La Maison Jarre

 

Trouver un tampon d’une maison « Fabrique d’Armes » est une chose.
Mettre la main sur celui d’une maison célèbre en est encore une autre….

1

 

Voici celui de :
« Maison Jarre & Cie. »
81, rue Lafayette à Paris

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La Maison Jarre

Claude Jarre est le premier d’au moins 3 générations d’armuriers à Montpellier et à Paris.

Qu’en dit le « Qui est Qui » de Jarlier en page 226 :
– Jarre – Arquebusier en 1810
– Jarre (fils) Joseph, Armurier à Montpellier. Brevet le 22 avril 1840 pour un nouveau genre de fusil … puis armurier à Marseille. Brevet le 23 mai 1846 pour un fusil. Il retourne ensuite à Montpellier. Brevet le 1 Avril 1852 …
Adresse 1 Place du Théâtre (Marseille)
– Jarre Pierre-Joseph , Armurier et Inventeur à Paris …. Plusieurs brevets en 1856-1859-1861-1864-1868…. Et edes exposition de Paris en 1855-1867-1878.
Adresses : 45 Bld St Martin (1855) – 9 Rue Beautreilles (1867)
– Jarre (&Cie) Pierre Joseph et Alphonse Etienne, Armuriers Inventeurs à Paris de 1892 à 1895. Plusieurs brevets en 1873-1882.
Adresses : 38 Rue Bleue, 22 Rue Richer (1882), 28 Place Cadet (1890.
– Jarre G. Armurier breveté à Corbeil-Essonne de 1891 à 1900.
– Jarre & Jarre (Veuve Paulin) Armuriers à Montpellier en 1900 – 1903.

Qu’en dit le Lexique Onomastique de JC Mournetas page 145 :
– Jarre, Arquebusier à Paris. Chef de file d’une lignée d’Arquebusiers parisiens …. Débuts remontent aux années 1800.
– Jarre & Cie, Armurier à Paris au 48 Bld Saint Martin vers 1850.
– Jarre Pierre Joseph, arquebusier à Paris….
– Jarre Pierre Jean et Jarre A. E., fils du précédent, 8 Bd Poissonnière à Paris.

Annotations de l’auteurs :
– Des mélanges et des erreurs …. Tout cela, c’est la même famille, frères et fils. Le début des Jarre c’est bien vers 1800 mais à Montpellier et non pas à Paris. Jarre Joseph, Jarre Pierre Joseph et Pierre Jean c’est la même personne. Jarre & Cie c’est probable Pierre Joseph et son fils, mais pas de 1900-1903, puisque Joseph meurt en 1883…. Jarre G., c’est Adolphe Célestin Gustave, il ne sera pas armurier mais Chapelier, Jarlier le confond avec son frère Etienne André Alphonse Jarre qui lui est bien armurier et Jarre & Jarre c’est Paul Jarre, frère de Pierre Joseph ….

C’est vrai que cela a été compliqué de défaire le sac de nœud puisqu’avec les prénoms composées, abrégées ou mis dans un ordre différent sur certains documents tout cela prête à confusion… mais ci-dessous ; les dates et les faits qui permettront peut-être d’y voir plus clair dans cette grande famille d’armuriers à Montpellier et à Paris.


Histoire des Jarre selon l’auteur :

Claude Jarre – Père, né à Montpellier vers 1780, armurier dans cette ville meurt le 25 février 1851, à cette date son épouse Diane est déjà morte.
En 1805, lors des publications des bas de mariage, le 20 janvier, avec Diane Seyvon, Claude se déclare arquebusier.
Les parents de Claude étaient agriculteurs.
Le couple Claude et Diane ont de multiples enfants :

Jeanne Jarre née le 25 février 1810 à la maison Bonnet, elle se mariera avec Pierre Paul Bernard Waré, tailleur d’habits, originaire de Toulouse.
Elle décède en la ville de Montpellier le 24 mars 1884.

Pierre Joseph Jarre né à Montpellier le 19 Août 1813, dans la maison Bonnet Grande Rue.
Armurier à Montpellier et à Paris
Mort à Paris, 22 rue Richer, le 6 décembre 1883 à 70 ans.
Epoux de Françoise Carles.
Fils de Claude Jarre, armurier à Montpellier et de Diane Seyvon.
Ils auront plusieurs enfants :
– – Claude Jarre, né le 19 décembre 1838, Maison Astier à la Grande Rue de Montpellier. Pierre Joseph se déclare Arquebusier.
Il décède le 10 mars 1845 en la maison Compair, Bd de la Comédie à Montpellier Pierre Joseph se déclare Commis de chemin de fer.
– – Jules Emile Claude, né à Montpellier le 1 octobre 1840, Pierre Joseph se déclare Arquebusier à la naissance.
– – Etienne André Alphonse Jarre, né le 13 juin 1842. Pierre Joseph se déclare armurier. Un des témoins signataire de l’acte de naissance est Cleophas Souchay armurier en cette ville. (Probablement Anselme Cleophas Souchay 1815-1882, armurier à Beaugency.)
En 1872, Etienne est armurier en la ville de Montpellier.
A la mort de son père en 1883, Etienne toujours armurier (toujours vivant en 1906 et armurier).
– – Marie Hortense Jarre, née le 11 janvier 1845 en la maison Carles, faubourg du Courreau.
– – Marie Ernestine Marguerite Jarre, née le 26 janvier 1848 en la maison Saurel, rue Glaize. A cette date Pierre Joseph se déclare de nouveau Armurier.
– – Adolphe Célestin Gustave Jarre, né le 1 mai 1850 en la maison Boude, place St Côme à Montpellier. Un des témoins cités sur l’acte de naissance est l’armurier Adolphe Bernadou à Montpellier. (Charles Adolphe Bernadou, 1828-1884, est armurier au 43 Bd du Jeu de Paume. Pierre Joseph Jarre sera témoin de son mariage le 19 janvier 1853).
Adolphe Célestin Gustave sera chapelier et se mariera, le 25 avril 1882 à Corbeil-Essonnes avec Henriette Davenne.

• Jeanne Joséphine Anastasie Jarre, née le 25 avril 1816 à la maison de Dame veuve Ranchon à la Grande Rue. Elle décède quelques jours plus tard à la même adresse, le 6 mai.

• Marie Louise Jarre, née le 25 Août 1817, à la maison de Dame veuve Ranchon à la Grande Rue. Elle se marie avec Arnaud Louis Paul Gabarrou, tourneur, originaire de Limoux (Aube).

• Adèle Rosalie Jarre, née le 11 avril 1820, à la maison de Dame veuve Ranchon à la Grande Rue, morte le 7 mars 1899 en la ville de Montpellier, au 2 rue des Etuves.

• Etienne André Jarre, né le 27 mai 1824 à Montpellier.
En premières noces, le 20 avril 1847, il se marie avec Honorine Henriette Coudez et se déclare armurier et en secondes noces, le 8 juillet 1871, avec Renée Puech, couturière. Il est toujours armurier en la ville de Montpellier.

• Pierre Paul Jarre ne à Montpellier le 16 Juin 1830, dit Paulin Jarre.
Fils de Claude Jarre, armurier à Montpellier et de Diane Seyvon.
Pierre Paul, marié à Justine Ostay, se déclare armurier en la ville de Montpellier lors de la naissance de sa fille Marie Louise Etiennette le 5 septembre 1867 en la maison Sabatier Bd de l’Observatoire.
Elle décède un an plus tard, le 29 octobre 1868 en la maison Carrière Bd de l’Observatoire.
En 1879, lors de la naissance de Louise Pauline, le 20 févier 1879 l est toujours armurier dans cette ville.

Pierre Joseph Jarre dépose de multiples brevets à Montpellier et à Paris.
Ceux de 1840 à avril 1852 sont déposé à Montpellier, ensuite les autres, à partir de juin 1853, le sont à Paris.
Pierre Joseph serait donc probablement monté à Paris entre les deux.
Sur les brevets de Paris figure plusieurs adresses :
– 1856 : 23 Boulevard de Strasbourg
– 1868 : 33 Boulevard Saint Martin
– 1870 : 45 Rue Saint Sébastien.
– 1883 : 22 Rue Richer


– 1888: 81 rue Lafayette à Paris, cette adresse figure dans l’annonce officiel de succession par N. GREISCH  » successeur de la Maison Jarre & Cie »..

Source :
Archives d’Etat Civil de Paris et de Montpellier.
Le « Qui et Qui » de Jarlier.
Le « Lexique Onomastique » de JC Mournetas.
Les archives de l’auteurs.
Images du net « Un grand merci à eux »

® et © Lefaucheux mai 2020.

La Maison F. Grasset.

La Maison Grasset

Armurier à Paris, 8 rue de Saint Quentin dans le 10ème arrondissement.
Aujourd’hui il existe toujours une armurerie à cette même adresse avec le même nom, mais mieux connu actuellement sous « ARMURERIE GARE DU NORD ».


Dans le « Qui est Qui » de Jarlier, page 205, ont trouver deux F. Grasset, il pourrait s’agir de la même personne.
F. Grasset, armurier à Paris en 1893-1894, situé au 17 Boulevard Poissonnière et de,
F. Grasset, armurier à Paris en 1912, 8 Rue de Saint Martin et 8 rue de Saint Quentin.


Au-dessus de la porte d’entrée est marqué : Anciennes Maisons J.M. Thomas & Fremy.
Il pourrait s’agir de Joseph Martin Thomas, arquebusier à Paris de 1855 – 1867, 6 rue de Rivoli (1850), 21 Passage Delorme 1856) et 27 rue Pastourelle et probablement Fremy, arquebusier à Paris 1849 – 1895, 221 rue Saint Honoré.

Aujourd’hui, à l’adresse du 8 rue Saint Quentin, l’armurerie Grasset existe toujours.

® et © Lefaucheux mai 2020.

La Maison Houllier – Blanchard et Arthur Nouvelle.

La maison Houllier – Blanchard et Arthur Nouvelle.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier :
Houllier-Blanchard, arquebusier, atelier fondé en 1816.
Un brevet le 30 juin 1849.
Participe et a obtenue plusieurs prix aux expositions de Paris, de Londres et de New-York.
Successeur : Arthur Nouvelle.
Situé au 36 rue de Cléry à Paris.

Autre version dans le « Lexique Onomastique » de Mournetas :
— Houllier-Blanchard, armurier artisanal à Saint Etienne de 1850 à 1855, puis à Paris à compter de 1855, au 36 Rue de Cléry et en 1862 au 4 de la même rue jusqu’en 1872.
— Nouvelle Arthur, Arquebusier et canonnier à Paris au 38 Rue de Cléry, successeur d’Houllier-Blanchard.

Arthur Nouvelle (source: BNF)

La famille Nouvelle est une grande ligné d’armuriers venant de la Marne, Vitry le François, installé à Angoulême en Charente :
– Nouvelle Jean-Pierre :
Arquebusier à Angoulême, né en 1781 à Vitry le François dans la Marne, mort vers 1843.
Père de François et Jean François.
– Nouvelle (Jeunes) :
Arquebusier à Angoulême en 1845-1858.
François, né en 1816, Jean François, né en 1817 et mort en 1872.
– Nouvelle Fils, Arquebusier à Limoges en 1845.
– Nouvelle Arthur :
Arquebusier et canonnier à Paris en 1890.
Successeur de Houllier-Blanchard.
Auteur de plusieurs ouvrages sur l’Arquebuserie.
C. Modé lui succède en 1933.
36-38 rue de Cléry et 10 Bld Malesherbes (1895) à Paris.

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Voici mon histoire en recoupant les informations disponibles dans les deux livres ci-dessus en rajoutant mes recherches généalogiques et ceux disponible à la BNF.

Mr Blanchard crée sa maison d’armurerie en 1816 à Paris.
Charles Hippolyte Houllier est né à Paris en 1812 et décède à Paris le 31 mars 1871.
Il travail comme mécanicien-armurier chez Mr Blanchard dont il épousera la fille.
Le couple, Charles Hippolyte Houllier et Anne Lucrèce Blanchard (6 avril 1817 – 5 mars 1896), se marie le 12 juillet 1837 à Paris.
En 1837, il succède à son beau-père et accouple son nom à celle de Blanchard pour créer ensemble la maison « Houllier et Blanchard » situé 36-38 rue de Cléry à Paris.
Un fils, Charles Jacques Hippolyte est né le 14 août 1843, il épousera Clémence Aline Lainé le 27 mai 1869, et il décède le 21 décembre 1891.
La « Maison Houllier-Blanchard » est citée dès 1839 dans la description de l’exposition Industrielle et Artistique de cette année.
Lors des émeutes du 12 /13 octobre 1849 le magasin d’Houllier-Blanchard est mis à sac et plusieurs armes lui sont volées.

(source: BNF)

Le 14 décembre 1867, sous seing privé, le père et le fils Houllier créent une maison de commerce d’armes et quincaillerie à Odessa, rue Potchtovaia, en Russie.

Le père Houllier décède le 31 mars 1871 à Paris et laisse le fils seul héritier.
La dissolution de la maison de commerce à Odessa, l’héritage et l’interprétation du droit Français lié à ses deux choses, crée de gros problèmes financiers et pourrait être la cause de la vente de la « Maison Houllier-Blanchard » à Arthur Nouvelle.

Un peu de généalogie avec la famille Nouvelle :
L’histoire commence à Vitry le François dans la Marne avec :
Jean Pierre Nouvelle, né à Vitry le François, le 9 octobre 1780, armurier à Angoulême, mort le 22 janvier 1843.
Il est le fils de Jean Louis Nouvelle, Armurier à Vitry le François.
A une date indéterminé Jean Pierre Nouvelle descend à Angoulême pour ouvrir ou reprendre une armurerie Place du Mûrier.
Jean Pierre semble avoir plusieurs fils :
• Jean François Joseph Nouvelle, né le 15 mars 1817, fils de Jean Pierre Nouvelle, armurier.
1843 – Jeune Maître Arquebusier.
1844 – 1854 arquebusier Place du Mûrier à Angoulême en 1866 il se déclare employé chez Mr Gaudin, fabricant d’enveloppes.
Il meurt le 16 novembre 1871 à l’âge de 54 ans, est déclaré comme ouvrier.
• François Nouvelle, armurier, fils de Jean Pierre Nouvelle.
• Jean Rémy Nouvelle, armurier à Limoges, fils de Jean Pierre Nouvelle, Arquebusier à Angoulême.
Jean Rémy épousera Maria Chardon, veuve de Jacques Guary (1804-1835) armurier à Limoges. (Jean Rémy prend la suite de Jacques quelques mois après sa mort en 1835), de cette union naît :
Martial Hippolyte Arthur Nouvelle, né à Limoges le 27 novembre 1839, fils de Jean Rémy Nouvelle (Arquebusier, rue des Combes Nord à Limoges) et de Maria Chardon.

Arthur épousera Marie Gabrielle Adèle Vigier.
Dans le recensement de 1872 le couple Arthur – Adèle déclare deux enfants : Rémy Georges Octave 3 ans né le 3 décembre 1868 et Maria Honorine Gabrielle 1871.
Il se déclare Armurier au 5 rue du Mûrier, à cette date, probablement avant 1866, il aurait donc repris l’affaire de son oncle Jean François Joseph.
En 1907 Arthur est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.
Arthur meurt le 30 mars 1908 à Paris, 23 rue de la Lune.

Article de Journal de 1884 (source: BNF)

Successeur de Houllier-Blanchard avant le mois d’Août 1884 puisque a cette date Arthur fait paraître un article dans un journal régional concernant les rumeurs et les jalousies que la reprise de la Maison Houllier-Blanchard ont put créer chez ses confrères de la région des Charentes.

Facture du 5 mars 1887 à l’attention du Marquis de Beaumont.

Le 15 juillet 1895, le magasin de commerce à Odessa est signalé étant encore existant, le père, la mère et le fils sont mort à cette époque, qui dirige la maison de commerce à Odessa ?

Publicité Houllier-Blanchard-Pidault en 1895 (source: BNF).

La suite est moins clair ….
Avant 1895, la Maison Houllier-Blanchard passe entre les mains de Ch. Pidault (voir la publicité) et serait situé au 25 rue Royale à Paris (pas de Ch. Pidault dans le « Qui est Qui »).

Devanture au 25 rue Royale à Paris. (source: BNF)

Une photo de la devanture du magasin signalé au 25 rue Royale porte le nom Houllier-Blanchard.

Constant Jarry Successeur. (source: D. Grandjaud)

La maison A. Nouvelle à Angoulême au 5 Place du Mûrier est reprise par Constant Jarry avant 1891, comme le prouve son acte de mariage du 11 juillet 1891, l’annonce la publicité ainsi que le recensement officiel de 1901. A la date de son mariage il indique habiter ci-dessus et être arquebusier. Dans le « Qui est Qui » de Jarlier, page 226, Jarry est signalé de 1895-1952….
Selon le Jarlier, C. Modé succède à Arthur Nouvelle en 1933 mais une facture datée de Juillet 1914 semble monter la présence de l’entreprise Nouvelle dans le consortium de C. Modé (voir la facture de Juillet 1914).
Aurait-il eu une séparation entre la Maison A. Nouvelle et Houllier-Blanchard …. C’est possible.
C. Modé est aussi celui qui rachète la Maison Eugène Lefaucheux / Chevalier et la Maison Lefaucheux – Laffiteau/Rieger.

Facture de C. Modé adressé à André Lefaucheux (fils d’Eugène) en 1914.

Sources :
Archives personnelles de l’auteur.
Archives d’Eugène Lefaucheux.
La Bibliothèque Nationale de France.
Etats civils de Paris, Nouvelle Aquitaine et de la Marne.
© et ® Lefaucheux Mai 2020.

Le LF 26779, une poivrière signé Eugène Lefaucheux.

Poivrière 7 mm en double action signé Eugène Lefaucheux.

Nous connaissons tous la poivrière de Casimir Lefaucheux, le père d’Eugène, fabriqué sur la base d’une Mariette, ou les poivrières de curé, mise au point par l’armurier François PRELAT (Paris 17xx / 1859)

A ma connaissance Eugène Lefaucheux ne s’était jamais intéressé et n’avait jamais conçu une poivrière sur la base d’un de ces revolvers 7 – 9 ou 12 mm.

Ma connaissance n’était donc pas parfaite, encore heureux, puisque je vous présente ici le

LF 26779, une poivrière de type curé, sur une base d’un 7 mm à balancier, en double action signé Eugène Lefaucheux.

C’est le premier et actuellement la seule poivrière que je connais de cet armurier.

Il est d’ailleurs bizarre qu’on n’en voie pas plus souvent, puisque la transformation d’un revolver 7 mm classique en poivrière est relativement facile à réaliser.

En principe, il suffit d’ôter le canon et de faire rallier la base à l’axe central du barillet.

On voit assez fréquemment ce genre de transformation simpliste en vente sur certains sites d’enchères.

La transformation du LF 26779 est d’origine, puisque le barillet et l’embase sont plus longue que celui d’un revolver classique de même calibre et du même concepteur.

Le d’avant de l’embase a été arrondie pour donner, avec la pièce de jonction base/axe un aspect plus léger, harmonieux et arrondi.

La suppression du canon fait que la baguette est vissée dans la base de la crosse.

Le mécanisme interne de cette poivrière est identique a celui d’un revolver 7 mm en DA d’Eugène Lefaucheux, c.a.d. « à balancier ».

Caractérisé par la présence d’un ressort dans le côté gauche du chien.

Le numéro LF est gravé sur le côté gauche de l’arme.

Le bras inférieur de la crosse est vissé par 3 vis sur le bloc carcasse.

Son numéro LF26779 ainsi que les deux constatations citées ci-dessus classe cette arme dans la dernière modification des 7 mm en DA.

La date de fabrication du LF 26779 est à situer vers le début de l’année 1867.

Marquages et poinçons :

Sur le côté gauche on trouve le numéro de l’arme, LF 26779.

Le numéro d’assemblage, qu’on retrouve sur l’ensemble des pièces c’est le 13O.

Caractéristique technique :

  • Poids de l’arme : 365 grammes.
  • Longueur totale : 125 mm.
  • Longueur du barillet : 50 mm, intérieur rayé.
  • Mécanisme :  à balancier, double action.
  • Calibre : 7 mm à broche, 6 coups
  • Baguette : vissé dans la base de la crosse.
  • Bras de la crosse inférieur : Fixé par 3 vis à la carcasse.
  • Plaquettes de crosse : En ébène.

® et © Lefaucheux mars 2020.

Coffret Lefaucheux avec une paire de revolvers

 

Avec plus de 27.000 pièces de fabriquée, trouver un revolver Lefaucheux 7 mm en double action n’est pas très compliqué, un coffret d’origine avec un revolver Lefaucheux, c’est déjà plus aléatoire, alors une paire parfaite, dans son coffret d’origine avec des numéros LF très bas relève d’un coup de chance.

C’est exactement ce que vous avez devant vous, de plus la conception de ces deux revolvers sont à classer comme modèle d’origine.

Le LF 34 et e LF 35 font donc partie des tout premier revolvers 7 mm en double action, ce sont aussi les plus petits numéros actuellement connu.

Ils font partie du brevet 29055 du 5 septembre 1856.

C’est un coffret « à la Française » c’est-à-dire que la forme de l’emplacement est exactement ajustée à sa pièce, habillé d’un velours vert.

Elle comporte : les deux revolvers, un moule à balle 7 mm, une cuillère doseur de poudre, un huilier, une tige de nettoyage, ainsi que dans le coin droit un petit compartiment pour mettre des balles ou chiffon.

Marquages et poinçons :

Les marquages et poinçons sont identiques pour les deux armes.

Le numéro LF 34 et LF 35 est situé sous le canon, juste devant l’axe central du barillet.

Cet emplacement est uniquement réservé pour la toute première série des 7 mm en double action, très vite après le numéro LF sera frappé sur le tonnerre droit.

Sur le dessus du canon est gravé : INVon E. LEFAUCHEUX BRté Paris.

Le numéro d’assemblage pour le LF 34 c’est le 84E et pour le LF 35 c’est le 92E.

Les deux revolvers ont été assemblé et ajusté par la même personne parce que le E écrit, sur les plaquettes, à l’encre de chine, des deux revolvers son identique. Cette lettre ressemble aussi étrangement à celui du E d’Eugène Lefaucheux, de là à affirmer quels-ils ont été assemblé et ajusté par lui, il n’y qu’un pas.

Sur le couvercle du coffret est marqué : LEFAUCHEUX A PARIS cela veut donc dire que les armes ont été fabriqué par Eugène Lefaucheux, probablement encore au 37 rue Vivienne mais que l’arrangement du coffret a été fait selon l’accord signé avec sa mère en Mars 1855.

Sur le fond de l’huilier il y a le marquage : G&J.W. HAWKSLEY.

C’est un fabricant accessoires anglais, depuis 1845 situé à Sheffield dans le Yorkshire, probablement acheté par Mme Casimir Lefaucheux pour garnir ses coffrets.

Caractéristiques techniques :

Dimension du coffret :                       297 x 147 x 60 mm.

Les revolvers :

  • Poids à vide : LF 34: 382 grammes
  • LF 35: 386 grammes.
  • Longueur totale : 190 mm.
  • Longueur des canons : 82 mm, canon octogonal sur toute sa longueur.

  • Fixation du canon : Par une vis à la base du bâti.
  • Fixation du socle à la carcasse : Par deux vis.
  • Mécanisme : Feu continu à balancier.
  • Barillet : 6 coups, 7 mm à broche, pas d’arrêtoirs sur son pourtour.
  • Portière : Sans lèvre de pincement.
  • Plaquettes : Deux pièces en bois
  • Arme en poli blanc gravée de feuilles, lianes et fougères.

© et ® Lefaucheux décembre 2019.

Le revolver M1868 de Monsieur Emperaire

 

Le revolver ici présent est une énigme et une rareté absolue…. Elle ne comporte pas de numéro LF….. très probablement effacé.

Néanmoins, en regardant l’aspect générale de l’arme et en la comparant avec les textes et images disponible, elle est très probablement d’une fabrication inférieure au LF 14, ou le LF 21 puisque celles-ci ont une configuration très similaire.

La portière de chargement s’ouvre vers le bas et son ressort est extérieur et vissé dans le bâti mais plus ramassé que celui de notre sujet, qui est en forme de L.

Le ressort latéral tige/axe est identique au LF 14 et LF 21

« Le LF 21 » 

Le bouclier est très différent, il est de taille inférieure (35,5 /43 mm) au diamètre du barillet permettant d’observé état de chargement du barillet, les culots des douilles sont partiellement visible.

Autre relation est le numéro d’assemblage : LF 14 = 20Y, l’arme ici présente au numéro 5Y.

Comment ce revolver sans numéro LF est-il arrivé chez un horloger à Crest, mystère ? 

Marquages et poinçons :

  • Très curieusement il n’y pas trace d’un numéro LF sur l’arme.

  • Sur le canon, en lettres anglaises : E. Lefaucheux Bté. à Paris.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage : 5Y.
  • Sous les plaquettes le 5Y est complété avec un H dont j’ignore la signification.

  • Sur le pourtour du pontet le nom du propriétaire est marqué :
  • « Emperaire Crest (Drôme) »

Qui est ce Emperaire ?

  • C’est très probablement Louis Paul Emperaire, né le 27 novembre 1834, rue Rochefort à Crest.
  • En octobre 1869 il déclare exerce le métier d’Horloger.
  • Il décède, à 41 ans, le 4 juin 1876 à Crest
  • Sur l’acte de décès il est déclaré comme Rentier 
  • Source : Archives départemental de la Drôme.

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 1044 grammes
  • Longueur totale : 300 mm
  • Longueur canon : 156 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.

  • Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale, pour un diamètre de 43 mm.
  • Culasse : Diamètre 35,5 mm, mais n’est pas entièrement ronde à cause de la forme de la portière de chargement.
  • Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas, avec son ressort en L vissé dans le bâti.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Pontet : Rond.
  • Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Arme en version : Poli blanc

 Principe de fonctionnement du revolver 1868 :

La particularité du revolver issu du brevet de 1868 est qu’il fonctionne en simple et double action. C’est une nouveauté pour la Marine puisque le « 1858 réglementaire » ne fonctionne lui, qu’en simple action. Le rajout de la « double action » procure à l’arme un volume de feu dont le « 1858 » était privé.

Le mentonnet et la barrette de liaison entre la détente et le chien sont montés sur le même axe, sur le haut du corps de la détente. En pressant légèrement la détente, la barrette de liaison fait basculer le chien en arrière et prend le premier cran de la gâchette, le « cran de sûreté ». La mise sur le « cran de sûreté » dégage la pointe du percuteur, permettant au barillet de tourner librement et ainsi permettre le chargement ou déchargement des munitions. Une nouvelle pression sur la détente permet de mettre le chien sur le deuxième cran de la gâchette, le « cran de l’armé ».

Dans le même mouvement le mentonnet aura poussé le barillet 1/6ème de tour, par l’intermédiaire du rochet, afin d’aligner la balle du barillet en face du canon et le taquet de verrouillage, présent sur le haut de la détente, vient se bloquer dans l’arrêtoir du barillet. Le tenon du chien est sorti de la mortaise de la barrette et le grand ressort est sous pression. La pointe de la gâchette repose sur une encoche à l’arrière de la détente. Le ressort de détente, à l’avant de celle-ci, offre une contre-pression à l’ensemble du mécanisme.

Les mêmes mouvements s’opèrent exactement en tirant en arrière le chien (simple action). Une pression supplémentaire sur la détente pousse la pointe de la gâchette, (qui repose sur l’encoche) vers le haut et pivote autour de son axe en libérant le chien de son « cran d’armé », qui, sous la pression du grand ressort, lance le percuteur vers l’avant pour le « coup de feu ».

Le ressort de détente repousse ladite détente en place et l’ensemble du mécanisme suit le même mouvement et se retrouve prêt pour un nouveau coup de feu.

Le chemin vers le LF 27 

Un revolver issu du brevet du 10 septembre 1868, le LF 27

 ® et © Lefaucheux décembre 2019

Le revolver 1870 de Monsieur le Comte d’Osmoy

Un exceptionnel revolver Lefaucheux, modèle 1870 Civil ;

Les revolvers 1870 de Marine ou simplement les variantes Civiles ont fortement participé à créer l’aura de fascination qui entoure le nom « Lefaucheux ».

Les « 1870 de Marine » ou simplement « Modèle 1870 Civil » sont relativement facile à identifier :

Le « 70 de Marine » :

  • Baguette avec canal de guide.
  • LF sur le côté droit dans le prolongement de l’axe central.

  • Guidon à 4 faces « carrée ».
  • Ancre au talon, avec éventuellement son numéro de bord.
  • Crosse modifiée.
  • « Lefaucheux bté S.G.D.G. Paris » sur la bride entre canon et culasse.
  • « E. Lefaucheux INvr. Breveté » sous la plaquette gauche.

Le « 70 civil »

  • Pas de guide à la baguette
  • LF sur le côté droit dans le coin haut dans le prolongement de la bride.
  • Guidon ordinaire en triangle plat avec un grain d’orge sur le dessus.
  • Pas d’ancre de marine, pas de numéro de bord
  • Crosse non modifiée.
  • Marquage Lefaucheux sur le dessus du canon.
  • Pas de marquage « Lefaucheux » sous la plaquette gauche.

Si Eugène Lefaucheux s’était limité à cela dans sa fabrication il aurait été facile de faire une analyse des 9000 revolvers (environs) produit durant les années 1872 et 1873, les tout derniers sortiront des ateliers en 1875.

Heureusement cela n’a pas été le cas, au grand plaisir des collectionneurs, puisque l’ensemble de variantes imaginable semblent exister.

Le revolver présenté ici est incontestablement une version civile mais a néanmoins quelques traits issus du revolver réglementaire et de ce fait intègre la partie de ses multiples variantes.

Puisque ce revolver :

  • N’a pas de numéro LF, probablement supprimé lors de la mise en gravure, donc pas de datation possible.
  • A un guidon « carré » à 4 faces de type règlementaire.
  • A un marquage sur la bride, mais non règlementaire.

  • A sous la plaquette de gauche le marquage « E. Lefaucheux INvr. Breveté », marquage qui est en principe réservé aux armes réglementaires.
  • A une crosse modifié règlementaire.
  • N’a pas de guide pour la baguette.
  • N’a pas de redan dans le prolongement du pontet.

Cette arme était très probablement intégrée dans un coffret en palissandre avec un tournevis, huilier, tige de nettoyage ainsi qu’une boîte de munitions.

Marquages et poinçons

  • L’ensemble des pièces comportent le numéro d’assemblage « 4 »

  • Sur la tranche de la portière de chargement un « 4 » et un autre signe dont j’ignore la signification.

  • Sur la bride faisant la cage entre la culasse et le canon il y à l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » en lettres cursives et non en lettres « typographique » comme sur les réglementaires.
  • Sous les plaquettes, sur le côté droit, un « 4 » et un « B », sur le côté gauche, un « 0 », un « 7 » et le marquage « E. Lefaucheux INvr. Breveté ».

  • Sur le dessus du canon « Offert par Alfred Antonin Leboeuf d’Osmoy. »

Qui est ce personnage :

Alfred Antoine est né le 1e juillet 1862 à Champigny la Futelaye dans l’Eure, fils de Charles Leboeuf d’Osmoy et de Marguerite du Bourg de Beaugas.

Il entre dans la Marine en 1879, est aspirant en 1882 et Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1884 à Brest.

Part pour le Tonkin au début de 1885.

Lieutenant de vaisseau le 25 Août 1889.

Ont le fait Chevalier de la Légion d’Honneur en Juillet 1894.

Il quitte le Marine après le décès de son père en 1894 et le remplace dans son mandat de conseiller général de l’Eure et devient conseiller municipal de Bonneville-Aptot.

Député de l’Eure en 1902 dans l’arrondissement de Pont-Audemer et reconduit en 1906.

Il est mobilisé en 1916, en tant que 2ème Aide de camp et démobilisé en tant que Capitaine de corvette de réserve en 1919.    

Promu Officier de la Légion d’Honneur en 1921.

Alfred Antonin Leboeuf d’Osmoy meurt le 15 avril 1922 à Toulon dans le Var.

Source: BNF de Paris 

A ce stade de l’enquête il est impossible de dire a qui ce revolver a été offert.

Poids et dimensions :

  • Poids de l’arme :  944 grammes.
  • Longueur totale de l’arme :  240 mm.
  • Longueur du canon :  120 mm.

  • Calibre : 11,1 mm à 6 coups en percussion centrale.
  • Mécanisme en simple et double action.
  • Plaquettes en bois d’ébène

  • L’ensemble profondément gravé de lianes, pivoines et de feuilles.
  • Sur le barillet une scène de dragons ailés ?

Sources:

® et © Lefaucheux, Août 2019

 

Casimir Lefaucheux pistolet à percussion centrale.


Pistolet Casimir Lefaucheux à percussion centrale brevet 1845 / 1847 3 éme certificat.

Après avoir vendu son affaire à Camille Jubé en décembre 1835, Casimir Lefaucheux revient à Paris dix plus tard et rachète son entreprise.

 

Le comment et le pourquoi de cette coupure n’est pas connu.

Dès son retour aux affaires en ce début d’année de 1845 il commence à réfléchir aux pistolets et poivrières ainsi qu’a la percussion centrale.

Le 2 mai 1845, il prend le brevet d’invention 1371 , brevet initial qui comportera pas moins de 7 certificats d’additions.

Dans ce brevet « fourre-tout » ont retrouve le pistolet à canon pivotant,  d’inspiration Leroy de 1815, (2 mai 1845) la fameuse poivrière à bloc canons tournant sur une base  de la Mariette (7 février et 24 mai 1846),  un pistolet de salon à canon pivotant et à percussion centrale ( 12 août 1847).

Les trois derniers additifs sont consacré à la perfectionnement de la percussion centrale et ses cartouches ( 11 novembre 1847 , 2 février 1848 et 25 août 1849).

 

L’arme décrite ici concerne un pistolet de salon à canon pivotant et à percussion centrale issu du 3ème certificat d’addition du 12 août 1847.

Cette arme est une combinaison de 3 inventions:

1 – le canon pivotant, invention Leroy, de septembre 1815.

2- la percussion centrale, invention Pottet, de mars 1829.

3 – munition réduite à une capsule, déjà utilisé par Caron.

Dans le livre de Gérard Lautissier « Casimir Lefaucheux, Arquebusier 1802-1852″ page 45 est écrit:       » Cette intervention de Pottet, vouée a un bel avenir ne fut adoptée qu’en 1862 par les Anglais et en 1867 par l’Empereur Napoléon III » .

Qui est ce « Pottet« :

Clement Pottet , armurier parisien, apprentie ou contremaître (selon les sources) dans les ateliers  de Samuel Pauly.

Créateur de la première cartouche à percussion centrale, brevet 3930 du 12 mars 1829.

Fonctionnement:

Pistolet de salon à canon tournant, comme décrit dans sont brevet initial du 2 mai 1845.

Mais avec une différence de taille, la percussion est centrale et non à broche.

En tournant le canon d’un quart de tour, autour de son pivot, vers la gauche, permet d’ouvrir une petite portière à charnière, un enclume porte-amorce, donnant accès à l’arrière du canon.

Cette ouverture permet l’introduction de la capsule dans le canon, fermeture de la portière pour bien introduire la capsule dans le canon et remise en place du canon par rotation.

L’arme est prête à faire feu en armant le chien en arrière.

En tirant sur la détente le chien est libéré et vient frapper le percuteur qui transmet sont énergie à la capsule.

Le percuteur est très simple: une tige recourbé à angle droit retenue a sa tête par un ressort à méplat , ce qui lui donne de la souplesse.

 Marquages:  

 Sur le haut du canon:

« INon Lefaucheux Arqer  Ordre de Moner Le Duc de Nemours à Paris ».

 Sur la platine autour du chien:

« Lefaucheux brvté à Paris »

Caractéristiques techniques:

Poids à vide: 1156 grammes

Longueur totale de l’arme: 380 mm

Longueur du canon: 212 mm, octogonal d’une épaisseur de 20 mm

Calibre : 6 mm

Crosse: en ébène type renaissance

 

@ et ® Lefaucheux Juillet 2019.

 

 

 

Le LF 17805, un rare 1854 en 12 mm à canon octogonal.

Revolver Lefaucheux, modèle 1854, le LF 17805

En 1858, après avoir cédé une partie de son brevet du revolver 1854 à la Marine, Eugène Lefaucheux garde la maîtrise du développement, la maîtrise de fabrication et surtout le droit de commercialiser sa création.

Cela lui permettra de proposer son revolver aux officiers de l’Empereur Napoléon III et à tout les pays d’Europe et jusqu’au USA et au Japon.

La fabrication du LF 17805 est à situer vers janvier/février de l’année 1861, après la livraison de la fabrication pour la Norvège mais avant la mise en route des 5000 revolvers « Corto ».

Le revolver 1854 est dans un premier temps, après l’acceptation, en 12 mm à broche, canon rond avec un pontet rond ou avec un repose doigt et le talon en ovale, soit plat ou en forme « diamant», ou encore en 9 mm à broche mais toujours avec un canon octogonal.

Très exceptionnellement ont trouve aussi des revolvers 1854, avec un canon octogonal mais calibré en 12 mm à broche.

Le LF 17805  décrit ici fait partie de ses exceptions en calibre 12 mm avec un canon octogonal ….!!

Poinçons et Marquages

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 90 A ».

La console droite comporte le marquage « LF 17805 », sur celle de gauche en ovale, « INVon E. LEFAUCHEUX BREVETE sgdg (Paris) »

Sur le dessus du canon « INVon E. Lefaucheux Brté Paris »

Caractéristiques techniques 

  • Poids à vide :  992 grammes
  • Longueur total de l’arme : 300 mm
  • Longueur du canon : 161 mm, octogonal sur toute la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis à l’embase par le pontet.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme :  Simple Action uniquement.
  • Barillet :  6 coups, 12 mm à broche.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » se terminant avec un anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.

Arme sans aucune ornement.

© et ® Lefaucheux Juin 2019.

Une rare carabine Lefaucheux à carcasse métallique.

La carabine Lefaucheux le LF 87 selon Brevet 43104 du 5 décembre 1859.

La carabine « LF 87 » issue du brevet 043104 du 5 décembre 1859 et plus précisément de l’addition de brevet du 7 février 1860, puisque sur le brevet initial le levier d’éjection de douille n’existe pas encore est la seule actuellement et a ma connaissance connue au monde. (jusqu’a preuve du contraire) en collection privée.

Une variante à double canons juxtaposé existe dans le stock du Musée des Invalides.

Carabine à carcasse métallique 1859

Une autre variante existe, actuellement 2 pièces répertoriés, mais ne comportant aucun marquage Lefaucheux, néanmoins la conception et le mécanisme est identique au « LF87 » décrite ici.

Le mécanisme de fonctionnement de cette carabine est d’une simplicité remarquable ;

  • Il y a une détente, une culasse mobile et 2 ressorts.
  • Le canon est fixe, monté directement sur la carcasse métallique ; la culasse est mobile.
  • Du côté droit du canon, parallèle à cette dernière, cette culasse est munie d’un levier.

  • Le chien et la culasse pivotent autour du même axe.
  • Le chien est muni sur la partie qui tourne autour de l’axe, sur le devant, de deux crans sur laquelle la détente vient se bloquer, à l’arrière d’une chaînette pour l’accroche du grand ressort.
  • En tirant sur le levier vers le haut, la culasse s’ouvre et amène dans le même mouvement, le chien à l’armé. Durant ce mouvement, la détente sous la pression du ressort de rappel, est « plaquée » contre le chien pour accrocher les crans.
  • Cette ouverture permet d’introduction de la balle dans la chambre.
  • En poussant le levier vers le bas, la culasse se referme mais le chien reste à l’armé.
  • En effectuant une pression sur la détente, elle libère le chien qui vient, sous l’action du grand ressort, percuter l’ergot de la balle.

  • L’extraction de la douille s’effectue de manière manuelle en tirant le levier situé à gauche du canon en arrière.

Poinçons et marquages:

  • Un nombre de pièces comme la carcasse, le dessous du canon et la détente comporte le numéro 41, c’est très probablement le numéro d’assemblage.

  • Sur le dessus du canon ont a l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » et sur son dessous le « LF 87 ».

  • La carcasse comporte un marquage « LF » avec le pistolet brisé.

  • Le dessus de la culasse est muni du « Inv. E. Lefaucheux Breveté s.g.d.g. Paris » en ovale.

Caractéristiques techniques:

  • Poids actuel : 2520 grammes
  • Longueur totale :  930 mm
  • Canon : Octogonal, rayé, mono-coups fixe, vissé par un vis par le dessous à la carcasse métallique.
  • Longueur canon : 517 mm
  • Calibre : 12 mm à broche
  • Mécanisme:  Simple action

  • La crosse est constitue de deux plaquettes maintenue en place par 3 vis et en épousant parfaitement les contour de la carcasse métallique de l’arme.

Voir description plus détaillée dans la transcription du brevet 43104 du 5 décembre 1859

Brevet 043104 du 5 décembre 1859 et ses additions

Source : « Archives privé Famille Lefaucheux »

® et © Lefaucheux mai 2019