Le LF 42 petit frère du LF 28.

Le revolver Lefaucheux modèle 1854, le LF 42

Ce revolver Lefaucheux, le LF 42,  que vous avez  sous les yeux n’est pas le premier des 1854 mais il en n’est pas loin, actuellement seul trois numéros inférieur sont connu: le LF 7 qui aurait servie pour les premiers testes avec la Marine (nous ne savons pas ce qu’il est devenu), le LF 25, exposé dans le musée consacré aux armes de Samuel Colt aux USA et le LF 28 en collection privée.

Même s’il n’y a que 14 revolvers séparent le LF 42 du LF 28, ce premier à subie de nombreuse modifications, a savoir:

  • Une culasse de taille supérieure au diamètre du barillet.
  • Une baguette ordinaire à tête de clou (je ne suis pas certain que celui présent soit celui d’origine)

  • Des arrêtoirs sur le pourtour extérieur du barillet, au lieu d’un blocage interne.

  • Un anneau au talon de la crosse au lieu de la « pointe casse-tête ».

  • Un barillet « standard » avec sur le devant un prolongement de l’axe.
  • Un renforcement de la fixation à la carcasse du bras supérieur de la crosse.
  • Une mire « standard » en triangle avec son grain d’orge.

Le revolver LF 42 a été fabriqué au 37 rue Vivienne à Paris.

Marquages et Poinçons:

Ce revolver en porte très peu et ne se trouvent que sur le canon :

Sur le dessus : « Mérieux à Poitiers » ce qui permet d’affirmer que ce revolver a été certes fabriqué par Lefaucheux mais commercialisé par Mérieux ( voir ci-dessous une petite généalogie des Mérieux.

Sur le pan droit :« Inv. Lefaucheux breveté 42 LF » avec au-dessus du LF un pistolet brisé.

Datation:

  • La première addition au brevet initial du 15 avril 1854 a été déposé à Londres le 27 avril de la même année sous le numéro 955, en France il faudra attendre le 9 novembre 1854.
  • Chose exceptionnelle c’est que le numéro LF 42 a été frappé sur le pan droit du canon et non sur la console et autre exception c’est que l’arme est frappé « LEFAUCHEUX » au lieu de « E. LEFAUCHEUX ».
  • Ce type de marquage nous permet donc d’affirmer que la fabrication de cette arme est situé d’avant le 14 janvier 1855, puisque cette date correspond à la création de la « E. LEFAUCHEUX et Cie. ».
  • Après cette date, l’ensemble des armes seront signée: E. LEFAUCHEUX »
  • Le  revolver 1854 numéro LF 7 est admis le 16 septembre 1854 dans la compétition avec Colt et Adams pour le renouvellement de l’armement de la Marine.
  • Dans un rapport de la Marine du 1e juin 1855 concernant les essais qui ont eu lieu sur le Suffren, le 23 décembre 1854, on peut lire :
  • « Depuis ces expériences, Mr Lefaucheux a présenté deux pistolets ayant un bourrelet pour préserver les tiges capsules des chocs extérieurs, lorsque le pistolet est chargé. Cette modification avait tout d’abord été jugée indispensable. Ces pistolets ont bien fonctionné et ont donné une pénétration suffisante ».
  • Il s’agit donc de la fabrication d’une culasse de diamètre supérieur au barillet.
  • Le LF 73 a exactement le même type de marquage sur le canon et sans « E », que le LF 28 et LF 42.

Avec les constatations ci-dessus nous pouvons aisément affirmer que la fabrication du LF 42 a eu lieu largement après le 16 septembre 1854 mais largement avant le 14 janvier 1855.

Octobre – Novembre 1854 serait donc une bonne fourchette.

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 945 grammes
  • Longueur total de l’arme : 300 mm
  • Longueur du canon : 160 mm
  • Canon : octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté  d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures large.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 9 mm à broche.

  • Culasse: en forme de dôme arrondie
  • — (le premier « Chapeau chinois » n’est visible qu’a partir du LF 218)
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » avec anneau de dragonne.
  • Seul le canon est ciselé de quelques lianes et de feuilles.

Qui sont les Mérieux à Poitiers?

  • Michel Napoléon Isidore Mérieux, arquebusiers, est né le 4 mars 1807 à Noisy s/ Oise.
  • Il a probablement fait son apprentissage chez Pierre Prévost, arquebusier à Poitiers.
  • Pierre Prévost est son témoin de mariage le 9 mai 1829 avec Françoise Maltier, fille de Cordonnier.
  • Napoléon Mérieux ce déclare « Garçon Arquebusier » sur l’acte de mariage .
  • De cette union naît le 8 octobre 1832, Henri Séverin Mérieux .
  • La famille est installé au 9 Place d’Armes à Poitiers (recensement de 1846) .
  • Napoléon ce remarie le 18 mars 1844 en la ville de Poitiers avec Catherine Félicité Joséphine fille de « Jean François Maury » Aubergiste à Poitiers. Un des témoins, frère de la marié est « Joseph Honoré Maury » arquebusier à Poitiers.
  • Henri prendra la suite de son père en tant qu’arquebusier avant 1866 parce que Napoléon ne figure plus dans le recensement de 1866, mais Henri meurt prématurément le 11 janvier 1872.
  • C’est un certain Mr Charles Lecomte, probablement l’associer d’Henri, puisqu’il se dit Arquebusier, qui déclare le décès à la mairie .
  • En 1872 ont retrouve Napoléon dans le recensement de Buxerolles (seul) au lieu dit « La Dimière » Napoléon meurt le 24 octobre 1892.

Sources :     

  • Archives de Gérard Lautissier pour l’extrait du rapport du 1 juin 1855.
  • Archives d’Eugène Lefaucheux.
  • Archives de l’auteur
  • « Eugène Leaucheux ou l’apothéose de la sage familiale », éditions Crépin-Leblond 2013.
  • « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux » , éditions Crépin-Leblond 2016.
  • Archives d’état civil de Poitiers

Le LF 28 ……..

LF 28 – 9 MM

® et © octobre 2018.

 

Un couple de 7 mm en Triple Action

Description du coffret contenant le LF 1519 et le LF 1754.

Le modèle de Lefaucheux 7 mm à broche, 6 coups à Triple Action n’est pas très courant de nos jours, trouver un couple l’est encore plus.

Ceux-ci ont été fabriqué dans les ateliers Parisien au104 rue Lafayette vers le mois d’Août – Septembre 1863.

Son brevet, le numéro 55784 a été déposé le 27 Septembre 1862 à Paris.

D’aspect extérieur ce 7 mm TA ne diffère en rien des classiques 7 mm en DA ; même carcasse, même crosse, c’est le petit ergot du côté droit de la détente, l’encoche sur la carcasse à l’arrière du chien, la crête sur le chien et les « arrêtoirs » sur le barillet qui permettent de l’identifier.

Le « LF 1519 » est équipé d’un canon octogonal et le « LF 1754 » d’une canon rond.

L’ensemble des deux armes sont en plaquée or et fond noir, de feuilles et de lianes.

Caractéristiques du « LF 1519 »:

  • Poids : 442 grammes (vide)
  • Longueur totale : 200 mm
  • Présentation de l’arme en plaqué or sur fond noir.
  • Longueur du canon : 89 mm octogonal
  • — Intérieur : 4 rayures droites encore partiellement visible
  • Barillet : 7 mm à broche.
  • — Longueur :   26.1 mm
  • — Diamètre :   31.1 mm
  • Plaquettes en ivoire avec rosette centrale ovale.
  • Détente repliable, baguette d’éjection avec un ressort longitudinal intégré.
  • Le ressort de la TA est déporté vers la droite.

Caractéristiques du « LF 1754 »:

  • Poids : 444 grammes (vide)
  • Longueur totale : 200 mm
  • Présentation de l’arme en plaqué or sur fond noir.
  • Longueur du canon : 89 mm rond, dont 21 mm à pans
  • — Intérieur : 4 rayures droites encore partiellement visible
  • Barillet : 7 mm à broche.
  • — Longueur :   26.5 mm
  • — Diamètre :   31.2 mm
  • Plaquettes en ivoire avec rosette centrale ovale.
  • Détente repliable, baguette d’éjection avec un ressort longitudinal intégré.

  • Le ressort de la TA est déporté vers la droite.

Caractéristiques du coffret:

  • Dimensions extérieures : 361 x 163 x 62.
  • Dimensions intérieures avant travaux: 297 x 142 x 33/18  

Poinçons et marquages:

Coffret:

Le couvercle du coffret est orné d’un écusson en laiton avec plusieurs lettres:

– en arrière plan deux lettres entrelacé : un « E » et un « L ».

– en premier plan un « P ».

Sur les revolvers:

Le LF 1519:

Le « LF 1519 » est poinçonné sur le pan droit du canon.

Sur le pan du haut du canon et en lettres d’or: « E. Lefaucheux à Paris ».

Sur le côté gauche du corps de la détente, en ovale et encore partiellement lisible;

« Invn. E. Lefaucheux breveté S.G.D.G. (Paris) »

Sous le canon au niveau de l’axe central un « 7 »

Le numéro d’assemblage de l’arme est le « 65Q » qu’on retrouve sur la majorité des pièces.

Sur le devant du barillet un « M » , une lettre fréquemment observée sur d’autres armes et modèles de chez Lefaucheux, c’est probablement le marquage du façonneur.

Le LF 1754:

Le « LF 1754 » est poinçonné sur le pan droit du canon.

Sur le pan du haut du canon, en lettres d’or encore partiellement lisible:

« E. Lefaucheux à Paris ».

Sur le côté gauche du corps de la détente, en ovale et encore partiellement lisible;

« Invn. E. Lefaucheux breveté S.G.D.G. (Paris) »

Sous le canon au niveau de l’axe central un « 7 »

Le numéro d’assemblage de l’arme est le « 81T » qu’on retrouve sur la majorité des pièces.

Sur le devant du barillet un « M » , une lettre fréquemment observée sur d’autres armes et modèles de chez Lefaucheux, c’est probablement le marquage du façonneur.

® et © juillet 2018

Un fusil de chasse Laffiteau

Fusil juxtaposé à broche signé Lefaucheux – Laffiteau

Pour la petite histoire :

A l’occasion du mariage de Constance Lefaucheux (sœur aînée d’Eugène) avec Jean Pierre Alexis Laffiteau le 7 février 1859 que Madame Casimir veuve prend une semi-retraite à Saint Maur (maison de famille des Faivre) mais toute en gardant néanmoins la « direction des opérations » au 37.

Jean Pierre Laffiteau est désigné comme « le voisin » de la Rue Vivienne. ( Il sera aussi témoin lors du mariage d’Eugène Lefaucheux et Marie Louise Bigot le 28 avril 1862)

C’est le moment pour Eugène de déménager ses ateliers et de s’installer comme « fabricant d’armes » Rue Lafayette 104 ( re-numéroté par la suite 194 – 196)

Ce déménagement va créer deux maisons Lefaucheux :

  • La société « Eugène Lefaucheux et Cie », Rue Lafayette à Paris qui signera ses armes « E. Lefaucheux ».
  • La boutique d’armurier – arquebusier Lefaucheux, 37 Rue Vivienne à Paris qui signera « Lefaucheux ».

Constance Lefaucheux- Laffiteau hérite à la mort de sa mère en 1863 de la Maison Lefaucheux père avec le droit exclusif de se servir du nom Lefaucheux sans initiale ni prénom et l’utilisation du sigle LF.

L’affaire du 37 Rue Vivienne est estimée lors du partage de l’héritage à 140.000 frs.

Le 29 novembre 1865 Laffiteau dépose au greffe du tribunal de commerce de Paris deux poinçons de fabrique :

      1. Pour les fusils fabriqués à Paris, la dite marque est composée d’un cartouche sur lequel est présenté un pistolet avec les initiales LF et du mot Lefaucheux.
      2. Pour les fusils fabriqués à St Etienne, la dite marque représente deux palmes croisées avec le mot Lefaucheux.

SOURCE: La BNF 

Constance est gravement malade et meurt à la suite des complications consécutives à la tentation de mise à sac du magasin au 37 rue Vivienne en Juillet 1869.

N’ayant pas d’enfants, Laffiteau hérite seul de sa femme et poursuit l’affaire.

Henri Rieger présent chez Lefaucheux depuis 1862 s’associe avec Laffiteau en 1871 pour prendre la suite en tant que « Maison Lefaucheux successeur Rieger en 1876 et qui passe à la mort de ce dernier entre les mains de C.Modé en  Avril 1913.

Le fusil de chasse Lefaucheux-Laffiteau, le LF 6633.

Fusil classique à canon juxtaposé avec une clé en T dite « Lefaucheux » sur le  pontet .

En mettant les chien en position armement, et en poussent la grand clé vers la droite, les canons bascule.

En poussent la petite clé vers la gauche, les canons ce désolidarisent de la bascule.

Caractéristiques : 

  • Longueur totale de l’arme : 1160 mm
  • Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 352 mm
  • Longueur canons : 760 mm
  • Canon damas, calibre 16 à broche
  • Crosse en bois de noyer, type anglaise avec plaque de couche.

  • Platines à deux piliers, dits « en arrière ».

  • Fermeture à clé sur le pontet, dite « Lefaucheux »
  • Pontet à volute.
  • Platine et clé profondément gravé de feuilles, lys et autres formes rectangulaires.

Marquages et poinçons

A l’extérieur de l’arme :

  • Un seul numéro est visible, au niveau des deux attaches de bretelle (canon et crosse) : 1657.
  • Une fois le fusil ouvert et démonté plusieurs marquages et poinçons deviennent visible :
  • L’ensemble des pièces comporte le numéro 258.

  • Sur la bascule : 2 palmes croisée suivie de « Lefaucheux » 258, marquage identique déposé par Laffiteau le 29 novembre 1865 à Paris pour les armes fabriqué à Saint Etienne.

Sous les canons :

  • Plusieurs marquages et poinçons dont certains me sont inconnus pour le moment :

  • Poinçon de la ville de St Etienne valable de 1836 à Avril 1868, ce qui permet de situer la fabrication entre le 29 Novembre 1865 et Avril 1868.

  • Le logo LF surmontée d’un pistolet brisé, dans un carré aux bords arrondi avec son numéro 6639, marquage initialement de Casimir Lefaucheux, en gérance par Laffiteau depuis 1859 et reçu en héritage par Constance à la mort de sa mère en 1863.
  • E.B. dans un ovale , marquage pour le moment inconnu.
  • 34 dans un ovale, probablement le poinçon d’un contrôleur.
  • Dans un ovale : V.F couronnée, avec une étoile sous les lettres, pouvant éventuellement être attribué à Veyron Frères. (sous réserve )
  • Un R en creux au-dessus du marquage VF

® et © Lefaucheux.

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

Le « LF 60547 » un revolver d’officier Suédois.

Comme la Norvège, la Suède, fût cliente chez Eugène Lefaucheux.  Elle cherchait une arme simple d’utilisation, maniable et résistante aux conditions climatique de leur pays. L’utilisation des cartouches métallique à broche Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 186, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production pour l’armée Italienne et autre commandes). Le « LF 60547 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.
  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

Les armes achetées par l’armée Suédoise seront connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 60547 » :

Le revolver acheté par la Suède est facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 60547» serait donc une arme réglementaire Suédoise acheté par un officier à titre privée.

Marquages et poinçons :

Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 60547 » surmonté de son pistolet brisé, suivie d’un rond avec un « X », marquage utilisé lorsque l’arme était sortie des effectifs de l’armée.

Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVon.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

Le numéro d’assemblage est le « 78 H », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1100 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Talon : De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis.
  • (Seules les armes Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le M 1863/79 à percussion centrale:

http://s144812367.onlinehome.fr/revolver-lefaucheux-de-lartillerie-suedoise

Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

 

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Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

Le « LF 59091 » et les commandes Suédoises.

 

La Suède, fût elle aussi, cliente chez Eugène Lefaucheux.

L’armée Suédoise recherchait un revolver fiable fonctionnant par tous les temps, surtout durant les longs et rigoureux hivers nordiques.

Les cartouches métalliques qu’employaient les revolvers Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 1861, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production d’une série pour l’armée Italienne et autres). Le « LF 59091 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.

  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

L’ensemble des armes Lefaucheux de l’Armée Suédoise sera connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Un certain nombre de ces revolvers sera transformé en percussion centrale en 1879, principalement ceux de l’Artillerie.

Ces armes prendront la dénomination de « M1863/79 ».

Le revolver « LF 59091 » à subit cette modification.

La transformation sera d’une simplicité enfantine et se fera au moindre coût:

  • La tête de chien sera supprimée.

  • La culasse sera percée pour laisser passer le percuteur rajouté sur la face interne du chien, de manière à venir frapper la cartouche en son centre.

  • L’entrée des drageoirs du barillet sera légèrement fraisée pour accueillir le bourrelet des balles en 12 mm PC .

  • Les encoches, recevant les ergots des balles, sont laissées apparentes et serviront de « témoin de chargement ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 59091 » :

 L’ensemble des armes acheté par la Suède sont facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 59091» serait donc une arme réglementaire Suédoise destinée à l’Artillerie puisqu’elle a été modifiée à la percussion centrale et comporte son numéro d’affectation.

Marquages et poinçons :

  • Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 59091 » surmonté de son pistolet brisé.

  • Toujours sur le côté droit, mais au niveau de la portière de chargement, le numéro d’affectation «T.3 N° 69» barré.
  • Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

  • Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

  • Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVn.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

  • Le numéro d’assemblage est le « 54E », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1080 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Culasse : Percée pour le passage de la pointe du percuteur.

  • Chien :  A tête coupée avec un petit « V » pour prendre la visée.
  • Talon :  De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis. (Seules les armes
  • Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le LF 60547 transformé pour Officier:

http://s144812367.onlinehome.fr/un-revolver-lefaucheux-dofficier-suedois

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

Un fusil de chasse signé Eugène Lefaucheux

Un fusil de chasse signé par Eugène Lefaucheux, le LF 622.

Introduction et datation :

Les fusils ordinaire de chasse d’Eugène sont pour le moment inclassable dans les séries déterminées par le livre « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux », édition Crépin-Leblond 2016.

A cet effet j’avais créé un groupe « Production des fusils exclusivement », page 23, un sorte de fourre-tout ….. et pour le moment je range le LF 622 en calibre 16 dans cette catégorie.

C’est d’ailleurs, comme je le disais ci-dessus: « un fusil de chasse ordinaire » dont le brevet est depuis longtemps tombé dans le domaine public.

La fabrication de l’arme est belge comme le banc d’épreuve le confirme, le « ELG » dans son ovale nous indique que l’arme est d’avant juillet 1893.

La lettre « M » surmonté d’une couronne, poinçon du contrôleur, nous indique que l’arme est d’avant janvier 1877.

Sur la bande centrale est inscrit: « E. Lefaucheux 32 rue N.D. des Victoires ».

C’est à partir du 15 juin 1875 qu’il signe le bail de location avec Jules Gévelot et va exercer à cette adresse.

Qu’à partir du 15 Novembre 1881 la « Maison E. Lefaucheux » change de propriétaire.

Avec les constations ci-dessus nous pouvons donc dire :

  • Que ce fusil a été fabriqué en Belgique entre juin 1875 et janvier 1877.
  • Que l’arme a été assemblée et commercialisée par Eugène Lefaucheux au, 32 rue Notre Dame des Victoires après le 15 juin 1875, mais avant le 15 Novembre 1881.

Fonctionnement :

Le fonctionnement de ce fusil est semblable à tous les autres armes du même genre :

Pour ouvrir les canons  il faut mettre les chiens au premier cran et tirer la grande clé vers la droite pour faire basculer les canons vers l’avant afin de pouvoir introduire les 2 cartouches à broche, pour les extraire on procède de la même manière.

Une fois les cartouches mise en place, on ferme les canons, on remet la clé en place sous les canons et on tire les chiens à l’armer, c’est à dire au deuxième cran.

En appuyant sur les détentes vous pouvez faire feu.

Pour désolidariser les canons de la bascule on procède de la même manière que pour l’ouverture des canons mais en tirant la petit clé, situé au-dessus de la grande, vers la gauche, l’ensemble forme alors un « T ».

L’ouverture de cette petite clé permet d’ôter les canons de la bascule.

Caractéristiques techniques : 

  • Poids de l’arme : 2855 grammes
  • Longueur totale : 1155 mm
  • Longueur des canons: 745 mm damassé
  • Calibre : 16/60 lisse.
  • Longueur de la première détente à la plaque de couche : 370 mm

  • Platines à deux paliers en arrière entaillées dans le bois de la crosse.
  • Crosse en bois clair, dite « à l’anglaise ».
  • Bascule à « T », système Lefaucheux.
  • Pontet à volute.

Marquages et poinçons

De multiples poinçons et marquages sont présents sur l’arme, dont j’ignore, pour certains, la signification:

  • Sur la bascule sous le grande clé : « 1952 » qui est le numéro d’assemblage canon / bascule.
  • Sur la dessus de la bascule : le Perron belge et la lettre « M » couronnée.
  • Sur l’axe central de la grande clé un « D »
  • Intérieure de la platine gauche; un « B » couronné.

  • Intérieure des deux platines, sur la face interne des chiens « 487 A »
  • Sur la bande du dessus du canon : « E. Lefaucheux 32 rue N.D des Victoires Paris »

  • Sur le dessous du canon, sur la partie centrale: « LF  622»
  • Sur le canon gauche : le « M » couronné, le perron, le « EL » entrelacé et le poinçon du banc d’épreuve « ELG ».
  • Sur le canon droit : 17.2, ce qui correspondrait à un calibre 16.

  • Sur la bande centrale du dessous : « ADF » suivie de « 1952 » et de « 15967 cc ».

  • Des gravures de lianes sur les platines et la bascule.

® et © Lefaucheux Avril 2018.

Le LF 3940 une variante dans les TA.

Revolver Lefaucheux 12 mm en Triple Action numéro LF 3940.

Introduction :

Eugène Lefaucheux dépose le brevet de la Triple Action le 27 Septembre 1862 en utilisant comme base un revolver 7 mm.

Très rapidement, le principe de la Triple Action est adapté sur un 12 mm et par la suite, sur les 9 mm.

Ici nous avons à faire à un 12 mm en triple action, le LF 3940, qui a la particularité par rapport à la plupart des 12 mm en TA c.à.d. d’avoir les deux flans du tonnerre plat au lieu d’être entièrement arrondie.

L’arme est issue des ateliers d’Eugène Lefaucheux qui selon son numéro LF aurait été fabriqué quelque temps après ceux de la commande Norvégienne, vers Juillet 1864.

Poinçons et Marquages

Sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central le numéro « LF 3940 ».

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 15.U », qui correspond à son numéro d’assemblage.

Sur le dessus du canon, en lettres typographique : « E. Lefaucheux Brté. S.G.D.G à Paris».

Sous le canon, au niveau de l’axe central un « 1 » et en ovale «  Inv. E. Lefaucheux breveté Paris ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 952 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 264 mm
  • Longueur du canon : 134 mm
  • Épaisseur du canon :  19.4 mm sur les plats du tonnerre, 18.4 juste après le tonnerre, 18.1 mm après le guidon.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis sur le devant de la sous-garde.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme : Triple Action.
  • Barillet: 6 coups, 12 mm à broche
  • — Entrée drageoir : 12.1 mm
  • — Sortie drageoir : 11.2 mm
  • — Diamètre : 42.2 mm
  • — Longueur : 30.2 mm

  • Chien : Classique, avec une entaille pour prendre la visée
  • — Base arrière du chien avec 2 crans.
  • Pontet : Type rond.

  • Talon : De forme ovale bombée se terminant avec un anneau, les deux vis apparentes.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenues par une grande vis .
  • Arme bronzé.

© et ® Lefaucheux Décembre 2017

Le LF 2478, un presque 1870 de Marine réglementaire.

Le LF 2478, un des multiples variantes des Lefaucheux 1870 ;

Les revolvers 1870 de marine ou pas marine d’ailleurs ont fortement participé à créer l’aura de fascination  qui entoure le nom « Lefaucheux ».

Les « 1870 de Marine » ou simplement « Modèle 1870 Civil » sont relativement facile à identifier :

Le « 70 de Marine » :

  • Baguette avec canal de guide.

  • LF sur le côté droit dans le prolongement de l’axe central.
  • Guidon à 4 faces « carrée ».
  • Ancre au talon, avec éventuellement son numéro de bord.
  • Crosse modifiée.
  • « Lefaucheux bté S.G.D.G. Paris » sur la bride entre canon et culasse.
  • « E. Lefaucheux INvr. Breveté » sous la plaquette gauche.

Le « 70 civil »

  • Pas de guide à la baguette
  • LF sur le côté droit dans le coin haut dans le prolongement de la bride.
  • Guidon ordinaire en triangle plat avec un grain d’orge sur le dessus.
  • Pas d’ancre de marine, pas de numéro de bord
  • Crosse non modifiée.
  • Marquage Lefaucheux sur le dessus du canon.
  • Pas de marquage « Lefaucheux » sous la plaquette gauche.

Si Eugène Lefaucheux s’était limité à cela dans sa fabrication il aurait été facile de faire une analyse des 9000 revolvers (environs) produit durant les années 1872 et 1873, les tout derniers sortiront des ateliers en 1875.

Heureusement cela n’a pas été le cas, au grand plaisir des collectionneurs, puisque l’ensemble de variantes imaginable semblent exister.

Le LF 2478 peut de ce fait être daté et selon les renseignements recueillis dans les archives même d’Eugène Lefaucheux et ceux de Gérard Lautissier il serait sorti des ateliers du 194, rue Lafayette à Paris durant le mois d’Avril 1872.

Le LF 2478 fait partie de ses variantes.

Dans le livre « Les revolvers militaires français » d’Henri Vuillemin à la page 90 on retrouve exactement le même type de modèle que le LF 2478, le LF 6554.

HV écrit :

« Lefaucheux 1870 variante Officier ».

« Ce type d’arme a toutes les caractéristiques des modèles livrés par Lefaucheux à la Marine Française, guidon, canal de baguette, marquage sur la carcasse, numéro matricule au centre de la face gauche de la cage de barillet etc. ».

« Seule différence notable, on constate l’absence du redan dans le prolongement du pontet que l’on retrouve sur tout les autres modèles y compris les civils ».

«  La finition et le choix du bois des crosses sont souvent de qualité supérieure ».

Le LF 2478 a effectivement tout pour être réglementaire; le canal de guide pour la baguette, le guidon réglementaire, le numéro LF dans le prolongement de l’axe central, choix du bois supérieur, sauf qu’il lui manque le prolongement du pontet, l’ancre sur la calotte, l’inscription réglementaire sur la bride et son numéro de bord (ce dernier n’est pas toujours présent, même sur un réglementaire).

Marquages et poinçons

  • Le LF 2478 est bien situé à l’emplacement réglementaire a savoir sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central de l’arme.

  • L’ensemble des pièces comportent le numéro d’assemblage « 11Q »
  • Sur le bride faisant la cage entre la culasse et le canon il y à l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » en lettres cursives et non en lettres « typographique » comme sur les réglementaires.

  • Une sorte « Croix de Malte » dont j’ignore la signification ce trouve à deux endroits ; sur le devant de l’embase, juste au-dessus de la vis de fixation avant du pontet, ainsi sous la plaquette gauche près du bord haut.
  • Sur cette même face gauche plusieurs lettres ou signe sont visible : « F », « Y », « V » et « C » dont j’ignore les significations.

  • Sur la plaquette gauche, sur la face extérieure, juste en-dessous de la rosette du bas un marquage qui ressemble a une « Libellule », qui serait, selon certaines sources, un marquage déposé le 12 décembre 1891 par: « John Moreton & Cie. » à Wolverhampton.
  • Sur la tranche de la portière de chargement un « 0 »

Poids et dimensions :

  • Poids de l’arme : 950 grammes.
  • Longueur totale de l’arme : 241 mm.
  • Longueur du canon : 120 mm.
  • Calibre : 11,1 mm à 6 coups en percussion centrale.

  • Mécanisme en simple et double action.
  • Plaquettes en bois clair vernis
  • L’ensemble en poli blanc

® et © Lefaucheux, Novembre 2017

Le plus petit Lefaucheux du monde

Le plus petit Lefaucheux au monde.

Ce que vous voyez la, est probablement une pièce exceptionnelle, rare et unique.

C’est un revolver Lefaucheux tirant du 2 mm à broche.

Cette arme doit être considérée comme un objet-bijou, elle a été fabriquée sur une base de fameux 7 mm en double action uniquement.

Les plaquettes de la crosse sont en plaqué or, carcasse et barillet en argent.

L’ensemble de l’objet-bijou est ciselé des feuilles, des fleurs et de torsades.

Le barillet  comporte 6 coups à broche d’un calibre de 2 mm.

Le mécanisme est en « Double Action » ou en « Feu Continu », conforme à celui du classique 7 mm,  fonctionnelle et en état de marche.

Le chien sans crête et la portière de chargement s’ouvrant vers le haut.

La détente repliable.

@ et ® Lefaucheux, octobre 2017

Le fusil Robert

Le fusil Robert :

Introduction :

Joseph Robert est contemporain à Casimir Lefaucheux.

Inventeur, Joseph-Alexandre ROBERT est né à Tusson (16) le 12 janvier 1807.

Il était le fils de Jean ROBERT (agriculteur) et Françoise CHILLAUX, propriétaires à Tusson.

Vers 1830 il est à Paris comme étudiant en chirurgie dentaire, domaine qu’il va très vite abandonner pour se lancer dans l’arquebuserie.

Arquebusiers à Paris (1829-1840) au, 17 rue du Faubourg Montmartre et dont les ateliers sont situé au 3 bis rue du Coq-Héron.

En avril 1831, il dépose un brevet pour la fabrication d’un fusil se chargeant par la culasse.

Cette invention est considérée comme « remarquable » et l’Exposition Nationale de Paris en 1834 va lui décerner la médaille d’or de première classe pour son invention.

Cette distinction n’avait jamais été accordée aux progrès des armes.

Inventeur du premier système sans chien extérieur en 1829.

Médaille d’or à l’académie de l’industrie le 12 juin 1833

Médaille d’or de 1ère classe à l’exposition nationale de 1834 à Paris pour son fusil à chargement par la culasse.

Ingénieur civil et Docteur es-sciences, Joseph-Alexandre ROBERT va orienter ses recherches dans différents domaines : l’éclairage, la dénaturation des alcools destinés à l’industrie, les pompes à incendie…

On pense qu’il a déposé 13 brevets d’invention.

Marié en première noces avec Lydie CHILLAUX (23 avril 1851 à Villejésus), il épousera après le décès de celle-ci Julie BRILLARD.

Très attaché à sa région natale, il y fera bâtir plusieurs résidences.

Ces constructions témoignent encore de la considérable fortune de l’inventeur.

Joseph-Alexandre ROBERT décédera à son domicile de Tusson le 24 janvier 1885.

Fonctionnement :

Ce fusil se compose d’un canon ouvert à sa partie postérieure et d’une culasse réunie à un levier, qu’on élève ou qu’on abaisse par le moyen d’un anneau et qui s’applique exactement sur l’orifice du canon.

Cette culasse fait corps avec deux joues qui la prolongent et tournent autour d’une forte vis ; sa partie antérieure est prolongée par une petite pièce qui est le « bandeur », dont l’extrémité appuie, par une petite roulette, sur un ressort attaché à la sous-garde, lequel est terminé par un marteau dont la partie supérieure, nommée « croissant », fait enflammer la cartouche en frappant de bas en haut le petit tube renfermant l’amorce fulminate.

Pour charger le fusil on saisit le levier par l’anneau et on le soulève, la culasse s’ouvre, découvre la chambre du canon, on y introduit la cartouche, on referme la culasse par le mouvement contraire du levier.

En ouvrent les canons la roulette compresse le grand ressort – marteau, dont l’extrémité vient se glisser sous le triangle de la détente.

Le fusil est armé, il n’y a plus qu’à tirer en pressant la détente pour libéré le grand ressort-marteau et de faire feu.

Marquages et poinçons :

  • Sur le haut de la culasse et en arc de cercle :
  • « Médaille d’or exposition de 1834 académie de l’industrie société d’encouragement » et « JAR »

  • Sur le canon en lettres d’or : « Fusil Robert Bté à Paris », précédé de plusieurs autres poinçons dont « JAR » pour « Joseph Alexandre Robert ».

  • Sous les canons : « Pincon », probablement le nom du canonnier.

  • Sur le levier de culasse des chiffres et de lettres « 6X0  20 D » dont j’ignore la signification.

Caractéristique technique :

  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur des canons : 756 mm
  • Distance 1ère détente plaque de couche : 380 mm
  • Diamètre sortie des canons : 16.2 mm

Sources :

  • Le «Qui est Qui » de Jarlier
  • La BNF – Gallica.
  • http://paysdaigre.pagesperso-orange.fr/hpa/textes/biographies/robert.htm
  • Généanet

® et © Lefaucheux Septembre 2017