Brevet 117350 le 5 Mars 1877

Brevet déposé au nom d’Eugène Gabriel Lefaucheux, fabricant d’armes, rue Notre Dame des Victoires 32 à Paris ;

En France : Brevet 117350 le 5 Mars 1877 par le Sieur Colombel à Paris.

En Belgique : Brevet 41621 le 2 Mars 1877 par le Sieur Gustave Bronne à Liège.

Mémoire descriptif déposé à l’appui de la présente demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour l’application et la réunion de diverses pièces aux Armes à feu par Monsieur Lefaucheux Eugène Gabriel, fabricant d’armes, 32 rue Notre Dame des Victoires à Paris.

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Exposé :

Les inventions et les perfectionnements qui font l’objet de ma demande consistent dans les idées, applications et réunions suivantes :

1° Emploi d’un chien formant noix.

2° Emploi pour le départ d’une pièce en forme de mouvement de sonnette, qui agit sur l’extrémité de la gâchette, et qui sert d’intermédiaire entre la détente et la gâchette, ce qui rend le départ très doux.

3° Emploi d’un ressort à deux branches placé sur la potence de la pièce de pontet ou sous-garde, qui agit sur la volute-levier et qui fait fonctionner le verrou-armeur, en l’engageant dans le crochet du canon.

4° Simplification de la forme du verrou-armeur, qui agit directement sur la partie antérieure de la noix-chien et qui porte un tenon en queue « d’hironde » , qui glisse dans une rainure ménagé dans la culasse pour assurer un mouvement rectiligne sans aucun ballottement possible.

5° Emploi d’un ressort de gâchette placé sur l’avant de la bascule.

Ces inventions et ces dispositions ont de réels résultats industriels en ce qu’elles donnent de très grands avantages qui consistent :

1° Dans le prix de revient.

2° En ce que le mouvement du chien-noix est parfaitement rectiligne et supprime tout frottement nuisible à la bonne marche du percuteur, qui est guidé non seulement par son passage dans la bague-bouchon et par son renflement à l’avant, mais aussi par le talon qui est à l’avant de la noix, lequel glisse dans le fond de la rainure où est logé la noix-chien.

3° On voit que, par les dispositions nouvelles de la gâchette et de la noix (inverses de celles employées dans mes précédents brevets) les efforts des ressorts qui déterminent la percussion agissant dans le sens où les crans de noix sont renforcées, ce qui ôte toute appréhension de bris des dits crans de noix.

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Dessins :

La figure 1 représente l’ensemble du fusil modifié avec toutes les pièces dans leurs fonctionnement .

On remarque :

  • « P » le percuteur
  • « B » la bague-bouchon
  • « N » la noix-chien
  • « Tt » talon de la noix
  • « r » ressort de gâchette
  • « G » gâchette
  • « M » pièce de mouvement de sonnette agissant sur l’ergot de la gâchette.
  • « e » ergot de la gâchette
  • « V » verrou-armeur
  • « h » tenon en queue d’aronde
  • « R » ressort de fermeture.

 

La figure 2 représente en plan vues de face et de profil le verrou-armeur.

La figure 3 représente le chien-noix réuni au percuteur.

La figure 4 représente la pièce en forme de mouvement de sonnette.

Les figures 5 et 6 représentent en plan et vue de profil la gâchette.

La figure 7 représente le ressort de gâchette.

La figure 8 représente le ressort de fermeture.

Paris le 5 mars 1877

E. Lefaucheux

Le LF 111 un fusil issu du brevet de 1877 – 1

 

Un fusil d’Eugène Lefaucheux issu du brevet 117350 du 5 mars 1877.

Le LF 185, fusil de chasse issu du brevet de 1877.

Le LF 182, un fusil issu de brevet de 1877

© et ® Lefaucheux juin 2016