La Maison Lepage frères, Lepage & Chauvot successeurs et Piot-Lepage successeur.

Lepage Frères : Lepage & Chauvot successeurs et Piot-Lepage successeur.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 256.

Lepage (frères) Henri et Perrin

Arquebusiers-fabricants à Liège en Belgique de 1823-1860.

Furent ensuite fabricants d’armes dont le dépôt se trouvait à Paris 12 rue d’Enghien en 1856.

Note personnelle : le dépôt semble exister avant cette date de 1856, puisque sur le canon d’un revolver modèle 1854, le LF 272 (du 2ème semestre 1855), on peut lire « Lepage frères, 12 rue d’Enghien à Paris ».

1859 - Magasin Lepage - site copie

« Dessin de 1859 »

Lepage & Chauvot.

Association en 1870-1880 d’Alphonse Lepage et de Louis Frédéric Chauvot.

Chauvot, avoué et inventeur à Chalons sur Saône.

Succèdent à Lepage frères à Liège et à Paris.

Note personnelle : Une association très probablement largement avant 1870.

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L’ensemble des devis et factures ci-dessus sont adressé à Mr Charles Pichot et ensuite Mr François Millet-Pichot, gendre et successeur de Charles.

1869 - 2 facture Charles Pichot 25 février 1869 site copie

« 25 février 1869 »

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1869 - 8 facture Charles Pichot 5 Août 1869 1 copie

« 5 août 1869 »

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1871 - 8 - 1 facture charles Pichot 12 Aout 1871 -1-1_modifié-1

1871 - 8 - 2 facture charles Pichot 12 Aout 1871-1_modifié-1

« 12 août 1871 »

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1871 - 8 - 4 facture charles Pichot 13 août 1871 - 2 copie

« 13 août 1871 »

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« 28 août 1876 »

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1876 - 11 - 1 facture Charles Pichot 27 novembre 1876 - 2 site_modifié-1

1876 - 11 - 2 facture Charles Pichot 27 novembre 1876 site_modifié-1 copie

« 27 novembre 1876 »

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1877 - 11 - 1 facture Millet Pichot 2 site

1877 - 11 - 2 facture Millet Pichot 1 site copie

« 23 novembre 1877 »

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1879 - 7 - 1 devis Millet Pichot 26 juillet 1879 - 2 site

1879 - 7 - 2 devis Millet Pichot 26 juillet 1879 site_modifié-1 copie

« 26 juillet 1879 »

Piot – Lepage

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 324.

Piot-Lepage ; Armurier à Paris en 1890 -1933.

Successeurs de :

  • Lepage Frères.- 1823-1860
  • Lepage & Chauvot.- 1870-1880
  • Chauvot-Lepine-Piot-Lepage. – 1885
  • Piot-Lepage & Lepine.- 1887-1890

1897 - 6 juillet  1

1897 - 6 juillet 2

1897 - 6 juillet 3

« 6 juillet 1897 »

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La Maison Zaoué à Marseille

La Maison de Georges Zaoue :

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier page 400 :

 Zaoue Georges – Armurier à Marseille de 1841 à 1855.

Brevet le 10 sept 1841 sur le moyen d’établir une communication d’un point à un autre.

Brevet le 13 février 1852 sur fusil à bascule avec charnière.

Adresse : Place Royale à Marseille.

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Lettre du 12 juillet 1847

Lettre de A. Degiacomi à Géorge Zaoué

Le Capitaine Santolini serait Ange Louis Santolini promu, le 8 avril 1844, au grade de Captaine de la 2ème compagnie de Voltigeurs Corse basée à Corté.

Source: Les voltigeurs Corse de 1822 – 1851.

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Lettre d’expédition du 16 Avril 1848

Lettre en provenance de Coulaux Ainé & Cie à Molsheim (Bas-Rhin) pour George Zaoué à Marseille

Entreprise de quincaillerie crée vers 1818, en 1848 la société est géré par Charles Louis Couleaux. Le siège sociale est à Holsheim, mais l’entreprise aura des usines à Molsheim, Mutzig, Klingenthal, Dinsheim, Greswiller et Urmatt.

Après 1870, le siège sera installé à Paris 12 rue de Sévigné.

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Lettre de 1863 

Selon le « Lexique Onomastique » de J CL Mournetas page 278 :

Zaoue – Arquebusier à Marseille.

Période 1845-1870.

Spécialisé dans la fabrication des revolvers à broche type Lefaucheux dont le modèle à 20 coups type 1864.

Egalement producteur de carabines-revolvers à 5 coups au système du LT Ghaye

Armes à barillet à percussion destinées à la chasse.

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Lettre de 1867

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La maison Georges Zaoue :

Situé à Marseille, Place Royale durant la période 1841 à 1870.

Dépositaire d’au moins deux brevets :

  • le 10 sept 1841 sur le moyen d’établir une communication d’un point à un autre.
  • le 13 février 1852 sur fusil à bascule avec charnière.

Doit être fabriquant mais principalement finisseur – revendeur :

Vue son nom sur plusieurs armes fabriqué dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le LF 161 , Carabine revolver en Calibre 28.

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La Maison E. Lefaucheux

Présentation de la Maison E. Lefaucheux à travers la publicité, les articles d’époque, les lettres et les factures. 

1856

Le 15 Avril 1854, Eugène Lefaucheux déposera sous le numéro 019380, son premier brevet.

Sur le dessin accompagnant le brevet, le Colt Navy est clairement reconnaissable.

Ses deux futurs partenaires, Bigot et Binard, lui conseillent rapidement de modifier la représentation du revolver afin d’éviter des démêlés judiciaires possibles avec Colt.

Ces conseils avisés vont permettre, le 9 Novembre 1854, de déposer le premier certificat d’addition au brevet initial.

Sur le dessin qui accompagne le certificat, on reconnaît aisément la forme de base de l’ensemble des futurs modèles du Lefaucheux 1854. Samuel Colt ne s’en offusque pas, mais gêne a priori l’armurier parisien Gastine Rénette.

Durant l’exposition universelle de Paris, en 1855, Eugène Lefaucheux profite de l’occasion pour commencer à proclamer que seul son revolver est retenu pour continuer les tests en collaboration avec la Marine et courant 1856, édite une brochure sur le sujet.

Rénette s’en plaint au Ministre dans une lettre datée du 12 Mai 1857 où la jalousie et la frustration apparaissent clairement.

Aux archives de la Marine, il existe une copie (datée du 25 Mai 1857) de la réponse du Ministre faite à Gastinne Rénette, dans laquelle il relate que la procédure et le choix pour la Marine, ont été scrupuleusement respectés et qu’ils n’ont pas encore été définitivement arrêtés, mais surtout les arguments pour lesquels le revolver présenté par Rénette a été refusé et rejeté.

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Voici une partie de cette fameuse brochure dont il est question ci-dessus.

Notice ou Eugène détaille les avantages de son revolver par rapport au revolver Colt et celui d’Adams en reprenant les points mise en avant dans le rapport de la Marine.

Note : cette notice indique clairement qu’en 1856 la société d’Eugène Lefaucheux est bien installée au 9 et 9 bis Rue Lafayette à Paris.

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Réponse de la Marine à la réclamation de Mr Gastine Renette.

Marine Vincennes

3DD4/337

Paris le 25 Mai 1857

Monsieur Gastine Renette

Arquebusier à Paris

Mr, j’ai reçu la réclamation que vous m’avez adressée le 12 de ce mois au sujet de la publicité qui aurait été donnée par Mr Lefaucheux au rapport de la commission du vaisseau école Suffren sur les expériences comparatives qui ont eu lieu à Toulon entre les pistolets revolvers du système de cet arquebusier d’une part et de l’autre ceux présentés par vous et autrement par MM Colt et Adams fabricants étrangers.

Le pistolet de Mr Lefaucheux a été reconnu par la commission être celui de tous qui présentent comme solidité principalement, les meilleures garanties de service à bord, après qu’il aurait reçu toutefois certaines modifications de détail jugées indispensables.

L’exécution de ces modifications indiquées dans les rapports, a eu nécessairement pour conséquence de faire communiquer à Mr Lefaucheux les pièces originales ; sur sa demande même une copie certifiée du rapport du 31 mai 1855 sur les pistolets Lefaucheux, Adams et Colt, lui a été délivrée le 4 juillet de la même année pour être produite devant le jury de l’exposition universelle.

Il n’a pas paru nécessaire pour les expériences de l’espèce, dont il s’agit de se tenir dans la moindre réserve et la connaissance des documents qui s’y rapportent en eut été également donnée à tous les intéressés s’ils étaient  venus la demander, elle le serait encore aujourd’hui le cas échéant.

Il ne peut donc y avoir aucune indiscrétion commise, comme vous le pensez, mais en même temps il n’y a en aucune autorisation à Mr Lefaucheux de faire imprimer in extenso ou autrement les documents officiels qui lui ont été communiqués et qui ne doivent servir dans aucun cas de réclame industrielle.

Leur impression partielle avec des inexactitudes faites à dessein ou toute annotation tendant à donner un sens forcé aux considérations énoncées dans les rapports constitueraient  une fraude déloyale dont les parties lésées sont en droit de demander justice devant les tribunaux.

Je ne terminerai pas sans répondre directement à deux paragraphes de votre lettre :

1° le rapport du 6 mai 1855 s’exprime ainsi : « le pistolet Gastine est une réunion des pistolets Adams et Lefaucheux, on y retrouve en effet le mode d’armement du chien par la gâchette comme pour le premier, la cartouche et la baguette de déchargement du 2e ».

Cette observation, en constatant un fait qui doit arriver fréquemment, celui d’une similitude de détail des objets de même nature, n’implique aucune idée de contrefaçon dans le compte rendu d’une commission qui n’avait pas à connaître la priorité des inventions qu’elle expérimentait. 

2° on ne peut écrire que le conseil des travaux a adopté le pistolet revolver Lefaucheux pour l’armement de la flotte de la Marine Française, attendu d’abord que le conseil consultant n’ait pas à adopter, mais seulement à émettre son avis et qu’en second lieu le pistolet de Mr Lefaucheux doit encore recevoir une nouvelle modification. Il est donc par conséquent toujours en cours d’essais.

J’espère que ces explications donneront toute satisfaction à votre réclamation.

Ministre ….

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 1857

Fascicule de mise en garde envers des éventuels fraudeurs après qu’Eugène Lefaucheux ai vendu les droits à la société « E. Lefaucheux & Cie. »

Napoleon Chaix 1

Napoléon Chaix, né en 1807 à Châteauroux, rue du Bombardon (devenue rue Victor Hugo), mort à Paris en 1865, est un imprimeur français.

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Lettre signée de la main d’Eugène Lefaucheux datant très probablement vers 1857;

  • C’est en 1855 que Lefaucheux crée, avec Bigot et Binard, la première société :

« E. Lefaucheux et Cie. »

  • C’est en 1856 que Maître Leruth est en affaire avec Lefaucheux pour le dépôt du mécanisme de revolver à double action.
  • Ce n’est qu’en février 1857, qu’Eugène cède à la société ses droits sur la Belgique et l’Angleterre.

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Document qui nous renseigne :

  • Sur les risques de poursuites judiciaires encourus pour les contrefacteurs et ouvriers qui tenteraient de copier le système sans autorisation.
  • Sur la personne à contacter pour le poinçonnage, à savoir : Maître Leruth , cours des Minimes 6 à Liège.
  • Sur l’exportation directe des armes dûment poinçonnées, par un fabricant belge, vers la France qui est formellement interdite.
  • Sur le prix du poinçonnage d’un revolver, 8 francs, et d’une carabine, 15 francs.

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1857

Article paru dans le « Journal des chasseurs » d’octobre 1857, presque au même moment de l’acceptation officiel par la Marine du revolver 1854.

Le journaliste «Christian Godde » tente de faire une comparaison et un parallèle entre deux revolvers : le Lefaucheux 1854 et le Devisme …. Sans y parvenir et en laissant, au final, le lecteur sur sa faim avec la conclusion suivante:

« Maintenant, si vous me faites l’honneur de me demander un conseil et de me dire lequel faut-il prendre ? je vous répondrai ; essayez l’un et l’autre et il est très probable que vous prendrez les deux ».

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 1859

Notice publicitaire distribué par Eugène Lefaucheux en 1859, vantent la supériorité de son revolver 1854 et mettant en avant l’acceptation de cette arme par la Marine Française.

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Note : en 1859, la fabrique et l’atelier son toujours situé au 9 et 9 bis Rue Lafayette à Paris

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1860 – 1861

Notice sur les Pistolets et Carabines Revolvers par Eugène Lefaucheux.

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Cette notice éditée par la Eugène Lefaucheux date très probablement de 1860 ou 1861 et ceci pour plusieurs raisons :

  • L’adresse de vente à la commission et en gros ce fait à l’usine du 104 rue Lafayette ; cette usine ne fonctionne qu’à partir du début de l’année 1860.
  • La livraison de la commande « Sarde » n’intervient pas avant Août 1861 (curieusement la commande Norvégienne, intervenue en milieu de 1860 n’est pas mentionnée).
  • La Triple Action n’y figure pas puisque le dépôt du brevet n’intervient qu’en 1862.

La vente au détail ce fait au 37 rue Vivienne, ce qui veut dire que l’accord signé avec sa mère en mars 1855 est toujours en vigueur.

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1867

Le dépôt de bilan et la liquidation de la société « E. Lefaucheux & Cie ».    

Suite à un désaccord entre Eugène Lefaucheux et la famille Binard, sur l’avenir de la société, le tribunal ordonne la dissolution et la vente aux enchères des ateliers de Paris et de Liège est organisée pour le 31 août 1867.

Eugène Lefaucheux sera le seul acquéreur pour l’ensemble.

1867 vente paris et liege

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1885

Eugène Lefaucheux à vendu depuis le 15 novembre 1881, son magasin du 32 rue Notre Dame des Victoires à Chevalier et Dru.

Dans l’acte de vente, il est spécifié l’interdiction à Eugène de fabriquer ou de faire commerce d’armes.                                                                                                     Eugène Lefaucheux termine alors sa carrière d’arquebusier, néanmoins il semblerait, en regardent l’entête de ces factures, que l’Usine de Trémerolles (donc Eugène) continue à jouer un rôle dans les affaires de Chevalier et Dru.

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Facture Chevalier et Dru du 3 juin 1885

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Facture Chevalier et Dru du 25 août 1885

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La Maison Lefaucheux – Père et Laffiteau

Présentation de la Maison Lefaucheux à travers des articles de presse de l’époque, la publicité, lettres et factures. 

1846 

Publie-reportage dans le  « Journal des Chasseurs » d’août 1846 

Après avoir vendu son affaire en décembre 1835 à Mr Jubé, Casimir Lefaucheux revient à Paris en 1845 pour la racheter.

Dans le numéro d’Août 1846 du « Journal des Chasseurs » apparaît ce « Publie-Reportage » très élogieux sur «l ’Arquebuserie Lefaucheux ».

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L’ensemble de son travail y passe : la référence à un utilisateur illustre, la qualité de ses fusils malgré le fait que son brevet soit tombé dans le domaine public, ses poivrières et ses derniers travaux sur les cartouches qui supprime la broche.

C’est sur ce dernier point où l’article est précurseur  puisqu’il date d’Août 1846 (voir la date en bas à droite du dessin),  or le « Certificat d’addition » parlant de ce sujet n’a été déposé qu’en Août 1847, soit un an plus tard.

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Autre détail très intéressant : la composition du dessin et en particulier l’habillement et l’équipement du chasseur ; Plusieurs commerçants / fabricants sont intervenus pour l’habiller et l’équiper :

  • Lefaucheux pour le fusil et les cartouchières.
  • Lebatard pour le carnier
  • Morival pour les guêtres
  • Dufossé pour les chaussures imperméables.

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Source : Antoine P. un grand merci pour les scans.

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1849

Une publicité parue dans le « Le journal des chasseurs » de Septembre 1849.

Une élégante jeune femme « une Diane » ayant un fusil, deux coups, sur le bras avec une cartouchière à la taille.

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Source : Antoine P. un grand merci pour le scan.

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1857 

Un petit entrefilet dans : Journal des Chasseurs

Vingt et unième année- 1er Semestre – 31 Mars 1857.

Bureaux : Rue Vivienne, 37 (Maison Lefaucheux), à Paris.

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Nouvelles et faits divers :

Un succès mérité.

Nous avons souvent prédit dans le Journal des Chasseurs et en cela notre conviction est basée sur notre expérience personnelle, que le fusil Lefaucheux était destiné, dans un temps donné, à détrôner complètement le fusil à baguette.

Un fait irrécusable qui vient à l’appui de cette opinion, c’est l’extension que l’arme à bascule prend depuis quelques années à l’étranger, en dépit des obstacles qui lui a suscités et que lui suscite encore un sentiment de rivalité nationale facile à comprendre.

Voilà, en moins de deux ans, plus de vingt fusils que la maison Lefaucheux fournit à Mgr le comte de Chambord, qui, dans ses chasses d’Allemagne où le gibier de toute espèce abonde, ne se sert plus d’autres armes.

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L’usage s’en répand aussi graduellement en Russie, en Espagne et même en Angleterre, où l’on sait, à part le mérite très-réel d’une fabrication excellente, toutes les difficultés que rencontre l’adoption d’un perfectionnement quelconque du moment où il provient du dehors.

Ces progrès à l’étranger sont tout à fait significatifs et assurent au fusil Lefaucheux, aujourd’hui si généralement apprécié en France, un succès proportionné aux services qu’il est appelé à rendre entre les mains intelligentes qui en font usage.

Le Directeur Rédacteur en chef : Léon Bertrand.

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1857 

Un article dans : Journal des Chasseurs

Vingt et unième année- 2 ème Semestre – 15 août 1857.

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Le fusil Lefaucheux

S’il y a telle invention qui suffit pour immortaliser le nom d’un homme, il est incontestable que le fusil Lefaucheux est de ce nombre.

Jamais découverte plus utile, depuis celle de la poudre toutefois, n’a mieux mérité de la grande famille des chasseurs, que cette invention en apparence si simple, comme toutes les œuvres de génie, qui, accomplissant un beau matin une révolution complète dans la manière de charger une arme, a substitué le nouveau fusil à bascule, ce chef-d’œuvre, à l’ancien fusil à baguette.

Ce jour-là, fut victorieusement résolu un grand problème, celui d’arriver tout bonnement à réunir dans une seule et même arme toutes les conditions voulues pour en assurer le succès, promptitude de charge, sécurité complète et en même temps grande justesse de tir, avec tout autant, si ce n’est pas plus et de pénétration et de portée.

Ne nous étonnons donc point de la faveur dont jouit aujourd’hui, à juste titre, le fusil Lefaucheux.

Cette arme incomparable, qui a eu à lutter, dans le principe, contre l’obstacle le plus difficile à surmonter dans ce monde, la routine et qui en a triomphé si complètement, qu’en moins de quinze années d’usage s’en est universellement répandue, non seulement en France, mais à l’étranger et qu’il est indubitable qu’avant l’expiration de la même période, elle aura, sinon totalement, du moins en grande partie, détrôné l’usage de toutes les autres armes.

Faisons plus.

BB

Montrons-nous reconnaissants, nous qui, aveugles que nous étions, avions commencé par nier le soleil comme beaucoup de nos confrères et qui, depuis, nous sommes rendus à l’évidence de ses rayons.

Au lieu de nous contenter de voter intérieurement des actions de grâces à Lefaucheux, chaque fois que l’expérience nous démontre la supériorité de son système, proclamons bien haut tous les avantages que nous lui trouvons….

Appuyons notre dire, non seulement par la théorie mais par la pratique, mettons en avant plus que des raisonnements, citons des faits ; en un mot, faisons en faveur de son arme spéciale, une propagande d’autant plus active, que nous avons été nous-mêmes plus incrédules, partant plus difficiles à convertir.

Quoi que nous puissions faire et par notre autorité et par nos exemples, nous n’acquitterons jamais que bien faiblement envers le chef et le fondateur de l’honorable maison qui porte son nom, la somme de jouissances que le fusil Lefaucheux, dont nous regrettons de n’avoir adopté l’usage exclusif que depuis une dizaine d’année, a dû ajouter à nos chasses.

« L’un des directeurs, rédacteur en chef : Léon Bertrand »

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Maison Lefaucheux, arquebusier à Paris,

37, rue Vivienne.

Le fusil Lefaucheux à décidément la vogue et c’est justice, si l’on énumère tous les avantages incontestables qui résultent de ce système.

Mais la première condition de succès pour cette arme spéciale, c’est la bonne confection des cartouches.

Or, nous savons par expérience, qui nulle part on ne s’attache autant à les faire d’une manière irréprochable que dans la maison Lefaucheux et la quantité incalculable qui s’en fabrique dans le cours d’une année, prouve que les consommateurs sont de notre avis.

Au moment de l’ouverture des chasses, il ne faut pas oublier que pour être exactement en mesure, il est prudent, vu le nombre des commandes, de faire toujours les siennes à l’avance.

BC

Note: nous sommes en présence de la MAISON LEFAUCHEUX, donc l’établissement géré par Mme veuve Casimir Lefaucheux et non Eugène Lefaucheux, qui, à cette date, est déjà au 9 et 9 bis rue Lafayette à Paris.

® et © Lefaucheux juin 2016

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1861

Lettre émise par La Maison Lefaucheux de la rue Vivienne.

Missive signé très probablement de la main de de Mr Laffiteau.

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Lefaucheux

Arquebusier

37,  rue Vivienne 37

Médaille d’Honneur 1855                                                     Paris le 11 Juin 1861 

Monsieur de Couet à Sancerre, Cher.

Monsieur,

Nous avons l’honneur de vous prévenir que le fusil que vous avez bien nous commander est terminé, veuillez avoir la bonté de nous donner vos ordres pour la livraison. Faut-il vous l’adresser de suite par chemin de fer ou faut-il attendre que vous le fassiez prendre.

Recevez, Monsieur, en attendant, l’assurance de notre considération très distinguées.

Lefaucheux

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Recto :

« Lefaucheux armurier »

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® et © Lefaucheux juin 2016

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1866

Une facture d’achat pour une carabine à aiguille et sa baïonnette par Madame la Princesse d’Aquila, épouse de BOURBON-SICILES Louis Charles Marie Joseph, comte d’ AQUILA (1824-1897)

voir aussi:  https://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=6020

® et © Lefaucheux janvier 2018

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1867

Facture d’achat d’un fusil Lefaucheux et un nécessaire de chasse (?) par le Prince d’Aquila

  • Plusieurs détails sont a observer sur cette facture:
  • 1 – le fusil est acheté par le Prince d’Aquila et non, comme en 1866, par la Princesse.
  • 2 – les ateliers à St Etienne on, entre juillet 1866 et décembre 1867, déménagé du 17 Rue de la Badouillière vers la Rue du Chambon.
  • 3 – la présence de la signature de Rieger, employé depuis 1862 par la Maison Lefaucheux mais pas encore associé à Laffiteau.

® et © Lefaucheux janvier 2018

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1871

En septembre 1871, après la mort de sa belle-mère en 1863 et sa femme en 1869, Laffiteau est seul à la tête de la Maison Lefaucheux.

Henri Rieger est depuis 1862 employé dans la maison mais n’est, à cette date pas encore associé.

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Fusil Laffiteau

® et © Lefaucheux juin 2016

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1880

Depuis plusieurs année Henry Rieger est seul gérant mais le 10 mai 1880, devient seul et unique propriètaire de la Maison Lefaucheux au 37, rue Vivienne à Paris après la rachat des derniers parts à Laffiteau.

 

 

Source: La Bibliothèque National de France

® et © Lefaucheux juin 2018

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La Maison Jarre

1Trouver un tampon d’une maison « Fabrique d’Armes » est une chose.

Mettre la main sur celui d’une maison célèbre en est encore une autre….

Voici celui de :

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« Maison Jarre & Cie. »

81, rue Lafayette à Paris

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 ® et © Lefaucheux juin 2016

La Maison Ortmann

La Maison Auguste et Hermann Ortmann

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Selon le « Qui est Qui » du Jarlier, page 304 Tome 1

Ortmann Auguste – Armurier et fabricant à Liège de 1870 à 1881 et Solingen.

Une maison à Paris en 1870 -1872 au 50, rue du Paradis Poissonnière.

Devient Ortmann et Cie de 1881 à 1886.

Ortmann Hermann – Fabricant d’armes à Liège.

Brevets belges en 1866 et 1873 sur les revolvers.

72 Bd d’Avoy-Liège.

1886 - 20 décembre

1886 - 20 décembre -2Selon mes observations :

Le 28 mai 1871 la Maison A. Ortmann est effectivement situé au 50, rue du Paradis Poissonnière à Paris Xème.

Mais selon les factures du 1 septembre 1879 et celle du 8 septembre 1880 adressé à Mr Jouanisson, la Maison A. Ortmann est situé :

A Liège au :

Plusieurs adresses à des dates différentes mais avec une suite:

1 – Sur un bas de page de brevet du 21 décembre 1866 l’adresse à Liège est:

« Place St Jean 20 à Liège» .

 

 

 

 

2 – Littlegun indique: Hermann Ortmann au 13 rue d’Amay de 1866 à 1869.

3 – « Manufactures d’armes à feu et d’armes blanches» au 72 et 74 Boulevard d’Avroy à Liège »

A Paris au :

« 19 rue Martel à Paris Xème ».

Et les factures sont signé « A. ORTMANN ».

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La facture du 20 décembre 1886 à Mr Farradèche, est identique aux deux autres factures, à un petit détail près …..

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La facture est signé « H. ORTMANN ».  La liquidation de la société A. Ortmann pour une reprise par Hermann Ortmann ce fait le 5 Novembre 1885 avec une continuité à partir du 31 décembre 1885.

En 1889 la Maison Ortmann est accusée d’espionnage pour le compte des Prussiens.

« Source: La BNF »

® et © Lefaucheux juin 2018

 

La Maison Gunther & Cie.

La maison Gunther & Cie.

Selon la lettre circulaire de 1873 la maison serait situé au 46, Boulevard de Strasbourg et au 81, Faubourg St Martin.

Le représentant de la maison est un certain L. Chobert en 1873.

Le 28 mai 1871 des scellés sont posés sur le magasin du 46, Bd de Strasbourg.

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Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, page 211 du Tome 1 :

« Günther & Cie (Wilhelm), fabricant d’armes à feu à Paris et Liège en 1821 – 1879.

Dépôt unique des révolvers Delvigne en 1873.

46, Bouleveard de Strasbourg de 1870-1871….

Puis 26 et 33 galerie Vivienne (1879).

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Selon le « Lexique Onomastique » de J – Cl Mournetas, page 133 :

« Günther Wilhelm ».

Armurier artisanal à Paris de 1821 à 1879.

On le trouve :

  • 1821 à 1871 au 46, Boulevard de Strasbourg.
  • 1871 à 1879 à la galerie Vivienne.
  • Conjointement il possède un atelier à Liège.

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Note personnel :

La présence au 46, Boulevard de Strasbourg a dû se prolonger au-delà  de cette date de 1871 puisque la lettre circulaire est en date de 1873 avec cette même adresse.

Aucune mention sur le 81, Faubourg St Martin. 

  1. Chobert …. Pourrait être Leon Chobert

Arquebusier et fourbisseur à Paris, 13 et 16 rue Lafayette (1860), 27, rue Taitbout (1890) et 25 rue de la république à St Etienne (1910-1918) existe encore en 1931(selon le Jarlier)

Dans une lettre écrite par Chobert en date du 1 juin 1895 les adresses du 16 rue Lafayette et celle du 27 rue Taitbout y figure encore …… (info rajoutée le 28/5/2018)

 ® et © Lefaucheux Mai 2016

La Maison Galand

La Maison Galand

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier  (page 184 tome 1):

Galand Charles François.

Arquebusier et inventeur du revolver Galand, installé à Paris puis à Liège en 1860 – 1890.

Né en 1832, mort en 1900.

Spécialiste de fusils de chasse à canons tournants, d’armes de guerre et de luxe : 3, rue Richer (Paris) de 1870 à 1872 puis spécialiste des armes blanches : 13, rue d’Hauteville (Paris) de 1879 à 1890.

Exposition International de Paris en 1867 (MB) et 1878 et de Vienne en 1873 (Médaille du Mérite).

3, rue Richer à Paris de 1870 à 1872.

242, rue Vivegris à Liège au moins de 1878 à 1881 (voir après).

13, rue d’Hauteville à Paris de 1879 à 1890.

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Selon le « Qui est Qui » de Gadisseur (page 103 – 104) :

Galand Charles François (BE de 1869 à 1920).

Fabricant d’armes à Liège.

Il reste en compte au BE jusqu’en 1920 alors qu’il est décédé en 1900.

Il est vraisemblable que son fils René Charles n’ait pas demandé le changement de prénom.

De 1866 à 1879, il dépose en Belgique vingt-cinq brevets.

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Selon le « Lexique Onomastique » de Mournetas (page 117) :

Galand Charles François.

Arquebusier parisien né en 1832 et décédé en 1900.

Maison mère à Paris au 3, rue Richer (1870 à 1872) et au 13, rue d’Hauteville (1879 à 1890).

Une succursale à Liège de 1860 à 1890 et une autre en Angleterre à Londres.

Ateliers de fabrication décentralisés à Liège et Birmingham.

Créateur de nombreux systèmes et dépôt de multiples brevets.

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La facture de Janvier 1884 est adressé à:

Monsieur Raymond de St Urbain, qui sera maire de la commune de St Laurent d’Olt dans l’Aveyron durant la période d’avant 1884 jusqu’en 1899 (ou plus) .

© et ® Lefaucheux mai 2016

La maison d’O. Garnier

La Maison O. Garnier

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, page 187 du Tome 1 :

O. Garnier : Arquebusier, fabricant d’armes de luxe à Paris en 1878.

Dépôt de marque de fabrique en 1882.

Dépôt de 3 marques en 1883, il se dise négociant.

22, cours des petites écuries à Paris.

Association avec Mr Chabert à une date inconnue.

 

 

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Selon le « Lexique Onomastique » de Mournetas page 118 :

O. Garnier : Armurier à Paris à compter de 1876.

De tradition : « Fabrique d’armes fines et de luxe ».

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Observations :

Une confusion dans l’adresse de domiciliation : Ce n’est pas « Cours » mais « Passage ».

Pas de mentions visibles de « Chabert », ni de « Armes fines et de luxe » sur les deux factures du mois Août 1878.

Il faut lire « Léon Chobert », puisque en 1884 il est mentionné dans l’Annuaire / Almanach du commerce et d’industrie de Paris.

  • Sources:
  • BNF
  • Archives de l’auteur
  • « Qui et Qui » de Jarlier
  • « Lexique Onomastique » de Mournetas

© et ® – mai 2016, Lefaucheux

 

La Maison Edmond Berny.

La Maison Edmond Berny

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Document de la Maison Edmond Berny datant de 1866 fort intéressant.

Il nous confirme l’adresse de la Maison à Liège au 4 rue Bassenge, la relation étroite avec Gévelot, Lefaucheux et Fagnus, mais surtout les prix pratiqué à cette époque.

Prix pour des revolvers 7 mm Fagnus et Lefaucheux en fonction de la finition.

« Qui est Qui » de Jarlier

Edmond Berny, armurier – fabricant à Liège et à Paris en 1870 – 1872 (selon le « Qui est Qui » de Jarlier) …. Mais probablement largement avant cela puisque la facture ci-dessous date de Janvier 1868.

Adresse mentionné :

  • 4, rue Bassenge à Liège
  • 46, rue du faubourg Poissonnière à Paris.

Facture adressé à Charles Pichot ….. voir aussi les Factures de la Maison Lepage – Chauvot.

« Qui est Qui » de Guy Gadisseur

Edmond Berny, inscrit au banc d’épreuve de la ville de Liège de 1867 à 1868.

« Lexique Onomastique » de J-C Mournetas

Edmond Berny, Arquebusier à Paris dans les années 1870

Sa signature sur un revolver à broche, combiné à un large coutelas solidaire du canon.

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Ci-dessus une facture de la « Maison Edmond Berny » du 20 Janvier 1868 ce qui permet de corriger de plusieurs années sa présence sur la place de Paris.

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© et ® Lefaucheux mai 2016