Le plus petit Lefaucheux du monde

Le plus petit Lefaucheux au monde.

Ce que vous voyez la, est probablement une pièce exceptionnelle, rare et unique.

C’est un revolver Lefaucheux tirant du 2 mm à broche.

Cette arme doit être considérée comme un objet-bijou, elle a été fabriquée sur une base de fameux 7 mm en double action uniquement.

Les plaquettes de la crosse sont en plaqué or, carcasse et barillet en argent.

L’ensemble de l’objet-bijou est ciselé des feuilles, des fleurs et de torsades.

Le barillet  comporte 6 coups à broche d’un calibre de 2 mm.

Le mécanisme est en « Double Action » ou en « Feu Continu », conforme à celui du classique 7 mm,  fonctionnelle et en état de marche.

Le chien sans crête et la portière de chargement s’ouvrant vers le haut.

La détente repliable.

@ et ® Lefaucheux, octobre 2017

Le fusil Robert

Le fusil Robert :

Introduction :

Joseph Robert est contemporain à Casimir Lefaucheux.

Inventeur, Joseph-Alexandre ROBERT est né à Tusson (16) le 12 janvier 1807.

Il était le fils de Jean ROBERT (agriculteur) et Françoise CHILLAUX, propriétaires à Tusson.

Vers 1830 il est à Paris comme étudiant en chirurgie dentaire, domaine qu’il va très vite abandonner pour se lancer dans l’arquebuserie.

Arquebusiers à Paris (1829-1840) au, 17 rue du Faubourg Montmartre et dont les ateliers sont situé au 3 bis rue du Coq-Héron.

En avril 1831, il dépose un brevet pour la fabrication d’un fusil se chargeant par la culasse.

Cette invention est considérée comme « remarquable » et l’Exposition Nationale de Paris en 1834 va lui décerner la médaille d’or de première classe pour son invention.

Cette distinction n’avait jamais été accordée aux progrès des armes.

Inventeur du premier système sans chien extérieur en 1829.

Médaille d’or à l’académie de l’industrie le 12 juin 1833

Médaille d’or de 1ère classe à l’exposition nationale de 1834 à Paris pour son fusil à chargement par la culasse.

Ingénieur civil et Docteur es-sciences, Joseph-Alexandre ROBERT va orienter ses recherches dans différents domaines : l’éclairage, la dénaturation des alcools destinés à l’industrie, les pompes à incendie…

On pense qu’il a déposé 13 brevets d’invention.

Marié en première noces avec Lydie CHILLAUX (23 avril 1851 à Villejésus), il épousera après le décès de celle-ci Julie BRILLARD.

Très attaché à sa région natale, il y fera bâtir plusieurs résidences.

Ces constructions témoignent encore de la considérable fortune de l’inventeur.

Joseph-Alexandre ROBERT décédera à son domicile de Tusson le 24 janvier 1885.

Fonctionnement :

Ce fusil se compose d’un canon ouvert à sa partie postérieure et d’une culasse réunie à un levier, qu’on élève ou qu’on abaisse par le moyen d’un anneau et qui s’applique exactement sur l’orifice du canon.

Cette culasse fait corps avec deux joues qui la prolongent et tournent autour d’une forte vis ; sa partie antérieure est prolongée par une petite pièce qui est le « bandeur », dont l’extrémité appuie, par une petite roulette, sur un ressort attaché à la sous-garde, lequel est terminé par un marteau dont la partie supérieure, nommée « croissant », fait enflammer la cartouche en frappant de bas en haut le petit tube renfermant l’amorce fulminate.

Pour charger le fusil on saisit le levier par l’anneau et on le soulève, la culasse s’ouvre, découvre la chambre du canon, on y introduit la cartouche, on referme la culasse par le mouvement contraire du levier.

En ouvrent les canons la roulette compresse le grand ressort – marteau, dont l’extrémité vient se glisser sous le triangle de la détente.

Le fusil est armé, il n’y a plus qu’à tirer en pressant la détente pour libéré le grand ressort-marteau et de faire feu.

Marquages et poinçons :

  • Sur le haut de la culasse et en arc de cercle :
  • « Médaille d’or exposition de 1834 académie de l’industrie société d’encouragement » et « JAR »

  • Sur le canon en lettres d’or : « Fusil Robert Bté à Paris », précédé de plusieurs autres poinçons dont « JAR » pour « Joseph Alexandre Robert ».

  • Sous les canons : « Pincon », probablement le nom du canonnier.

  • Sur le levier de culasse des chiffres et de lettres « 6X0  20 D » dont j’ignore la signification.

Caractéristique technique :

  • Longueur totale : 1170 mm
  • Longueur des canons : 756 mm
  • Distance 1ère détente plaque de couche : 380 mm
  • Diamètre sortie des canons : 16.2 mm

Sources :

  • Le «Qui est Qui » de Jarlier
  • La BNF – Gallica.
  • http://paysdaigre.pagesperso-orange.fr/hpa/textes/biographies/robert.htm
  • Généanet

® et © Lefaucheux Septembre 2017

La Maison Albert Féminier

L’armurier Albert Eugène Féminier exerce son métier à Alaïs, 96 Grande Rue, dans le Gard.

Il ne figure pas dans le « Qui est Qui » de Jarlier.

Facture du 10 novembre 1873 pour l’achat et l’échange d’un fusil pour le garde-chasse  du Comte de Bernis.

Jules de Pierre de Bernis, dit le Comte de Bernis est un homme politique français, né le 8 janvier 1842 à Nîmes (Gard), mort le 16 juillet 1902 au château de La Marine, près de Nîmes.

Il est notamment député du Gard de 1889 à 1898.

« Source : Wikipédia »

® et © Lefaucheux, septembre 2017

Carabine-revolver de la garde égyptienne, le LF 1212 – 335

Revolver-Carabine Lefaucheux 12 mm à broche, le LF 1212 – 335

Introduction:

Il faut croire qu’Eugène Lefaucheux aurait bien voulu que cette arme soit acceptée comme réglementaire dans la cavalerie française.

Hélas pour lui cela n’arriva pas et à aucun moment dans les archives d’Eugène Lefaucheux je n’ai trouvé trace de cette arme, aussi bien au niveau conception qu’essais.

Sauf peut-être dans sa correspondance avec Henry Patto, son coactionnaire, entre 1855 et 1864 où on parle, vers 1856, d’une livraison de carabines à  la Maison Lepage, à la Maison Thomas ainsi qu’à un certain Général Prim.

Il n’y aura finalement que l’Egypte qui acceptera cette arme au sein de la garde personnelle de Saïd-Pacha.

Eugène Lefaucheux en aurait livrée environ 400 et non 250 comme signalée dans certaines sources.

La numérotation actuelle de ces carabines-revolvers va du LF 495 au LF 1373 et les matricules de la garde du 22 au 355.

Le revolver-carabine à 6 coups est sur la base d’un revolver 1854, dont Eugène Lefaucheux déposa le brevet initial le 15 avril 1854 et qui fut, après de nombreuses modifications, adopté par la Marine Impériale le 27 octobre 1857.

Ayant cédé sous la pression, son brevet au Ministère de la Marine, Lefaucheux garde néanmoins la liberté de la fabrication et du développement de son arme, pour le marché civil français et étranger dans ses propres ateliers.

Il va donc s’efforcer de décliner son « 1854 » dans de nombreuses configurations.

Le revolver-carabine à crosse squelette fixe est dénommé par les collectionneurs comme  « Carabine de cavalerie égyptienne » dénomination qui semble, selon certaines sources, ne pas être correcte.

 Source : « Les revolvers à broche » de Jean-Pierre Bastie, page 49-50, édition « Etai » :

« Ces armes sont destinées à la garde personnelle de Saïd Pacha et c’est lui et non son successeur qui les commande aux établissements Lefaucheux, où il achète depuis longtemps déjà une partie de ses armes de chasse.

Au début des années 1870, ces armes sont reversées aux cavaliers de la garde municipale du Caire ».

  •  Cette crosse squelette métallique est fixe (par 3 vis à bois).

  • La grosse différence par rapport aux revolvers 1854, c’est que la crosse est d’une seule pièce, d’où la suppression des rosettes, de la vis centrale ainsi que l’atrophie de la branche supérieure.

  • Le talon de la crosse est fixé par deux vis, l’un à bois, l’autre dans le bras inférieur de la crosse.

  • L’anneau de la crosse est muni d’une chaînette reliant la crosse squelette.

  • Le mécanisme est exactement identique aux autres versions habituelles du 1854, à savoir Simple Action et 12 mm à broche.
  • Le barillet a été néanmoins rallongé de 8 mm ce qui autorise le tir de cartouches plus puissantes.

  • Ce modèle comporte la planchette de hausse réglementaire graduée de 0 à 200 mètres.

  • Le pontet comporte un repose-doigt et le talon de la crosse est plat (comme sur l’ensemble des versions observées).

  • La crosse est maintenu à la carcasse de l’arme par une grande vis unique qui traverse le bras supérieur, la crosse, le grand ressort et se visse dans le bras intérieur (donnant une certaine impression de fragilité de cette partie de l’arme).

  • La faiblesse de l’arme réside dans la fixation de la crosse squelette par 3 vis à la crosse, puisqu’il n’était pas rare qu’après avoir épuisé les 6 cartouches au tir, la carabine-revolver ne se transforme en « batte de base-ball », ou une chute malheureuse de l’arme, ce qui semble avoir été le cas du LF 1212.

Caractéristiques techniques:

  • Longueur totale:         835 mm
  • Longueur canon:        397 mm
  • Barillet :                      12 mm à broche
  • Longueur barillet:       40 mm
  • Diamètre du barillet : 42mm
  • Mécanisme :               Simple Action uniquement.
  • Poids:                         2165kg

Marquages et poinçons:

L’arme comporte les marquages classiques d’un Lefaucheux, à savoir :

  • Sur le dessus du canon encore partiellement lisible :

« INVon E. LEFAUCHEUX BRte PARIS »

  • Sur la console droite le fameux « LF » avec le pistolet brisé suivi du numéro « 1212 »

  • L’ensemble des pièces comporte le numéro « 2N »

  • Sur la console gauche la matricule de la garde « 335 ».

Conclusion:

  • Arme bien équilibré et maniable.
  • Pièce pas fréquente puisque la fabrication ne de passe pas le 400 pièces sur un total d’environ 2400 carabines-revolvers modèle 1854.

© et ® Lefaucheux Septembre 2017

Un revolver 1854 sous licence Italienne

Un revolver 1854 sous licence Italienne :

De loin ce revolver ressemble en tous points à un 1854 ordinaire sortant des ateliers d’Eugène Lefaucheux à Paris.

Même aspect, même taille, même mécanisme, même dimension.

Il faut se rapprocher de l’arme et observer les marquages pour s’apercevoir que l’arme est certes un revolver 1854 mais fabriqué sous licence en Italie, par Glisenti à Brescia.

Il est à ce demandé si le mot « fabriqué » est juste….puisque :

Le 10 avril 1863, le Royaume d’Italie, conclu un important marché avec la maison E. Lefaucheux, concernant un ensemble de pièces détachées, malheureusement le détail de la liste n’est mentionné, ni les quantités.

Des pièces détachées pour la réparation des quelques 27.000 revolvers fournie aux Italiens depuis 1860 ou un ensemble des pièces permettant d’assembler des nouvelles armes ?

Il est donc permis, sauf à preuve du contraire, que les pièces de cette commande ont été fabriqué à Paris et que l’ajustement et l’assemblage a eu lieu chez Glisenti à Brescia, donnant naissance aux revolvers « ACCIAJO FUSO » (qui veut dire : « Acier Fondu »)

Un assemblage sous licence et donc pas une fabrication

Important : ceci est pour le moment une hypothèse de réflexion ; je n’ai aucune preuve de la véracité ou pas de cette affirmation (à preuve du contraire) mais elle a le mérite d’être posée.     

Marquages et poinçons

L’arme comporte plusieurs poinçons et de marquages :

  • Sur le tonnerre droit ; 2 lettres « SD », déjà fréquemment vue sur d’armes de l’armée Italienne, donc ceux en provenance des ateliers d’Eugène Lefaucheux.

  • Sur l’embase droite : « 1370 », « ACCIAJO FUSO » et «GC» ou « GG ».

  • Sur l’embase gauche : « G. GLISENTI, BRESCIA ».
  • Sous le canon, juste devant l’axe central, un poinçon, une sorte de « Ô » qui m’est inconnue.

  • Sur le barillet, face externe un « SD » et un « G », sur la face interne un nombre « 70 » qui semble être son numéro d’assemblage, puisque ce « 70 » retrouve aussi sur la face interne de la culasse, sur les montants de la crosse. Le « 70 » est probablement en relation avec le « 1370 » de l’embase droite, puisque sur le canon on ne retrouve pas le numéro d’assemblage.

  • Sur le dos de la carcasse, au niveau des vis tenant le bras supérieur ; à gauche « R.P. » et à droite « 10 »
  • Sur le montant inférieur, au niveau de la vis tenant le grand ressort, un autre marquage, difficilement identifiable et que semble être « GC20 » ou « GG20 »

  • Sur la face interne des plaquettes, outre le « 70 » il y a aussi le mot « PRATI » imprimé dans le bois, dont ignore la signification, probablement le nom du façonneur.

© et ® Lefaucheux juillet 2017

la Maison Salmon

Lettre d’Augustin Barrachin adressé à son Armurier Salmon à Charleville:

Barachin 7 août 1842 (écriture de Mr Salmon)

Monsieur Salmon

Arquebusier

Près de la Grille

Charleville (Ardennes)

 

Signy le petit 6 août 1842

Monsieur Salmon à Charleville,

Vous recevrez très prochainement ma canardière dont le canon n’est pas droit, elle a par conséquence une portée très courte et oblique et diffuse, en autre son recul est violent, je vous prie de l’examiner et si vous pouvez corriger ces défauts en lui mettant une enlarge anglaise, en remplacent les … par un piston et en redressant le canon, même au moyen d’un foret, je vous prie d’y faire une addition et réparation. Toutefois à la condition quelle rendront cette arme bonne et capable du service que l’on doit attendre de la force et de la longueur du canon.

Je désirerais être très promptement en possession de ma canardière et je voudrais qu’elle puisse m’être retournée avant le 20 par Mr Chapelier, messagerie de Maubert – Fontaine qui se rend tous les lundis dans votre ville.

Si votre travail est terminé avant l’époque indiquée, je vous prierai de m’adresser en même temps :

  • 2 kg plomb N° 4
  • 2 kg plomb N° 8
  • 1 kg plomb N° 7
  • 2 kg plomb N° 5

Une boîte de capsules bombée, 250 en nombre.

Si au contraire la canardière ne puisse me parvenir avant le 20, vous m’obligerai de profiter de la première occasion de la messagerie pour m’envoyer les articles que je vous demande.

Vous priant de me répondre aussitôt que vous aurai visité la canardière, à laquelle il ne faut rien faire si vous ne pouvez la rendre bonne, ou si la réparation devrait être d’un prix considérable pour une vieille arme.

Je vous prie de recevoir mes salutations sincères

Aug. Barrachin

__________

Le « Qui est Qui » dans cette lettre: 

Augustin Barrachin, né le 26 août 1797 à Reims.

« En la maison du citoyen Barrachin »

Maitre de forges dans les Ardennes

Maire de Signy le-Petit (Ardennes)

Conseiller général, député (1831), chevalier Légion d’honneur

Mort à Signy-le-Petit le 6 mai 1883.

Veuf d’Elisabeth Andrieux dont il aura 2 fils, Léopold et Edmond.

__________

Les armuriers Salmon :

Les Salmon sont armurier de père en fils :

Antoine Salmon, ancien armurier en 1813.

  • Jean Louis Salmon, armurier et fils d’Antoine, ce marie le 22 mars 1813.
  • Nicolas Salmon, armurier, déclare la naissance de sa fille, le 19 mars 1814.
  • Pierre Salmon, armurier, déclare la naissance de son fils Augustin le 3 mars 1817.
  • Antoine Salmon, né en 1799, déclare le 10 septembre 1833 être arquebusier à Charleville.

Par la suite je n’ai pas trouvé de traces de fils étant eux aussi Armurier.

Il est donc difficile de déterminer à qui cette lettre est adressée.

Source : Archives des Ardennes.

® et © Lefaucheux juillet 2017

Une paire de pistolets de Casimir Lefaucheux, les LF 89.

Deux pistolets LF 89 de Casimir Lefaucheux selon le brevet 1371 du 2 mai 1845.

C’est le  17 décembre 1835 que Camille Auguste Jean Baptiste Napoléon Jubé de la Perelle, achète à Casimir Lefaucheux, le fonds de commerce de la rue de la Bourse, ainsi que les bénéfices résultant des brevets et traités signés avec les armuriers.

Prix d’achat est de 25.000 francs et l’entrée en jouissance est fixée au 1er janvier 1836.

La raison de cette vente reste à l’heure actuelle encore une énigme.

Casimir Lefaucheux et sa famille retourne dans son Maine natal et s’achète une maison aux Ponts-de-Gennes pour la somme de 6000 francs où il déposera plusieurs brevets dans le domaine du Cidre et l’Hippomobile.

Très probablement c’est par intermédiaire de Devisme, qui lui rachète un brevet, que Casimir Lefaucheux revient à Paris et aux inventions arquebusières.

Il se fait domicilier au 10, rue de la Bourse, alors que le magasin reste au nom de Jubé jusqu’en 1847, date à laquelle Casimir Lefaucheux rachète le fonds de commerce.

Néanmoins c’est dès le 2 mai 1845 que Casimir Lefaucheux  prend le brevet d’invention no 1371 pour un pistolet à chargement par la culasse.

C’est un système ingénieux :

Pour charger, il suffit de faire pivoter latéralement le canon sur l’axe inférieur et parallèle à ce dernier, fixé au bâti.

Le principe est simple, la fabrication facile, l’emploi fiable.

La conception et le principe de fonctionnement ressemble beaucoup au brevet Leroy du 8 septembre 1815.

Les deux pistolets LF 89  à mono coups avec canon pivotant.

Ces deux pistolets sont très différents du LF 125 issu du même brevet.

Pistolet Casimir Lefaucheux 9 mm

Les deux LF 89 (la aussi une rareté) sont d’un calibre supérieur avec un canon moins long, moins épais, s’ouvrent vers la gauche et non vers la droite comme sur le LF 125.

Dimension, marquages et poinçons :

  • Longueur totale :  170 mm
  • Poids : 212 grammes pour l’un, 216 grammes pour l’autre.
  • Longueur du canon :              76.2 mm

Canon lisse a priori chambré avec une entrée de 11.5 mm à broche et une sortie de 10.4 mm

Mécanisme. en Simple Action uniquement, avec une détente escamotable après armement du chien.

Gravure de feuilles, de fleurs et de lianes sur le chien, le bâti et le canon au burin.

Crosse en ébène de forme arrondie classique.

Sur la face supérieure du coffre le poinçon de Casimir avec le pistolet brisé suivi du numéro « LF 89 » pour les deux.

Sur le dessus du canon, en lettres gothiques « Lefaucheux Iteur. Bté. Paris ».

Sur son dessous un chiffre de « 191 » identique pour les deux.

Le brevet 1371 recevra un certain nombre d’additifs donnant naissance à la poivrière à broche.

Voir aussi le livre ;

  • « Casimir Lefaucheux Arquebusier 1802 – 1852 »
  • de Gérard Lautissier et Michel Renonciat
  • Edition du Portail
  • Page 40 et 41

 ® et © Lefaucheux juillet 2017

Cartouchière

Cette cartouchière me semble être issu du brevet belge d’un certain Mr Schmitz à Liège.

Brevet déposé le 29 avril 1861 à Liège.

« Merci à Max pour le brevet » 

© et ® Lefaucheux avril 2017

La Maison de Ferdinand Claudin

La maison de Ferdinand Claudin à Paris

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 110 :

Claudin – Famille d’arquebusiers parisiens

  • Sébastien-Ferdinand
  • Désiré-Henri
  • Ferdinand (celui de la facture ici présentée)

Plusieurs adresses connues :

  • 9, rue de la Tonnellerie (1839)
  • 1, rue Joquelet (1844 – 1860)
  • 38, Bouvelard des Italiens (1861 – 1878) près « La chaussée d’Antin ».

A ce sujet il a une petite annotation à faire :

  • Sur la facture il faut lire « Boulevart des Italiens » ce qui ne semble pas être une faute de frappe puisque j’ai observé la même écriture à l’intérieur d’un coffret.

  • Sur la facture de 1870 ci-dessus le »T » est de rigueur, constaté de même sur une facture de 1873, néanmoins dans l’annonce de 1863 du « Journal des Chasseurs » le Boulevard est écrit avec un « D »

Qui est Mr Desvaranne habitant 4 rue Castellane à Paris signalé au dos de cette facture?

En 1863, Claudin signale dans le « Journal des Chasseurs » que l’établissement a été tranféré de la rue Joquelet aux 38 Boulevard des Italiens.

En 1873 : 

  • Même armurier.
  • Même client .
  • Même adresse .
  • Mais plus le même régime, nous sommes en République ….

Ferdinand Claudin a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1878 et reçoit de la part du Roi d’Espagne la croix de commandeur de l’Ordre d’Isabelle-la-Catholique en Novembre 1880.

Source : BNF – GALLICA.

Le 28 avril 1892 le fils, Désiré Henri Claudin, fabricant d’armes, Boulevard des Italiens 3, faisant le commerce sous le nom « Ferdinand Claudin » est déclaré en liquidation.

Le liquidateur provisoire est : M. Mauge, 16, rue de Valois à Paris

Source : BNF – GALLICA.

© et ® Lefaucheux, juin 2017

Le LF 4322 un « 70 de Marine ».

Le « LF 4322 », un revolver 1870 de Marine.

Introduction :

Le revolver  « LF 4322 » est un « 1870 de Marine », fabriqué pour le compte de la Marine par Eugène Lefaucheux dont nous pouvons situer la livraison à Brest vers le mois de Juin 1872.

Cette arme à subit deux modifications, à savoir :

  • L’une, réglementaire par la modification de la crosse comme ordonnée par le Ministre le 22 novembre 1873.

  • L’autre moins réglementaire, par une modification du guide de la baguette d’éjection.

Néanmoins le « LF 4322 » est porteur de l’ensemble des caractéristiques du « 70 de Marine », à savoir :

  • Inscription sur la cage du barillet.
  • Guide de baguette (certes modifié).
  • Le « LF » dans le prolongement de l’axe.

  • Le guidon « carré » à quatre faces.
  • Son numéro de bord.

  • L’ancre de Marine sur le talon.

Marquages et poinçons :

Comme l’ensemble des « 70 de Marine », le numéro  « LF 4322 » est situé dans le prolongement de l’axe central du côté gauche, avec juste en-dessous un « G » qu’on retrouve aussi sur le canon.

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 20 G ».

Le marquage du fabricant « Lefaucheux Bté S.G.D.G. Paris » est inscrit sur la cage au-dessus du barillet.

Un « 2 » sur la face externe du barillet

Sous les plaquettes, outre le numéro d’assemblage, on retrouve du côté gauche le marquage « E.Lefaucheux Invr Breveté » ainsi que les lettres « F »  et un « P », lettres dont j’ignore la signification.

Sur les plaquettes entre les deux rosettes, sur le barillet et sur le bâti on retrouve son numéro d’affectation de bord, le numéro « 790 ».

Sur le talon de l’arme son « ancre » de Marine.

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1035 grammes
  • Longueur totale :  240 mm
  • Longueur canon : 120 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Epaisseur du canon: 18.6 mm au tonnerre et 17.5 mm après le guidon.
  • Canon : Vissé dans la carcasse.
  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale.
    • Entrée drageoir : 12 mm / 13 mm
    • Sortie drageoir : 4 mm
    • Diamètre : 44 mm
    • Longueur: 9 mm et 38.2 mm avec le rochet et la partie avant.
    • Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.

  • Culasse :
    • Diamètre : 6 mm
    • Epaisseur du bord : 9 mm
    • Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort de rappel de détente : A « lame », tenu par une vis à la console, devant la détente.
  • Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.
  • Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Guidon : Forme réglementaire « carré ».

 

  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» dans son guide transformé permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes :  2 pièces en bois tenues par deux grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme bronzé: d’origine l’arme devrait être en poli blanc.

©® Lefaucheux 2017