Coffret Lefaucheux avec une paire de revolvers

 

Avec plus de 27.000 pièces de fabriquée, trouver un revolver Lefaucheux 7 mm en double action n’est pas très compliqué, un coffret d’origine avec un revolver Lefaucheux, c’est déjà plus aléatoire, alors une paire parfaite, dans son coffret d’origine avec des numéros LF très bas relève d’un coup de chance.

C’est exactement ce que vous avez devant vous, de plus la conception de ces deux revolvers sont à classer comme modèle d’origine.

Le LF 34 et e LF 35 font donc partie des tout premier revolvers 7 mm en double action, ce sont aussi les plus petits numéros actuellement connu.

Ils font partie du brevet 29055 du 5 septembre 1856.

C’est un coffret « à la Française » c’est-à-dire que la forme de l’emplacement est exactement ajustée à sa pièce, habillé d’un velours vert.

Elle comporte : les deux revolvers, un moule à balle 7 mm, une cuillère doseur de poudre, un huilier, une tige de nettoyage, ainsi que dans le coin droit un petit compartiment pour mettre des balles ou chiffon.

Marquages et poinçons :

Les marquages et poinçons sont identiques pour les deux armes.

Le numéro LF 34 et LF 35 est situé sous le canon, juste devant l’axe central du barillet.

Cet emplacement est uniquement réservé pour la toute première série des 7 mm en double action, très vite après le numéro LF sera frappé sur le tonnerre droit.

Sur le dessus du canon est gravé : INVon E. LEFAUCHEUX BRté Paris.

Le numéro d’assemblage pour le LF 34 c’est le 84E et pour le LF 35 c’est le 92E.

Les deux revolvers ont été assemblé et ajusté par la même personne parce que le E écrit, sur les plaquettes, à l’encre de chine, des deux revolvers son identique. Cette lettre ressemble aussi étrangement à celui du E d’Eugène Lefaucheux, de là à affirmer quels-ils ont été assemblé et ajusté par lui, il n’y qu’un pas.

Sur le couvercle du coffret est marqué : LEFAUCHEUX A PARIS cela veut donc dire que les armes ont été fabriqué par Eugène Lefaucheux, probablement encore au 37 rue Vivienne mais que l’arrangement du coffret a été fait selon d’accord signé avec sa mère en Mars 1855.

Sur le fond de l’huilier il y a le marquage : G&J.W. HAWKSLEY.

C’est un fabricant accessoires anglais, depuis 1845 situé à Sheffield dans le Yorkshire, probablement acheté par Mme Casimir Lefaucheux pour garnir ses coffrets.

Caractéristiques techniques :

Dimension du coffret :                       297 x 147 x 60 mm.

Les revolvers :

  • Poids à vide : LF 34: 382 grammes
  • LF 35: 386 grammes.
  • Longueur totale : 190 mm.
  • Longueur canon : 82 mm, canon octogonal sur toute sa longueur.

  • Fixation du canon : Par une vis à la base du bâti.
  • Fixation du socle à la carcasse : Par deux vis.
  • Mécanisme : Feu continu à balancier.
  • Barillet : 6 coups, 7 mm à broche, pas d’arrêtoirs sur son pourtour.
  • Portière : Sans lèvre de pincement.
  • Plaquettes : Deux pièces en bois
  • Arme en poli blanc gravée de feuilles, lianes et fougères.

© et ® Lefaucheux décembre 2019.

Le revolver M1868 de Monsieur Emperaire

 

Le revolver ici présent est une énigme et une rareté absolue…. Elle ne comporte pas de numéro LF.

Néanmoins, en regardant l’aspect générale de l’arme et en la comparant avec les textes et images disponible, elle est très probablement d’une fabrication inférieure au LF 14, ou le LF 21 puisque celles-ci ont une configuration très similaire.

La portière de chargement s’ouvre vers le bas et son ressort est extérieur et vissé dans le bâti mais plus ramassé que celui de notre sujet, qui est en forme de L.

Le ressort latéral tige/axe est identique au LF 14 et LF 21

« Le LF 21 » 

Le bouclier est très différent, il est de taille inférieure (35,5 /43 mm) au diamètre du barillet permettant d’observé état de chargement du barillet, les culots des douilles sont partiellement visible.

Autre relation est le numéro d’assemblage : LF 14 = 20Y, l’arme ici présente au numéro 5Y.

Comment ce revolver sans numéro LF est-il arrivé chez un horloger à Crest, mystère ? 

Marquages et poinçons :

  • Très curieusement il n’y pas trace d’un numéro LF sur l’arme.

  • Sur le canon, en lettres anglaises : E. Lefaucheux Bté. à Paris.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage : 5Y.
  • Sous les plaquettes le 5Y est complété avec un H dont j’ignore la signification.

  • Sur le pourtour du pontet le nom du propriétaire est marqué :
  • « Emperaire Crest (Drôme) »

Qui est ce Emperaire ?

  • C’est très probablement Louis Paul Emperaire, né le 27 novembre 1834, rue Rochefort à Crest.
  • En octobre 1869 il déclare exerce le métier d’Horloger.
  • Il décède, à 41 ans, le 4 juin 1876 à Crest
  • Sur l’acte de décès il est déclaré comme Rentier 
  • Source : Archives départemental de la Drôme.

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 1044 grammes
  • Longueur totale : 300 mm
  • Longueur canon : 156 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.

  • Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale, pour un diamètre de 43 mm.
  • Culasse : Diamètre 35,5 mm, mais n’est pas entièrement ronde à cause de la forme de la portière de chargement.
  • Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas, avec son ressort en L vissé dans le bâti.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Pontet : Rond.
  • Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Arme en version : Poli blanc

 Principe de fonctionnement du revolver 1868 :

La particularité du revolver issu du brevet de 1868 est qu’il fonctionne en simple et double action. C’est une nouveauté pour la Marine puisque le « 1858 réglementaire » ne fonctionne lui, qu’en simple action. Le rajout de la « double action » procure à l’arme un volume de feu dont le « 1858 » était privé.

Le mentonnet et la barrette de liaison entre la détente et le chien sont montés sur le même axe, sur le haut du corps de la détente. En pressant légèrement la détente, la barrette de liaison fait basculer le chien en arrière et prend le premier cran de la gâchette, le « cran de sûreté ». La mise sur le « cran de sûreté » dégage la pointe du percuteur, permettant au barillet de tourner librement et ainsi permettre le chargement ou déchargement des munitions. Une nouvelle pression sur la détente permet de mettre le chien sur le deuxième cran de la gâchette, le « cran de l’armé ».

Dans le même mouvement le mentonnet aura poussé le barillet 1/6ème de tour, par l’intermédiaire du rochet, afin d’aligner la balle du barillet en face du canon et le taquet de verrouillage, présent sur le haut de la détente, vient se bloquer dans l’arrêtoir du barillet. Le tenon du chien est sorti de la mortaise de la barrette et le grand ressort est sous pression. La pointe de la gâchette repose sur une encoche à l’arrière de la détente. Le ressort de détente, à l’avant de celle-ci, offre une contre-pression à l’ensemble du mécanisme.

Les mêmes mouvements s’opèrent exactement en tirant en arrière le chien (simple action). Une pression supplémentaire sur la détente pousse la pointe de la gâchette, (qui repose sur l’encoche) vers le haut et pivote autour de son axe en libérant le chien de son « cran d’armé », qui, sous la pression du grand ressort, lance le percuteur vers l’avant pour le « coup de feu ».

Le ressort de détente repousse ladite détente en place et l’ensemble du mécanisme suit le même mouvement et se retrouve prêt pour un nouveau coup de feu.

Le chemin vers le LF 27 

Un revolver issu du brevet du 10 septembre 1868, le LF 27

 ® et © Lefaucheux décembre 2019

Le revolver 1870 de Monsieur le Comte d’Osmoy

Un exceptionnel revolver Lefaucheux, modèle 1870 Civil ;

Les revolvers 1870 de Marine ou simplement les variantes Civiles ont fortement participé à créer l’aura de fascination qui entoure le nom « Lefaucheux ».

Les « 1870 de Marine » ou simplement « Modèle 1870 Civil » sont relativement facile à identifier :

Le « 70 de Marine » :

  • Baguette avec canal de guide.
  • LF sur le côté droit dans le prolongement de l’axe central.

  • Guidon à 4 faces « carrée ».
  • Ancre au talon, avec éventuellement son numéro de bord.
  • Crosse modifiée.
  • « Lefaucheux bté S.G.D.G. Paris » sur la bride entre canon et culasse.
  • « E. Lefaucheux INvr. Breveté » sous la plaquette gauche.

Le « 70 civil »

  • Pas de guide à la baguette
  • LF sur le côté droit dans le coin haut dans le prolongement de la bride.
  • Guidon ordinaire en triangle plat avec un grain d’orge sur le dessus.
  • Pas d’ancre de marine, pas de numéro de bord
  • Crosse non modifiée.
  • Marquage Lefaucheux sur le dessus du canon.
  • Pas de marquage « Lefaucheux » sous la plaquette gauche.

Si Eugène Lefaucheux s’était limité à cela dans sa fabrication il aurait été facile de faire une analyse des 9000 revolvers (environs) produit durant les années 1872 et 1873, les tout derniers sortiront des ateliers en 1875.

Heureusement cela n’a pas été le cas, au grand plaisir des collectionneurs, puisque l’ensemble de variantes imaginable semblent exister.

Le revolver présenté ici est incontestablement une version civile mais a néanmoins quelques traits issus du revolver réglementaire et de ce fait intègre la partie de ses multiples variantes.

Puisque ce revolver :

  • N’a pas de numéro LF, probablement supprimé lors de la mise en gravure, donc pas de datation possible.
  • A un guidon « carré » à 4 faces de type règlementaire.
  • A un marquage sur la bride, mais non règlementaire.

  • A sous la plaquette de gauche le marquage « E. Lefaucheux INvr. Breveté », marquage qui est en principe réservé aux armes réglementaires.
  • A une crosse modifié règlementaire.
  • N’a pas de guide pour la baguette.
  • N’a pas de redan dans le prolongement du pontet.

Cette arme était très probablement intégrée dans un coffret en palissandre avec un tournevis, huilier, tige de nettoyage ainsi qu’une boîte de munitions.

Marquages et poinçons

  • L’ensemble des pièces comportent le numéro d’assemblage « 4 »

  • Sur la tranche de la portière de chargement un « 4 » et un autre signe dont j’ignore la signification.

  • Sur la bride faisant la cage entre la culasse et le canon il y à l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » en lettres cursives et non en lettres « typographique » comme sur les réglementaires.
  • Sous les plaquettes, sur le côté droit, un « 4 » et un « B », sur le côté gauche, un « 0 », un « 7 » et le marquage « E. Lefaucheux INvr. Breveté ».

  • Sur le dessus du canon « Offert par Alfred Antonin Leboeuf d’Osmoy. »

Qui est ce personnage :

Alfred Antoine est né le 1e juillet 1862 à Champigny la Futelaye dans l’Eure, fils de Charles Leboeuf d’Osmoy et de Marguerite du Bourg de Beaugas.

Il entre dans la Marine en 1879, est aspirant en 1882 et Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1884 à Brest.

Part pour le Tonkin au début de 1885.

Lieutenant de vaisseau le 25 Août 1889.

Ont le fait Chevalier de la Légion d’Honneur en Juillet 1894.

Il quitte le Marine après le décès de son père en 1894 et le remplace dans son mandat de conseiller général de l’Eure et devient conseiller municipal de Bonneville-Aptot.

Député de l’Eure en 1902 dans l’arrondissement de Pont-Audemer et reconduit en 1906.

Il est mobilisé en 1916, en tant que 2ème Aide de camp et démobilisé en tant que Capitaine de corvette de réserve en 1919.    

Promu Officier de la Légion d’Honneur en 1921.

Alfred Antonin Leboeuf d’Osmoy meurt le 15 avril 1922 à Toulon dans le Var.

Source: BNF de Paris 

A ce stade de l’enquête il est impossible de dire a qui ce revolver a été offert.

Poids et dimensions :

  • Poids de l’arme :  944 grammes.
  • Longueur totale de l’arme :  240 mm.
  • Longueur du canon :  120 mm.

  • Calibre : 11,1 mm à 6 coups en percussion centrale.
  • Mécanisme en simple et double action.
  • Plaquettes en bois d’ébène

  • L’ensemble profondément gravé de lianes, pivoines et de feuilles.
  • Sur le barillet une scène de dragons ailés ?

Sources:

® et © Lefaucheux, Août 2019

 

Casimir Lefaucheux pistolet à percussion centrale.


Pistolet Casimir Lefaucheux à percussion centrale brevet 1845 / 1847 3 éme certificat.

Après avoir vendu son affaire à Camille Jubé en décembre 1835, Casimir Lefaucheux revient à Paris dix plus tard et rachète son entreprise.

 

Le comment et le pourquoi de cette coupure n’est pas connu.

Dès son retour aux affaires en ce début d’année de 1845 il commence à réfléchir aux pistolets et poivrières ainsi qu’a la percussion centrale.

Le 2 mai 1845, il prend le brevet d’invention 1371 , brevet initial qui comportera pas moins de 7 certificats d’additions.

Dans ce brevet « fourre-tout » ont retrouve le pistolet à canon pivotant,  d’inspiration Leroy de 1815, (2 mai 1845) la fameuse poivrière à bloc canons tournant sur une base  de la Mariette (7 février et 24 mai 1846),  un pistolet de salon à canon pivotant et à percussion centrale ( 12 août 1847).

Les trois derniers additifs sont consacré à la perfectionnement de la percussion centrale et ses cartouches ( 11 novembre 1847 , 2 février 1848 et 25 août 1849).

 

L’arme décrite ici concerne un pistolet de salon à canon pivotant et à percussion centrale issu du 3ème certificat d’addition du 12 août 1847.

Cette arme est une combinaison de 3 inventions:

1 – le canon pivotant, invention Leroy, de septembre 1815.

2- la percussion centrale, invention Pottet, de mars 1829.

3 – munition réduite à une capsule, déjà utilisé par Caron.

Dans le livre de Gérard Lautissier « Casimir Lefaucheux, Arquebusier 1802-1852″ page 45 est écrit:       » Cette intervention de Pottet, vouée a un bel avenir ne fut adoptée qu’en 1862 par les Anglais et en 1867 par l’Empereur Napoléon III » .

Qui est ce « Pottet« :

Clement Pottet , armurier parisien, apprentie ou contremaître (selon les sources) dans les ateliers  de Samuel Pauly.

Créateur de la première cartouche à percussion centrale, brevet 3930 du 12 mars 1829.

Fonctionnement:

Pistolet de salon à canon tournant, comme décrit dans sont brevet initial du 2 mai 1845.

Mais avec une différence de taille, la percussion est centrale et non à broche.

En tournant le canon d’un quart de tour, autour de son pivot, vers la gauche, permet d’ouvrir une petite portière à charnière, un enclume porte-amorce, donnant accès à l’arrière du canon.

Cette ouverture permet l’introduction de la capsule dans le canon, fermeture de la portière pour bien introduire la capsule dans le canon et remise en place du canon par rotation.

L’arme est prête à faire feu en armant le chien en arrière.

En tirant sur la détente le chien est libéré et vient frapper le percuteur qui transmet sont énergie à la capsule.

Le percuteur est très simple: une tige recourbé à angle droit retenue a sa tête par un ressort à méplat , ce qui lui donne de la souplesse.

 Marquages:  

 Sur le haut du canon:

« INon Lefaucheux Arqer  Ordre de Moner Le Duc de Nemours à Paris ».

 Sur la platine autour du chien:

« Lefaucheux brvté à Paris »

Caractéristiques techniques:

Poids à vide: 1156 grammes

Longueur totale de l’arme: 380 mm

Longueur du canon: 212 mm, octogonal d’une épaisseur de 20 mm

Calibre : 6 mm

Crosse: en ébène type renaissance

 

@ et ® Lefaucheux Juillet 2019.

 

 

 

Le LF 17805, un rare 1854 en 12 mm à canon octogonal.

Revolver Lefaucheux, modèle 1854, le LF 17805

En 1858, après avoir cédé une partie de son brevet du revolver 1854 à la Marine, Eugène Lefaucheux garde la maîtrise du développement, la maîtrise de fabrication et surtout le droit de commercialiser sa création.

Cela lui permettra de proposer son revolver aux officiers de l’Empereur Napoléon III et à tout les pays d’Europe et jusqu’au USA et au Japon.

La fabrication du LF 17805 est à situer vers janvier/février de l’année 1861, après la livraison de la fabrication pour la Norvège mais avant la mise en route des 5000 revolvers « Corto ».

Le revolver 1854 est dans un premier temps, après l’acceptation, en 12 mm à broche, canon rond avec un pontet rond ou avec un repose doigt et le talon en ovale, soit plat ou en forme « diamant», ou encore en 9 mm à broche mais toujours avec un canon octogonal.

Très exceptionnellement ont trouve aussi des revolvers 1854, avec un canon octogonal mais calibré en 12 mm à broche.

Le LF 17805  décrit ici fait partie de ses exceptions en calibre 12 mm avec un canon octogonal ….!!

Poinçons et Marquages

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 90 A ».

La console droite comporte le marquage « LF 17805 », sur celle de gauche en ovale, « INVon E. LEFAUCHEUX BREVETE sgdg (Paris) »

Sur le dessus du canon « INVon E. Lefaucheux Brté Paris »

Caractéristiques techniques 

  • Poids à vide :  992 grammes
  • Longueur total de l’arme : 300 mm
  • Longueur du canon : 161 mm, octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme :  Simple Action uniquement.
  • Barillet :  6 coups, 12 mm à broche.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Arme sans aucune ornement.

© et ® Lefaucheux Juin 2019.

Une rare carabine Lefaucheux à carcasse métallique.

La carabine Lefaucheux le LF 87 selon Brevet 43104 du 5 décembre 1859.

La carabine « LF 87 » issue du brevet 043104 du 5 décembre 1859 et plus précisément de l’addition de brevet du 7 février 1860, puisque sur le brevet initial le levier d’éjection de douille n’existe pas encore est la seule actuellement et a ma connaissance connue au monde. (jusqu’a preuve du contraire) en collection privée.

Une variante à double canons juxtaposé existe dans le stock du Musée des Invalides.

Carabine à carcasse métallique 1859

Une autre variante existe, actuellement 2 pièces répertoriés, mais ne comportant aucun marquage Lefaucheux, néanmoins la conception et le mécanisme est identique au « LF87 » décrite ici.

Le mécanisme de fonctionnement de cette carabine est d’une simplicité remarquable ;

  • Il y a une détente, une culasse mobile et 2 ressorts.
  • Le canon est fixe, monté directement sur la carcasse métallique ; la culasse est mobile.
  • Du côté droit du canon, parallèle à cette dernière, cette culasse est munie d’un levier.

  • Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.
  • Le chien est muni sur la partie qui tourne autour de l’axe, sur le devant, de deux crans sur laquelle la détente vient se bloquer, à l’arrière d’une chaînette pour l’accroche du grand ressort.
  • En tirant sur le levier vers le haut, la culasse s’ouvre et amène dans le même mouvement, le chien à l’armé. Durant ce mouvement, la détente sous la pression du ressort de rappel, est « plaquée » contre le chien pour accrocher les crans.
  • Cette ouverture permet d’introduction de la balle dans la chambre.
  • En poussant le levier vers le bas, la culasse se referme mais le chien reste à l’armé.
  • En effectuant une pression sur la détente, elle libère le chien qui vient, sous l’action du grand ressort, percuter l’ergot de la balle.

  • L’extraction de la douille s’effectue de manière manuelle en tirant le levier situé à gauche du canon en arrière.

Poinçons et marquages:

  • Un nombre de pièces comme la carcasse, le dessous du canon et la détente comporte le numéro 41, c’est très probablement le numéro d’assemblage.

  • Sur le dessus du canon ont a l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » et sur son dessous le « LF 87 ».

  • La carcasse comporte un marquage « LF » avec le pistolet brisé.

  • Le dessus de la culasse est muni du « Inv. E. Lefaucheux Breveté s.g.d.g. Paris » en ovale.

Caractéristiques techniques:

  • Poids actuel : 2520 grammes
  • Longueur totale :  930 mm
  • Canon : Octogonal, rayé, mono-coups fixe, vissé par un vis par le dessous à la carcasse métallique.
  • Longueur canon : 517 mm
  • Calibre : 12 mm à broche
  • Mécanisme:  Simple action

  • La crosse est constitue de deux plaquettes maintenue en place par 3 vis et en épousant parfaitement les contour de la carcasse métallique de l’arme.

Voir description plus détaillée dans la transcription du brevet 43104 du 5 décembre 1859

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Source : « Archives privé Famille Lefaucheux »

® et © Lefaucheux mai 2019

Un fusil signé Casimir Lefaucheux.

Fusil ce chargeant par la bouche, signé Casimir Lefaucheux.

Casimir est né le 26 janvier 1802, à Bonnétable dans la Sarthe et baptisé le lendemain dans l’église paroissiale d’Aulaine.

Il reçoit une bonne instruction et monte à Paris pour devenir vers 1814 apprenti armurier pour quelques mois chez Maître Pauly.

Johann Samuel Pauly quitte la France en Avril 1814 pour s’associer à Londres avec son compatriote suisse Durs Egg.

L’armurier Henry Roux prend la suite pour céder l’affaire en 1822 à Eugène Pichereau, qui finalement transmet les ateliers en 1827 à Casimir Lefaucheux, qui entretemps était devenue son meilleurs ouvrier.

De 1827 à mars 1833 l’habitation familiale de Casimir se situe au 5 rue Jean – Jacques Rousseau à Paris.

Au vue de l’inscription sur les platines du fusil présenté ici ont peut le situer dans cette période de 1827 – mars 1833 sans pouvoir être plus précise.

Marquages et poinçons:

Sur le dessus du canon, sur la bande centrale ont peut encore partiellement lire:

 » C. Lefaucheux breveté à Paris »

Sous les canons: « 439 » , « AB » et autres poinçons illisible.

Sur les deux platines, à l’intérieur le numéro d’assemblage « 439 » et sur l’extérieur:

« Lefaucheux breveté à Paris, Rue JJ Rousseau N°5 »

Caractéristiques : 

  • Longueur totale de l’arme : 1086 mm
  • Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 346 mm
  • Longueur canons :  700 mm
  • Canon damas, à chargement par le devant, 16.7 mm

  • Crosse type « crosse fusil-pistolet » avec plaque de couche.
  • Platines et pontet sont finement gravé de fleurs, serpents, feuilles et vasques.

 ® et © Lefaucheux, avril 2019

Le LF 270 un 20 coups 7 mm en coffret

Le revolver « LF 270 », un 7 mm TA à 20 coups

Arme conçue à partir du brevet de février 1865 mais équipée du mécanisme 1862, à savoir la « Triple Action » (TA).

Revolver plus spectaculaire que monstrueux et aisément reconnaissable à son barillet très évidé entre les chambres extérieures.

Le fort évidement du barillet permet de limité la lourdeur et le poids de l’ensemble.

Le revolver 20 coups est toujours en 7 mm à broche (sauf preuve du contraire) avec une grande portière de chargement  pour pouvoir accéder à la double rangée décalée de drageoirs.

Il possède un chien « double tête » permettant de venir frapper successivement la rangée du haut et ensuite la rangée du bas.

Poinçons et marquages :

  • Comme tous les revolvers de ce modèle, le fameux « LF270 » surmonté du pistolet brisé est situé sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro « 47 V », correspondant à son numéro d’assemblage.

  • Sur le devant sous les canons un « 3 » et en ovale encore partiellement lisible « Invon. E. Lefaucheux Breveté s.d.g.d. à Paris ».

Caractéristique de l’arme:

  • Poids à vide: 946 grammes
  • Longueur totale : 250 mm
  • Longueur des canons : 123 mm, ronds sur toute leur longueur et superposé.
  • Fixation des canons : Les canons superposés sont vissés sur l’axe central et au bâti par 1 vis « encastrés » frontale, au niveau de la console.
  • Fixation du socle à la carcasse :  par 3 vis.
  • Mécanisme : Triple Action.
  • Barillet : 20 coups, 7 mm à broche, cannelé, très évidé.
  • La portière de chargement avec un ressort et lèvre de pincement.
  • Détente: Repliable vers l’avant.

  • Chien : Avec crête, muni à l’arrière de deux crans et de deux têtes sur le devant
  • Plaquettes :  2 pièces en bois quadrillé
  • Une grande partie de l’arme est recouverte de gravures de fleurs et de fougères.

  • Le tout dans un coffret de loupe d’orme avec sur le couvercle un écusson avec les lettres « LC ».

  • L’intérieur recouvert de velours rouge marqué « Lefaucheux Arq. a Paris », avec plusieurs compartiments et outils.

  • Dimension: 293x 213 x 84                                                                                                       

Ensemble aimablement mis à disposition par PK.

® et ©  Lefaucheux Mars 2019

Un 10 coups de chez Lefaucheux en 12 mm TA, le LF 360.

Un 10 coups Lefaucheux le LF 360 .

Tout ceux qui s’intéresse aux revolvers Lefaucheux connaisse le 12 mm en Triple Action à 6 coups ou le revolver double canons et double rangées dans le barillet en 7 mm.

Beaucoup plus rare et méconnu est le revolver décrite ici; je vous présente le « LF 360 », un 10 coups en 12 mm à broche.

La production de ces 12 mm TA à 10 coups a été très faible, probablement environs 600 exemplaires. (Sous réserve de vérification).

L’ensemble des numéros relevés sur les armes en 12 mm, TA et en 10 coups,  se situe actuellement entre le « LF 68 »  et le « LF 582 ».

L’aspect général de l’arme (à part son barillet cannelé et son « look massif »), ainsi que le mécanisme interne ne changent pas par rapport au classique 6 coups.

Les dimension de l’ensemble est très proche d’un 7 mm à 20 coups à double canon.

Le LF 360 à la particularité  d’avoir le talon solidaire avec le bras supérieur de la crosse et fixé avec une visse au bras inférieur.

L’ensemble des 12 mm en TA observé ont soit un talon indépendant et fixé avec deux vis aux bras de la crosse , soit le talon fixe au bras supérieur mais toujours avec un fixation « Tenon / Mortaise » au bras inférieur.

Principe du mécanisme :

Extrait du brevet :

« Cette invention a pour but de donner trois mouvements au chien de l’arme, c’est à dire que l’on peut à volonté :

  1. armer le chien par la crête, comme dans les armes ordinaires.
  2. armer par la détente à tir continu et sans qu’il soit fixe en bout de sa course.
  3. on peut encore armer le chien en pressant sur la détente et, à la volonté du tireur, le laisser fixe, comme s’il avait été armé par sa crête.

Ces trois modes d’armer s’obtiennent par deux pièces seulement et une réserve ou saillie de fer laissée sur la détente, ce qui est infiniment plus simple que toutes les dispositions exécutées jusqu’ici pour obtenir le même résultat. »

Caractéristique de l’arme :

  • Poids : 1130 grammes (à vide)
  • Longueur totale : 285 mm
  • Longueur du canon (tonnerre inclus): 154  mm rond.
  • Longueur tonnerre : 30 mm de forme arrondie.
  • Rainures dans le canon :  4
  • Longueur du barillet : 29 mm
  • Diamètre du barillet : 58 mm
  • Calibre et nombre de coups : 12 mm à broche, 10 coups.
  • Mécanisme : triple action.

  • Plaquettes en ébène tenues par une rosette centrale.

  • Talon de la crosse arrondi avec son anneau de dragonne.
  • Ensemble de l’arme est nickelée et gravée avec des fougères et des pivoines.

Poinçons et marquages :

  • Comme toutes les armes produites par Eugène Lefaucheux, elle est flanquée de son fameux LF surmonté du pistolet suivi de son numéro 360, donc LF 360 », sur le côté gauche du tonnerre, comme la plupart des Triple Action (exception faite des premières séries).
  • Sous le canon, devant l’axe central, un 4  .

  • Sur le canon est encore partiellement lisible « E. Lefaucheux Bté à Paris »

  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro de fabrication « 98 Z».

  • Un « M » sur la face externe du barillet, marquage déjà vu sur plusieurs armes Lefaucheux et d’autres dont j’ignore la signification , probablement le fondeur ou finisseur de la pièce.

Un autre 10 coups en 12 mm en TA présent sur le site est le LF 68

Le LF 68, 10 coups, 12 mm en Triple Action

® et © Lefaucheux mars 2019

Les fusils Dragon transformés en Tabatière par Eugène Lefaucheux

ARTICLE EN CONSTRUCTION

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Archives de l’Artillerie

4 F 18

10695 (26)

Provenant du Cabinet de l’Empereur

Napoléon III et envoyé aux Archives

par Pon. M. Me . 23 octobre 1874.

1868 – 2 Janvier.

Compte rendu des opérations exécutées à la date du 31 décembre 1867 pour le réarmement des troupes

Fabrication du fusil modèle 1866

Châtellerault a reçu en outre, une commande de 50.000 sabres-baïonnette destiné à paré d’abord à l’insuffisance de la production des autres manufactures et à fournir ensuite l’armement des tambours et musiciens.

Sur cette commande de 50.000 sabres- baïonnette 12.676 sont terminés et 20.000 ont été fournis comme avances aux manufactures de St. Etienne, Mützig, Tulle et Placensia.

La fabrication du fusil 1866 est aujourd’hui régularisée dans les manufactures Impériales sur le pied de 1100 fusils en moyenne par jour.

Elle atteindra prochainement 1200, soit 30.000 fusils par mois de 25 jours de travail.

D’après cela, les quatre manufactures impériales auront terminé, sauf empêchement de force majeur, les 416.000 fusils qu’il leur reste à faire en quatorze mois, c’est à dire vers le 1er Mars 1869.

La fabrication dans les manufactures étrangères travaillant pour le compte de la société Caben-Lyon, n’est pas assez avancée, pour qu’il soit possible de tirer aucune conséquence de sa marche.

Ces manufactures devaient livrer ensemble 25.000 fusils au 31 décembre 1867.

Elle n’en ont produit de 5.189.

Le terme extrême du marché de la société Caben-Lyon étant fixé au 1er octobre 1868, cette société doit dés à présent livrer au moins 10.000 fusils par mois pour remplir les obligations qu’elle a contracter.

Transformation des Anciennes Armes.

Ainsi, sur un total de 358.500 armes livrées à la transformation, il n’en est rentré transformées que 41.716 entre les mains de l’Artillerie.

Le dernier délai accordé aux industriels chargés de transformer les fusils d’infanterie et les carabines de chasseurs étant fixé au 1er Juillet prochain, ils doivent pour se libérer, fournir ensemble à l’avenir au moins 46.000 armes par mois, ce qui paraît impossible.

En résumé, il existe au 31 décembre 1867, 160.604 armes se chargeant par la culasse, savoir :

Il a été fabriqué en 1867 dans les établissements de l’Artillerie 41 million de cartouches à balles pour fusil modèle 1866.

Au 31 décembre il en reste 34 million en magasin.

Les mesures sont prises pour en fabriquer 50 million d’ici au 1er Juillet 1868.

Mr Gévelot chargé de fabriquer 100 million de cartouches pour armes transformées en a livré 3 million au 31 décembre 1867.

Paris 2 Janvier 1868.

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Une lettre du Ministre trouvé dans les archives d’Eugène ……………

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Et des annotations trouvé dans les archives de Gérard Lautissier

Notes Lautissier

  • Fin 1867, Eugène Lefaucheux passe un marché avec l’armée pour la transformation a tabatière ( fusil 1867) de 40.000 fusil de dragons.
  • Le 31 décembre 1867 aucun fusil n’a été livré, la transformation débute en Janvier 1868.
  • Les contrôleurs de réception ont été nommés dans les ateliers Lefaucheux de Janvier à Décembre 1868.
  • Le 20 avril 1868, 24 fusils sont envoyés à l’examen de la commission de tir de Vincennes.
  • Rapport sur 24 fusils de dragons transformés dans les ateliers de Mr Lefaucheux et envoyés a l’examen de la commission permanente de tir de Vincennes.

Ex : Du point de vue de la percussion et du retrait des tubes après le tir.

« Les armes transformées chez Mr Lefaucheux ont été faites avec soins, elles ont un aspect satisfaisant, les matériaux employées paraissent de très bonnes qualité, mais comme dans toute fabrication a son début, ces armes présentent quelques imperfections auxquelles il est d’ailleurs facile de remédier et qu’il suffira de signaler à Mr Lefaucheux pour le voir disparaître dans la fabrication ultérieure.

  • Feuillure trop profonde, la cartouche avance à percussion, ou s’emboutit au recul.
  • Percussion trop haute, « le percuteur vient rencontrer l’alvéole porte-capsule ».
  • Ajustage trop serré du tir cartouche.

Recommandation à Mr Lefaucheux sur quelques détails :

  • Canons : chambres bien faites, bien polis, les canons n’ont pas été abîmées par le travail de fraisage de cette chambre, mais on a quelque fois oublié de remplacer par un arrondi l’angle de raccordement de la feuillure et de la chambre.
  • Percuteurs :
  • Tombée du chien :
  • Boîte de culasse :
  • Culasse mobile : s’encastre généralement bien dans la boîte de culasse et vient bien s’appliquer contre la tranche de la chambre, sauf toute fois pour 2 armes.
  • Chanfrein :  destiné à pousser la cartouche en place n’est pas assez prononcé et pousse trop loin.
  • Vis :
  • Broche :
  • Visse a bois généralement très bonne, le bois affleure bien le métal.
  • Hausses :
  • Baguettes :
  • Ressorts :
  • Suppression des arêtes vives (talon de culasse)

« Que Mr Lefaucheux y remédie, et il n’y a pas de doute qu’il ne puisse le faire très facilement aux quelques imperfections signalées dans ce rapport , et les armes qu’il livrera, employées avec de bonnes cartouches, feront un très bon service entre les mains des troupes »

Vincennes le 20 avril 1868

Capitaine d’Artillerie . »

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Et dans un article de l’époque, dont je ne retrouve plus trace (il faudra que je le retrouve ) ou il était écrit qu’a partir de la mi-1868 plus de 300 armes transformées sortait quotidiennement des ateliers de Lefaucheux ….