnerre et canon.
  • Le poinçon du banc d’épreuve ELG dans un ovale en cours avant juillet 1893.

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A l’intérieure de la portière de chargement : E. LEFAUCHEUX A PARIS

Sous le canon, entre l’axe central et le pontet le chiffre 2.

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Sous la plaquette gauche entre l’anneau de dragonne et la clé de tension du grand ressort « J.BF » dont j’ignore actuellement la signification.

Cela pourrait être : J.BECKERS » partiellement effacé ou encore « J.B FRERES » ??

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Sur le talon de l’arme, un numéro « 3250 ».

L’axe central du barillet n’est pas d’origine.

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® et © Lefaucheux, mai 2016.

1877 – BULLDOG

Revolver Bulldog 320, signé Lefaucheux.

 

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Introduction et datation

Nous sommes en 1877 ;

Après le déménagement du magasin de la Rue Lafayette vers le 32 Rue Notre Dame de la Victoire la production de revolvers diminue, voir s’arrête et Eugène Lefaucheux ne se concentre que sur la création et la fabrication de fusil dans son usine de Trémerolles.

Pour satisfaire sa clientèle il devient aussi « Marchand – Revendeur » et signe « E.Lefaucheux à Paris » en ovale.

 

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Ce petit revolver « Bulldog » en est un bon exemple.

Revolver de fabrication Belge avec un « X » étoilé et le poinçon « ELG » dans un ovale.

 

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Autre détail : Eugène Lefaucheux vend son affaire à « Chevalier et Dru » le 15 Novembre 1881.

Contenue le marquage, les poinçons Belge ainsi que la date de la vente ont peux situer la fabrication de ce « Bulldog » entre Janvier 1877 et le 15 Novembre 1881.

Poinçons et Marquages

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 6  », ce qui correspond à son numéro d’assemblage.

 

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Le talon de la crosse comporte le marquage « 3417 », qui est très probablement numéro de série belge.

Sur le tonnerre gauche du canon, en ovale : « E. Lefaucheux, à Paris »

Sur le tonnerre droite du canon ainsi que sur la face interne du barillet une lettre «  X » étoilée, ce qui correspond au poinçon du contrôleur du banc d’épreuve.

Sur la face interne du barillet le marquage « ELG » dans un ovale du banc d’épreuve de la ville de Liège.

Caractéristiques techniques :

Poids à vide : 320 grammes

Longueur total de l’arme : 140 mm

Longueur du canon : 50 mm

Epaisseur du canon : 12.1 mm après le tonnerre, 12.6 mm après le guidon.

Carré sur 10 mm puis rond sur le restant de sa longueur avec un guidon.

  • Intérieur du canon : Lisse (?)

Sortie : 7.5 mm

Bâti de l’arme : Canon, Cage et Crosse ne font qu’un.

 

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Mécanisme : Simple et Double action à chien rebondissant.

Barillet : 6 coups, calibre .320 en percussion centrale.

  • Entrée drageoir : 8.3 mm
  • Sortie drageoir : 7.9 mm
  • Diamètre : 31.9 mm
  • Longueur: 26.9 mm et 31.7 mm avec le rochet et anneau
  • Arrêtoirs : en forme « d’ogive creux » 12.6 mm de long, 4 mm à la base
  • Culasse :
  • Diamètre : 26.2 mm

Chien : A percussion centrale rebondissant

Détente : Repliable vers l’avant

 

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Crosse : En « Bec de Corbin ».

 

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Baguette d’éjection : Sur un petit bras articulé qui se glisse dans le centre de l’axe centrale.

 

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Plaquettes : 2 pièces en bois d’ébène, tenue par une grande vis traversant de part en part la crosse.

Arme entièrement nickelée.

© et ® Lefaucheux Septembre 2016

Revolver 1870 civil, le LF 1885

Le LF 1885.

Introduction :

 

LF 1885 - 2_modifié-1

Le revolver  « LF 1885 » est la version civile du « 1870 de Marine », commercialisé par Eugène Lefaucheux.

 

 

LF 1885 - 1_modifié-1

Si nous partons du principe que l’ensemble des numéros LF du « Civil » et ceux du « Réglementaire » suivent la même progression, nous pouvons situer la fabrication du « LF 1885 » vers le mois de Février – Mars de l’année 1872.

Marquages et poinçons :

 

LF 1885 - 3_modifié-1

Comme la plupart des revolvers « Civils », le numéro « LF 1885 » est situé en haut du tonnerre du côté gauche.

 

LF 1885 - 6_modifié-1

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 27 A ».

 

LF 1885 - 4_modifié-1

Sur les versions civiles le marquage du fabricant ou revendeur est inscrit sur le dessus du canon, néanmoins sur le « LF 1885 », cette inscription « E. Lefaucheux Bté S.G.D.G. Paris » est située sur la cage au-dessus du barillet comme les « réglementaires ».

 

LF 1885 - 5_modifié-1

Sous les plaquettes, outre le numéro d’assemblage, on retrouve du côté droit : la lettre « L » et un « cœur » et sur le côté gauche, un « V », un « F », un « C », un « triangle » et une « lune » , lettres et formes dont j’ignore la signification.

LF 1885 - 17_modifié-1

Caractéristiques techniques :

Poids à vide: 1055 grammes Longueur totale : 245 mm

Longueur canon : 120 mm, rond, à 4 rainures internes.

Epaisseur du canon : 19 mm au tonnerre et 17.6 mm après le guidon.

 

Calibre :

–Intérieur du canon :

—– Entrée : 11.3 mm / 11.6 mm

—– Sortie : 10.6 mm / 10.9 mm

—– Canon : Vissé dans la carcasse.

Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce.

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LF 1885 - 9_modifié-1

LF 1885 - 8_modifié-1

L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.

 

Mécanisme : En Simple et Double Action.

 

LF 1885 - 18_modifié-1

Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale.

—– Entrée drageoir : 12.1 mm / 12.7 mm

—– Sortie drageoir : 11.5mm

—– Diamètre : 44 mm

—– Longueur: 31.9 mm et 38 mm avec le rochet et la partie avant.

—– Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

 

LF 1885 - 11_modifié-1

Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.

Culasse :

—– Diamètre : 48.5 mm

—– Epaisseur du bord : 8 mm

—– Epaisseur au centre : 18.6 mm

 

LF 1885 - 7_modifié-1

Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas.

Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.

Ressort de rappel de détente : A « lame », tenu par une vis à la console, devant la détente.

Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.

 

LF 1885 - 14_modifié-1

Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.

 

LF 1885 - 12_modifié-1

Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

 

LF 1885 - 13_modifié-1

Plaquettes : 2 pièces en bois tenues par deux grande vis traversant de part en part la crosse.

Arme en poli blanc.

Brevet d’invention : N° 82358 du 10 septembre 1868

® et © Lefaucheux 2016

1870 baby .22 short, le LF 855

Description du LF855, 2ème série, en 22 short.

1- site copie

Ce petit revolver en .22 short à percussion annulaire a été conçu par Lefaucheux afin de concurrencer les armes de poche venant d’Amérique et en particulier le S & W n°1 dont la première version a vu le jour en 1860, suivie de deux autres.

Le S & W n°1 « third issue » et d’autres connaîtront un succès phénoménal à partir de 1868, ce qui conduit probablement Eugène Lefaucheux à réagir.

La reprise de sa maison en nom propre en 1867 est aussi difficile que poussive.

De plus, son revolver 7 mm à broche, qui se vend néanmoins encore correctement, a un gabarit trop imposant pour concurrencer les petits revolvers venus d’outre-Atlantique.

Où situer la datation de cette arme qui n’est à proprement parler pas « brevetée » ?

8 - site copie

C’est en regardant de plus près et en reprenant la description du brevet 82358 du 10 septembre 1868 (futur 1870) que nous y retrouvons des similitudes :

  • « …. L’application de toutes les pièces sur la même face … »
  • « … arme d’une pièce unique constituant à la fois une cage encadrant complètement le barillet et formant culasse et corps de platine….. »
  • Un mécanisme interne identique au 1870.
  • Le ressort de la portière à l’extérieur comme sur le 1870.

Le 1868 est aussi la seule arme brevetée et fabriquée par Lefaucheux à avoir une carcasse fermée.

Nous pouvons donc supposer que la conception et la fabrication du modèle .22 short débutent courant 1868 et qu’elles suivent l’évolution du 1870 ; il existe d’ailleurs deux séries :

  • 1ère série, chien non rebondissant et platine dotée d’un gros ressort en V.

Portière de chargement à débattement vers le bas avec ressort intégré.

  • 2ème série dotée d’un grand ressort à lame et ressort de portière intégré dans la carcasse façon 1870 de Marine.

5 - site copie

Au vu des similitudes extérieures avec le revolver 1870 et d’une mécanique identique, on peut tirer la conclusion que les petits revolvers en .22 short sont issus du brevet 82358 du 10 septembre 1868.

La rareté de ce petit revolver en .22 short de Lefaucheux est due à de multiples facteurs ; certes la concurrence est importante, mais Eugène Lefaucheux est déjà malade et la guerre vient stopper la production parisienne.

Le retour à Paris en 1871 en provenance de Liège, avec le cercueil de son fils Edouard comme bagage, la livraison des revolvers 1870 à marche forcée ainsi que le changement de régime étatique finissent d’achever son dynamisme.

Une fois les livraisons des « 1870 » exécutées courant 1872, le nouveau gouvernement refuse la deuxième tranche du contrat.

Eugène Lefaucheux se consacre alors à l’élaboration des fusils.

3 - site copie

Le revolver LF 855, décrit ici, appartient incontestablement à la 2ème série, puisque l’on peut voir le grand ressort plat et le ressort de la portière extérieur.

Le basculement de la 1ère vers la 2ème série est probablement franchi avec le LF 464.

Celui-ci comporte encore le ressort de la portière intégré, mais est équipé d’un grand ressort plat.

4 - site copie

Marquages et poinçons :

Sur la bride au-dessus du barillet en lettres gothiques « Lefaucheux ».
Son numéro « LF 855 » surmonté d’un revolver brisé est situé sur le tonnerre gauche du canon et est encore lisible.

8 - site copie

L’ensemble des pièces comporte le numéro 0

Caractéristiques techniques:

Barillet à 7 coups calibre .22 short.

  • Diamètre : 25.5 mm
  • Longueur : 17.9 mm

Longueur totale : 153 mm

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Longueur du canon : 70.4 mm avec quatre fines rayures.

Poids : 242 grammes.

Détente repliable vers l’avant.

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Baguette d’éjection sur le tonnerre droit.

Portière d’éjection avec ressort extérieur s’ouvrant vers le bas.

® et © lefaucheux 2016

1870 baby .22 short, le LF 355.

Revolver Lefaucheux en .22 short annulaire, le LF 355

3 - site copie

Ce petit revolver en .22 short à percussion annulaire a été conçu par Lefaucheux afin de concurrencer les armes de poche venant d’Amérique et en particulier le S & W n°1 dont la première version a vu le jour en 1860, suivie de deux autres.

Le S & W n°1 « third issue » et d’autres connaîtront un succès phénoménal à partir de 1868, ce qui conduit probablement Eugène Lefaucheux à réagir.

La reprise de sa maison en nom propre en 1867 est aussi difficile que poussive.

De plus, son revolver 7 mm à broche, qui se vend néanmoins encore correctement, a un gabarit trop imposant pour concurrencer les petits revolvers venus d’outre-Atlantique.

Où situer la datation de cette arme qui n’est à proprement parler pas « brevetée » ?

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C’est en regardant de plus près et en reprenant la description du brevet 82358 du 10 septembre 1868 (futur 1870) que nous y retrouvons des similitudes :

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  • « …. L’application de toutes les pièces sur la même face … »
  • « … arme d’une pièce unique constituant à la fois une cage encadrant complètement le barillet et formant culasse et corps de platine….. »
  • Un mécanisme interne presque identique (sauf le grand ressort pour la 1ère série) au 1870.

Le 1868 est aussi la seule arme brevetée et fabriquée par Lefaucheux à avoir une carcasse fermée.

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Nous pouvons donc supposer que la conception et la fabrication du modèle .22 short débutent courant 1868 et qu’elles suivent l’évolution du 1870 ; il existe d’ailleurs deux séries :

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  • 1ère série, chien non rebondissant et platine dotée d’un gros ressort en V.

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Portière de chargement à débattement vers le bas avec ressort intégré.

  • 2ème série dotée d’un grand ressort à lame et ressort de portière intégré dans la carcasse façon 1870 de Marine.

Au vu des similitudes extérieures avec le revolver 1870 et d’une mécanique identique, on peut tirer la conclusion que les petits revolvers en .22 short sont issus du brevet 82358 du 10 septembre 1868.

La rareté de ce petit revolver en .22 short de Lefaucheux est due à de multiples facteurs ; certes la concurrence est importante, mais Eugène Lefaucheux est déjà malade et la guerre vient stopper la production parisienne.

Le retour à Paris en 1871 en provenance de Liège, avec le cercueil de son fils Edouard comme bagage, la livraison des revolvers 1870 à marche forcée ainsi que le changement de régime étatique finissent d’achever son dynamisme.

Une fois les livraisons des « 1870 » exécutées courant 1872, le nouveau gouvernement refuse la deuxième tranche du contrat.

Eugène Lefaucheux se consacre alors à l’élaboration des fusils.

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Le revolver LF 355, décrit ici, appartient incontestablement à la première série, puisque l’on peut voir le grand ressort en V et le ressort de la portière intégré.

Le basculement de la 1ère vers la 2ème série est probablement franchi avec le LF 464.

Celui-ci comporte encore le ressort de la portière intégré, mais est équipé d’un grand ressort plat.

Marquages et poinçons :

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Sur la bride au-dessus du barillet en lettres gothiques « Lefaucheux ».
Son numéro « LF 355 » surmonté d’un revolver brisé est situé sur le tonnerre gauche du canon et est encore partiellement lisible.

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L’ensemble des pièces comporte le numéro 21

Sous les plaquettes, juste au-dessus du grand ressort, on peut difficilement lire en ovale ;

« E.Lefaucheux à Paris »

Caractéristiques techniques:

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Barillet à 7 coups calibre .22 short.

  • Diamètre : 25.2 mm
  • Longueur : 17.9 mm

Longueur totale : 148 mm

Longueur du canon : 67 mm avec quatre fines rayures.

Poids : 216 grammes.

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Baguette d’éjection sur le tonnerre droit.

Portière d’éjection avec ressort intégré s’ouvrant vers le bas.

© – ® Lefaucheux Sept 2012