La Maison Albert Féminier

L’armurier Albert Eugène Féminier exerce son métier à Alaïs, 96 Grande Rue, dans le Gard.

Il ne figure pas dans le « Qui est Qui » de Jarlier.

Facture du 10 novembre 1873 pour l’achat et l’échange d’un fusil pour le garde-chasse  du Comte de Bernis.

Jules de Pierre de Bernis, dit le Comte de Bernis est un homme politique français, né le 8 janvier 1842 à Nîmes (Gard), mort le 16 juillet 1902 au château de La Marine, près de Nîmes.

Il est notamment député du Gard de 1889 à 1898.

« Source : Wikipédia »

® et © Lefaucheux, septembre 2017

la Maison Salmon

Lettre d’Augustin Barrachin adressé à son Armurier Salmon à Charleville:

Barachin 7 août 1842 (écriture de Mr Salmon)

Monsieur Salmon

Arquebusier

Près de la Grille

Charleville (Ardennes)

 

Signy le petit 6 août 1842

Monsieur Salmon à Charleville,

Vous recevrez très prochainement ma canardière dont le canon n’est pas droit, elle a par conséquence une portée très courte et oblique et diffuse, en autre son recul est violent, je vous prie de l’examiner et si vous pouvez corriger ces défauts en lui mettant une enlarge anglaise, en remplacent les … par un piston et en redressant le canon, même au moyen d’un foret, je vous prie d’y faire une addition et réparation. Toutefois à la condition quelle rendront cette arme bonne et capable du service que l’on doit attendre de la force et de la longueur du canon.

Je désirerais être très promptement en possession de ma canardière et je voudrais qu’elle puisse m’être retournée avant le 20 par Mr Chapelier, messagerie de Maubert – Fontaine qui se rend tous les lundis dans votre ville.

Si votre travail est terminé avant l’époque indiquée, je vous prierai de m’adresser en même temps :

  • 2 kg plomb N° 4
  • 2 kg plomb N° 8
  • 1 kg plomb N° 7
  • 2 kg plomb N° 5

Une boîte de capsules bombée, 250 en nombre.

Si au contraire la canardière ne puisse me parvenir avant le 20, vous m’obligerai de profiter de la première occasion de la messagerie pour m’envoyer les articles que je vous demande.

Vous priant de me répondre aussitôt que vous aurai visité la canardière, à laquelle il ne faut rien faire si vous ne pouvez la rendre bonne, ou si la réparation devrait être d’un prix considérable pour une vieille arme.

Je vous prie de recevoir mes salutations sincères

Aug. Barrachin

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Le « Qui est Qui » dans cette lettre: 

Augustin Barrachin, né le 26 août 1797 à Reims.

« En la maison du citoyen Barrachin »

Maitre de forges dans les Ardennes

Maire de Signy le-Petit (Ardennes)

Conseiller général, député (1831), chevalier Légion d’honneur

Mort à Signy-le-Petit le 6 mai 1883.

Veuf d’Elisabeth Andrieux dont il aura 2 fils, Léopold et Edmond.

__________

Les armuriers Salmon :

Les Salmon sont armurier de père en fils :

Antoine Salmon, ancien armurier en 1813.

  • Jean Louis Salmon, armurier et fils d’Antoine, ce marie le 22 mars 1813.
  • Nicolas Salmon, armurier, déclare la naissance de sa fille, le 19 mars 1814.
  • Pierre Salmon, armurier, déclare la naissance de son fils Augustin le 3 mars 1817.
  • Antoine Salmon, né en 1799, déclare le 10 septembre 1833 être arquebusier à Charleville.

Par la suite je n’ai pas trouvé de traces de fils étant eux aussi Armurier.

Il est donc difficile de déterminer à qui cette lettre est adressée.

Source : Archives des Ardennes.

® et © Lefaucheux juillet 2017

La Maison de Ferdinand Claudin

La maison de Ferdinand Claudin à Paris

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 110 :

Claudin – Famille d’arquebusiers parisiens

  • Sébastien-Ferdinand
  • Désiré-Henri
  • Ferdinand (celui de la facture ici présentée)

Plusieurs adresses connues :

  • 9, rue de la Tonnellerie (1839)
  • 1, rue Joquelet (1844 – 1860)
  • 38, Bouvelard des Italiens (1861 – 1878) près « La chaussée d’Antin ».

A ce sujet il a une petite annotation à faire :

  • Sur la facture il faut lire « Boulevart des Italiens » ce qui ne semble pas être une faute de frappe puisque j’ai observé la même écriture à l’intérieur d’un coffret.

  • Sur la facture de 1870 ci-dessus le »T » est de rigueur, constaté de même sur une facture de 1873, néanmoins dans l’annonce de 1863 du « Journal des Chasseurs » le Boulevard est écrit avec un « D »

Qui est Mr Desvaranne habitant 4 rue Castellane à Paris signalé au dos de cette facture?

En 1863, Claudin signale dans le « Journal des Chasseurs » que l’établissement a été tranféré de la rue Joquelet aux 38 Boulevard des Italiens.

En 1873 : 

  • Même armurier.
  • Même client .
  • Même adresse .
  • Mais plus le même régime, nous sommes en République ….

Ferdinand Claudin a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1878 et reçoit de la part du Roi d’Espagne la croix de commandeur de l’Ordre d’Isabelle-la-Catholique en Novembre 1880.

Source : BNF – GALLICA.

Le 28 avril 1892 le fils, Désiré Henri Claudin, fabricant d’armes, Boulevard des Italiens 3, faisant le commerce sous le nom « Ferdinand Claudin » est déclaré en liquidation.

Le liquidateur provisoire est : M. Mauge, 16, rue de Valois à Paris

Source : BNF – GALLICA.

© et ® Lefaucheux, juin 2017

La Maison Edmond Laurent

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 246 :

Edmond Laurent – Armurier à Toulouse en 1876-1900.

Dépôt de marque de fabrique le 13 mars 1885, marque de culot de cartouches « PARIS E.L. ».

Deux autres dépôts le 9 décembre 1886.

Un autre dépôt le 17 décembre 1901 au nom de Veuve E. Laurent.

Un autre dépôt le 18 avril 1907 au nom d’Henri Laurent, même adresse.

Il est le successeur de la Vve d’Edmond Laurent (très probablement son fils ??) entre Août 1903 et Mars 1905 (vue sur factures: 1903 sans mention, 1905 avec mention de succession).

On retrouve la maison en 1931.

Adresse connue : 20, rue des Changes.

Annotation de l’auteur :

  • Aucun indice trouvé sur la « Maison P.L. Sylvestre ».
  • Très probablement Edmond Laurent reprend la « Maison Sylvestre » largement avant 1876 puisque j’ai trouvé une facture datée du 20 août 1875 portant la mention Laurent successeur de Sylvestre.

page 5

« Facture du 20 août 1875 ; source : Delcampe »

  • La veuve d’Edmond Laurent utilise le nom « Veuve E. Laurent » largement avant le 17 décembre 1901 puisque nous pouvons l’observer la mention « Veuve »  sur des factures datées de 189… .

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Catalogue de vente du 1 juillet 1878 

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© et ® Lefaucheux Septembre 2016.

La Maison Gaucher-Bergeron Frères

La Maison Gaucher – Bergeron frères.

La maison Gaucher-Bergeron est installée à St Etienne.

Antoine Gaucher naît à St Etienne le 31 juillet 1806.

Il épouse Marie Charbonnier (née le 22 mai 1822) à St Etienne le 22 avril 1833.

De cette union naît Jean Gaucher, le 19 février 1834.

Son père décède le 5 décembre 1847.

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Jean prend la suite de son père en 1850, assisté de sa mère, il a 16 ans.

Il juge consulaire de 1872 à 1880, puis Président du Tribunal de Commerce de 1886 à 1890.

Administrateur de la Banque de France depuis 1867…..entre autres.

Jean Gaucher meurt en 1901.

 

Le 9 octobre 1849, sa mère, Marie Charbonnier,  épouse en seconde noces Denis Bergeron.

Denis Bergeron naît à St Etienne, le 25 janvier 1804.

De cette union naît Jean Bergeron à St Etienne le 6 décembre 1850.

Il décède prématurément au Canet le 12 février 1898.

1

Jean Bergeron est Armurier, il travaille d’abord au côté de son demi-frère, Jean Gaucher, avant de s’y associer le 16 novembre 1877 et la raison sociale devient

« Gaucher-Bergeron frères, Manufacture d’Armes ».

2

Source :

« Armes de Chasse »

« Collection musées d’Art et d’Industrie St Etienne » Edition d’Art-Somogy  2008.

La Maison H. Renault

La Maison H. Renault

Selon le « Lexique onomastique » de J-Cl Mournetas page 230 et 236:

Renault : Armurier à Paris au 3 Bd St Martin où il travaille avec Rolland en 1871.

La signature : « Rolland et Renault ».

Rolland : Armurier à Paris où il travaille en association avec Renault à compter de 1871.

On les trouve au 3 Bd St Martin.

Leur publicité en 1872 fait état d’ « Armes de Luxe et de guerre »

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Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, tome 1 page 350

Rolland et Renault : Armuriers à Paris en 1871-1872, armes de luxe et de guerre.

Brevet le 7 mai 1870 sur genre de revolver à cartouche.

3 Bd St Martin.

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3

Note personnelle :

  • Sur la facture nous pouvons voir qu’elle a été imprimée vers 186… et que la date a été modifiée pour devenir « le 5 septembre 1872 ».
  • Qu’un déménagement a dû avoir lieu entre les deux dates, probablement au moment de l’association, puisque sur l’entête de cette facture l’entreprise est situé au : 25, rue des petits Hôtels.

© et ® Lefaucheux, juillet 2016

 

La Maison Firmin-Gaymu, Succ d’Adolphe Caron.

La Maison Firmin – Gaymu succ. A. Caron.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier Tome 1, pages 89 et 172 :

Caron Alphonse : Arquebusier du Roi (1839-1852), mention honorable à Paris en 1839-1844-1849.

Présent à exposition universelle de Londres en 1851.

En 1855, présente des armes à feu de luxe à l’exposition universelle de Paris.

Est armurier en 1844 chez Marquis, galerie du Baromètre, 20, passage de l’Opéra et Bd des Italiens.

De multiples brevets.

Caron F.P. : Arquebusier à Paris (1851-1874).

Arquebusier de Napoléon  III, successeur du précédent – 20, passage de l’Opéra.

Firmin F.P. : Arquebusier à Paris vers 1860.

Arquebusier de Napoléon III.

Signe : « F.P.Firmin  Successeur de Caron » ou

« Firmin Sc de Caron, Arquebusier de S.M. l’Empereur, 20, passage de l’Opéra »

Firmin – Gaymu : Arquebusier à Paris, successeur du précédent

Medaille de bronze à l’exposition universelle de Paris en 1867.

10, passage de l’Opéra, 8, Bd des Italiens.

Selon le « Lexique Onomastique » de J-Cl Mournatas, page 108 :

Firmin – Gaymu association en 1870 de Firmin et Gaymu, d’où l’entête de cette facture.

FIRMIN 3 copie

FIRMIN 4 copie

Plusieurs observations personnelles:

  1. F.P. signifie probablement « Fini Par », donc A.Caron et Caron F.P. (même chose chez Firmin) est la même personne.
  2. La maison n’est pas au 10, mais au 20, passage de l’Opéra, la galerie du Baromètre est toujours signalée sur la facture de 1871.
  3. L’association entre Firmin et Gaymu date largement d’avant 1870 puisque la datation de la facture ci-jointe débute en 1868.

® et © Lefaucheux Juin 2016

La Maison Lepage frères, Lepage & Chauvot successeurs et Piot-Lepage successeur.

Lepage Frères : Lepage & Chauvot successeurs et Piot-Lepage successeur.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 256.

Lepage (frères) Henri et Perrin

Arquebusiers-fabricants à Liège en Belgique de 1823-1860.

Furent ensuite fabricants d’armes dont le dépôt se trouvait à Paris 12 rue d’Enghien en 1856.

Note personnelle : le dépôt semble exister avant cette date de 1856, puisque sur le canon d’un revolver modèle 1854, le LF 272 (du 2ème semestre 1855), on peut lire « Lepage frères, 12 rue d’Enghien à Paris ».

1859 - Magasin Lepage - site copie

« Dessin de 1859 »

Lepage & Chauvot.

Association en 1870-1880 d’Alphonse Lepage et de Louis Frédéric Chauvot.

Chauvot, avoué et inventeur à Chalons sur Saône.

Succèdent à Lepage frères à Liège et à Paris.

Note personnelle : Une association très probablement largement avant 1870.

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L’ensemble des devis et factures ci-dessus sont adressé à Mr Charles Pichot et ensuite Mr François Millet-Pichot, gendre et successeur de Charles.

1869 - 2 facture Charles Pichot 25 février 1869 site copie

« 25 février 1869 »

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1869 - 8 facture Charles Pichot 5 Août 1869 1 copie

« 5 août 1869 »

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1871 - 8 - 1 facture charles Pichot 12 Aout 1871 -1-1_modifié-1

1871 - 8 - 2 facture charles Pichot 12 Aout 1871-1_modifié-1

« 12 août 1871 »

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1871 - 8 - 3 facture charles Pichot 13 août 1871 - 1 copie

1871 - 8 - 4 facture charles Pichot 13 août 1871 - 2 copie

« 13 août 1871 »

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1876 - 8 facture charles Pichot site copie

« 28 août 1876 »

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1876 - 11 - 1 facture Charles Pichot 27 novembre 1876 - 2 site_modifié-1

1876 - 11 - 2 facture Charles Pichot 27 novembre 1876 site_modifié-1 copie

« 27 novembre 1876 »

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1877 - 11 - 1 facture Millet Pichot 2 site

1877 - 11 - 2 facture Millet Pichot 1 site copie

« 23 novembre 1877 »

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1879 - 7 - 1 devis Millet Pichot 26 juillet 1879 - 2 site

1879 - 7 - 2 devis Millet Pichot 26 juillet 1879 site_modifié-1 copie

« 26 juillet 1879 »

Piot – Lepage

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 324.

Piot-Lepage ; Armurier à Paris en 1890 -1933.

Successeurs de :

  • Lepage Frères.- 1823-1860
  • Lepage & Chauvot.- 1870-1880
  • Chauvot-Lepine-Piot-Lepage. – 1885
  • Piot-Lepage & Lepine.- 1887-1890

1897 - 6 juillet  1

1897 - 6 juillet 2

1897 - 6 juillet 3

« 6 juillet 1897 »

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© et ® Lefaucheux Juin 2016

 

La Maison Zaoué à Marseille

La Maison de Georges Zaoue :

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier page 400 :

 Zaoue Georges – Armurier à Marseille de 1841 à 1855.

Brevet le 10 sept 1841 sur le moyen d’établir une communication d’un point à un autre.

Brevet le 13 février 1852 sur fusil à bascule avec charnière.

Adresse : Place Royale à Marseille.

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Lettre du 12 juillet 1847

Lettre de A. Degiacomi à Géorge Zaoué

Le Capitaine Santolini serait Ange Louis Santolini promu, le 8 avril 1844, au grade de Captaine de la 2ème compagnie de Voltigeurs Corse basée à Corté.

Source: Les voltigeurs Corse de 1822 – 1851.

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Lettre d’expédition du 16 Avril 1848

Lettre en provenance de Coulaux Ainé & Cie à Molsheim (Bas-Rhin) pour George Zaoué à Marseille

Entreprise de quincaillerie crée vers 1818, en 1848 la société est géré par Charles Louis Couleaux. Le siège sociale est à Holsheim, mais l’entreprise aura des usines à Molsheim, Mutzig, Klingenthal, Dinsheim, Greswiller et Urmatt.

Après 1870, le siège sera installé à Paris 12 rue de Sévigné.

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Lettre de 1863 

Selon le « Lexique Onomastique » de J CL Mournetas page 278 :

Zaoue – Arquebusier à Marseille.

Période 1845-1870.

Spécialisé dans la fabrication des revolvers à broche type Lefaucheux dont le modèle à 20 coups type 1864.

Egalement producteur de carabines-revolvers à 5 coups au système du LT Ghaye

Armes à barillet à percussion destinées à la chasse.

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Lettre de 1867

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La maison Georges Zaoue :

Situé à Marseille, Place Royale durant la période 1841 à 1870.

Dépositaire d’au moins deux brevets :

  • le 10 sept 1841 sur le moyen d’établir une communication d’un point à un autre.
  • le 13 février 1852 sur fusil à bascule avec charnière.

Doit être fabriquant mais principalement finisseur – revendeur :

Vue son nom sur plusieurs armes fabriqué dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le LF 161 , Carabine revolver en Calibre 28.

© et ® Lefaucheux Juin 2016

 

La Maison E. Lefaucheux

Présentation de la Maison E. Lefaucheux à travers la publicité, les articles d’époque, les lettres et les factures. 

1856

Le 15 Avril 1854, Eugène Lefaucheux déposera sous le numéro 019380, son premier brevet.

Sur le dessin accompagnant le brevet, le Colt Navy est clairement reconnaissable.

Ses deux futurs partenaires, Bigot et Binard, lui conseillent rapidement de modifier la représentation du revolver afin d’éviter des démêlés judiciaires possibles avec Colt.

Ces conseils avisés vont permettre, le 9 Novembre 1854, de déposer le premier certificat d’addition au brevet initial.

Sur le dessin qui accompagne le certificat, on reconnaît aisément la forme de base de l’ensemble des futurs modèles du Lefaucheux 1854. Samuel Colt ne s’en offusque pas, mais gêne a priori l’armurier parisien Gastine Rénette.

Durant l’exposition universelle de Paris, en 1855, Eugène Lefaucheux profite de l’occasion pour commencer à proclamer que seul son revolver est retenu pour continuer les tests en collaboration avec la Marine et courant 1856, édite une brochure sur le sujet.

Rénette s’en plaint au Ministre dans une lettre datée du 12 Mai 1857 où la jalousie et la frustration apparaissent clairement.

Aux archives de la Marine, il existe une copie (datée du 25 Mai 1857) de la réponse du Ministre faite à Gastinne Rénette, dans laquelle il relate que la procédure et le choix pour la Marine, ont été scrupuleusement respectés et qu’ils n’ont pas encore été définitivement arrêtés, mais surtout les arguments pour lesquels le revolver présenté par Rénette a été refusé et rejeté.

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Voici une partie de cette fameuse brochure dont il est question ci-dessus.

Notice ou Eugène détaille les avantages de son revolver par rapport au revolver Colt et celui d’Adams en reprenant les points mise en avant dans le rapport de la Marine.

Note : cette notice indique clairement qu’en 1856 la société d’Eugène Lefaucheux est bien installée au 9 et 9 bis Rue Lafayette à Paris.

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Réponse de la Marine à la réclamation de Mr Gastine Renette.

Marine Vincennes

3DD4/337

Paris le 25 Mai 1857

Monsieur Gastine Renette

Arquebusier à Paris

Mr, j’ai reçu la réclamation que vous m’avez adressée le 12 de ce mois au sujet de la publicité qui aurait été donnée par Mr Lefaucheux au rapport de la commission du vaisseau école Suffren sur les expériences comparatives qui ont eu lieu à Toulon entre les pistolets revolvers du système de cet arquebusier d’une part et de l’autre ceux présentés par vous et autrement par MM Colt et Adams fabricants étrangers.

Le pistolet de Mr Lefaucheux a été reconnu par la commission être celui de tous qui présentent comme solidité principalement, les meilleures garanties de service à bord, après qu’il aurait reçu toutefois certaines modifications de détail jugées indispensables.

L’exécution de ces modifications indiquées dans les rapports, a eu nécessairement pour conséquence de faire communiquer à Mr Lefaucheux les pièces originales ; sur sa demande même une copie certifiée du rapport du 31 mai 1855 sur les pistolets Lefaucheux, Adams et Colt, lui a été délivrée le 4 juillet de la même année pour être produite devant le jury de l’exposition universelle.

Il n’a pas paru nécessaire pour les expériences de l’espèce, dont il s’agit de se tenir dans la moindre réserve et la connaissance des documents qui s’y rapportent en eut été également donnée à tous les intéressés s’ils étaient  venus la demander, elle le serait encore aujourd’hui le cas échéant.

Il ne peut donc y avoir aucune indiscrétion commise, comme vous le pensez, mais en même temps il n’y a en aucune autorisation à Mr Lefaucheux de faire imprimer in extenso ou autrement les documents officiels qui lui ont été communiqués et qui ne doivent servir dans aucun cas de réclame industrielle.

Leur impression partielle avec des inexactitudes faites à dessein ou toute annotation tendant à donner un sens forcé aux considérations énoncées dans les rapports constitueraient  une fraude déloyale dont les parties lésées sont en droit de demander justice devant les tribunaux.

Je ne terminerai pas sans répondre directement à deux paragraphes de votre lettre :

1° le rapport du 6 mai 1855 s’exprime ainsi : « le pistolet Gastine est une réunion des pistolets Adams et Lefaucheux, on y retrouve en effet le mode d’armement du chien par la gâchette comme pour le premier, la cartouche et la baguette de déchargement du 2e ».

Cette observation, en constatant un fait qui doit arriver fréquemment, celui d’une similitude de détail des objets de même nature, n’implique aucune idée de contrefaçon dans le compte rendu d’une commission qui n’avait pas à connaître la priorité des inventions qu’elle expérimentait. 

2° on ne peut écrire que le conseil des travaux a adopté le pistolet revolver Lefaucheux pour l’armement de la flotte de la Marine Française, attendu d’abord que le conseil consultant n’ait pas à adopter, mais seulement à émettre son avis et qu’en second lieu le pistolet de Mr Lefaucheux doit encore recevoir une nouvelle modification. Il est donc par conséquent toujours en cours d’essais.

J’espère que ces explications donneront toute satisfaction à votre réclamation.

Ministre ….

© et ® Lefaucheux juin 2016

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 1857

Fascicule de mise en garde envers des éventuels fraudeurs après qu’Eugène Lefaucheux ai vendu les droits à la société « E. Lefaucheux & Cie. »

Napoleon Chaix 1

Napoléon Chaix, né en 1807 à Châteauroux, rue du Bombardon (devenue rue Victor Hugo), mort à Paris en 1865, est un imprimeur français.

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Lettre signée de la main d’Eugène Lefaucheux datant très probablement vers 1857;

  • C’est en 1855 que Lefaucheux crée, avec Bigot et Binard, la première société :

« E. Lefaucheux et Cie. »

  • C’est en 1856 que Maître Leruth est en affaire avec Lefaucheux pour le dépôt du mécanisme de revolver à double action.
  • Ce n’est qu’en février 1857, qu’Eugène cède à la société ses droits sur la Belgique et l’Angleterre.

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Document qui nous renseigne :

  • Sur les risques de poursuites judiciaires encourus pour les contrefacteurs et ouvriers qui tenteraient de copier le système sans autorisation.
  • Sur la personne à contacter pour le poinçonnage, à savoir : Maître Leruth , cours des Minimes 6 à Liège.
  • Sur l’exportation directe des armes dûment poinçonnées, par un fabricant belge, vers la France qui est formellement interdite.
  • Sur le prix du poinçonnage d’un revolver, 8 francs, et d’une carabine, 15 francs.

© et ® Lefaucheux juin 2016

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1857

Article paru dans le « Journal des chasseurs » d’octobre 1857, presque au même moment de l’acceptation officiel par la Marine du revolver 1854.

Le journaliste «Christian Godde » tente de faire une comparaison et un parallèle entre deux revolvers : le Lefaucheux 1854 et le Devisme …. Sans y parvenir et en laissant, au final, le lecteur sur sa faim avec la conclusion suivante:

« Maintenant, si vous me faites l’honneur de me demander un conseil et de me dire lequel faut-il prendre ? je vous répondrai ; essayez l’un et l’autre et il est très probable que vous prendrez les deux ».

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© et ® Lefaucheux juin 2016

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 1859

Notice publicitaire distribué par Eugène Lefaucheux en 1859, vantent la supériorité de son revolver 1854 et mettant en avant l’acceptation de cette arme par la Marine Française.

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Note : en 1859, la fabrique et l’atelier son toujours situé au 9 et 9 bis Rue Lafayette à Paris

© et ® Lefaucheux juin 2016

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1860 – 1861

Notice sur les Pistolets et Carabines Revolvers par Eugène Lefaucheux.

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Cette notice éditée par la Eugène Lefaucheux date très probablement de 1860 ou 1861 et ceci pour plusieurs raisons :

  • L’adresse de vente à la commission et en gros ce fait à l’usine du 104 rue Lafayette ; cette usine ne fonctionne qu’à partir du début de l’année 1860.
  • La livraison de la commande « Sarde » n’intervient pas avant Août 1861 (curieusement la commande Norvégienne, intervenue en milieu de 1860 n’est pas mentionnée).
  • La Triple Action n’y figure pas puisque le dépôt du brevet n’intervient qu’en 1862.

La vente au détail ce fait au 37 rue Vivienne, ce qui veut dire que l’accord signé avec sa mère en mars 1855 est toujours en vigueur.

© et ® Lefaucheux juin 2016

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1867

Le dépôt de bilan et la liquidation de la société « E. Lefaucheux & Cie ».    

Suite à un désaccord entre Eugène Lefaucheux et la famille Binard, sur l’avenir de la société, le tribunal ordonne la dissolution et la vente aux enchères des ateliers de Paris et de Liège est organisée pour le 31 août 1867.

Eugène Lefaucheux sera le seul acquéreur pour l’ensemble.

1867 vente paris et liege

© et ® Lefaucheux juin 2016

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1885

Eugène Lefaucheux à vendu depuis le 15 novembre 1881, son magasin du 32 rue Notre Dame des Victoires à Chevalier et Dru.

Dans l’acte de vente, il est spécifié l’interdiction à Eugène de fabriquer ou de faire commerce d’armes.                                                                                                     Eugène Lefaucheux termine alors sa carrière d’arquebusier, néanmoins il semblerait, en regardent l’entête de ces factures, que l’Usine de Trémerolles (donc Eugène) continue à jouer un rôle dans les affaires de Chevalier et Dru.

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Facture Chevalier et Dru du 3 juin 1885

3-copie

Facture Chevalier et Dru du 25 août 1885

© et ® Lefaucheux juin 2016

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