Un fusil signé Casimir Lefaucheux.

Fusil ce chargeant par la bouche, signé Casimir Lefaucheux.

Casimir est né le 26 janvier 1802, à Bonnétable dans la Sarthe et baptisé le lendemain dans l’église paroissiale d’Aulaine.

Il reçoit une bonne instruction et monte à Paris pour devenir vers 1814 apprenti armurier pour quelques mois chez Maître Pauly.

Johann Samuel Pauly quitte la France en Avril 1814 pour s’associer à Londres avec son compatriote suisse Durs Egg.

L’armurier Henry Roux prend la suite pour céder l’affaire en 1822 à Eugène Pichereau, qui finalement transmet les ateliers en 1827 à Casimir Lefaucheux, qui entretemps était devenue son meilleurs ouvrier.

De 1827 à mars 1833 l’habitation familiale de Casimir se situe au 5 rue Jean – Jacques Rousseau à Paris.

Au vue de l’inscription sur les platines du fusil présenté ici ont peut le situer dans cette période de 1827 – mars 1833 sans pouvoir être plus précise.

Marquages et poinçons:

Sur le dessus du canon, sur la bande centrale ont peut encore partiellement lire:

 » C. Lefaucheux breveté à Paris »

Sous les canons: « 439 » , « AB » et autres poinçons illisible.

Sur les deux platines, à l’intérieur le numéro d’assemblage « 439 » et sur l’extérieur:

« Lefaucheux breveté à Paris, Rue JJ Rousseau N°5 »

Caractéristiques : 

  • Longueur totale de l’arme : 1086 mm
  • Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 346 mm
  • Longueur canons :  700 mm
  • Canon damas, à chargement par le devant, 16.7 mm

  • Crosse type « crosse fusil-pistolet » avec plaque de couche.
  • Platines et pontet sont finement gravé de fleurs, serpents, feuilles et vasques.

 ® et © Lefaucheux, avril 2019

Le LF 270 un 20 coups 7 mm en coffret

Le revolver « LF 270 », un 7 mm TA à 20 coups

Arme conçue à partir du brevet de février 1865 mais équipée du mécanisme 1862, à savoir la « Triple Action » (TA).

Revolver plus spectaculaire que monstrueux et aisément reconnaissable à son barillet très évidé entre les chambres extérieures.

Le fort évidement du barillet permet de limité la lourdeur et le poids de l’ensemble.

Le revolver 20 coups est toujours en 7 mm à broche (sauf preuve du contraire) avec une grande portière de chargement  pour pouvoir accéder à la double rangée décalée de drageoirs.

Il possède un chien « double tête » permettant de venir frapper successivement la rangée du haut et ensuite la rangée du bas.

Poinçons et marquages :

  • Comme tous les revolvers de ce modèle, le fameux « LF270 » surmonté du pistolet brisé est situé sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro « 47 V », correspondant à son numéro d’assemblage.

  • Sur le devant sous les canons un « 3 » et en ovale encore partiellement lisible « Invon. E. Lefaucheux Breveté s.d.g.d. à Paris ».

Caractéristique de l’arme:

  • Poids à vide: 946 grammes
  • Longueur totale : 250 mm
  • Longueur des canons : 123 mm, ronds sur toute leur longueur et superposé.
  • Fixation des canons : Les canons superposés sont vissés sur l’axe central et au bâti par 1 vis « encastrés » frontale, au niveau de la console.
  • Fixation du socle à la carcasse :  par 3 vis.
  • Mécanisme : Triple Action.
  • Barillet : 20 coups, 7 mm à broche, cannelé, très évidé.
  • La portière de chargement avec un ressort et lèvre de pincement.
  • Détente: Repliable vers l’avant.

  • Chien : Avec crête, muni à l’arrière de deux crans et de deux têtes sur le devant
  • Plaquettes :  2 pièces en bois quadrillé
  • Une grande partie de l’arme est recouverte de gravures de fleurs et de fougères.

  • Le tout dans un coffret de loupe d’orme avec sur le couvercle un écusson avec les lettres « LC ».

  • L’intérieur recouvert de velours rouge marqué « Lefaucheux Arq. a Paris », avec plusieurs compartiments et outils.

  • Dimension: 293x 213 x 84                                                                                                       

Ensemble aimablement mis à disposition par PK.

® et ©  Lefaucheux Mars 2019

Un 10 coups de chez Lefaucheux en 12 mm TA, le LF 360.

Un 10 coups Lefaucheux le LF 360 .

Tout ceux qui s’intéresse aux revolvers Lefaucheux connaisse le 12 mm en Triple Action à 6 coups ou le revolver double canons et double rangées dans le barillet en 7 mm.

Beaucoup plus rare et méconnu est le revolver décrite ici; je vous présente le « LF 360 », un 10 coups en 12 mm à broche.

La production de ces 12 mm TA à 10 coups a été très faible, probablement environs 600 exemplaires. (Sous réserve de vérification).

L’ensemble des numéros relevés sur les armes en 12 mm, TA et en 10 coups,  se situe actuellement entre le « LF 68 »  et le « LF 582 ».

L’aspect général de l’arme (à part son barillet cannelé et son « look massif »), ainsi que le mécanisme interne ne changent pas par rapport au classique 6 coups.

Les dimension de l’ensemble est très proche d’un 7 mm à 20 coups à double canon.

Le LF 360 à la particularité  d’avoir le talon solidaire avec le bras supérieur de la crosse et fixé avec une visse au bras inférieur.

L’ensemble des 12 mm en TA observé ont soit un talon indépendant et fixé avec deux vis aux bras de la crosse , soit le talon fixe au bras supérieur mais toujours avec un fixation « Tenon / Mortaise » au bras inférieur.

Principe du mécanisme :

Extrait du brevet :

« Cette invention a pour but de donner trois mouvements au chien de l’arme, c’est à dire que l’on peut à volonté :

  1. armer le chien par la crête, comme dans les armes ordinaires.
  2. armer par la détente à tir continu et sans qu’il soit fixe en bout de sa course.
  3. on peut encore armer le chien en pressant sur la détente et, à la volonté du tireur, le laisser fixe, comme s’il avait été armé par sa crête.

Ces trois modes d’armer s’obtiennent par deux pièces seulement et une réserve ou saillie de fer laissée sur la détente, ce qui est infiniment plus simple que toutes les dispositions exécutées jusqu’ici pour obtenir le même résultat. »

Caractéristique de l’arme :

  • Poids : 1130 grammes (à vide)
  • Longueur totale : 285 mm
  • Longueur du canon (tonnerre inclus): 154  mm rond.
  • Longueur tonnerre : 30 mm de forme arrondie.
  • Rainures dans le canon :  4
  • Longueur du barillet : 29 mm
  • Diamètre du barillet : 58 mm
  • Calibre et nombre de coups : 12 mm à broche, 10 coups.
  • Mécanisme : triple action.

  • Plaquettes en ébène tenues par une rosette centrale.

  • Talon de la crosse arrondi avec son anneau de dragonne.
  • Ensemble de l’arme est nickelée et gravée avec des fougères et des pivoines.

Poinçons et marquages :

  • Comme toutes les armes produites par Eugène Lefaucheux, elle est flanquée de son fameux LF surmonté du pistolet suivi de son numéro 360, donc LF 360 », sur le côté gauche du tonnerre, comme la plupart des Triple Action (exception faite des premières séries).
  • Sous le canon, devant l’axe central, un 4  .

  • Sur le canon est encore partiellement lisible « E. Lefaucheux Bté à Paris »

  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro de fabrication « 98 Z».

  • Un « M » sur la face externe du barillet, marquage déjà vu sur plusieurs armes Lefaucheux et d’autres dont j’ignore la signification , probablement le fondeur ou finisseur de la pièce.

Un autre 10 coups en 12 mm en TA présent sur le site est le LF 68

Le LF 68, 10 coups, 12 mm en Triple Action

® et © Lefaucheux mars 2019

Des Lefaucheux sous forme de pendentif

Tout le monde connait les Lefaucheux sous forme de revolvers ou de fusils.

Plus amusant mais aussi plus difficile à trouver se sont les produits dérivés des armes Lefaucheux.

Ici deux pendentifs plaqué or d’un revolver modèle 1854 et d’un modèle plutôt belge type 7 mm .

En plus d’être un pendentif , un petit bouton permet de faire sortir une fine mine de crayon pour le transformer en crayon .

La pièce de 0.01 € permet de ce faire une idée des dimensions.

Lefaucheux février 2019

Les fusils Dragon transformés en Tabatière par Eugène Lefaucheux

ARTICLE EN CONSTRUCTION

________________________________________________________________________

Archives de l’Artillerie

4 F 18

10695 (26)

Provenant du Cabinet de l’Empereur

Napoléon III et envoyé aux Archives

par Pon. M. Me . 23 octobre 1874.

1868 – 2 Janvier.

Compte rendu des opérations exécutées à la date du 31 décembre 1867 pour le réarmement des troupes

Fabrication du fusil modèle 1866

Châtellerault a reçu en outre, une commande de 50.000 sabres-baïonnette destiné à paré d’abord à l’insuffisance de la production des autres manufactures et à fournir ensuite l’armement des tambours et musiciens.

Sur cette commande de 50.000 sabres- baïonnette 12.676 sont terminés et 20.000 ont été fournis comme avances aux manufactures de St. Etienne, Mützig, Tulle et Placensia.

La fabrication du fusil 1866 est aujourd’hui régularisée dans les manufactures Impériales sur le pied de 1100 fusils en moyenne par jour.

Elle atteindra prochainement 1200, soit 30.000 fusils par mois de 25 jours de travail.

D’après cela, les quatre manufactures impériales auront terminé, sauf empêchement de force majeur, les 416.000 fusils qu’il leur reste à faire en quatorze mois, c’est à dire vers le 1er Mars 1869.

La fabrication dans les manufactures étrangères travaillant pour le compte de la société Caben-Lyon, n’est pas assez avancée, pour qu’il soit possible de tirer aucune conséquence de sa marche.

Ces manufactures devaient livrer ensemble 25.000 fusils au 31 décembre 1867.

Elle n’en ont produit de 5.189.

Le terme extrême du marché de la société Caben-Lyon étant fixé au 1er octobre 1868, cette société doit dés à présent livrer au moins 10.000 fusils par mois pour remplir les obligations qu’elle a contracter.

Transformation des Anciennes Armes.

Ainsi, sur un total de 358.500 armes livrées à la transformation, il n’en est rentré transformées que 41.716 entre les mains de l’Artillerie.

Le dernier délai accordé aux industriels chargés de transformer les fusils d’infanterie et les carabines de chasseurs étant fixé au 1er Juillet prochain, ils doivent pour se libérer, fournir ensemble à l’avenir au moins 46.000 armes par mois, ce qui paraît impossible.

En résumé, il existe au 31 décembre 1867, 160.604 armes se chargeant par la culasse, savoir :

Il a été fabriqué en 1867 dans les établissements de l’Artillerie 41 million de cartouches à balles pour fusil modèle 1866.

Au 31 décembre il en reste 34 million en magasin.

Les mesures sont prises pour en fabriquer 50 million d’ici au 1er Juillet 1868.

Mr Gévelot chargé de fabriquer 100 million de cartouches pour armes transformées en a livré 3 million au 31 décembre 1867.

Paris 2 Janvier 1868.

_________________________________________________________________________

Une lettre du Ministre trouvé dans les archives d’Eugène ……………

____________________________________________________________________________

Et des annotations trouvé dans les archives de Gérard Lautissier

Notes Lautissier

  • Fin 1867, Eugène Lefaucheux passe un marché avec l’armée pour la transformation a tabatière ( fusil 1867) de 40.000 fusil de dragons.
  • Le 31 décembre 1867 aucun fusil n’a été livré, la transformation débute en Janvier 1868.
  • Les contrôleurs de réception ont été nommés dans les ateliers Lefaucheux de Janvier à Décembre 1868.
  • Le 20 avril 1868, 24 fusils sont envoyés à l’examen de la commission de tir de Vincennes.
  • Rapport sur 24 fusils de dragons transformés dans les ateliers de Mr Lefaucheux et envoyés a l’examen de la commission permanente de tir de Vincennes.

Ex : Du point de vue de la percussion et du retrait des tubes après le tir.

« Les armes transformées chez Mr Lefaucheux ont été faites avec soins, elles ont un aspect satisfaisant, les matériaux employées paraissent de très bonnes qualité, mais comme dans toute fabrication a son début, ces armes présentent quelques imperfections auxquelles il est d’ailleurs facile de remédier et qu’il suffira de signaler à Mr Lefaucheux pour le voir disparaître dans la fabrication ultérieure.

  • Feuillure trop profonde, la cartouche avance à percussion, ou s’emboutit au recul.
  • Percussion trop haute, « le percuteur vient rencontrer l’alvéole porte-capsule ».
  • Ajustage trop serré du tir cartouche.

Recommandation à Mr Lefaucheux sur quelques détails :

  • Canons : chambres bien faites, bien polis, les canons n’ont pas été abîmées par le travail de fraisage de cette chambre, mais on a quelque fois oublié de remplacer par un arrondi l’angle de raccordement de la feuillure et de la chambre.
  • Percuteurs :
  • Tombée du chien :
  • Boîte de culasse :
  • Culasse mobile : s’encastre généralement bien dans la boîte de culasse et vient bien s’appliquer contre la tranche de la chambre, sauf toute fois pour 2 armes.
  • Chanfrein :  destiné à pousser la cartouche en place n’est pas assez prononcé et pousse trop loin.
  • Vis :
  • Broche :
  • Visse a bois généralement très bonne, le bois affleure bien le métal.
  • Hausses :
  • Baguettes :
  • Ressorts :
  • Suppression des arêtes vives (talon de culasse)

« Que Mr Lefaucheux y remédie, et il n’y a pas de doute qu’il ne puisse le faire très facilement aux quelques imperfections signalées dans ce rapport , et les armes qu’il livrera, employées avec de bonnes cartouches, feront un très bon service entre les mains des troupes »

Vincennes le 20 avril 1868

Capitaine d’Artillerie . »

 __________________________________________________________________

Et dans un article de l’époque, dont je ne retrouve plus trace (il faudra que je le retrouve ) ou il était écrit qu’a partir de la mi-1868 plus de 300 armes transformées sortait quotidiennement des ateliers de Lefaucheux ….

 

Le LF 649, un modèle 1854 à canon lisse.

Le LF 649 en 9 mm issu de la 1ère série.

Introduction et datation:

Eugène Lefaucheux dépose son premier brevet, concernant le modèle 1854, le 15 avril 1854.

A partir de ce moment le modèle 1854, va connaître une évolution constante jusqu’en 1869, date à laquelle le brevet tombe dans le domaine publique.

La fabrication du modèle continuera jusqu’en 1872/1873, lorsque Lefaucheux décide de vendre son outil de production à Liège.

Le LF 649 s’intègre très bien dans cette 1 ère série :

  • Calibre 9 mm lisse.
  • Canon octogonal.
  • Culasse en forme de « chapeau chinois ».

  • Crête de chien très relevée.

  • La présence d’un ressort entre le barillet et la console.
  • Le ressort de rappel de détente est sur le devant.
  • Le bras inférieur de la crosse est tenu par 2 vis à la carcasse.

Le modèle ici présent, le talon de la crosse est dépourvu d’un anneau ou d’une pointe « casse-tête », cela pourrait signifier que l’arme est issue d’un coffret.

Le LF 649 est probablement sortie des ateliers du 9 et 9 bis rue Lafayette à Paris vers le mois de Mai /Juin 1856.

Marquages et poinçons :

  • Le numéro de l’arme, situé à son emplacement habituel sur l’embase, côté droit, est le « LF 649 ».

  • Le numéro d’assemblage, qu’on retrouve sur l’ensemble des pièces est le « 82 », curieusement il n’y pas de lettre.

  • Sur le dessus du canon « INVon. E. Lefaucheux Brté. Paris ».

  • Sous les plaquettes il y un marquage « 14.11 » dont j’ignore la signification.

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide :  892 grammes.
  • Longueur total de l’arme : 300 mm.
  • Longueur du canon : 159 mm.
  • Intérieur du canon : Lisse.
  • Fixation du socle à la carcasse : Par 2 vis.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 9 mm à broche.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » sans anneau .

® et © Lefaucheux Décembre 2018.

La Maison Felix Escoffier

Escoffier Mathieu Félix est Arquebusier et fourbisseur à Saint Etienne où il détient un atelier de fabrication d’armes de chasse et civiles de 1847 à 1878.

Conjointement, entrepreneur à la Manufacture de 1852 à 1874. Il avait la charge de coordonner la production d’éléments d’armes pour la manufacture chez les armuriers civils de la région de St Etienne ainsi que  la production de certaines autres pièces au sein même de la manufacture et d’en faire réaliser l’assemblage final en manufacture des armes destinées à l’armée.

S. Thomas qui semble avoir droit à signature et achats, commande sont acier à la Société Harpp – Bedel & Cie à la Berardière.

  • Manufacture Impériale d’armes de Guerre de St Etienne
  • Armes de guerre & de chasse pour l’exportation
  • Entreprise de Mr Félix Escoffier

                                                                                      St Etienne le 2 juillet 1868.

Messieurs Harpp Bedel & Cie à la Berardière.

Veuillez me faire parvenir le plus tôt possible, ce qui suit:

Une barre d’acier corrigé, de quarante centimètres de longueur à huit pans, de soixante quinze millimètres de diamètre pris sur les pans.

______________

Une barre d’acier corrigé, de quarante centimètres de longueur à huit pans, de quatre vingt dix  millimètres de diamètre pris sur les pans.

Même qualité que celui déjà livré à Mr St Martin de 35 millimètres carré.

N’oubliez pas, Messieurs, de me faire parvenir le plus tôt possible, vos factures jusqu’au 30 juin .

Agréez, Messieurs, mes services les plus empressées.

Par procuration de Félix Escoffier

S.Thomas

Le LF 42 petit frère du LF 28.

Le revolver Lefaucheux modèle 1854, le LF 42

Ce revolver Lefaucheux, le LF 42,  que vous avez  sous les yeux n’est pas le premier des 1854 mais il en n’est pas loin, actuellement seul trois numéros inférieur sont connu: le LF 7 qui aurait servie pour les premiers testes avec la Marine (nous ne savons pas ce qu’il est devenu), le LF 25, exposé dans le musée consacré aux armes de Samuel Colt aux USA et le LF 28 en collection privée.

Même s’il n’y a que 14 revolvers séparent le LF 42 du LF 28, ce premier à subie de nombreuse modifications, a savoir:

  • Une culasse de taille supérieure au diamètre du barillet.
  • Une baguette ordinaire à tête de clou (je ne suis pas certain que celui présent soit celui d’origine)

  • Des arrêtoirs sur le pourtour extérieur du barillet, au lieu d’un blocage interne.

  • Un anneau au talon de la crosse au lieu de la « pointe casse-tête ».

  • Un barillet « standard » avec sur le devant un prolongement de l’axe.
  • Un renforcement de la fixation à la carcasse du bras supérieur de la crosse.
  • Une mire « standard » en triangle avec son grain d’orge.

Le revolver LF 42 a été fabriqué au 37 rue Vivienne à Paris.

Marquages et Poinçons:

Ce revolver en porte très peu et ne se trouvent que sur le canon :

Sur le dessus : « Mérieux à Poitiers » ce qui permet d’affirmer que ce revolver a été certes fabriqué par Lefaucheux mais commercialisé par Mérieux ( voir ci-dessous une petite généalogie des Mérieux.

Sur le pan droit :« Inv. Lefaucheux breveté 42 LF » avec au-dessus du LF un pistolet brisé.

Datation:

  • La première addition au brevet initial du 15 avril 1854 a été déposé à Londres le 27 avril de la même année sous le numéro 955, en France il faudra attendre le 9 novembre 1854.
  • Chose exceptionnelle c’est que le numéro LF 42 a été frappé sur le pan droit du canon et non sur la console et autre exception c’est que l’arme est frappé « LEFAUCHEUX » au lieu de « E. LEFAUCHEUX ».
  • Ce type de marquage nous permet donc d’affirmer que la fabrication de cette arme est situé d’avant le 14 janvier 1855, puisque cette date correspond à la création de la « E. LEFAUCHEUX et Cie. ».
  • Après cette date, l’ensemble des armes seront signée: E. LEFAUCHEUX »
  • Le  revolver 1854 numéro LF 7 est admis le 16 septembre 1854 dans la compétition avec Colt et Adams pour le renouvellement de l’armement de la Marine.
  • Dans un rapport de la Marine du 1e juin 1855 concernant les essais qui ont eu lieu sur le Suffren, le 23 décembre 1854, on peut lire :
  • « Depuis ces expériences, Mr Lefaucheux a présenté deux pistolets ayant un bourrelet pour préserver les tiges capsules des chocs extérieurs, lorsque le pistolet est chargé. Cette modification avait tout d’abord été jugée indispensable. Ces pistolets ont bien fonctionné et ont donné une pénétration suffisante ».
  • Il s’agit donc de la fabrication d’une culasse de diamètre supérieur au barillet.
  • Le LF 73 a exactement le même type de marquage sur le canon et sans « E », que le LF 28 et LF 42.

Avec les constatations ci-dessus nous pouvons aisément affirmer que la fabrication du LF 42 a eu lieu largement après le 16 septembre 1854 mais largement avant le 14 janvier 1855.

Octobre – Novembre 1854 serait donc une bonne fourchette.

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 945 grammes
  • Longueur total de l’arme : 300 mm
  • Longueur du canon : 160 mm
  • Canon : octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté  d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures large.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 9 mm à broche.

  • Culasse: en forme de dôme arrondie
  • — (le premier « Chapeau chinois » n’est visible qu’a partir du LF 218)
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » avec anneau de dragonne.
  • Seul le canon est ciselé de quelques lianes et de feuilles.

Qui sont les Mérieux à Poitiers?

  • Michel Napoléon Isidore Mérieux, arquebusiers, est né le 4 mars 1807 à Noisy s/ Oise.
  • Il a probablement fait son apprentissage chez Pierre Prévost, arquebusier à Poitiers.
  • Pierre Prévost est son témoin de mariage le 9 mai 1829 avec Françoise Maltier, fille de Cordonnier.
  • Napoléon Mérieux ce déclare « Garçon Arquebusier » sur l’acte de mariage .
  • De cette union naît le 8 octobre 1832, Henri Séverin Mérieux .
  • La famille est installé au 9 Place d’Armes à Poitiers (recensement de 1846) .
  • Napoléon ce remarie le 18 mars 1844 en la ville de Poitiers avec Catherine Félicité Joséphine fille de « Jean François Maury » Aubergiste à Poitiers. Un des témoins, frère de la marié est « Joseph Honoré Maury » arquebusier à Poitiers.
  • Henri prendra la suite de son père en tant qu’arquebusier avant 1866 parce que Napoléon ne figure plus dans le recensement de 1866, mais Henri meurt prématurément le 11 janvier 1872.
  • C’est un certain Mr Charles Lecomte, probablement l’associer d’Henri, puisqu’il se dit Arquebusier, qui déclare le décès à la mairie .
  • En 1872 ont retrouve Napoléon dans le recensement de Buxerolles (seul) au lieu dit « La Dimière » Napoléon meurt le 24 octobre 1892.

Sources :     

  • Archives de Gérard Lautissier pour l’extrait du rapport du 1 juin 1855.
  • Archives d’Eugène Lefaucheux.
  • Archives de l’auteur
  • « Eugène Leaucheux ou l’apothéose de la sage familiale », éditions Crépin-Leblond 2013.
  • « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux » , éditions Crépin-Leblond 2016.
  • Archives d’état civil de Poitiers

Le LF 28 ……..

LF 28 – 9 MM

® et © octobre 2018.

 

Un couple de 7 mm en Triple Action

Description du coffret contenant le LF 1519 et le LF 1754.

Le modèle de Lefaucheux 7 mm à broche, 6 coups à Triple Action n’est pas très courant de nos jours, trouver un couple l’est encore plus.

Ceux-ci ont été fabriqué dans les ateliers Parisien au104 rue Lafayette vers le mois d’Août – Septembre 1863.

Son brevet, le numéro 55784 a été déposé le 27 Septembre 1862 à Paris.

D’aspect extérieur ce 7 mm TA ne diffère en rien des classiques 7 mm en DA ; même carcasse, même crosse, c’est le petit ergot du côté droit de la détente, l’encoche sur la carcasse à l’arrière du chien, la crête sur le chien et les « arrêtoirs » sur le barillet qui permettent de l’identifier.

Le « LF 1519 » est équipé d’un canon octogonal et le « LF 1754 » d’une canon rond.

L’ensemble des deux armes sont en plaquée or et fond noir, de feuilles et de lianes.

Caractéristiques du « LF 1519 »:

  • Poids : 442 grammes (vide)
  • Longueur totale : 200 mm
  • Présentation de l’arme en plaqué or sur fond noir.
  • Longueur du canon : 89 mm octogonal
  • — Intérieur : 4 rayures droites encore partiellement visible
  • Barillet : 7 mm à broche.
  • — Longueur :   26.1 mm
  • — Diamètre :   31.1 mm
  • Plaquettes en ivoire avec rosette centrale ovale.
  • Détente repliable, baguette d’éjection avec un ressort longitudinal intégré.
  • Le ressort de la TA est déporté vers la droite.

Caractéristiques du « LF 1754 »:

  • Poids : 444 grammes (vide)
  • Longueur totale : 200 mm
  • Présentation de l’arme en plaqué or sur fond noir.
  • Longueur du canon : 89 mm rond, dont 21 mm à pans
  • — Intérieur : 4 rayures droites encore partiellement visible
  • Barillet : 7 mm à broche.
  • — Longueur :   26.5 mm
  • — Diamètre :   31.2 mm
  • Plaquettes en ivoire avec rosette centrale ovale.
  • Détente repliable, baguette d’éjection avec un ressort longitudinal intégré.

  • Le ressort de la TA est déporté vers la droite.

Caractéristiques du coffret:

  • Dimensions extérieures : 361 x 163 x 62.
  • Dimensions intérieures avant travaux: 297 x 142 x 33/18  

Poinçons et marquages:

Coffret:

Le couvercle du coffret est orné d’un écusson en laiton avec plusieurs lettres:

– en arrière plan deux lettres entrelacé : un « E » et un « L ».

– en premier plan un « P ».

Sur les revolvers:

Le LF 1519:

Le « LF 1519 » est poinçonné sur le pan droit du canon.

Sur le pan du haut du canon et en lettres d’or: « E. Lefaucheux à Paris ».

Sur le côté gauche du corps de la détente, en ovale et encore partiellement lisible;

« Invn. E. Lefaucheux breveté S.G.D.G. (Paris) »

Sous le canon au niveau de l’axe central un « 7 »

Le numéro d’assemblage de l’arme est le « 65Q » qu’on retrouve sur la majorité des pièces.

Sur le devant du barillet un « M » , une lettre fréquemment observée sur d’autres armes et modèles de chez Lefaucheux, c’est probablement le marquage du façonneur.

Le LF 1754:

Le « LF 1754 » est poinçonné sur le pan droit du canon.

Sur le pan du haut du canon, en lettres d’or encore partiellement lisible:

« E. Lefaucheux à Paris ».

Sur le côté gauche du corps de la détente, en ovale et encore partiellement lisible;

« Invn. E. Lefaucheux breveté S.G.D.G. (Paris) »

Sous le canon au niveau de l’axe central un « 7 »

Le numéro d’assemblage de l’arme est le « 81T » qu’on retrouve sur la majorité des pièces.

Sur le devant du barillet un « M » , une lettre fréquemment observée sur d’autres armes et modèles de chez Lefaucheux, c’est probablement le marquage du façonneur.

® et © juillet 2018

La Maison Léon Chobert

La maison Chobert :

Qu’en dit le « Qui est Qui » de Jarlier et le « Lexique Onomastique » de Mournetas :

Jarlier, Tome 1 page 107:

«  Chobert (Sidarme) Léon : Arquebusier et fourbisseur, fabriqua des « Fusils de Paris ».

Exposition Universelle de Paris en 1889.

Fabricant de pistolets lance-fusées à St Etienne en 1910 – 1918. Le pistolet Mle 1917 et fusils Gras 66-74 transformés en lance-fusées sous la marque « Sidarme ».

Existe encore en 1931. Vu son nom sur de nombreux pistolets lance-fusées laiton à canon basculant.

13 & 16 rue Lafayette (1860), 27, rue Taitbout (1890), 25 rue de la République à St Etienne.

Mournetas, page 64 :

Arquebusier à Paris, au 16 rue Lafayette de 1860 à 1890. Puis au 27, rue Taitbout à compter de 1890.

Concepteur de fusils fins dits « Fusils de Paris ».

Conjointement fourbisseur.

__________________________________________

Les documents joints nous apportent quelques détails supplémentaires et de corrections :

http://s144812367.onlinehome.fr/la-maison-gunther-cie

  • Qu’en 1873, notre Léon Chobert est voyageur (commercial) pour la maison Gunther & Cie situé au 46, Boulevard de Strasbourg et au 81, Faubourg St Martin. Est-il Arquebusier et Voyageur en même temps … possible.

  • En 1884 il est signalé dans l’annuaire et almanach du commerce et d’industrie de Paris comme étant « associé » à la Maison O. Garnier, association qui aurait pris officiellement effet le 24 novembre 1882, la collaboration doit dater de bien avant puisque dans le journal du 12 août 1882 les deux sont cité dans un article relatant un accident de manipulation blessant gravement un gamin.

http://s144812367.onlinehome.fr/?s=garnier

  • La lettre datée de 1895 prouve que les deux adresses sont encore d’actualité.
  • Que l’image représentant la boutique de Chobert est signé «L. Gatti 1887» prouve que l’installation au 27 Rue Taitbout date d’avant 1890 contrairement a ce que prétendent Jarlier et Mournetas.

  • Le 25 rue de la république à St Etienne est sous réserve de vérification puisque j’ai trouvé des papiers signé Chobert J. daté de 1919 avec cette adresse…un fils ou un membre de la famille ? c’est possible puisque Léon aurait 72 ans et un J. Chobert est mentionner dans le journal du Touring Club de France de Février 1896 au 27 rue Taitbout, ainsi qu’un R. Chobert.
  • En regardent bien le plan de Paris ont remarque que le 27 rue Taitbout forme l’angle avec le 16 rue Lafayette, donc c’est un et seul magasin/atelier avec deux entrées….

La petite histoire :

Léon Louis François est né le 9 juillet 1847 à Versailles, 30 Avenue de St Cloud, de Jules François Chobert et d’Emilie Anaïs Barbier.

Léon épouse en premier noce Stéphanie Polyxène Laplace, née le 12 avril 1853 à St Léger aux Bois dans l’Oise.

Stéphanie accouche de jumelles, Marguerite Anne Lucie et Suzanne Gabrielle Juliette le 21 avril 1892, Léon se déclare armurier.

Un des témoins sur l’acte est Pierre Rouxel, armurier au 29 rue du 4 septembre à Paris et oncle de Stéphanie.

En 1892 il est Directeur pour la France pour les Cycles Brownie.

Stéphanie meurt le 2 janvier 1895 au domicile du 27, rue Taitbout, Léon ce déclare Armurier.

Il se marie en secondes noces, le 6 juin 1898 à la mairie du 9ème arrondissement de Paris, avec Joséphine Marie Pauline Ardisson, née le 15 mai 1863 à Paris, 14 rue Brochant.

Léon est toujours domicilié au 27 rue Taitbout mais est signalé « Sans profession » … ?

 Sources :

  • Archives personnelle de l’auteur.
  • La BNF
  • Le « Qui est Qui » de Jarlier
  • Le « Lexique Onomastique » de Mournetas
  • Google Maps

® et © Lefaucheux Juin 2018