Brevet 42978 du 29 novembre 1859

Brevet no 42978 du 29 novembre 1859

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans, pour des perfectionnements apportés dans les cartouchières et les gibernes de guerre ou de chasse, par Mr Lefaucheux (Eugène) Arquebusier 9 rue Lafayette et Mr Maurice (Charles) , 26 rue de Vendôme à Paris.

Exposé :

Les perfectionnements dont nous désirons nous garantir la propriété par la présente demande d’un brevet de 15 ans, ont pour but de rendre d’une herméticité parfaite la fermeture des cartouchières ou gibernes et d’empêcher les pertes de munitions qu’elles contiennent.

Malgré le cuir qui recouvre la partie supérieure de la giberne ou cartouchière, on peut reprocher avec raison à cette couverture de ne pas protéger suffisamment les cartouches de l’humidité ; d’un autre côté lorsque la couverture n’est pas attachée au bouton qui se trouve au dessous de la giberne, les cartouches peuvent tomber et priver ainsi celui qui porte la cartouchière de toute munition.

Des faits de ce genre ont été remarqués dans l’armée russe au passage de la Tchernaïa, dans l’armée Française au combat de Palestro et tout récemment encore à l’affaire de Palikao en Chine ; c’est à dire qu’en courrant, un certain nombre de combattants avaient perdu leurs cartouches et que d’autres avaient ressenti pour ces dernières les pernicieux effets de l’humidité.

En cherchant à obvier à ces inconvénients, nous sommes arrivés à des dispositions de fermeture qui paraissent remplir parfaitement le but que nous nous étions proposé.

Le dessin que nous joignons au présent mémoire complétera les explications que nous allons donner.

1

Description :

La Fig. 1 représente la coupe longitudinale d’une giberne.

La Fig. 2 en est la coupe transversale.

La Fig. 3 est une vue de face extérieure.

La Fig. 4 montre une section transversale d’une cartouchière métallique.

Enfin la figure 5 montre une autre disposition de fermeture .

Pour rendre la fermeture hermétique, nous garnissons la couvercle de toute cartouchière ou giberne d’une bande de caoutchouc, gutta-percha ou un flexible qui est pressé convenablement sur les rebords de la giberne par des ressorts d’un genre quelconque.

Les ressorts sont arrangés de manière à fermer le couvercle aussitôt qu’il n’est plus maintenu à la main, en empêchant ainsi toute perte de munition quelque mouvement qu’on fasse et évitant aussi la détérioration par l’humidité.

La giberne 1, représentée fig. 1, 2 et 3, est construite en bois et cuir comme à l’ordinaire, mais elle est pourvue d’un couvercle métallique « C » garni d’une bande de caoutchouc « B » reposant sur le bord et faisant un joint parfait.

Le couvercle « C » porte aux deux extrémités deux tétons « b » contre lesquels buttent les ressorts qui, en pressant contre les tétons, maintiennent le couvercle exactement fermé.

Lorsque celui-ci est ouvert, les ressorts le maintiennent également, mais aussitôt que l’on appuie sur le couvercle, les ressorts « i » qui avaient été cintrés par les tétons « b », reprennent leur position en le forçant à se refermer et à faire coïncider la bande « B » sur le rebord de la giberne.

La Fig. 4 , qui représente une cartouchière métallique, est disposée pour recevoir un ou plusieurs ressorts en spirale enroulés autour d’un axe « i » formant charnière et qui font appuyer le couvercle et sa garniture sur le corps de la cartouchière « A ».

En disposant un ressort en spirale d’une manière inverse, c’est à dire qui relèverait le couvercle et munissant le corps « A » d’un bouton de ressort, nous obtiendrons une fermeture assez semblable à celle des encriers portatifs.

Pour ouvrir la giberne il faudrait presser sur le bouton qui retiendrais le couvercle et le ressort devenant libre ferait ouvrir instantanément.

Nous pouvons également employer un ressort à boudin « r » , comme la Fig. 5 le représente ; une des extrémités du ressort est attachée au couvercle « C » tandis que l’autre est fixée dans le corps de la giberne « A » par une goupille ou tout autre moyen analogue.

Il est bien évident que toutes ces dispositions de ressort peuvent grandement varier, ainsi que la manière de rendre hermétique la fermeture au moyen de caoutchouc ou de gutta-percha.

La construction des gibernes ou cartouchières peut être exécutée indifféremment en bois et cuir ou bien encore en métal doublé ou non de cuir, ou en matières diverses, ce que nous désirons nous garantir expressément.

En principe, notre invention repose sur des moyens de rendre la fermeture des cartouchières ou des gibernes parfaitement hermétique, afin d’empêcher l’humidité de pénétrer les munitions et de rendre le cas de perte de cartouches bien moins fréquent.

En exécution, nous nous référons au dessin annexé à la présente demande, tout en nous réservant évidemment le droit d’en modifier les formes et dispositions qui peuvent bien entendu s’adapter aux cartouchières de chasse comme à celles de guerre.

Paris, le 28 Novembre 1859

Par procuration : Lefaucheux et Maurice

Me Jules Mathieu

 

 

 

 

 

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions 

En France : Brevet 043104 du 5 Décembre 1859

En Belgique :              Brevet n° 8330 d’importation du 8 Décembre 1859 par Sieur H.Biebuyck à Bruxelles

En Angleterre :           Brevet n° 430 du 17 février 1860 par Sir John Henri Johnson

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, par Mr Lefaucheux ( Eugène) , Arquebusier, rue Lafayette no 9 à Paris.

2

EXPOSE :

 Notre demande de brevet a pour but de nous garantir exclusivement le privilège de fabriquer des armes dont nous allons donner plus bas la description.

Nous revendiquons la priorité du principe d’employer une seule pièce en métal formant la charpente complète de la crosse qui reçoit toutes les pièces mécaniques de l’arme ainsi que le canon ce qui simplifie considérablement le mécanisme en général et permet, par cela même, de fabriquer d’excellentes et solides armes à un prix bien moindre que celui actuel.

En effet, grâce à cette carcasse ou charpente qui permet d’employer n’importe quelle platine, nous faisons le bois en deux parties, ce qui nous semble d’un grand avantage au point de vue de la fabrication, attendu qu’elle sert de guide à l’ouvrier, elle nous fait supprimer aussi un grand nombre de pièces, telle que la plaque de couche, les corps de platines, la pièce de sous-garde, la pièce de bascule et ses vis, etc., ( nous parlons aussi bien des armes à percussion que celle se chargeant par la culasse), cette dernière pièce ( en parlant des armes se chargeant par la culasse), est remplacé par une pièce unique, que nous appelons culasse mobile.

Cette culasse mobile est maintenue à l’une de ses extrémités à la carcasse métallique au moyen d’une charnière placée au-dessus du centre du canon, ce qui est d’une grande importance au point de vue de la solidité, attendu que le recul produit par l’explosion tend plutôt à la fermer davantage  ce qui permet de supprimer toutes pièces auxiliaires pour la fixer.

Nous revendiquons avec insistance l’invention de cette pièce qui est d’une grande solidité et d’une simplicité remarquable.

Car, à elle seule, elle supprime, comme nous le disions d’autre part, dans les armes à charger par la culasse, la bascule, son devant, sa clé, et ses agencements de fermeture.

1

On verra par sa forme qu’elle sert :

1°        A dégager l’ouverture du canon qui reçoit la cartouche ;

2°        A armer le chien, si on le veut ;

3°        Et fermer le tonnerre du canon.

La puissance de son levier est telle, que dans aucun cas, son maniement ne pourra être paralysé.

DESCRIPTION :

 La fig. 1e         représente une vue longitudinale de la carabine toute montée.

La fig. 2          est un plan vu en-dessus de la culasse mobile.

La fig. 3          montre en détail le mécanisme de détente.

La fig. 4          est une vue séparée d’un petit support servant de point d’appui à l’axe qui porte la bascule ou culasse mobile, ainsi que le chien.

Nous ferons observer ici, que le bois formant la crosse a été enlevé afin de mieux laisser voir la charpente métallique ( fig. 1e ).

La carcasse métallique « A » sur laquelle est fixé le canon « B » est entaillée pour recevoir le mécanisme de détente qui est composé du chien « C », de la gâchette « D » et de la culasse mobile « E ».

Sur la partie métallique « A » est également disposé le grand ressort « R » et le petit ressort « r » de la gâchette.

Le chien « C » est naturellement armé, lorsque’on fait basculer la pièce « E » pour charger le fusil, et, après avoir rabattu la culasse mobile, en pressant sur la gâchette, la percussion a lieu immédiatement.

Le support « F » est fixé sur la carcasse par deux vis, et il sert de point d’appui à l’axe « a » sur lequel pivote la gâchette. L’axe « a’ » sert de point de centre au chien et à la culasse mobile.

Le tracé en ligne rouges indique les positions intermédiaires du mécanisme.

On voit par ce dessin que la culasse mobile  s’appui directement sur le canon, et n’a aucune pièce intermédiaire entre elle et lui, ce que nous regardons comme offrant toutes les garanties de solidité suffisantes, aussi nous nous y arrêtons, en considération de son extrême simplicité et de sa bonne marche « son bon marché ».

S’il en était autrement, nous pourrions, par beaucoup de moyens, nous servir d’une pièce intermédiaire, qui en fonctionnant serait adhérente au tonnerre du canon.

Nous entendons bien nous réserver de placer la charnière de notre culasse mobile, soit sur les côtés de l’arme, soit sur le centre du canon lui-même, soit sur ses côtés.

Il doit être bien compris que ses divers moyens peuvent s’employer aussi pour des armes à percussion au centre, nous nous réservons en conséquence de la faire et d’indiquer dans une demande d’addition à ce brevet que nous comptons formuler dans les délais légaux, divers détails et surtout divers moyens par lesquels on pourrait atteindre le même but.

RESUME :

 Notre intervention est caractérisée par les points principaux suivants :

1°        La carcasse métallique et la division en deux pièces de la crosse.

2°        La culasse mobile et l’ouverture simultanée de cette dernière avec le chien.

Paris, le 5 décembre 1859

Par Pon LEFAUCHEUX

Signature JULES MATHIEU.

En France : Brevet 043104 Certificat d’addition du 7 Février 1860

En Belgique :  Brevet n° 8635 de Perfectionnement du 16 Février 1860 par Sieur H Biebuyck à Bruxelles.

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans, du 5 Décembre 1859, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, ( l’addition consistant en perfectionnement généraux) par Monsieur Lefaucheux (Eugène) , Arquebusier, élisant domicile, 45 Rue Saint Sébastien à Paris.

EXPOSE :

 Ces perfectionnements que nous rajoutons à notre privilège exclusif du 5 Décembre dernier ont surtout pour objet :

1°        La suppression de la bascule du canon, dans les fusils se chargeant par la culasse ;

2°        L’application générale de la crosse métallique de notre système aux armes à feu de toute espèce, et la substitution de feuilles de zinc, cuivre ou autre métal, estampé ou non, aux deux pièces de bois qui complètent la dite crosse ;

3°        L’agrandissement de la chambre qui reçoit la cartouche, tout en observant une diminution considérable dans sa longueur ;

4°        L’application de notre mécanisme de détente aux fusils à piston soit simple, soit à deux coups ;

5°        Une nouvelle disposition mécanique pour opérer le retrait de la cartouche.

Nous allons en rendre l’explication intelligente en recourant à l’inspection d’un dessin ci-joint ;

3

DESCRIPTION : 

La fig. 1° représente en section longitudinale la disposition de la cartouche jusqu’ici en usage, dans le canon de fusil ordinaire.

Les fig. 2 et 2 (bis) montrent notre cartouche modifiée dans ses dimensions, et disposée dans un canon foré à cet effet, suivant deux modes différents.

La fig. 3 représente en coupe longitudinale et verticale, le nouveau moyen mécanique dont nous venons de faire la réserve d’application pour retirer et placer la cartouche sans faire basculer le canon et sans employer de culasse mobile.

La fig. 4 représente un fusil à piston monté avec une crosse métallique et l’application aux fusils de ce genre, du mécanisme des platines de notre système.

La fig. 5 montre la modification que nous introduisons dans la construction du chien dans les fusils à piston pour les approprier à notre mécanisme de détente.

La fig. 6 montre, en plan horizontal, l’application des crosses métalliques aux fusils doubles, soit à piston soit à percussion.

Les fig. 7 et 8 montrent deux moyens mécaniques permettant de dégager instantanément la cartouche du canon.

La disposition et la forme nouvelle de la chambre du canon « A » et de la  cartouche « B », représentées par les fig. 2 et 2 (bis) offrent sur celles en usage (fig. 1 ) par l’augmentation de diamètre de la chambre « B », de la supériorité dans le tir du plomb de chasse, et l’avantage de permettre, à cause de la réduction de la longueur des cartouches, l’application générale de nos perfectionnements aux fusils à deux coups, dans la construction des quels les chiens auraient été d’une longueur démesurée et incommode.

Pour le tir à la balle, il ne pourrait se faire dans les mêmes conditions ; mais notre intention est d’employer une culasse en fer que s’adaptera juste dans la chambre du canon, et qui restera de même diamètre que le tube conducteur « A ».

On se rappelle que, dans mon premier brevet, j’ai figuré la culasse mobile s’appuyant directement sur le canon sans aucune pièce intermédiaire, ce qui offre toutes les garanties d’une solidité suffisante.

Nous entendons nous réserver de placer ainsi la charnière de la culasse mobile, soit sur la partie latérale de l’arme, soit sur le centre du canon lui-même ou sur ses côtés.

Dans la disposition que montre fig. 3, la bascule est remplacée par une crémaillère « P » découpée sur le canon « A », et mue par un pignon « p » commandé à la main.

Par cette disposition, on peut facilement et à volonté faire avancer le canon de la quantité nécessaire pour l’introduction de la cartouche puis la faire reculer ensuite de manière à ce que le bout postérieur du canon coïncide avec la culasse « B », soit en bronze, soit en fer ou acier.

Dans la fig. 4 on remarque un fusil à piston, sur une crosse métallique « C », avec l’application du mécanisme des platines de notre système déjà décrit.

Dans cette exemple le ou les chiens « Q » sont toujours disposés à l’extérieur, comme à l’ordinaire ; seulement, ils portent une douille ou noix « q » ( fig. 5 ) qui est pourvue des crans de détente « o », afin de pouvoir être commandés par la gâchette « g », comme dans mon dessin primitif.

Dans la fig.7, un petit levier « L » placé verticalement sur l’un quelconque des côtés du canon « A », doit être relevé pour chasser, par l’extrémité « i », la broche qui dépasse.

Nous avons supposé le levier « L » occupant le dessus du canon dans la fig. 8 et c’est alors un mouvement horizontal qui doit lui être communiqué, et pouvoir chasser le culot.

RESUME :

Tels sont les nouveaux perfectionnements que nous rattachons à notre brevet principal en nous réservant d’apporter à notre système d’armes à feu les améliorations futures qui ne sortirons pas des principes de notre invention .

Paris, le 7 février 1860

Par Pon LEFAUCHEUX

MATHIEU

En France: Brevet 043104 Certificat d’addition du 20 Février 1860

En Belgique :  Brevet n° 8702 de Perfectionnement du 29 Février 1860 par Sieur H. Biebuyck à Bruxelles

Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans, du 5 Décembre 1859, pour des perfectionnements apportés aux armes à feu, ( l’addition consistant en de nouveau perfectionnements) par Monsieur Lefaucheux (Eugène) , Arquebusier, élisant domicile, 45 Rue Saint Sébastien à Paris.   

EXPOSE :

 Dans la dernière addition à mon brevet principal du 5 décembre dernier, j’ai déjà décrit certains moyens mécaniques que je propose pour retirer la cartouche des fusils se chargeant par la culasse. Aujourd’hui, je viens donner de nouveaux développements à cette partie de mon invention, et y ajouter encore d’autres procédés concourant au même but.

4

La fig. 1e représente, en vue verticale et longitudinale, un fusil perfectionné d’après mon système, sur lequel est appliqué le mécanisme retire-cartouches de mon invention.

La fig. 2 en montre en plan ou en-dessus, le canon seul porteur du dit mécanisme.

Sur la face latérale de la culasse, le canon porte le point d’oscillation « a » d’un levier « A »  qui fait l’objet de mes présents perfectionnements.

Ce levier se subdivise en deux branches distinctes « b », « c », l’un buttant contre la broche « d » de la cartouche pour l’actionner, l’autre disposée longitudinalement sur le corps du canon.

Il est évident qu’en manœuvrant le levier verticalement par l’extrémité « c », on fera opérer à la branche horizontale « b », un mouvement de rotation qui la fera s’avancer vers l’extrémité postérieure de la culasse, ce qui en dégageant de celle-ci la broche d, dégagera d’autant la cartouche et permettra alors de la retiré du canon avec la plus grande facilité.

Les fig. 3e, 4e et 5e montrent, respectivement en vue verticale, en projection horizontale et en vue de bout du côté de la culasse, le canon d’un fusil double du système ordinaire LEFAUCHEUX, auquel est appliqué sur chaque face latérale, le mécanisme qui vient d’être décrit.

Dans le plan horizontal fig. 6e, j’ai représenté une autre disposition de retire-cartouche appliqué sur un fusil à deux coups.

Ici le mécanisme est unique ; il se compose d’un levier oscillant en un point « a » situé entre les deux canons et dont chacun des bras « b », « b’ », vient heurter contre les broches respectives de percussion « d », « d’ », des cartouches.

L’un de ces bras, « b », se prolonge pour se terminer par un bouton « c », à l’aide duquel on fait fonctionner le levier.

Cette manœuvre est extrêmement simple, on à déjà compris qu’il suffit de donner au levier un mouvement d’oscillation dans les deux sens, après chacun desquels les broches « d », « d’ », (et par conséquent les cartouches) se trouvent dégagées de la culasse.

La fig. 7 représente un cône, dans une vue semblable à la précédente, une autre disposition de retire-cartouche.

Dans un double guide « A » fixé à vis ou autrement sur la pièce d’assemblage « B » des deux canons, passe contre chaque côté de la dite pièce une tige « a » dont l’extrémité porte une rainure en regard de la broche « d », et dans laquelle celle-ci se trouve engagée pendant que par le bout opposé, on repousse la dite pièce « a », jusqu’à ce que la cartouche soit suffisamment extraite du canon.

En formant exprès cette partie extrême de la tige « a », saillante par rapport à la broche « d », on peut dans certains cas avancer les dites tiges sous le chien de telle sorte que, si celui-ci vient à opérer la percussion contre la volonté du chasseur, le coup soit absolument nul et ne puisse atteindre la broche .

Je fais un grand cas de cette dernière disposition comme étant propre à éviter désormais les accidents déplorables qui se renouvellent assez fréquemment.

En résumé, je rattache à mon privilège exclusif les moyens mécaniques ci-dessus décrits pour retirer de la culasse des fusils les cartouches qui ont déjà servi, et pour rendre impossible les coups de feu qui ont lieu quelquefois sans la participation de la volonté du chasseur.

Paris, le 20 FEVRIER 1860

Par Pon LEFAUCHEUX

MATHIEU

 

Brevet 6003 du 7 juin 1858 (Brevet Belge uniquement)

Brevet Belge : No 6003 du 7 juin 1858

Perfectionnements apportés dans le mécanisme et la disposition générale des armes à feu

( l’addition consistant en perfectionnements) par Mr Lefaucheux (Eugène Gabriel)

Arquebusier à Paris , rue Lafayette nr. 9 .

Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet d’invention en date du 23 septembre 1856, consiste dans une disposition qui permet d’armer le chien des armes dites revolvers et de le retenir dans cette position tout le temps nécessaire en n’ayant ensuite pour le faire tomber qu’a presser la gâchette, comme dans les armes ordinaires.

Ainsi en appuyant sur la gâchette, le chien se trouve armé et il est retenu dans cette position jusqu’à ce que, continuant de presser sur la gâchette, il cède pour opérer la percussion, laissant ainsi le temps d’arrêt qu’on désire entre l’action d’armer et celle de tirer.

1

Cette nouvelle disposition appliquée à un revolver est vue en coupe longitudinale sur la fig.1 du dessin ci-joint.

La fig.2 est un plan vue en-dessus en supposant enlevé le mécanisme qui empêche de voir le perfectionnement.

On peut reconnaître en examinant les fig. 1 et 2 que le mécanisme ordinaire n’a pas changé, la gâchette B mobile autour de l’axe b est toujours rappelée par un ressort méplat b’. Le petit levier courbe C oscillant au point c est relié à une sorte de balancier D ayant son axe au point d, lequel se trouve dans la partie inférieure du chien E.

2

Sur le chien E est un levier f muni de deux goujons sous lesquels viennent pousser de bas en haut les branches du grand ressort d’échappement F.

Pour que le chien E puisse rester en place, une fois qu’il est armé, j’ai ménagé un cran e par la partie courbe de la gâchette B et lorsque le chien E, soulevé par la gâchette , le levier C et le balancier D est arrivé en tournant de gauche à droite à un point, l’extrémité du levier vient s’engager dans le cran e, de façon qu’il retient tout le mécanisme de la batterie.

Le levier L oscille autour du point l, tenu dans deux portes l’, faisant partie de l’armature A et est pressé constamment par le ressort m logé dans l ‘armature.

Mais en continuant de presser la détente B, le ressort g, tenu dans le chien E, par la rotation même de ce chien, venant rencontrer la saillie g’, indiquée en ponctué (fig.1) dégage l’extrémité du balancier D et permet au grand ressort F de rendre au chien E sa position primitive, opérant la percussion.

Ainsi lorsqu’on arme le pistolet, pendant la rotation de la gâchette B autour du point b, le ressort m poussant le levier L, le fait entrer dans l’encoche e et retient ainsi le mécanisme à l’arrêt jusqu’à ce que, en continuant de presser la détente, le ressort g du chien E rencontrant la saillie g’ permette au ressort F, bandé pendant qu’on armait, de se détendre pour faire opérer la percussion. En même temps la partie inférieure arrondie e’ du chien E presse sur l’extrémité du levier  L et dégage ainsi la gâchette qui peut reprendre sa position, étant poussé par le ressort b’.

3

Résumé :

Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet du 23 septembre 1856, consiste dans un moyen qui permette de retenir le chien dans une position fixe, pendant tout le temps voulu, après l’armement et donnant la faculté de tirer en continuant de presser sur la détente, le mouvement qui retenait la gâchette opérant la percussion en se dégageant.

Bruxelles le 7 juin 1858

Duplicata certifié conforme

Par Pon. Mr E. G. Lefaucheux, M.Biebuyck

Brevet 29055 du 9 septembre 1856

Brevet d’intervention du 5 septembre 1856

Lefaucheux et Cie

Brevet : N° 29055

Durée de 15 ans

Invention pour perfectionnement apportés dans les mécanismes et la disposition générale des armes à feu.

Les perfectionnements qui font l’objet de la présente demande de brevet d’intervention consistent :

  1. En une disposition toute particulière d’armement et de percussion par la seule action de la pièce de détente.
  2. En un système pour retenir la charge dans les canons quelque soit la position que l’on fasse prendre à l’arme.

Ces deux dispositions sont principalement applicable aux pistolets ou carabines à rotation, à plusieurs coups et à un seul canon bien que nous ne nous réservions pas moins l’application à toute espèce d’arme à feu.

Nous allons commencer par décrire à l’aide du dessin ci-joint, le mécanisme d’armement et de percussion, pouvant agir indifféremment soit sur les cylindres mobiles ou revolver de notre système , se chargeant par la culasse avec des cartouches toutes faites, soit sur les cheminées des cylindres qui se chargent avec la poudre et les balles à la manière ordinaire.

1

Description :

La figure 1 de ce dessin représente en section longitudinale un pistolet à six coups, muni des nouvelles dispositions dont nous désirons nous réserver la propriété.

La figure 2 est une vue par bout du côté de la culasse et supposant le canon dévissé et le cylindre revolver enlevé.

Les figures 3 et 4 indiquent en détail le cylindre que l’on charge à poudre et à balles à la manière ordinaire et garnis des cheminées sur lesquelles on place les capsules.

Les figures 5 et 6 indiquent le cylindre se chargeant par la culasse en ouvrant la petite porte h ( fig. 2 ) dont celle-ci est muni. Ce cylindre A’ remplace, ou est remplacé à volonté, par celui A représenté sur les figures 1, 3 et 4 .

La figure 7 fait voir le mécanisme à l’instant ou l’échappement va se faire pour opérer la percussion.

2

Les figures 8 et 9 sont des détails de pièces importantes.

On peut se rendre compte, à l’aide des figures 1, 7 à 9 de la combinaison toute nouvelle du mécanisme de détention ; on voit que la gâchette B est mobile sur un axe b et qu’elle est rappelée, dans la position indiquée fig. 1, c’est à dire quand l’arme est au repos, par un ressort méplat b’.

A cette même gâchette est articulé au point c un petit levier courbe C auquel est relié une sorte de balancier D. ce balancier a son centre de mouvement d sur la partie prolongée et coudée, à l’intérieur de la crosse du chien E.

Le chien est en outre muni d’une pièce f, articulée en c’, qui présente deux petites branches ( fig. 8) dans lesquelles viens s’engager l’extrémité fourchue du grand ressort d’échappement F (fig. 9), de sorte que ce grand ressort tient tout le mécanisme soulevé tant que le crochet qui termine le petit ressort g est engagé dans l’entaille pratiquée à l’extrémité du balancier D. Mais , aussitôt que ce crochet abandonne l’entaille, ce ressort ramène avec énergie le chien sur la capsule, si c’est le cylindre à cheminées que porte le pistolet et sur la broche si c’est le cylindre à cartouche.

Nous allons expliquer comment cet effet se produit sans autre armement qu’en agissant avec l’index sur la détente pour la ramener en arrière ; par ce même mouvement, non seulement on arme, mais encore on percute ; en effet, en levant la détente, celle-ci tourne ou décrit un quart de cercle sur son centre b, le point c s’élève naturellement en soulevant, par le levier C, l’extrémité de gauche du petit balancier D, tandis que celle de droite s’abaisse et avec celle-ci, la partie coudée e’ du chien. Ce mouvement force le chien à tourner sur son centre d et à s’élever jusqu’à ce qu’il soit arrivé dans la position indiquée fig. 7. Alors , à ce moment, le crochet qui forme l’extrémité du ressort q vient rencontrer une petite saillie q’, laquelle le dégage de l’entaille pratiquée à la pièce ; celle-ci n’étant plus retenue, laisse au grand ressort la faculté de se détendre et par suite de faire tomber le chien, avec la puissance nécessaire à la percussion.

On voit donc qu’au moyen de cette disposition mécanique assez simple et par le seul fait du mouvement en arrière de la gâchette nous obtenons l’armement et la percussion ; mais il faut encore dans les armes à cylindre rotatif, comme celle que nous avons donné comme exemple, faire tourner le cylindre à chaque armement et le retenir d’une façon bien exacte et bien rigide en face du canon pendant la détonation ; c’est ce que nous obtenons très simplement à l’aide de l’équerre I, articulée avec la pièce C au point c. la plus longue branche de cette équerre est contournée de façon à pouvoir s’engager alternativement dans l’une des six dents ou plans inclinés j (fig. 1, 3,5 et 6 ) taillés dans l’épaisseur d’une bague ménagée au cylindre-revolver, de sorte qu’à chaque mouvement de la détente, quand le levier C monte, l’équerre I s’élève avec lui et par ce mouvement, fait tourner le cylindre d’un sixième de tour et l’arrête dans cette position conjointement avec la plus courte branche i’ de cette équerre, laquelle arrivée à son maximum d’élévation ,vient rencontrer un des six petites saillies j’ ( fig.1, 5 et 6) ménagée sur la circonférence extérieure du cylindre-revolver. De cette manière, celui-ci est à la fois retenu dans un sens par la grande branche I, qui préalablement l’avait fait tourner et dans le sens contraire par la petite branche i’, rencontrant une des saillies j’.

La culasse K est percée d’une fente verticale k (fig.1 et 2 ) dans laquelle pénètre et se meut l’équerre I. cette disposition toute nouvelle est très simple et d’une construction facile et économique.

Nous pourrons ajouter au mécanisme d’armement et de détente que nous venons de décrire , une disposition très simple qui permettre de maintenir le chien armé. A cette effet, nous pratiquerons une entaille dans la pièce de détente B et nous fixerons un ressort à l’intérieur du pontet B’. ce ressort pénètre dans l’entaille quand le chien est armé et le retient dans cette position ; mais quand on tire entièrement la détente, pour percuter, le ressort est dégagé par une tige en communication avec le chien.

Pour placer le cylindre A’ (fig.5 et 6 ), qui se charge par la culasse avec des cartouches toutes faites en remplacement du cylindre A ( fig.1, 3 et 4 ) qui se charge à poudre et à balles, à la manière ordinaire, il suffit après avoir retiré la vis l (fig. 1 ) de dévisser le canon unique L d’avec la tige centrale m et de substituer le cylindre A’ a celui de A. ce dernier peut être muni de cheminées p placées verticalement comme celles représentées sur le figures 1 et 3 ou placées horizontalement comme l’indique la figure 10. dans ce dernier cas le cylindre ne se change pas et le chien E’ présente nécessairement une forme différente pour opérer la percussion.

Pour retenir la charge dans les six petits canons chargés à la manière ordinaire et afin d’éviter le grave inconvénient qui se présente si souvent avec les pistolets actuellement en usage, celui de laisser tomber la charge quand on renverse l’arme dans une fonte par exemple ; nous avons imaginé la disposition indiquée fig. 1, 3 et 4. elle consiste à percer un trou tangentiellement à chaque canon et à fileter ces trous dans lesquels on engage les vis n puis, quand les balles sont introduites dans le canon, à l’aide d’une clé N (fig. 1 ) que nous plaçons dans la crosse du pistolet on fait un demi-tour à ces vis et cette petite corse est suffisante pour retenir les balles dans l’intérieur des canons.

Comme, pour serrer les six vis les unes après les autres, il faut un certain temps qui, quoique court serait toujours jugé trop long, nous disposerons sur le cylindre une bague munie de petites fourches engagées dans les têtes des vis, de manière qu’en faisant tourner cette bague d’une très petite quantité, on fasse fonctionner à la fois les six vis.

Nous nous proposons encore, pour arriver au même résultat, de fixer sur le coté du canon unique L une petite clef à charnière qu’il suffira d’abaisser au dessus de chaque vis pour la serrer en la tournant d’une très petite quantité, ou bien encore d’employer des ressorts si le système de serrage des vis était jugé trop long.

Cette disposition pour retenir les balles avec leur chargement dans l’intérieur des canons, aura en outre l’avantage quand on voudra décharger l’arme, de ne nécessiter aucun des embarras que présente le chargement à balle ordinaire ; il suffira en effet de faire tourner les vis dans le sens opposé à celui du serrage pour dégager les balles et les faire tomber en frappant légèrement sur la crosse.

Résumé :

Nous entendons, par la présente demande de brevet d’invention, nous garantir la propriété :

  1. Du système d’armement et de percussion obtenu par le seul mouvement de la gâchette, tel que le dessin le représente et comme nous l’avons décrit ci-dessus ou d’une manière analogue.
  2. De la disposition permettant de maintenir les projectiles avec sécurité dans l’intérieur du canon, quelque soit la position de l’arme et les exercices que l’on fasse, soit à cheval, soit à pied.                                          Nous, nous réservons l’application de ces deux points caractéristiques de notre demande et tous les changements dont ils sont susceptibles pour les approprier à toutes espèces d’arme à feu, pistolet ordinaire, revolver, carabine, fusil, etc.
  3. Nous, nous réservons aussi, comme en ayant eu l’initiative la propriété exclusive de mettre sur le même revolver soit un cylindre pour se servir de cartouches portant la charge complète, soit un cylindre ordinaire à cheminées.

Paris, le 5 septembre 1856

Par Pon. de E. Lefaucheux et Cie.

Mathieu

Brevet 193380 du 15 avril 1854

Le brevet 193380 du 15 avril 1854 et ses additions.

Brevet d’invention de quinze ans

Pour des perfectionnements apporter dans les armes à feu.

Monsieur Lefaucheux (Eugène Gabriel)

Arquebusier à Paris rue Vivienne n° 37

 

BREVET N° 019380 du 15 avril 1854

MEMOIRE DESCRIPTIF

Le nom Lefaucheux est attaché à plusieurs dispositions ingénieuses ou perfectionnements importantes apportés dans la fabrication des armes à feu.

En 1846, feu Lefaucheux mon père imagina entre autres un système particulier de mécanisme pour permettre de charger les pistolets ou fusils à plusieurs canons sans être obligé de démonter ceux-ci séparément et proposait d’y appliquer une cartouche particulière portant sa balle, sa poudre et sa capsule fulminate.

Depuis lors, ce genre d’armes multiples à été de nouveau travaillé et perfectionné par plusieurs personnes et l’on paraît adopter ce système à canon unique et à charge multiple dont le manœuvre laisse néanmoins à désirer au point de vue du chargement puisqu’il est toujours chargé par l’orifice du cylindre avec poudre, bourre, balles et capsules séparées.

Cet inconvénient est sans doute amoindri par d’autres qualités mais si en conservant ces dernières, on pouvait supprimer l’inconvénient, nul doute qu’un tel perfectionnement n’eût son importance manufacturièrement et commercialement parlant.

J’ai obtenu ce résultat. Je l’ai obtenu par des procédés simples et sûrs et je viens réclamer pour leur idée et leur application, le bénéfice d’un brevet d’invention de quinze années.

Je propose en conséquence de charger les armes à plusieurs coups fonctionnant par rotation avec des cartouches complètes dites cartouches « Lefaucheux » en opérant successivement pour chaque coup et sans qu’il soit nécessaire d’employer de baguette.

Cette disposition se marie avec l’emploi d’une culasse fixe employée comme point d’appui et avec un mécanisme additionnel permettant de chasser la cartouche métallique si on éprouvait quelques difficultés à la relever après décharge.

Pour donner une idée bien complète de ces perfectionnements, j’accompagne le présent mémoire d’un dessin qui les représente appliqués à un pistolet à 6 coups avec un seul canon fixe et un seul cylindre mobile sans cheminée d’amorcement et sans baguette.

1

La fig. 1 de ce dessin est une vue extérieure du pistolet complet.

La fig.2  en est un plan, vue en dessus mais sans la crosse, ni le chien.

La fig. 3 représente le cylindre mobile du revolver à 6 charges dans lequel se placent les cartouches.

La fig.4, 5 et 6 sont des détails de pièce principale.

Toutes ces figures sont dessinées de grandeurs naturelles.

Rien n’est changé à la disposition ordinaire du canon  « A »  et de la crosse  « B ». Le mouvement même du cylindre s’effectue toujours par l’armement du chien et par la saillie d’un ergot agissant sur une sorte de griffe hexagonale de même que le maintient en temps utile de la dite noix ou revolver  « C »  est toujours obtenu par six encoches  « d »  s’emboîtant dans la tête d’un ressort aussi mis en jeu par l’armement de la batterie.

Le revolver  « c »  est d’une construction entièrement nouvelle, il se compose simplement d’un cylindre percé d’un certain nombre de trous cylindriques légèrement coniques ou canons  « e »        (six dans l’exemple qui nous occupe) plus d’une ouverture centrale, servant au montage.

Chacune de ces canons est évidé à sa base pour former encoche  « i »  afin de donner passage à la broche percutante  « f » dépendante de la cartouche  « D ».

La culasse  « E »  présente la forme d’une sphère, elle porte dans le centre une rigole  « g »  pour l’abattement du chien et sur le côté, une porte s’ouvrant et se refermant par un petit bouton solidaire  « l ».  C’est par cette porte unique que s’introduisent successivement les cartouches à mesure que le revolver tourne sur son axe « K ».

Les surfaces frottantes de cette dernière pièce et de la culasse sont parfaitement dressées car la culasse servant de point d’appui, joue ici un nouveau rôle qui exige cette précision, d’ailleurs très facile à obtenir.

Sur le côté du canon unique  « A »  s’ajuste à coulisse  « M »  une targette  « P », destinée à repousser soit la cartouche complète lorsqu’on veut décharger l’arme sans s’en être servi, soit les détritus de cette dernière s’il y avait résistance ou difficulté pour retirer.

Cette targette se manœuvre simplement à la main afin d’occuper successivement toutes les parties des petits canons, comme on l’a indiqué en noir et en rouge sur les figures 1 et 2.

En résumé :

La présente intervention comprend :

1° l’idée et les moyens de réalisation pour arriver à charger les armes à rotation (fusils ou pistolets) sur la culasse en employant les cartouches Lefaucheux, ce qui dispense des opérations diverses du chargement, lesquelles ont toujours l’inconvénient d’être longues, difficiles, surtout lorsqu’il fait froid et humide.

2° la possibilité de décharger les armes sans brûler les amorces, avec un mécanisme simple et peu coûteux. Il est presque impossible de décharger les armes chargées par la baguette, mais en supposant cette possibilité, c’est toujours une opération longue et pénible, qui ne s’effectue qu’aux dépens de la balle qui est hachée ou morcelée, sans préjudice des pertes ou détérioration de la poudre.

Paris, quinze avril 1854

Lefaucheux Fils

 

BREVET N° 019380 du 4 novembre 1854 ADDITION

MEMOIRE DESCRIPTIF

On a pu voir par le dessin et la description qui accompagnent ma première demande en date du 15 avril dernier, que les perfectionnements que je venais d’apporter dans les armes à feu consistaient principalement dans l’emploi d’une culasse fixe employée comme point d’appui, uni à une combinaison mécanique permettant de charger par la culasse les pistolets à rotation à plusieurs coups et à un seul canon.

On se rappelle que j’arrivais à ce résultat au moyen d’un entaille pratiquée sur le côté de la culasse et devant laquelle chaque canon venait successivement se présenter par le fait même de la rotation du cylindre ou revolver ce qui permettait d’introduire dans chaque canon une cartouche toute faite qu’il suffirait de placer sans qu’il soit nécessaire d’employer de baguette.

Les perfectionnements qui font le but de la présente demande consistent :

1° Dans l’addition d’un ressort servant à maintenir fermée la porte qui recouvre l’ouverture pratiquée dans la culasse pour le chargement des canons mobiles.

2° Dans la substitution de la targette qui servait à refouler la cartouche lorsqu’on voulait décharger l’arme par une espèce de petite baguette ronde munie d’un ressort qui la maintient dans son fourreau.

3° Dans une nouvelle disposition mécanique agissant à chaque armement de la batterie et servant à maintenir fixe le revolver lorsqu’il est complètement armé.

4° Dans un système d’emmanchement à double baïonnette permettant le démontage prompt et facile.

5° Dans une nouvelle disposition permettant également de charger par la culasse, mais différente de celle donnée dans mon précédent brevet en ce que le chien sert à la fois à la percussion et de culasse.

Par cette combinaison j’ai supprimé l’ouverture pratiquée dans la culasse fixe pour le chargement des canons mobiles et je puis me servir indistinctement des cartouches Lefaucheux ordinaires ou de cartouches dont la broche est placée dans l’intérieur au fond de la douille ou après la balle.

2

On comprendra bien je l’espère ces divers perfectionnements à l’aide du dessin ci-joint qui représente :

Fig. 1 une vue extérieure d’un pistolet à six coups dans lequel le bois qui recouvre la crosse est supposé enlevé pour laisser voir le ressort intérieur.

Fig. 2 un plan horizontal coupé au-dessous du canon fixe suivant la ligne 1 2.

Fig. 3 une vue par bout de la culasse.

Fig. 4 une vue de face du cylindre mobile ou revolver.

On doit reconnaître à la simple inspection de ce dessin les changements que je viens de faire subir au pistolet que j’ai donné pour exemple ; ainsi on voit, comme je l’ai dit, que j’ai ajouté à la porte  « h », dont on se rappelle la fonction, le ressort qui lorsqu’on a placé la cartouche et que l’on referme la porte vient entrer dans la petite encoche  « h’’ » et la fixe par ce moyen sur la culasse.

Pour l’ouvrir, il suffit d’appuyer sur la saillie  « l »  de ce ressort.

Cette pression le dégage de l’encoche et l’on peut alors ouvrir la porte qui permet l’introduction d’une nouvelle cartouche dans le canon en ce moment en regard de l’ouverture.

On voit aussi que la targette est remplacée par la baguette  « P »  munie du petit ressort méplat  « m »  qui empêche en la maintenant dans son fourreau qu’elle ne se meuve sans le secours de la main.

On sait que dans ce système de pistolet, il suffit d’armer le chien pour faire tourner le revolver d’un sixième de tout, si le pistolet est construit pour six coups comme dans le cas qui nous occupe et qu’il faut qu’après chacun de ces mouvements le revolver reste parfaitement fixe.

J’arrive à ce résultat en logeant dans l’intérieur de la culasse un mécanisme que se compose simplement d’une goupille  « R »  (fig.  5) muni d’une petite tête  « r »  laquelle s’engage dans une ouverture pratiquée dans la culasse et directement au-dessous du chien de façon que la queue  « s »  de ce dernier , chaque fois qu’on l’arme, pousse cette goupille dans l’une des encoches dont est munie l’une des extrémités du cylindre-revolver  « C »  (celle qui repose sur la culasse) comme l’indique la fig. 4.

Quand on abaisse le chien au contraire la partie s’appelle la goupille, la dégage de l’encoche, ce qui permet au cylindre de tourner afin de représenter une nouvelle charge devant le canon fixe « A » et un nouveau canon devant l’ouverture  « h’ ».

On remarque que j’ai remplacé le ressort de détente actuellement en usage par celui représenté en détail fig.3, 6 et 7.

L’axe  « K »  qui réunit la crosse  « B »  au canon fixe et unique  « A »  et qui sert en même temps de centre de rotation au revolver, est muni de deux petites saillies  « a »  fig. 8. Sur le renflement  « A’ »  lequel fait corps avec le canon, sont ménagées des encoches   « b »  d’une profondeur égale aux saillies dans ces encoches, puis retourner le canon afin de le ramener dans la position indiquée fig.8  pour fixer le canon à la crosse.

On comprend que par ce simple emmanchement que j’appelle à double baïonnette à cause des deux saillies qui pénètrent dans les deux encoches, je puis monter ou séparer très rapidement le canon fixe d’avec la crosse.

La fig. 9 représente la disposition qui me permet de supprimer la porte  « h » ; on voit qu’il m’a suffit de faire une entaille dans la culasse  « C »  par laquelle j’introduis ma cartouche et le chien  « S’’ » en se rabattant et par sa forme même sur la broche saillante  « t » de la cartouche et sert en même temps de culasse et de point d’appui à celle-ci.

Les fig. 10 et 11 indiquent en section deux systèmes de cartouches que je propose pour servir indifféremment avec celles actuellement en usage.

Elles différent de celle-ci en ce qu’elles n’ont pas de broches apparentes extérieurement : on remarque dans la fig. 10 que la broche  « t’ »  est fixée après la balle  « T »  et dans la fig. 11 après la douille  « T’ » ; dans les deux cas, en frappant le fond de cette douille, on obtient l’enflammation au moyen de la capsule  « t’’ ».

Résumé :

On voit par ce qui précède que le présent certificat d’addition a pour but de rattacher à mon brevet principal du 15 avril 1854, les nouveaux perfectionnements que je viens d’énumérer et qui sont surtout applicables aux fusils et pistolets à rotation à culusse fixe à un seul canon et à plusieurs coups.

Paris, le 4 novembre 1854

Lefaucheux Fils

BREVET N° 019380 du 11 juin 1855 ADDITION 

EXPOSE

Aux derniers perfectionnements que j’ai apportés aux pistolets à rotation à plusieurs coups et à un seul canon et qui sont décrits dans mon certificat d’addition du 30 septembre 1854, je viens d’en ajouter d’autres qui ont également pour but de rendre ces armes à la fois simples et commodes.

Ces nouvelles améliorations sont de plusieurs sortes. La première consiste dans l’idée et dans les moyens pratiques de charger indifféremment les pistolets-revolvers par la culasse à l’aide de cartouches toutes faites, comme mon brevet principal et la dernière addition l’ont décrit ou bien par les canons avec de la poudre et une balle à l’aide de la baguette comme cela se fait ordinairement.

J’arrive à ce résultat soit en plaçant un culot armé d’une cheminée dans chacun des canons, soit mieux encore, en changeant le cylindre en substituant au revolver de mon système se chargeant par la culasse, un cylindre ordinaire.

Ces pistolets à double fin auront l’avantage et de pouvoir être utilisés comme plus commodes avec des cartouches toutes faites, puis si l’on vient à en manquer, on change le cylindre et on charge avec la poudre et la balle par l’ouverture supérieure de tonnerre.

Le second de mes nouveaux perfectionnements consiste dans l’application aux pistolets à rotation d’un mécanisme particulier, de mon invention, permettant de supprimer l’armement du chien qui se fait alors ainsi que la percussion, en tirant la gâchette de détente.

La troisième dans la disposition de l’arrêt qui sert à maintenir fixe le cylindre après chaque armement.

3

Le dessin ci-joint représente en détail ces nouvelles dispositions.

DESCRIPTION :

La fig. 1 indique une section longitudinale faite par l’axe du canon d’un pistolet muni du mécanisme à l’aide duquel on arme et on percute en agissant sur la gâchette.

Les fig. 2 et 3 représentent en élévation et en plan horizontal ce mécanisme assemblé ainsi que la pièce d’arrêt du cylindre.

Les fig. 4 à 7 sont les détails des pièces principales qui produisent l’échappement.

La fig. 8 est une vue de face de la culasse fixe, muni de la porte servant à l’introduction des cartouches.

La fig. 9 est une vue de face du revolver se chargeant avec des cartouches toutes faites et la fig. 10 une section longitudinale d’un cylindre ordinaire, d’une dimension convenable afin de pouvoir le placer en remplacement du premier pour charger sans cartouche préparée d’avance, il suffit pour cela de dévisser la canon  « A »  et de placer entre la  « B »  et celui-ci, l’un ou l’autre des cylindres  « C »  ou  « C’ ».

Il est bien entendu que ce système à vis pourrait être remplacé par un emmanchement à baïonnette sans pour cela changer ni porter atteinte à ma propriété qui consiste dans l’idée de rendre les pistolets de mon système se chargeant par la culasse susceptibles d’êtres chargés à la manière ordinaire.

Le mécanisme de détente, dont je revendique également la propriété, comme disposition et comme application à ce genre d’arme se chargeant par la culasse, se compose de la pièce de détente à fourche « a » ; elle est munie d’une dent  « b »  qui agit sur une dent semblable  « d », ménagée à la partie inférieure du chien  « D », celui-ci est muni d’un petit galet  c  sur lequel s’opère la tension du ressort méplat  « E ».

Une petite pièce  « e », que je nomme barrage, vue en détail fig. 4 et 5, porte également une petite dent  « f » qui pénètre dans l’évidemment  « g »  de la pièce  « a » (fig. 6 et 7) ; ces deux pièces sont montées chacune séparément dans une coulisse respective et retenu par une goupille sur la gâchette proprement dite  « F ».

Cette gâchette, qui oscille sur le centre  « h »  quand on la retire en arrière à l’aide de l’index, est rappelée dans sa position primitive par le ressort méplat  « G » ; son oscillation s’opère sur deux petits supports  « i »  et  « j »; le second fig. 2 et 3, présente une partie fixe de forme courbe dans laquelle se meut une petite saillie  « k » (fig. 2, 3 et 4) dont est garni le barrage  « e », de sorte que, quand on agit sur la gâchette, pour la ramener en arrière, on met en mouvement à la fois la pièce  « a », retenue dans sa coulisse par la goupille  « l », et le barrage  « e, » qui dégage la pièce  « a », dans ce moment donné.

L’effet se produit ainsi, en tirant la gâchette, le chien est ramené en arrière par la dent  « b »  de la pièce  « a » ; pendant ce temps le barrage qui retient cette pièce au moyen de sa dent  « f »  (fig. 4) et qui se muet également avec la gâchette remonté rencontre par la saillie « k »  l’extrémité courbe du support  « j » ; celui-ci force alors le barrage à faire un mouvement en arrière en comprimant le petit ressort  « m »  (fig. 4) qui dégage la pièce  « a »  et par suite le chien qui n’était plus retenu par la dent  « b » , est rappelé fortement par le grand ressort  « E »  et par ce fait, en tombant, produit la percussion nécessaire.

La pièce  « a »  reprend sa position primitive à l’aide d’un petit goujon  « n »  (fig. 7), fixé après elle, ce goujon glisse naturellement sur la pièce  « H »  quand la gâchette revient dans sa position ordinaire de repos.

Le mouvement de l’arrêt est très simple, il consiste simplement dans l’addition à la partie supérieure de la gâchette d’une goupille  « o »  qui pénètre dans la fourche de l’arrêt  « p » ; celui-ci peut alors se mouvoir avec la gâchette et son extrémité sortir en temps opportun pour arrêter le cylindre par les petites saillies « q »  dont il est muni comme l’indique la fig. 9.

RESUME :

Le présent certificat d’addition a pour but de me garantir la propriété des trois points suivants :

1° Chargement, sur le même pistolet, par la culasse ou à la manière ordinaire.

2° Disposition du mécanisme de détente décrit et l’application aux pistolets se chargeant par la culasse, de la percussion en tirant la gâchette sans armement.

3° Le système d’arrêt du revolver.

Paris le 11 Mai 1855

Lefaucheux fils

BREVET N° 019380 du 10 février 1860 ADDITIF

EXPOSE :

Ma présente demande d’un troisième certificat addition au brevet qui m’a été délivré sous le numéro 19380, a pour objet principal une nouvelle modification du tonnerre pour le chargement par la culasse et la suppression de la baguette d’additionnelle qui servait à retirer les cartouches.

Ces dispositions nouvelles seront comprises par la vue d’un dessin qui les représente et par le détail que je vais en donner.

4

DESCRIPTION :

La fig. 1 de ce dessin est le plan vertical et longitudinal d’un pistolet-revolver construit suivant les dites modifications.

La fig. 2 représente par bout, du côté de la crosse, dont la carcasse métallique est supposé mise à nu dans la fig. 1.

La fig. 3 représente détachée, la partie du tonnerre qui fait le sujet de mes perfectionnements.

Au lieu d’établir le tonnerre d’une seule pièce, je le forme en deux parties très distinctes « A »,« A’ ». La seconde, qui porte les goujons d’arrêt  « a »  et la denture centrale à rochets communiquant par le mouvement du chien  « f » , la rotation du tonnerre, est un disque plein qui sert de culasse à la première  « A » , pourvue d’encoches  « b »  servant à la percussion et contenant les cartouches dans les trous de charge  « c » , comme à l’ordinaire.

Cette culasse  « A’ »  est pourvue d’un bouton  « d »  qui s’engage et s’emprisonne dans une rainure pratiquée sur la face correspondante du tonnerre  « A »  proprement dit, de manière à permettre à la dite culasse d’opérer autour de ce point une demi-révolution (fig. 3), dans le but d’ouvrir librement les trous  « c »  lorsqu’il s’agit d’introduire ou de retirer les cartouches.

Cette révolution est limitée par une tige « e » glissant dans un guide fixé sur le côté de la crosse « B », laquelle vient s’interposer sous les deux parties  « A »  et  « A’ ».

Lorsque l’opération est terminée, on retire la tige « e » et l’on referme la culasse  « A’ », en lui faisant parcourir la même révolution en sens contraire.

Le tonnerre est monté, comme toujours, sur un axe  « C », qui n’est autre chose qu’une baguette ordinaire pouvant se retirer à volonté et dégager le tonnerre, chaque fois que l’on doit procéder au chargement ou au déchargement de l’arme comme il vient d’être dit.

Dans ce dernier cas cette baguette  « C »  sert naturellement à repousser les cartouches par le bout antérieur du tonnerre, ce qui à l’avantage de permettre, ainsi que je l’ai annoncé, la suppression de la baguette additionnelle précédemment en usage.

Tels sont les changements que je désire rattacher à mon brevet principal sus-rappelé par un nouveau certificat d’addition.

Paris, le 10 février 1860

Lefaucheux fils

 

 

 

Louis-Julien Gastinne-Renette

Gastinne-Renette

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Selon le « Qui est Qui » de Jarlier page 187 :

Gastinne-Renette Louis-Julien, arquebusier à Paris, épouse la fille d’Albert Renette, son employeur en 1834.

Lui succède en 1840 créant la « Maison Gastinne-Renette.

Il sera arquebusier de l’Empereur Napoléon III et du Roi d’Espagne.

Achète, en avril 1847, un terrain au 39 Allée d’Antin, qui deviendra ensuite Avenue Franklin Roosevelt.

Son fils Jules, lui succède en 1870, puis sera remplacé par Paul Gastinne-Renette en 1901.

_________________________________________________________________________

Grand concurrent d’Eugène Lefaucheux.

Participent aux premiers essais de la Marine, en 1854, avec Colt, Adams et Lefaucheux mais ce fait sèchement éliminé.

Nous connaissons la suite………….

Lefaucheux et Gastinne-Renette ne s’aiment pas et chaque occasion est bonne pour engager un bras de fer devant les tribunaux, au grand bonheur de leurs avocats respectifs.

Ci-dessous un petit mot d’Eugène et de Louis-Julien après un jugement du 30 janvier 1861.

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La médaille de table, ici exposée, est attribuée à Jacques Filot, contremaître chez Gastinne Renette, lors de l’exposition universelle de Vienne en Autriche en 1873.

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Gastinne Renette lui-même faisait partie du jury et ne pouvait donc pas concourir pour un prix. Néanmoins la maison présentait ses productions et était représentée par ses deux contremaîtres C. Rode et Jacques Filot.

® et © Lefaucheux, mai 2016

Pistolet Casimir Lefaucheux 9 mm

Description du pistolet de Casimir Lefaucheux selon brevet 1371 du 2 mai 1845

Le 17 décembre 1835, Camille Auguste Jean Baptiste Napoléon Jubé de la Perelle, achète à Casimir Lefaucheux, le fonds de commerce de la rue de la Bourse, ainsi que les bénéfices résultant des brevets et traités signés avec les armuriers.

Prix d’achat est de 25.000 francs et l’entrée en jouissance fixée au 1er janvier 1836.

Casimir Lefaucheux et la famille retourne dans son Maine natal et achète une maison aux Ponts-de-Gennes pour la somme de 6000 francs où il déposera plusieurs brevets dans le domaine Cidre et l’Hippomobile.

Casimir Lefaucheux revient aux inventions d’arquebusiers par son brevet du 2 mai 1845.

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Il se fait domicilier 10, rue de la Bourse, reprend le magasin en main à partir du 1 janvier 1845 et rachète officiellement le fonds de commerce en Mars 1845.

Le 2 mai 1845 il prend le brevet d’invention no 1371 pour un pistolet à chargement par la culasse.

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C’est un système ingénieux :

Pour charger, il suffit de faire pivoter latéralement le canon, après avoir légèrement dévissé l’écrou, sur l’axe inférieur et parallèle à ce dernier, fixé au bâti.

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Le principe est simple, la fabrication facile, l’emploi fiable.

La conception et le principe de fonctionnement ressemble beaucoup au brevet Leroy du 8 septembre 1815.

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Pistolet mono coups avec canon pivotant.

Dimension, marquages et poinçons

Longueur totale :                    215 mm

Poids :                                    338 grammes

Longueur du canon :              104 mm

Longueur du tonnerre :           37 mm

Canon lisse bronzé noir de calibre 9 mm à broche

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Mécanisme en Simple Action uniquement, avec une détente escamotable après armement du chien.

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Gravure de feuilles et lianes sur le chien, bâti et calotte au burin.

Crosse en ébène de forme gothique avec calotte en forme d’ovale épousant les découpes.

Sur la face supérieure du coffre le poinçon de Casimir LF avec le pistolet brisé suivi du numéro 125, pas d’autre marquages et poinçons visible.

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Le brevet 1371 recevra un certain nombre d’additifs donnant naissance à la poivrière à broche.

Voir aussi le livre ;

« Casimir Lefaucheux Arquebusier 1802 – 1852 »

de Gérard Lautissier et Michel Renonciat

Edition du Portail

Page 40 et 41

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Jules Gévelot

 

Gevelot Jules copie

Source: Archives LF

Facture du 3 octobre 1827
La facture du 3 octobre 1827 est adressée à un certain Mr Collas Bailly à Beaune.

 

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Détail intéressant de cette facture est l’adresse de la fabrique et du magasin Gévelot :
361 Rue Saint Denis vis-à-vis Saint Chaumon.

Facture du 9 septembre 1833
Facture du 9 septembre 1833, toujours pour la même personne, avec une erreur d’écriture dans le nom de famille « Colas » au lieu de « Collas ».

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A cette date l’entreprise, au moins le magasin est situé au 24 Rue Notre Dame des Victoires, la fabrique est encore situé Rue Saint Denis.

Facture du 12 janvier 1836 
Facture du 12 janvier 1836 à l’attention de Monsieur Pierre Collas à Beaune, probablement un armurier de la ville puisque la facture de 1844 est adressée à la même personne.

1836 - facture 12 janv 1836 - 3_modifié-11836 - facture 12 janv 1836 - 2_modifié-1

1836 - facture 12 janv 1836_modifié-1

Facture du 11 juillet 1844 
Louis Marin « Aîné » Gévelot est mort depuis 1 an, la lettre d’accompagnement est signée de la main de Madame veuve Aîné Gévelot

1844 - facture 1844 ainé gevelot 1 - 1

1844 - facture 1844 ainé gevelot 2 - 2

1844 - facture 1844 ainé gevelot 3 - 3

Le 1 mai 1845 la Maison Gevelot est toujours signalée au 24 rue Notre Dame des Victoires.

Facture du 19 novembre 1860
La Maison Gévelot est depuis un certains temps déjà au 30, rue Notre Dame des Victoire.

Le 23 novembre 1862, par décret Impérial Jules Batard Gévelot est autorisé à modifier son nom, il devient: « Monsieur Jules Gévelot ».

Source: La BNF .

Facture du 16 juillet 1870

Trois jours avant la déclaration officiel de la guerre Franco-prussienne, le 19 juillet 1870, Gevelot expédie cette commande chez Cabal – Paulinier, négociant à Clermont l’Herault.

Sur cette facture figure aussi trois adresses de représentant de la maison Gevelot, celui de Liège , Londres et Vienne.

Facture du 29 janvier 1872

La guerre est finie, la Commune matée, les affaires reprennent. Commande prise par le commis-voyageur Mr Bertin pour l’établissement Foret frères à Chalon sur Saône, Négociant de vin (?)  et probablement aussi Armurier.


Facture du 21 avril 1874
Deux adresses de représentants en Allemagne et Liège (adresse qui correspond à celui de Gustave Bronne, homme de confiance d’Eugène Lefaucheux sur place)

1874 - facture 21 avril 1874 1

1874 - facture 21 avril 1874 2

Lettre d’envoi du 8 septembre 1888 

Envoie de marchandise à Mr DENIMAL Quincaillé à Clary (entre St Quentin et Cambrai)

Jules Gevelot 2 copie

Sources: Archives personnel de l’auteur

® et © Lefaucheux- mai 2019