Un fusil Berntheisel, calibre 24 mono-coup

Fusil à broche Cal 24 mono-coup signé Charles Berntheisel à Nancy

Caractéristiques techniques :

Dimensions :

  • Longueur totale : 1150 mm
  • Longueur canon 769 mm
  • Longueur détente-plaque de couche : 340 mm
  • Longueur bec de crosse-plaque de couche : 230 mm
  • Longueur tonnerre : 80 mm

Poids :

  • Crosse et bascule : 1265 grammes
  • Canon : 840 grammes

Fermeture à 2 clés, type Lefaucheux.

Pontet en volute

Calibre de  24 à broche, chambré 65.

Platine type « à 2 piliers » dite « en arrière ».

Crosse dite « Anglaise » simple et élégante avec plaque de couche.

Canon damas large.

Marquages et Poinçons :

Sur la platine :

 

  • Charles Berntheisel à Nancy

Il existe plusieurs Ch Berntheisel dans le « Jarlier »

  • Berntheisel : Armurier à Sarre-Union dans le Bas-Rhin vers 1860
  • Berntheisel Arquebusier à Nancy en Meurthe et Moselle vers la 2ème moitié du XIXe siècle vers 1870
  • A l’intérieur : 390

Sur la bascule :

  • le numéro de l’arme : 390

 

  • sous la grande clé : dans un ovale « J.CROZE »

(Aucune indication sur cet intervenant)

Sous le canon :

 

  • Poinçon de Saint Etienne en service entre 1869 à 1879
  • Le numéro de l’arme : 390
  • 15.2 qui correspond au Calibre 24

 

La Maison Berntheisel à Nancy

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Leclerc – Lefaucheux

Les deux sœurs cadettes de Casimir Lefaucheux se marient avec des Armuriers.

Le plus connu étant Paulin Leclerc qui prendra la main Euphrosine Lefaucheux et créant la Maison Leclerc – Lefaucheux .

Voici l’histoire de cette armurier:

« Facture Novembre 1874 et payé en Avril 1875 »

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Chronique familiale de Marin LECLERC

L’histoire de Marin et de ses descendants a été établie sur 3 générations:

Marin LECLERC voit le jour à une date inconnue.

Il est le fils légitime de parents non connus.

Marin sera Bachelier es lettre.

Il épouse Marie BESNARD, la fille légitime de parents non connus.

Ce couple aura un enfant :

-Paulin Hubert né en 1807

Paulin Hubert LECLERC voit le jour le lundi 22 juin 1807 à Mayenne.

Paulin sera Armurier à Mayenne.

Louis Doyen, Armurier habitant dans le même immeuble que les Leclerc

( vue sur recensement 1836)

Paulin Hubert Leclerc est probablement associé à cette date avec Louis Doyen et reprend l’armurerie par la suite.

Il épouse Euphrosine Justine Renée LEFAUCHEUX, Ouvrière de linge au moment de son mariage, la fille légitime de Pierre François LEFAUCHEUX et de Marie CORNU.

Leur mariage religieux est célébré  le lundi 27 janvier 1834 à Bonnetable.

Ce couple aura trois enfants :

Euphrosine Marie LECLERC est née le jeudi 9 juillet 1835 à Mayenne.

Euphrosine M. LECLERC est décédée après 1852, à l’âge de 16 ans au moins.

— Note : Naissance d’Euphrosine: Rue neuve de la Halle à Mayenne

— Source: Extrait de naissance

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Marin Paulin LECLERC voit le jour le vendredi 29 septembre 1837 à Mayenne.

Marin sera selon le recensement:

1866: Armurier

1874 Arquebusier.

Marin P. LECLERC est décédé le jeudi 7 mai 1874, à l’âge de 36 ans, à Mayenne.

Note: Témoins sur la déclaration de naissance:

Fredèné Piquet, 32 ans, cafetier

Henry Constant Godard, 36 ans, relieure.

— Source: Extrait de naissance

Témoins sur acte de décès:

Michel Besnard, 63, cordonnier

Louis Betton, 27 ans, employé de la mairie

Amis de Marin Paulin

Sur l’acte son domicile est: Place des Halles (?)

Célibataire

— Source: Extrait de décès

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Marie Victoire LECLERC est née le lundi 4 avril 1842 à Mayenne.

Marie sera sans profession (sur acte de mariage).

Elle épouse Gustave Eugène BONNEMAIN, Sur acte de mariage : commis principal des contributions indirectes, et en 1876 (?) de commerce et d’industrie,

Il n’y a pas d’enfants connus pour ce couple.

Leur mariage religieux est célébré  le lundi 25 août 1873 à Mayenne.

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Le 17 avril 1868 son épouse Euphrosine meurt.

Paulin H. LECLERC est décédé après 1876, à l’âge de 68 ans au moins, à Mayenne.

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Recensement de 1881: Il n’y a plus de Leclerc dans la rue de la Halle.

Changement de propriétaire entre 1876 et 1881 : Alexandre Manigot « Armurier » 31 ans et Marie Rouland sa femme 25 ans

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Plus d’indications entre 1876 et 1881.

Après la vente ont-ils quitté la région, très probablement puisque nous retrouvons Paulin Hubert Leclerc enterré à Nantes. Il serait mort le 26 mars 1884.

 

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Le LF 69359 un 1854 Italien à piston

Revolver Lefaucheux modèle 1854 Italien à piston

Ce revolver Lefaucheux est conçu sur la base d’un 1854 livré aux Italiens en Août 1862.

C’est-à-dire un canon court et sans baguette d’éjection des douilles.

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L’arme ici présente est très curieuse et probablement très rare, puisque le barillet n’est pas à broche mais à piston. (Commande spéciale ou conception pour concurrencer Colt ??)

Le revolver à piston est 12 grammes plus lourd qu’un Italien à broche.

Cette différence de poids réside principalement dans la conception du barillet.

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Comparaison :

Barillet :          Piston – Broche

Poids :             174 grammes – 162 grammes

Diamètre :       42.4 mm          – 42.4 mm

Longueur :      30.4 mm – 30.4 mm

Le poids des cheminées est en partie compensé par la découpe dans le pourtour du barillet en « demi-lune » permettant le passage du chien venant frapper la capsule.

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Le chien a conservé au repos son aspect identique, ce n’est que lors de l’armement apparaît le rajout métallique, juste sous la tête du marteau, permettant de venir frapper la capsule sur la cheminée du barillet.

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La culasse a été incisée de 11 mm pour le passage du chien modifié.

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Le mécanisme de mise à l’armement n’a pas été modifié.

Pontet rond sans repose-doigt et calotte de crosse plate avec anneau de dragonne.

Poinçons et marquages :

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Sur la console droite le fameux logo LF 69359 surmonté du pistolet brisé suivi du numéro.

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Sur la console de gauche en ovale, encore partiellement lisible et précédé d’un « As de pique »:

« Inv. E. Lefaucheux Breveté SGDG Paris »

Sur le devant du barillet il y a poinçon carré avec les lettres « A.G. », qu’on retrouve encore vaguement visible sur le tonnerre droit.

L’ensemble des pièces comporte le numéro 71 S

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Caractéristiques techniques :

Poids :                        980 grammes

Longueur :                  250 mm

Longueur canon :       120 mm

  • Entrée : 2 mm
  • Sortie : 8 mm
  • Rainures : 4 droites.

Barillet :                      A piston, 6 coups

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  • Diamètre : 2 mm
  • Longueur : 4 mm
  • Entrée : 2 mm
  • Profondeur : 3 mm

Plan éclaté du revolver Italien sans baguette

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Brevet 64960 du 31 octobre 1864 et addition.

En France :Brevet n° 64960 du 31 octobre 1864

En Belgique : Brevet n° 16.957 du 29 octobre 1864 par le Sieur H.Biebuyck à Bruxelles

Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés aux armes à feu par Mr Lefaucheux ( Eugène Gabriel) Fabricant d’Armes à Paris.

La présente demande de brevet pour laquelle nous revendiquons le privilège exclusif de fabrication consiste :

Dans l’invention de divers perfectionnements applicables aux armes (pistolets et carabines) dites revolvers, à canons doubles et à cylindre portant des charges multiples placées les unes au-dessus des autres, perfectionnements que nous jugeons très importants au point de vue industriel.

Il est certain qu’en aucun pays il ne se fabrique d’une manière régulière des armes de cette sorte ; nous pouvons même affirmer qu’en France, en Belgique, en Angleterre, et même en Amérique (berceau des armes à charges multiples) il n’y a aucun fabrique qui produise des armes comme celle pour laquelle nous formons la présente demande de brevet.

Confiant dans la nouveauté de notre découverte, à laquelle nous voulons donner la plus grande extension manufacturière, nous avons insisté pour établir qu’à nul endroit, on ne fabrique des armes dans le genre de la notre, et dans l’espérance qu’en mettant à jour cette invention, nous serions plus heureux que pour nos précédents perfectionnements qui ont été si largement imités malgré, et nous devrions dire à cause, des approbations unanimes de plusieurs gouvernements et du commerce.

Pour nous conformer à la loi, nous donnons ci-joint, le dessin d’une de ces armes, et particulièrement d’un cylindre, d’une culasse et d’un chien à double action, et représentant notre invention, laquelle est applicable à toutes espèces d’armes tournantes ou « revolver » se chargeant soit avec des cartouches à broches, soit avec des cartouches à percussion centrale, et s’appliquant aussi aux revolvers portant des cheminées sur chacun des coups à tirer ; on remarquera, par la construction de chien à double effet, et par la manière dont les rochets du cylindre sont taillés, qu’il ne peut jamais être tiré qu’un seul coup la foi, et que la rotation obéit à des dents ou rochets différents tant pour tirer les coups les plus rapprochés de l’axe du cylindre, que pour tirer ceux qui en sont les plus éloignés.

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Dans les figures de notre dessin « A » est le cylindre tournant percé de deux rangées de trous superposés et de calibre différents « O » et « o », mais qui peuvent être aussi du même calibre.

Ce cylindre présente comme particularité la portée double qui résulte de l’irrégularité de ses surfaces d’arrière, car en effet la partie qui entoure les trous les plus rapprochés du centre est en saillie d’une certaine quantité sur la partie qui appartient aux trous éloignés.

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Cette disposition permet de loger facilement les broches des cartouches centrales, sans qu’on soit obligé d’entailler la surface des trous extérieurs.

« B » est la culasse, percée en « b » pour laisser passer la deuxième tête du chien « C », qui fait enflammer les charges les plus rapprochées de l’axe du cylindre rotatif ; cette culasse, qui est également double puisqu’elle sert, comme telle à deux places différentes, est la contre-partie exacte de la face arrière du cylindre, c’est-à-dire qu’elle est creusée pour recevoir la partie saillante qui entoure les trous « o ».

La culasse peut être mobile aussi bien que fixe, et nous revendiquons comme notre propriété l’une ou l’autre de ses dispositions.

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« D » sont les dents du rochet, qui détermine la rotation du cylindre « A » quand monte le mentonnet manœuvré par la détente, ou lorsqu’on arme le chien.

Lorsque les trous sont disposés comme le dessin l’indique, c’est-à-dire chevauchés, les douze premières charges partent d’abord puis, en faisant tourner le cylindre d’une quantité correspondante à l’écartement d’une dent du rochet les six autres charges les plus rapprochées du centre sont enflammées par la tête « c » du chien qui frappe sur les broches encastrées dans la partie saillante et arrière du cylindre « A ».

Pour une arme à vingt quatre coups par exemple, dont les trous seraient disposés suivant les mêmes axes, l’un au-dessous de l’autre, le rochet a vingt quatre dents, et les deux têtes du chien frappant alternativement, font enflammer une cartouche de la rangée extérieure et une cartouche de la rangée ou galerie centrale.

Nous, nous réservons de faire percuter les projectiles placés dans la deuxième galerie du cylindre « A », soit en tenant les broches des cartouches plus longues, pour ces dernières, soit en donnant une disposition au cylindre qui permette à la tête du chien d’y atteindre ; dans ce dernier mode, le chien n’aurait plus qu’une tête.

Paris, le 31 octobre 1864

Ppon LEFAUCHEUX

Me Jules Mathieu

CERTIFICAT D’ADDITION AU BREVET D’INVENTION DU 31 OCTOBRE 1864

En France : N° 064960 Certificat d’addition du 3 février 1865

En Belgique : N° 17473 Certificat d’addition du 7 février 1865par le Sieur H. Biebuyck à Bruxelles.

Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans du 31 Octobre 1864 pour des perfectionnements apportés aux armes à feu (L’addition consistant en perfectionnements) par Mr Lefaucheux (Eugène Gabriel) Fabricant d’Armes à Paris.

A la date du 31 octobre 1864, nous avons pris un brevet pour divers perfectionnements que nous avons apportés aux armes à feu dites « revolver ».

Afin de bien préciser en quoi consistent ces perfectionnements, et de ne laisser subsister aucune incertitude sur leur valeur et de leur portée, nous désirons aujourd’hui compléter la description que nous en avons fournie et les explications que nous avons données à l’appui de cette description.

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A cet effet, nous nous aiderons du dessin ci-joint, qui représente les différentes vues du revolver à double canon, à double rang de charges superposées et à mouvement continu, ainsi que le chien à deux têtes.

On sait que nous avons principalement pour but d’augmenter le nombre de charges que peut recevoir le cylindre sans donner à cette pièce, et par conséquence à l’arme toute entière, des dimensions exagérées et sans donner au mécanisme aucune complication nouvelle.

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Dans les cylindres à une seule rangée circulaire, si l’on augmente le diamètre de la circonférence, pour pouvoir multiplier le nombre des charges, il en résulte au centre un espace libre plus ou moins considérable, que l’on peut bien évider de différentes façons, mais qui n’en est pas moins inutile pour l’arme, tandis que ses proportions ont été augmentées.

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Nous avons cherché à profiter de cet espace perdu en y intercalant un nouveau rang de charges disposées suivant une seconde circonférence concentrique à la première et nous sommes attachés à tirer partie de ces deux rangs de charges :

1°        sans déplacer l’axe de rotation du cylindre.

2°        sans en changer le sens de rotation et sans nécessiter aucun mouvement, aucun arrêt, aucune manœuvre particulière entre le départ des charges disposées sur l’une ou l’autre circonférence ; enfin en n’employant qu’un seul modèle de cartouches.

Nous remplissons toutes conditions :

A : par l’emploi de deux canons superposés.

B : par une disposition du cylindre et de la coquille de recul qui fait fonction de culasse particulière, fixe à deux endroits différents.

C : par l’emploi d’un chien à deux têtes.

A : CANONS SUPERPOSES : les deux canons correspondent chacun à un rang de charges : leurs emploi ne demande de reste aucune explication.

B : CYLINDRE ET COQUILLE DE RECUL : le cylindre « A » est limité, du côté des canons par une seule face plane, comme d’habitude ; mais du côté de la culasse, la face du cylindre est composée de deux parties distinctes.

1°        une partie plane « a », au centre, formant un cercle complet et embrassant toutes les charges de la rangée inférieure.

2°        une partie annulaire « a’ », comprenant la rangée de charges extérieures et entourant la partie centrale, mais en retrait sur celle-ci de quelques millimètres ; il en résulte que les broches ou cheminées (suivant le système de revolvers) appartenant à chacune des deux rangées se trouvant dans plans différents, perpendiculaires à l’axe du cylindre, et que les trous de la rangée extérieure sont un peu moins longs que ceux de la rangée intérieure.

Cette nouvelle forme du cylindre combinée avec le chien double ou à deux têtes, constitue une innovation importante ; elle est applicable tant aux armes qui se chargent avec des cartouches à broche ou à percussion centrale, qu’a celles qui portent autant de cheminées que de coups.

Dans les armes qui se chargent avec des cartouches à broche, la coquille de recul, ou culasse fixe « B », porte au centre un évidement qui correspond à la partie saillante du cylindre, tandis que le bord extérieur correspond à la partie annulaire dont nous avons parlé, ; il en résulte donc qu’une seule culasse fixe sert de point d’appui pour toutes les charges et que la juxtaposition de la coquille avec le cylindre est complète dans toutes les positions.

PORTE : L’ouverture de la porte est suffisamment échancrée pour pouvoir charger les deux rangées ; à cet effet la porte présente dans son application contre le cylindre, la contre-partie exacte de celle-ci et se compose de deux parties : une partie évidée correspondant à la rangée intérieure et

A la partie plane que nous avons décrite au centre de la coquille de recul, et un bord renforcé correspondant à la rangée extérieure ou à la partie annulaire de la coquille.

La baguette de déchargement et d’arrêt « b », mobile autour d’une charnière « b’ », peut rencontrer les trous de chacune des deux rangées ; il est bien entendu que la porte peut s’ouvrir vers le bas ou vers le haut, être placée à droite ou à gauche, s’ouvrir par côté ou en arrière. Il en est de même pour la baguette qui peut être placée à droite ou à gauche.

C : CHIEN A DEUX TETES : Le chien « C » porte deux têtes fixes, superposées « c » et « c’ », qui agissent sur toutes les charges, directement et sans l’intermédiaire d’aucun ressort , ni marteau pour les charges intérieure du cylindre ; cet avantage résulte de la division en deux parties que nous avons décrite pour la face terminale du cylindre du côté de la culasse, disposition qui permet aux deux têtes de frapper alternativement les charges de chacune des deux rangées.

A cet effet, dans les armes à cartouches à broche, la tête supérieure c passe comme d’habitude par dessus le bord de la coquille pour percuter les charges de la rangée extérieure et la tête inférieure « c’ » vient porter sur les charges de la rangée intérieure à travers un trou « o » pratiqué dans la coquille et au-dessous de la partie qui sert de culasse au charges extérieures.

ARRET : La détente, qui commande le chien, donne aussi le mouvement à un arrêt à deux crans et à double effet « E », qui assure la fixité du cylindre dans toutes les positions ; l’un des crans « e » le maintient pour le départ des charges extérieures, et l’autre « e’ » pour celui des charges intérieures en agissant alternativement à droite et à gauche.

Nous revendiquons également l’application du chien à deux têtes à tous les revolvers qui portent des cheminées ou qui se chargent avec des cartouches à percussion centrale.

Ainsi se trouvent remplies toutes les conditions que nous nous étions posées. Une seule roue à rochet « D » portant autant de dents qu’il existe de coups, actionne le cylindre et l’on peut faire partir successivement toutes les charges, sans aucun arrêt ni interruption sans déplacer l’axe du cylindre ni celui des canons et sans changer le sens de rotation.

Ces perfectionnements s’appliques également aux fusils et carabines. Nous ferons observer aussi que le nombres de coups peut être augmenté ou diminué.

Paris, le 2 février 1865

Par procuration E. LEFAUCHEUX

Me Jules Mathieu

 

 

 

 

 

Brevet 56197 du 6 novembre 1862

Brevet No 056197 du 6 novembre 1862

Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés aux armes de feu par Mr Lefaucheux ( Eugène Gabriel) Arquebusier à Paris

Exposé :

L’invention à pour but de rompre la fuite des gaz dans les armes à feu en général, portatives ou non, et se chargeant par la culasse avec ou sans cartouche.

J’arrive à ce résultat en pratiquant une rainure circulaire, carrée ou polygonale simple ou double dans la partie arrière du canon, dans laquelle pénètre le rebord d’un culot adhérent ou non à l’arme par une charnière ou tout autre moyen indépendant de l’arme en faisant office d’obturateur.

On peut aussi réserver en relief une bague circulaire ou polygonale sur le canon et fermer néanmoins par un culot comme dans le cas précédent.

Le culot obturateur peut être en n’importe quel métal, en caoutchouc, composition ou carton ; il peut aussi être adapté ou non à la cartouche.

Ce principe entièrement nouveau peut s’appliquer avec avantage non seulement aux cartouches à broches dites Lefaucheux mais encore à toutes les autres avec ou sans broches dont la percussion est au centre ou circulaire, car le but à atteindre c’est de rompre les lignes de fuites de gaz dans n’importe quelle arme.

Le dessin qui accompagne la présente demande montre comme exemple quelques unes des dispositions qu’on peut employer.

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Description :

Fig. 1 ; fait coupe de la partie arrière d’un canon de fusil « A » dans lequel est pratiquée une rainure circulaire « a » ; un culot ou obturateur « b » vu en détail Fig. 2 pénètre dans cette rainure et ferme hermétiquement de manière à ce que le gaz ne puisse pas s’échapper.

Fig. 3 ; culot « b » pouvant être assemblé à charnière sur le canon et qu’on peut ouvrir facilement par la partie « x » .

Fig. 4 ; canon pourvu d’une double rainure circulaire « a » ; le culot « b » est estampé avec une saillie « c » de manière à ce qu’on puisse facilement le retirer avec un instrument adapté ou non sur l’arme et dont les branches pénètreraient dans les encoches « d » du canon.

Fig. 5 ; canon non plus rainé mais bien muni d’une bague en saillie, l’obturateur ou culot « b » peut alors être fixé après le culot même de la cartouche.

Fig. 6 ; canon à deux saillies « a » dans lequel est placé une cartouche à broche.

Fig. 7 ; vue par bout d’un canon « A » dont les bagues saillantes affectent la forme octogonale.

Je fais observer de nouveau que mon but est d’opposer des angles aux fuites des gaz occasionnés par l’inflammation de la poudre.

Ces angles sont formés par un culot faisant office d’obturateur et fabriqué à l’avance pour être en rapport avec la rainure ou la bague saillante ménagée sur l’arrière du canon de l’arme.

Je ferai observer que ses angles pourraient également être obtenus au moyen d’un métal ou composition qu’on ferait adhérer par une pression quelconque de manière à ce que le résultat soit le même que celui qu’on obtient avec les culots que je viens de décrire.

Résumé :

Je désire conserver comme ma propriété exclusive les dispositions diverses que j’ai représentées sur mon dessin et que toutes ont pour but de rompre les fuites de gaz dans les armes portatives ou non.

Je me réserve d’apporter tous les perfectionnements que je jugerai utiles pour rendre facile la mise ou le retrait des culots obturateurs, en employant à cet effet importe quelle disposition

Paris, le 6 Novembre 1862

P.pon. Lefaucheux

Me Jules Mathieu.

 

Fabrication d’un coffret en images.

J’avais acheté cette boîte, il y a plusieurs années, à la bourse aux armes de Rungis.

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Octobre 2010 exactement, parce que la forme initiale permettait d’y encastrer un revolver Lefaucheux, modèle Italien sans baguette.

Sympa, mais travail effectué comme un cochon par l’ancien propriétaire de cette boîte.

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Aujourd’hui, samedi 17 août 2013, j’ai décidé qu’il lui fallait un petit « lifting ».

J’ai commandé de la feutrine  chez : http://www.feutrine-express.fr

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3 coupons de 45 x 50 cm autocollante, rouge bordeaux 0128 ; prix d’achat 6 €.

Dans un premier temps : démontage complet et suppression du fond horrible.

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Nettoyage et cirage de l’ensemble, la boîte a déjà un autre visage

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Garnissage du couvercle :

  • Scie sauteuse
  • Tournevis
  • Filtre de hotte aspirante noir.
  • Scotch double face.
  • Feutrine.
  • Super glue.
  • Cutter.
  • Ciseaux.
  • Règle.
  • Crayon

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Et le tour est joué.

© et ® Lefaucheux, mai 2016

 

Brevet 55784 du 27 septembre 1862

Brevet : n° 55784 du 27 Septembre 1862

Brevet d’importation : n° 13277 du 3 octobre 1862 par le Sieur H. Biebuyck à Bruxelles.

Durée du brevet : 15 ans

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés dans la combinaison et la fabrication des armes à feu, par Monsieur Lefaucheux (Eugène Gabriel) Arquebusier à Paris.

Exposé :

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Déjà propriétaire de plusieurs brevets et additions, pris à différentes époques et relatifs à des perfectionnements appropriés aux armes à feu et en particuliers aux revolvers, je forme aujourd’hui une nouvelle demande à l’effet de me garantir la propriété d’un nouveau perfectionnement qui complète les précédents tout en pouvant s’appliquer à toutes les armes à rotation et à un seul canon, quel qu’en soit le système.

Cette invention à pour but de donner trois mouvements au chien de l’arme, c’est à dire que l’on peut à volonté :

  1. armer le chien par la crête, comme dans les armes ordinaires.
  2. armer par la détente à tir continu et sans qu’il soit fixe en bout de sa course.
  3. on peut encore armer le chien en pressant sur la détente et, à la volonté du tireur, le laisser fixe, comme s’il avait été armé par sa crête.

Ces trois modes d’armer s’obtiennent par deux pièces seulement et une réserve ou saillie de fer laissée sur la détente, ce qui est infiniment plus simple que toutes les dispositions exécutées jusqu’ici pour obtenir le même résultat.

Avec mon système, la transmission du départ est directe avec la détente, l’exécution du mécanisme est d’une simplicité d’exécution remarquable ; de plus l’ouvrier peut le confectionner sans tâtonnement, le mécanisme étant apparent et non renfermé dans la coquille de recul du cylindre, il ne prend pas de place à l’intérieur ce qui permet de conserver une grande solidité à toute la pièce.

Pour donner une idée de mon invention, j’ai représenté sur le dessin annexé à ce mémoire un pistolet-revolver muni du mécanisme dont je revendique la propriété.

Description :

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La Fig. 1 représente la vue extérieure d’un revolver de moyennes dimensions : un arrachement est fait dans la coquille de recul pour montrer le mécanisme additionnel.

La Fig. 2 montre un fragment de vue semblable à la précédente, mais dans laquelle, le chien est armé.

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En laissant de côté le mécanisme ordinaire, décrit complètement dans mes précédents brevets, on peut voir, en examinant les figures 1 et 2 que la pièce « A », qui sert de gâchette, forme elle-même sont ressort quand elle a pénétré dans le cran d’arrêt « x »  réservé sur la partie arrière du chien « C ».

La tige « B », qui traverse la coquille de recul du cylindre est soulevée par la réserve « d » laissée sur la détente « D » ce qui la fait communiquer directement à la pièce « A », qu’elle dégage du cran d’armement « x » ; le dégagement de la pièce « A » permet alors au grand ressort « R » de la platine de l’arme de faire percuter le chien, comme dans les armes ordinaires, non munies des nouveaux moyens que je viens de décrire.

La Fig. 3 montre le plan vu en dessus de la pièce « A » fixée sur l’armature métallique qui constitue l’âme de la crosse

Résumé :

Les perfectionnements dont je revendique la propriété exclusive, sont caractérisés par le mécanisme qui à pour but de donner deux mouvements de plus à l’arme, ce qui fait en réalité trois.

Je ferai observer ici, que je me réserve expressément d’appliquer mon mécanisme aux armes de tous systèmes auxquelles il pourrait être adapté.

Paris le 27 septembre 1862

Par Pon. Lefaucheux

Jules Mathieu

Brevet 42978 du 29 novembre 1859

Brevet no 42978 du 29 novembre 1859

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans, pour des perfectionnements apportés dans les cartouchières et les gibernes de guerre ou de chasse, par Mr Lefaucheux (Eugène) Arquebusier 9 rue Lafayette et Mr Maurice (Charles) , 26 rue de Vendôme à Paris.

Exposé :

Les perfectionnements dont nous désirons nous garantir la propriété par la présente demande d’un brevet de 15 ans, ont pour but de rendre d’une herméticité parfaite la fermeture des cartouchières ou gibernes et d’empêcher les pertes de munitions qu’elles contiennent.

Malgré le cuir qui recouvre la partie supérieure de la giberne ou cartouchière, on peut reprocher avec raison à cette couverture de ne pas protéger suffisamment les cartouches de l’humidité ; d’un autre côté lorsque la couverture n’est pas attachée au bouton qui se trouve au dessous de la giberne, les cartouches peuvent tomber et priver ainsi celui qui porte la cartouchière de toute munition.

Des faits de ce genre ont été remarqués dans l’armée russe au passage de la Tchernaïa, dans l’armée Française au combat de Palestro et tout récemment encore à l’affaire de Palikao en Chine ; c’est à dire qu’en courrant, un certain nombre de combattants avaient perdu leurs cartouches et que d’autres avaient ressenti pour ces dernières les pernicieux effets de l’humidité.

En cherchant à obvier à ces inconvénients, nous sommes arrivés à des dispositions de fermeture qui paraissent remplir parfaitement le but que nous nous étions proposé.

Le dessin que nous joignons au présent mémoire complétera les explications que nous allons donner.

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Description :

La Fig. 1 représente la coupe longitudinale d’une giberne.

La Fig. 2 en est la coupe transversale.

La Fig. 3 est une vue de face extérieure.

La Fig. 4 montre une section transversale d’une cartouchière métallique.

Enfin la figure 5 montre une autre disposition de fermeture .

Pour rendre la fermeture hermétique, nous garnissons la couvercle de toute cartouchière ou giberne d’une bande de caoutchouc, gutta-percha ou un flexible qui est pressé convenablement sur les rebords de la giberne par des ressorts d’un genre quelconque.

Les ressorts sont arrangés de manière à fermer le couvercle aussitôt qu’il n’est plus maintenu à la main, en empêchant ainsi toute perte de munition quelque mouvement qu’on fasse et évitant aussi la détérioration par l’humidité.

La giberne 1, représentée fig. 1, 2 et 3, est construite en bois et cuir comme à l’ordinaire, mais elle est pourvue d’un couvercle métallique « C » garni d’une bande de caoutchouc « B » reposant sur le bord et faisant un joint parfait.

Le couvercle « C » porte aux deux extrémités deux tétons « b » contre lesquels buttent les ressorts qui, en pressant contre les tétons, maintiennent le couvercle exactement fermé.

Lorsque celui-ci est ouvert, les ressorts le maintiennent également, mais aussitôt que l’on appuie sur le couvercle, les ressorts « i » qui avaient été cintrés par les tétons « b », reprennent leur position en le forçant à se refermer et à faire coïncider la bande « B » sur le rebord de la giberne.

La Fig. 4 , qui représente une cartouchière métallique, est disposée pour recevoir un ou plusieurs ressorts en spirale enroulés autour d’un axe « i » formant charnière et qui font appuyer le couvercle et sa garniture sur le corps de la cartouchière « A ».

En disposant un ressort en spirale d’une manière inverse, c’est à dire qui relèverait le couvercle et munissant le corps « A » d’un bouton de ressort, nous obtiendrons une fermeture assez semblable à celle des encriers portatifs.

Pour ouvrir la giberne il faudrait presser sur le bouton qui retiendrais le couvercle et le ressort devenant libre ferait ouvrir instantanément.

Nous pouvons également employer un ressort à boudin « r » , comme la Fig. 5 le représente ; une des extrémités du ressort est attachée au couvercle « C » tandis que l’autre est fixée dans le corps de la giberne « A » par une goupille ou tout autre moyen analogue.

Il est bien évident que toutes ces dispositions de ressort peuvent grandement varier, ainsi que la manière de rendre hermétique la fermeture au moyen de caoutchouc ou de gutta-percha.

La construction des gibernes ou cartouchières peut être exécutée indifféremment en bois et cuir ou bien encore en métal doublé ou non de cuir, ou en matières diverses, ce que nous désirons nous garantir expressément.

En principe, notre invention repose sur des moyens de rendre la fermeture des cartouchières ou des gibernes parfaitement hermétique, afin d’empêcher l’humidité de pénétrer les munitions et de rendre le cas de perte de cartouches bien moins fréquent.

En exécution, nous nous référons au dessin annexé à la présente demande, tout en nous réservant évidemment le droit d’en modifier les formes et dispositions qui peuvent bien entendu s’adapter aux cartouchières de chasse comme à celles de guerre.

Paris, le 28 Novembre 1859

Par procuration : Lefaucheux et Maurice

Me Jules Mathieu

 

 

 

 

 

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions 

En France : Brevet 043104 du 5 Décembre 1859

  • En Belgique :              Brevet n° 8330 d’importation du 8 Décembre 1859 par Sieur H.Biebuyck à Bruxelles
  • En Angleterre :           Brevet n° 430 du 17 février 1860 par Sir John Henri Johnso
  • Aux USA : Sous le numéro 805.

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, par Mr Lefaucheux ( Eugène) , Arquebusier, rue Lafayette no 9 à Paris.

2

EXPOSE :

 Notre demande de brevet a pour but de nous garantir exclusivement le privilège de fabriquer des armes dont nous allons donner plus bas la description.

Nous revendiquons la priorité du principe d’employer une seule pièce en métal formant la charpente complète de la crosse qui reçoit toutes les pièces mécaniques de l’arme ainsi que le canon ce qui simplifie considérablement le mécanisme en général et permet, par cela même, de fabriquer d’excellentes et solides armes à un prix bien moindre que celui actuel.

En effet, grâce à cette carcasse ou charpente qui permet d’employer n’importe quelle platine, nous faisons le bois en deux parties, ce qui nous semble d’un grand avantage au point de vue de la fabrication, attendu qu’elle sert de guide à l’ouvrier, elle nous fait supprimer aussi un grand nombre de pièces, telle que la plaque de couche, les corps de platines, la pièce de sous-garde, la pièce de bascule et ses vis, etc., ( nous parlons aussi bien des armes à percussion que celle se chargeant par la culasse), cette dernière pièce ( en parlant des armes se chargeant par la culasse), est remplacé par une pièce unique, que nous appelons culasse mobile.

Cette culasse mobile est maintenue à l’une de ses extrémités à la carcasse métallique au moyen d’une charnière placée au-dessus du centre du canon, ce qui est d’une grande importance au point de vue de la solidité, attendu que le recul produit par l’explosion tend plutôt à la fermer davantage  ce qui permet de supprimer toutes pièces auxiliaires pour la fixer.

Nous revendiquons avec insistance l’invention de cette pièce qui est d’une grande solidité et d’une simplicité remarquable.

Car, à elle seule, elle supprime, comme nous le disions d’autre part, dans les armes à charger par la culasse, la bascule, son devant, sa clé, et ses agencements de fermeture.

1

On verra par sa forme qu’elle sert :

1°        A dégager l’ouverture du canon qui reçoit la cartouche ;

2°        A armer le chien, si on le veut ;

3°        Et fermer le tonnerre du canon.

La puissance de son levier est telle, que dans aucun cas, son maniement ne pourra être paralysé.

DESCRIPTION :

 La fig. 1e         représente une vue longitudinale de la carabine toute montée.

La fig. 2          est un plan vu en-dessus de la culasse mobile.

La fig. 3          montre en détail le mécanisme de détente.

La fig. 4          est une vue séparée d’un petit support servant de point d’appui à l’axe qui porte la bascule ou culasse mobile, ainsi que le chien.

Nous ferons observer ici, que le bois formant la crosse a été enlevé afin de mieux laisser voir la charpente métallique ( fig. 1e ).

La carcasse métallique « A » sur laquelle est fixé le canon « B » est entaillée pour recevoir le mécanisme de détente qui est composé du chien « C », de la gâchette « D » et de la culasse mobile « E ».

Sur la partie métallique « A » est également disposé le grand ressort « R » et le petit ressort « r » de la gâchette.

Le chien « C » est naturellement armé, lorsque’on fait basculer la pièce « E » pour charger le fusil, et, après avoir rabattu la culasse mobile, en pressant sur la gâchette, la percussion a lieu immédiatement.

Le support « F » est fixé sur la carcasse par deux vis, et il sert de point d’appui à l’axe « a » sur lequel pivote la gâchette. L’axe « a’ » sert de point de centre au chien et à la culasse mobile.

Le tracé en ligne rouges indique les positions intermédiaires du mécanisme.

On voit par ce dessin que la culasse mobile  s’appui directement sur le canon, et n’a aucune pièce intermédiaire entre elle et lui, ce que nous regardons comme offrant toutes les garanties de solidité suffisantes, aussi nous nous y arrêtons, en considération de son extrême simplicité et de sa bonne marche « son bon marché ».

S’il en était autrement, nous pourrions, par beaucoup de moyens, nous servir d’une pièce intermédiaire, qui en fonctionnant serait adhérente au tonnerre du canon.

Nous entendons bien nous réserver de placer la charnière de notre culasse mobile, soit sur les côtés de l’arme, soit sur le centre du canon lui-même, soit sur ses côtés.

Il doit être bien compris que ses divers moyens peuvent s’employer aussi pour des armes à percussion au centre, nous nous réservons en conséquence de la faire et d’indiquer dans une demande d’addition à ce brevet que nous comptons formuler dans les délais légaux, divers détails et surtout divers moyens par lesquels on pourrait atteindre le même but.

RESUME :

 Notre intervention est caractérisée par les points principaux suivants :

1°        La carcasse métallique et la division en deux pièces de la crosse.

2°        La culasse mobile et l’ouverture simultanée de cette dernière avec le chien.

Paris, le 5 décembre 1859

Par Pon LEFAUCHEUX

Signature JULES MATHIEU.

En France : Brevet 043104 Certificat d’addition du 7 Février 1860

En Belgique :  Brevet n° 8635 de Perfectionnement du 16 Février 1860 par Sieur H Biebuyck à Bruxelles.

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans, du 5 Décembre 1859, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, ( l’addition consistant en perfectionnement généraux) par Monsieur Lefaucheux (Eugène) , Arquebusier, élisant domicile, 45 Rue Saint Sébastien à Paris.

EXPOSE :

 Ces perfectionnements que nous rajoutons à notre privilège exclusif du 5 Décembre dernier ont surtout pour objet :

1°        La suppression de la bascule du canon, dans les fusils se chargeant par la culasse ;

2°        L’application générale de la crosse métallique de notre système aux armes à feu de toute espèce, et la substitution de feuilles de zinc, cuivre ou autre métal, estampé ou non, aux deux pièces de bois qui complètent la dite crosse ;

3°        L’agrandissement de la chambre qui reçoit la cartouche, tout en observant une diminution considérable dans sa longueur ;

4°        L’application de notre mécanisme de détente aux fusils à piston soit simple, soit à deux coups ;

5°        Une nouvelle disposition mécanique pour opérer le retrait de la cartouche.

Nous allons en rendre l’explication intelligente en recourant à l’inspection d’un dessin ci-joint ;

3

DESCRIPTION : 

La fig. 1° représente en section longitudinale la disposition de la cartouche jusqu’ici en usage, dans le canon de fusil ordinaire.

Les fig. 2 et 2 (bis) montrent notre cartouche modifiée dans ses dimensions, et disposée dans un canon foré à cet effet, suivant deux modes différents.

La fig. 3 représente en coupe longitudinale et verticale, le nouveau moyen mécanique dont nous venons de faire la réserve d’application pour retirer et placer la cartouche sans faire basculer le canon et sans employer de culasse mobile.

La fig. 4 représente un fusil à piston monté avec une crosse métallique et l’application aux fusils de ce genre, du mécanisme des platines de notre système.

La fig. 5 montre la modification que nous introduisons dans la construction du chien dans les fusils à piston pour les approprier à notre mécanisme de détente.

La fig. 6 montre, en plan horizontal, l’application des crosses métalliques aux fusils doubles, soit à piston soit à percussion.

Les fig. 7 et 8 montrent deux moyens mécaniques permettant de dégager instantanément la cartouche du canon.

La disposition et la forme nouvelle de la chambre du canon « A » et de la  cartouche « B », représentées par les fig. 2 et 2 (bis) offrent sur celles en usage (fig. 1 ) par l’augmentation de diamètre de la chambre « B », de la supériorité dans le tir du plomb de chasse, et l’avantage de permettre, à cause de la réduction de la longueur des cartouches, l’application générale de nos perfectionnements aux fusils à deux coups, dans la construction des quels les chiens auraient été d’une longueur démesurée et incommode.

Pour le tir à la balle, il ne pourrait se faire dans les mêmes conditions ; mais notre intention est d’employer une culasse en fer que s’adaptera juste dans la chambre du canon, et qui restera de même diamètre que le tube conducteur « A ».

On se rappelle que, dans mon premier brevet, j’ai figuré la culasse mobile s’appuyant directement sur le canon sans aucune pièce intermédiaire, ce qui offre toutes les garanties d’une solidité suffisante.

Nous entendons nous réserver de placer ainsi la charnière de la culasse mobile, soit sur la partie latérale de l’arme, soit sur le centre du canon lui-même ou sur ses côtés.

Dans la disposition que montre fig. 3, la bascule est remplacée par une crémaillère « P » découpée sur le canon « A », et mue par un pignon « p » commandé à la main.

Par cette disposition, on peut facilement et à volonté faire avancer le canon de la quantité nécessaire pour l’introduction de la cartouche puis la faire reculer ensuite de manière à ce que le bout postérieur du canon coïncide avec la culasse « B », soit en bronze, soit en fer ou acier.

Dans la fig. 4 on remarque un fusil à piston, sur une crosse métallique « C », avec l’application du mécanisme des platines de notre système déjà décrit.

Dans cette exemple le ou les chiens « Q » sont toujours disposés à l’extérieur, comme à l’ordinaire ; seulement, ils portent une douille ou noix « q » ( fig. 5 ) qui est pourvue des crans de détente « o », afin de pouvoir être commandés par la gâchette « g », comme dans mon dessin primitif.

Dans la fig.7, un petit levier « L » placé verticalement sur l’un quelconque des côtés du canon « A », doit être relevé pour chasser, par l’extrémité « i », la broche qui dépasse.

Nous avons supposé le levier « L » occupant le dessus du canon dans la fig. 8 et c’est alors un mouvement horizontal qui doit lui être communiqué, et pouvoir chasser le culot.

RESUME :

Tels sont les nouveaux perfectionnements que nous rattachons à notre brevet principal en nous réservant d’apporter à notre système d’armes à feu les améliorations futures qui ne sortirons pas des principes de notre invention .

Paris, le 7 février 1860

Par Pon LEFAUCHEUX

MATHIEU

En France: Brevet 043104 Certificat d’addition du 20 Février 1860

En Belgique :  Brevet n° 8702 de Perfectionnement du 29 Février 1860 par Sieur H. Biebuyck à Bruxelles

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans, du 5 Décembre 1859, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, ( l’addition consistant en de nouveau perfectionnements) par Monsieur Lefaucheux (Eugène) , Arquebusier, élisant domicile, 45 Rue Saint Sébastien à Paris.   

EXPOSE :

 Dans la dernière addition à mon brevet principal du 5 décembre dernier, j’ai déjà décrit certains moyens mécaniques que je propose pour retirer la cartouche des fusils se chargeant par la culasse. Aujourd’hui, je viens donner de nouveaux développements à cette partie de mon invention, et y ajouter encore d’autres procédés concourant au même but.

4

La fig. 1e représente, en vue verticale et longitudinale, un fusil perfectionné d’après mon système, sur lequel est appliqué le mécanisme retire-cartouches de mon invention.

La fig. 2 en montre en plan ou en-dessus, le canon seul porteur du dit mécanisme.

Sur la face latérale de la culasse, le canon porte le point d’oscillation « a » d’un levier « A »  qui fait l’objet de mes présents perfectionnements.

Ce levier se subdivise en deux branches distinctes « b », « c », l’un buttant contre la broche « d » de la cartouche pour l’actionner, l’autre disposée longitudinalement sur le corps du canon.

Il est évident qu’en manœuvrant le levier verticalement par l’extrémité « c », on fera opérer à la branche horizontale « b », un mouvement de rotation qui la fera s’avancer vers l’extrémité postérieure de la culasse, ce qui en dégageant de celle-ci la broche d, dégagera d’autant la cartouche et permettra alors de la retiré du canon avec la plus grande facilité.

Les fig. 3e, 4e et 5e montrent, respectivement en vue verticale, en projection horizontale et en vue de bout du côté de la culasse, le canon d’un fusil double du système ordinaire LEFAUCHEUX, auquel est appliqué sur chaque face latérale, le mécanisme qui vient d’être décrit.

Dans le plan horizontal fig. 6e, j’ai représenté une autre disposition de retire-cartouche appliqué sur un fusil à deux coups.

Ici le mécanisme est unique ; il se compose d’un levier oscillant en un point « a » situé entre les deux canons et dont chacun des bras « b », « b’ », vient heurter contre les broches respectives de percussion « d », « d’ », des cartouches.

L’un de ces bras, « b », se prolonge pour se terminer par un bouton « c », à l’aide duquel on fait fonctionner le levier.

Cette manœuvre est extrêmement simple, on à déjà compris qu’il suffit de donner au levier un mouvement d’oscillation dans les deux sens, après chacun desquels les broches « d », « d’ », (et par conséquent les cartouches) se trouvent dégagées de la culasse.

La fig. 7 représente un cône, dans une vue semblable à la précédente, une autre disposition de retire-cartouche.

Dans un double guide « A » fixé à vis ou autrement sur la pièce d’assemblage « B » des deux canons, passe contre chaque côté de la dite pièce une tige « a » dont l’extrémité porte une rainure en regard de la broche « d », et dans laquelle celle-ci se trouve engagée pendant que par le bout opposé, on repousse la dite pièce « a », jusqu’à ce que la cartouche soit suffisamment extraite du canon.

En formant exprès cette partie extrême de la tige « a », saillante par rapport à la broche « d », on peut dans certains cas avancer les dites tiges sous le chien de telle sorte que, si celui-ci vient à opérer la percussion contre la volonté du chasseur, le coup soit absolument nul et ne puisse atteindre la broche .

Je fais un grand cas de cette dernière disposition comme étant propre à éviter désormais les accidents déplorables qui se renouvellent assez fréquemment.

En résumé, je rattache à mon privilège exclusif les moyens mécaniques ci-dessus décrits pour retirer de la culasse des fusils les cartouches qui ont déjà servi, et pour rendre impossible les coups de feu qui ont lieu quelquefois sans la participation de la volonté du chasseur.

Paris, le 20 FEVRIER 1860

Par Pon LEFAUCHEUX

MATHIEU

 

Brevet 6003 du 7 juin 1858 (Brevet Belge uniquement)

Brevet Belge : No 6003 du 7 juin 1858

Perfectionnements apportés dans le mécanisme et la disposition générale des armes à feu

( l’addition consistant en perfectionnements) par Mr Lefaucheux (Eugène Gabriel)

Arquebusier à Paris , rue Lafayette nr. 9 .

Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet d’invention en date du 23 septembre 1856, consiste dans une disposition qui permet d’armer le chien des armes dites revolvers et de le retenir dans cette position tout le temps nécessaire en n’ayant ensuite pour le faire tomber qu’a presser la gâchette, comme dans les armes ordinaires.

Ainsi en appuyant sur la gâchette, le chien se trouve armé et il est retenu dans cette position jusqu’à ce que, continuant de presser sur la gâchette, il cède pour opérer la percussion, laissant ainsi le temps d’arrêt qu’on désire entre l’action d’armer et celle de tirer.

1

Cette nouvelle disposition appliquée à un revolver est vue en coupe longitudinale sur la fig.1 du dessin ci-joint.

La fig.2 est un plan vue en-dessus en supposant enlevé le mécanisme qui empêche de voir le perfectionnement.

On peut reconnaître en examinant les fig. 1 et 2 que le mécanisme ordinaire n’a pas changé, la gâchette B mobile autour de l’axe b est toujours rappelée par un ressort méplat b’. Le petit levier courbe C oscillant au point c est relié à une sorte de balancier D ayant son axe au point d, lequel se trouve dans la partie inférieure du chien E.

2

Sur le chien E est un levier f muni de deux goujons sous lesquels viennent pousser de bas en haut les branches du grand ressort d’échappement F.

Pour que le chien E puisse rester en place, une fois qu’il est armé, j’ai ménagé un cran e par la partie courbe de la gâchette B et lorsque le chien E, soulevé par la gâchette , le levier C et le balancier D est arrivé en tournant de gauche à droite à un point, l’extrémité du levier vient s’engager dans le cran e, de façon qu’il retient tout le mécanisme de la batterie.

Le levier L oscille autour du point l, tenu dans deux portes l’, faisant partie de l’armature A et est pressé constamment par le ressort m logé dans l ‘armature.

Mais en continuant de presser la détente B, le ressort g, tenu dans le chien E, par la rotation même de ce chien, venant rencontrer la saillie g’, indiquée en ponctué (fig.1) dégage l’extrémité du balancier D et permet au grand ressort F de rendre au chien E sa position primitive, opérant la percussion.

Ainsi lorsqu’on arme le pistolet, pendant la rotation de la gâchette B autour du point b, le ressort m poussant le levier L, le fait entrer dans l’encoche e et retient ainsi le mécanisme à l’arrêt jusqu’à ce que, en continuant de presser la détente, le ressort g du chien E rencontrant la saillie g’ permette au ressort F, bandé pendant qu’on armait, de se détendre pour faire opérer la percussion. En même temps la partie inférieure arrondie e’ du chien E presse sur l’extrémité du levier  L et dégage ainsi la gâchette qui peut reprendre sa position, étant poussé par le ressort b’.

3

Résumé :

Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet du 23 septembre 1856, consiste dans un moyen qui permette de retenir le chien dans une position fixe, pendant tout le temps voulu, après l’armement et donnant la faculté de tirer en continuant de presser sur la détente, le mouvement qui retenait la gâchette opérant la percussion en se dégageant.

Bruxelles le 7 juin 1858

Duplicata certifié conforme

Par Pon. Mr E. G. Lefaucheux, M.Biebuyck