Cartouchière

Cette cartouchière me semble être issu du brevet belge d’un certain Mr Schmitz à Liège.

Brevet déposé le 29 avril 1861 à Liège.

« Merci à Max pour le brevet » 

© et ® Lefaucheux avril 2017

La Maison de Ferdinand Claudin

La maison de Ferdinand Claudin à Paris

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier, Tome 1, page 110 :

Claudin – Famille d’arquebusiers parisiens

  • Sébastien-Ferdinand
  • Désiré-Henri
  • Ferdinand (celui de la facture ici présentée)

Plusieurs adresses connues :

  • 9, rue de la Tonnellerie (1839)
  • 1, rue Joquelet (1844 – 1860)
  • 38, Bouvelard des Italiens (1861 – 1878) près « La chaussée d’Antin ».

A ce sujet il a une petite annotation à faire :

  • Sur la facture il faut lire « Boulevart des Italiens » ce qui ne semble pas être une faute de frappe puisque j’ai observé la même écriture à l’intérieur d’un coffret.

  • Sur la facture de 1870 ci-dessus le »T » est de rigueur, constaté de même sur une facture de 1873, néanmoins dans l’annonce de 1863 du « Journal des Chasseurs » le Boulevard est écrit avec un « D »

Qui est Mr Desvaranne habitant 4 rue Castellane à Paris signalé au dos de cette facture?

En 1863, Claudin signale dans le « Journal des Chasseurs » que l’établissement a été tranféré de la rue Joquelet aux 38 Boulevard des Italiens.

En 1873 : 

  • Même armurier.
  • Même client .
  • Même adresse .
  • Mais plus le même régime, nous sommes en République ….

© et ® Lefaucheux, Avril 2017

Le LF 4322 un « 70 de Marine ».

Le « LF 4322 », un revolver 1870 de Marine.

Introduction :

Le revolver  « LF 4322 » est un « 1870 de Marine », fabriqué pour le compte de la Marine par Eugène Lefaucheux dont nous pouvons situer la livraison à Brest vers le mois de Juin 1872.

Cette arme à subit deux modifications, à savoir :

  • L’une, réglementaire par la modification de la crosse comme ordonnée par le Ministre le 22 novembre 1873.

  • L’autre moins réglementaire, par une modification du guide de la baguette d’éjection.

Néanmoins le « LF 4322 » est porteur de l’ensemble des caractéristiques du « 70 de Marine », à savoir :

  • Inscription sur la cage du barillet.
  • Guide de baguette (certes modifié).
  • Le « LF » dans le prolongement de l’axe.

  • Le guidon « carré » à quatre faces.
  • Son numéro de bord.

  • L’ancre de Marine sur le talon.

Marquages et poinçons :

Comme l’ensemble des « 70 de Marine », le numéro  « LF 4322 » est situé dans le prolongement de l’axe central du côté gauche, avec juste en-dessous un « G » qu’on retrouve aussi sur le canon.

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 20 G ».

Le marquage du fabricant « Lefaucheux Bté S.G.D.G. Paris » est inscrit sur la cage au-dessus du barillet.

Un « 2 » sur la face externe du barillet

Sous les plaquettes, outre le numéro d’assemblage, on retrouve du côté gauche le marquage « E.Lefaucheux Invr Breveté » ainsi que les lettres « F »  et un « P », lettres dont j’ignore la signification.

Sur les plaquettes entre les deux rosettes, sur le barillet et sur le bâti on retrouve son numéro d’affectation de bord, le numéro « 790 ».

Sur le talon de l’arme son « ancre » de Marine.

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1035 grammes
  • Longueur totale :  240 mm
  • Longueur canon : 120 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Epaisseur du canon: 18.6 mm au tonnerre et 17.5 mm après le guidon.
  • Canon : Vissé dans la carcasse.
  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à percussion centrale.
    • Entrée drageoir : 12 mm / 13 mm
    • Sortie drageoir : 4 mm
    • Diamètre : 44 mm
    • Longueur: 9 mm et 38.2 mm avec le rochet et la partie avant.
    • Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.

  • Culasse :
    • Diamètre : 6 mm
    • Epaisseur du bord : 9 mm
    • Portière de chargement : S’ouvrant vers le bas.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort de rappel de détente : A « lame », tenu par une vis à la console, devant la détente.
  • Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.
  • Talon : En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Guidon : Forme réglementaire « carré ».

 

  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» dans son guide transformé permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes :  2 pièces en bois tenues par deux grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme bronzé: d’origine l’arme devrait être en poli blanc.

©® Lefaucheux 2017

Les relations entre Samuel Colt et Eugène Lefaucheux

Deux articles parues dans CIBLES 561 et 562 (décembre 2016 et Janvier 2017)

15 pages qui prouvent que la relation entre Samuel Colt et Eugène Lefaucheux ne c’est pas uniquement limitée à une simple rencontre à Londres en 1851.

Qui permet aussi de savoir ou d’imaginer le pourquoi de l’utilisation d’un revolver Colt comme la base d’un revolver 1854.

aa

CIBLES 561 pages 73 et suivantes Décembre 2016.

aaa

CIBLES 562 pages 28 et suivantes Janvier 2017.

http://www.crepin-leblond.fr/index.php?id_product=750&controller=product&search_query=lefaucheux&results=16

http://www.crepin-leblond.fr/index.php?id_product=602&controller=product&search_query=lefaucheux&results=16

© et ® Lefaucheux Décembre 2016

 

Une comparaison rapide entre un parisien et un liégeois.

Une Comparaison entre un revolver parisien et un revolver liégeois de même modèle, un revolver 12 mm à broche en Triple Action.

1-copie

Le « LF 9633 » de fabrication parisienne en poli blanc.

Le « EL 218148 » de fabrication liégeoise en noir.

2-copie

D’aspect visuel rapide les deux revolvers sont assez semblables :

  • Calibre de 12 mm à broche.
  • Longueur totale de 270 mm.
  • Mécanisme en Triple Action.

Néanmoins l’ajustement des pièces et la finition de l’ensemble est nettement supérieur sur l’arme fabriquée et finie à Paris.

Mais en y regardent de plus prêt on s’aperçoit que ces deux revolvers, par les détails sont bien différents :

  • La longueur totale étant identique, la longueur du canon ne l’est pas :
  • — LF = 136 mm
  • — EL = 131 mm
  • Le poids :
  • — LF = 902 grammes
  • — EL = 960 grammes
  • La tête de chien :
  • — LF = très étroite et effilée, comme l’ensemble de TA parisien.

3-copie

  • — EL = demi ronde, similaire à celui du 1854, ce qui a obligé d’élargir le passage dans le rebord de la culasse.
  • Le barillet : même dimensions pour les deux, mais le LF a des arrêtoirs carré et ceux du EL sont « rectangulaire en pente douce ».
  • La profondeur de la porte de chargement :

6-copie

  • — Pour le LF elle est de 16 mm et qui découvre partiellement le « rochet » du barillet, facilitant le graissage de l’axe.

5-copie

  • — Pour le EL elle est de 13.6 mm et de ce fait ne permet pas le graissage de l’axe.
  • La visserie :

7-copie

  • — Le LF et le EL ont exactement le même nombre de vis, mais ceux du LF sont bien « encastré » en n’accrochent pas, donnent plus de « fluidité » à l’ensemble.

® et © Lefaucheux novembre 2016

Le LF 68, 10 coups, 12 mm en Triple Action

Le revolver 12 mm en TA à 10 coups, le LF 68.

Introduction

Nous connaissons tous le revolver 12 mm en Triple Action à 6 coups, qui est pour ainsi dire commun et « déjà-vu ».

1-copie

Par contre, le 12 mm en TA, mais à 10 coups, est beaucoup moins courant voire rare.

La production de ces 12 mm TA à 10 coups a été faible, probablement moins de 600 pièces.

Les armes de ce calibre et de cette puissance de feu, sur une rangée à canon simple font partie des revolvers situés dans le brevet 55784 du 27 Septembre 1862.

Le 12 mm à 10 coups est une arme typiquement « Civile à vocation militaire » qui n’a  eu aucun succès commercial.

Les dimensions de l’arme sont très proches de celles du 7 mm à 20 coups.

C’est une arme lourde dont le poids à vide, comme nous le verrons ci-dessous, dépasse largement le kilo et chargé, presque 1.3 kilo.

Malgré une puissance de feu largement supérieure à la moyenne des 6 coups, on peut aisément imaginer l’encombrement et le poids à la ceinture d’un soldat ou officier.

La faible production de ces armes peut aussi être due au fait que cette production est relativement tardive par rapport au 6 coups du même calibre et que par conséquent elle s’est retrouvée en concurrence avec le 7 mm à 20 coups qui commencera à sortir des ateliers vers le mois de février – mars 1865.

2-copie

Datation et évolution :

Les revolvers en 12 mm à 10 coups constituent une série bien à part et spécifique.

L’ensemble des numéros relevés sur les armes en 12 mm, TA et en 10 coups,  se situe actuellement entre le « LF68 »  et le « LF582 ».

A priori, selon mes observations, il n’existerait principalement que deux groupes :

  • Un premier groupe avec vis de calotte de crosse apparente et ressort du système TA dans le prolongement arrière du chien, sans déport.
  • Un second groupe où les vis de la crosse ont disparu, puisque remplacées par une fixation par « Mortaise / Tenon » recouverte par les plaquettes.

En tenant compte des observations énumérées ci-dessus, on pourra les dater et/ou les situer dans le temps.

Les premiers revolvers en Triple Action sont apparus en Septembre 1862 ; ils avaient effectivement les vis apparentes au niveau du talon de la crosse, mais aussi le ressort du système triple action déporté sur la droite.

A noter aussi,  le marquage « LF » situé encore sur le tonnerre du côté droit.

Le changement de marquage du numéro « LF » intervient vers le mois de Juillet – Août 1864 sur les revolvers 12 mm à 6 coups.

En observant l’ensemble des  12 mm TA à 10 coups, on peut constater que tous les numéros « LF » sont situés sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central. (sous réserve de vérification)

Il est à noter en plus qu’aucune des armes observées n’a de ressort de Triple Action avec l’extrémité qui fait une découpe visible dans le bras supérieur de la crosse derrière le chien.

Modification déjà opérationnelles sur les 12 mm à 6 coups à partir d’Avril 1864.

Pour finir, la crosse sur le 12 mm à 6 coups ne prend cette forme arrondie, avec la suppression des deux grosse vis au bénéfice de la fixation « Mortaise / Tenon », recouverte par les plaquettes, qu’à partir de Nov. – Déc. 1864.

On peut de ce fait raisonnablement croire que la fabrication du « LF 68 » est à situer vers le mois d’Août 1864.

Poinçons et marquages :

3-copie

Le fameux « LF 68 » surmonté du pistolet suivi de son numéro est situé sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central.

4-copie

Sur le dessus du canon est :

« LEPAGE FRERES A PARIS, 12 RUE D’ENGHIEN ».

Ce qui voudrait dire que cette arme a été commercialisée par leurs soins.

8-copie

Sous le canon, devant l’axe central, en ovale :

«INVon  E. LEFAUCHEUX BREVETE S.G.D.G. (PARIS) ».

Et le chiffre « 2 ».

10-copie

L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro « 87 :: », qui correspond à son numéro d’assemblage.

Caractéristique de l’arme:

  • Poids à vide: 1130 grammes
  • Longueur totale : 290 mm
  • Longueur canon : 156.7 mm, tonnerre à pans, arrondi sur 32 mm et ensuite rond, à 4 rainures internes.
  • Intérieur du canon :
  • — Entrée : 11.1 mm / 11.4 mm
  • — Sortie : 10.9 mm / 11.2 mm
  • Fixation du canon : Le canon est vissé sur l’axe central et au bâti par 1 vis « encastrée » frontale, au niveau de la console.
  • Fixation du socle à la carcasse :  par 3 vis.
  • Mécanisme : Triple Action.
  • Barillet : 10 coups, 12 mm à broche.
  • — Type : Cannelé
  • — Entrée drageoir : 12 mm
  • — Sortie drageoir : 11mm
  • — Diamètre : 57.8 mm
  • –Longueur: 28.9 mm et 37.6 mm avec le rochet et la partie avant.
  • — Arrêtoirs de blocage : carré de 3.2 mm / 3.4 mm.

7-copie

  • Culasse :
  • –Diamètre : 65 mm
  • — Epaisseur du bord : 7.6 mm
  • — Epaisseur au centre : 16.2 mm
  • — La portière de chargement avec un ressort et lèvre de pincement.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort TA : Plat, fixé à 1/4 de la hauteur du bras supérieur de la crosse. Se placent droit derrière le chien, le décrochement existe toujours mais n’est pas visible de l’extérieur. Ressort cranté pour pouvoir accrocher les crans du chien.
  • Détente : Fixe sur le corps.

5-copie

  • Corps de détente : Avec ergot sur l’arrière pour repousser vers le haut la « Baïonnette ».
  • Ressort de rappel de détente : En « V » encastré dans la console, devant la détente.
  • Chien : Avec crête, muni de deux crans et chaînette de liaison.
  • Pontet : Rond, fixé par deux vis, celle du devant fixée sur le dessous de l’embase, celle de l’arrière à l’intérieur du bâti.

6-copie

  • Talon : Arrondi sur son ensemble, calotte tenue par 2 vis apparentes. Avec la présence d’anneau de dragonne.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois quadrillé tenues par une grande vis traversant de part en part la crosse.  « Busc »  carré de 11.3 mm de largueur.
  • Arme en poli blanc.

® et © Lefaucheux novembre 2016

Un revolver issu du brevet du 10 septembre 186, le LF 27

Le revolver 1868, le LF 27.

Introduction :

Le revolver « 1858 » et le « 1870 » de Marine sont les plus mythiques de l’épopée Lefaucheux.

18-copie

Autant le revolver 1858 sera entièrement fabriqué dans la Manufacture de Saint-Etienne, autant le revolver 1870 le sera dans les ateliers du 194 rue Lafayette à Paris

L’histoire du revolver « 1870 de Marine » commence par une demande du 13 mars 1868, du Ministre au Président des Marchés Spéciaux de l’Artillerie et se terminera en septembre 1872.

19-copie

Le samedi 6 juin 1868, Eugène Lefaucheux participe à une séance d’explication avec le « Comité »,  sur les deux types de revolvers de conception nouvelle ; l’un à broche, l’autre à percussion centrale.

Que le « Comité » décrit comme suit :

            « Le mécanisme de la platine est plus simple, plus solide, plus facile à entretenir, à  monter et à démonter et l’ajustage de ses différentes pièces n’exige pas l’emploi de la lime.

            Mr Lefaucheux s’engage à les fabriquer de sorte que chacune d’elles puisse   s’appliquer indifféremment, sans être retouchée, sur toutes les platines du même modèle.

            Comparativement la simplicité du mécanisme provient de celle des pièces dont il se compose et de leur moins grand nombre ; la facilité de montage et de l’entretien ; de  ce qu’il suffit d’enlever la poignée de bois pour que ces pièces soient à découvert et enfin la solidité : de ce que celles-ci sont toutes fixées sur une forte plaque de fer, dont la partie postérieure, garnie de bois de chaque côté, forme la crosse du pistolet……

 …. l’encadrement du barillet est complété par une pièce en fer fixée en dessus au canon et à la culasse, ce qui augmente la solidité de l’arme ; enfin l’on peut armer de deux manières : en agissant soit directement sur le chien, soit seulement sur la   détente…..»

Dans ce même rapport le Comité propose quelques modifications :

  1. L’encadrement métallique du barillet sera d’une seule pièce, avec la plaque de fer qui forme la crosse et le corps de platine.       
  2. Le canon sera vissé, jusqu’au refus et à  frottement ……. »

20

Lors du dépôt du brevet 82358, le 10 septembre 1868, Eugène Lefaucheux profite de ces deux recommandations pour les glisser dans sa description afin de s’accaparer, à moindre frais ces deux idées.

De nouveaux essais ont lieu le 29 janvier et 2 février 1869 sur le « Louis XIV » et le « Savoie ».

Le 7 Décembre 1869, le Ministre de la Guerre adopte officiellement le revolver d’Eugène Lefaucheux comme paraissant le mieux adapté pour les besoins du service de la Marine.

Néanmoins, il demande encore des essais afin de déterminer le choix entre un revolver à canon long de 154 mm, ou à canon court de 121 mm.

La Commission de tir se prononcera en faveur du canon raccourci, soit le canon de 121 mm.

Le rapport du 3 février 1870 conclut :

« Ces revolvers (à canon raccourci) ont en effet la même justesse que les autres, ils pèseront environ 40 grammes en moins, leur puissance balistique plutôt augmentée que diminuée, enfin ils ont un aspect plus flatteur et il est plus facile de les porter. »

La production totale des revolvers à percussion centrale, issus du brevet de Septembre 1868 dans les ateliers de la rue Lafayette aurait été, me semble-t-il, d’environ 9000 pièces.

Le « LF 27 » :

Datation et quantité:

Les quelques pièces de revolvers « modèle 1868 » et « modèle 1869 » que j’ai pu voir se situent entre le « LF 8 » et le « LF 140 ».

On peut donc aisément en conclure que le nombre de ses modèles ne dépassent pas les 150 pièces.

Le « LF 27 » ressemble beaucoup au dessin qui accompagne le brevet du 10 septembre 1868 et intègre la plupart des recommandations faite par le Comité lors des essais du 29 janvier et 2 février 1869.

Ce qui permet d’estimer que la fabrication du « LF 27 » peut être située durant le premier semestre de 1869.

Voir aussi le livre d’Henri Vuillemin : « Les revolvers Militaires Français », page 81. (le « LF 14 » est très similaire au « LF 27 »)

Principe de fonctionnement du revolver 1868 :

La particularité du revolver issu du brevet de 1868 est qu’il fonctionne  en Simple et Double action.

C’est une nouveauté pour la Marine puisque le « 1858 réglementaire » ne fonctionne lui, qu’en Simple Action.

Le rajout de la « Double Action » procure à l’arme un volume de feu dont le « 1858 » était privé.

21

Le mentonnet et la barrette de liaison entre la détente et le chien sont montés sur le même axe, sur le haut du corps de la détente.

En pressant légèrement la détente, la barrette de liaison fait basculer le chien en arrière et prend le premier cran de la gâchette, le « cran de sûreté ».

La mise sur le « cran de sûreté » dégage la pointe du percuteur, permettant au barillet de tourner librement et ainsi permettre le chargement ou déchargement des munitions.

Une nouvelle pression sur la détente permet de mettre le chien sur le deuxième cran de la gâchette, le « cran de l’armé ».

Dans le même mouvement le mentonnet aura poussé le barillet 1/6ème de tour, par l’intermédiaire du rochet, afin d’aligner la balle du barillet en face du canon et le taquet de verrouillage, présent sur le haut de la détente, vient se bloquer dans l’arrêtoir du barillet.

Le tenon du chien est sorti de la mortaise de la barrette et le grand ressort est sous pression.

La pointe de la gâchette repose sur une encoche à l’arrière de la détente.

Le ressort de détente, à l’avant de celle-ci, offre une contre-pression à l’ensemble du mécanisme.

Les mêmes mouvements s’opèrent exactement en tirant en arrière le chien (Simple Action).

Une pression supplémentaire sur la détente pousse la pointe de la gâchette, (qui repose sur l’encoche) vers le haut et pivote autour de son axe en libérant le chien de son « cran d’armé », qui, sous la pression du grand ressort, lance le percuteur vers l’avant pour le « coup de feu ».

Le ressort de détente repousse ladite détente en place et l’ensemble du mécanisme suit le même mouvement et se retrouve prêt pour un nouveau coup de feu.

Marquages et poinçons :

8-copie-copie

  • Sur le canon, en lettres enroulées : « E. Lefaucheux Bté. à Paris ».

4-copie-copie

  • Le numéro  « LF 27» est situé du côté gauche, parallèle à l’axe central.
  • L’ensemble des pièces de l’arme comporte le numéro d’assemblage « 27 N ».

5-copie-copie

  • Sous les plaquettes le « 27 N » est complété avec un « G » dont j’ignore la signification.

6-copie-copie

  • Sur la plaque forment la crosse, au niveau du trou de passage de la vis supérieur des plaquettes, en arc de cercle « E. Lefaucheux »

 Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1045 grammes
  • Longueur totale : 300 mm
  • Longueur canon : 156 mm, rond, à 4 rainures internes.
  • Canon : Vissé dans la carcasse.

23

9-copie-copie

  • Carcasse : Carcasse, cage du barillet et crosse d’une seule pièce. L’ensemble des pièces du mécanisme sont placées du côté gauche de la crosse.
  • Mécanisme : En Simple et Double Action.
  • Barillet :
  • — 6 coups, 12 mm à percussion centrale.

15-copie-copie

  • — Entrée drageoir : 13.1 mm / 12.3 mm
  • — Sortie drageoir : 11.3 mm
  • — Diamètre : 42.4 mm / 44 mm
  • — Longueur: 31.7 mm et  36.7 mm avec le rochet et la partie avant.
  • — Arrêtoirs de blocage : En creux de forme triangulaire.

14-copie-copie

10-copie-copie

  • Pour sortir le barillet de son logement, il faut tirer l’axe central vers l’avant, ouvrir la portière de chargement et mettre le chien au premier cran.
  • Culasse :
  • — Diamètre : 44 mm, mais n’est pas entièrement ronde à cause de la forme de la portière de chargement.

12-copie-copie

13-copie-copie

  • — Portière de chargement : S’ouvrant vers le haut, avec son ressort dans le creux de la culasse.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Ressort de rappel de détente :  En «V », devant la détente.
  • Pontet : Rond, fixé par une vis extérieure sur le devant et par une autre interne située sous la plaquette gauche.
  • Talon :  En ovale avec un anneau de dragonne.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» sur un guide « réglementaire » permettant de repousser les douilles hors du barillet.

17-copie

16-copie-copie

  • Plaquettes :  2 pièces en bois tenues par deux grande vis  traversant de part en part la crosse.
  • Arme en version :  Bronzé

1-copie

2-copie

Brevet d’invention : N° 82358 du 10 septembre 1868

® et © Lefaucheux octobre 2016.

Le LF 1479, version luxe en coffret, en 12 mm issu de la 1ère série.

Le revolver Lefaucheux « LF 1479 »

3-copie

Introduction et datation:

A partir du moment où Eugène Lefaucheux dépose son premier brevet, concernant le modèle 1854, le 15 avril 1854, l’arme va connaîtra une évolution constante jusqu’en 1869, date à laquelle le brevet tombe dans le domaine publique.

4-copie

Les 1854 peuvent être classés en deux groupes ou séries.

La « bascule » de la 1ère série dans la 2ème série est matérialisée par le LF 3027 ; c’est cette arme que la Commission de Vincennes retiendra comme référence lors de son acceptation le 27 octobre 1857.

2-copie

Coffret de transport recouvert de cuir noir clouté; intérieur gainé de velours vert; 34 x 18 x 6,5 cm, avec l’emplacement pour l’arme et un compartiment suffisamment grand pour recevoir une boîte de 100 cartouches.

Le « LF 1479 » fait partie de cette 1er série mais a déjà intégré une grande partie des exigences de la Marine :

  • Calibre 12 mm rayé, les premiers sont les « LF 319 à LF 324 ».
  • Canon standard rond.

11-copie

  • Le talon de la crosse en forme « d’ovale – diamant » avec un anneau.

14-copie

  • La culasse en forme de « chapeau chinois ».
  • La crête de chien très relevée.

13-copie

  • Le bras inférieur de la crosse est tenu par 2 vis à la carcasse.

Le LF 1479 est probablement sortie des ateliers du 9 et 9 bis rue Lafayette à Paris vers le mois de décembre 1856 / janvier 1857.

Marquages et poinçons :

1-copie

Le couvercle du coffret comporte un écusson en laiton gravé aux initiales de « A-D ».

Ses lettres ne se retrouvent pas sur l’arme, ce qui ne permet donc pas d’affirmer que ce coffret, certes d’époque, lui appartient.

5-copie

Le numéro de l’arme, situé à son emplacement habituel sur l’embase, côté droit, est le « LF 1479 ».

8-copie

Sur le dessus du canon « INVon. E. LEFAUCHEUX BRté PARIS »

6-copie

Le numéro d’assemblage, qu’on retrouve sur l’ensemble des pièces est le « 5 B »

10-copie

L’ensemble de l’arme est gravé de sarments et de feuilles de vigne.

Caractéristiques techniques :

  •  Poids à vide : 978 grammes
  • Longueur total de l’arme : 295 mm

9-copie

  • Longueur du canon : 154 mm, octogonal sur la longueur du tonnerre et rond sur le restant de la longueur avec un guidon surmonté d’un grain d’orge.
  • Intérieur du canon : Rayé de 4 rainures large, tournant vers la droite.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenue par une vis à l’embase par le pontet. Un ressort fixé au pied du canon pousse sur le barillet pour l’immobilisé lors de l’armement.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 2 vis.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche
  • — Entrée drageoir : 12.2 mm
  • — Sortie drageoir : 11.3 mm
  • — Diamètre : 41.7 mm
  • — Longueur : 32.7 mm et 39.9 mm avec le rochet et bague de devant.
  • Culasse :
  • — Diamètre : 48.7 mm
  • — Epaisseur du bord : 6.3 mm
  • — Epaisseur au centre : 17.2 mm.
  • — Pas de lèvre de pincement sur la portière.

7-copie

  • — Conçue au départ pour des balles de 9 mm, le fond de la portière a été creusée pour pouvoir y introduire les balles de 12 mm.
  • Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.
  • Chien : Crête relevé, et tête en demi-cercle aux côtés plat avec une entaille pour prendre la visée.
  • Ressort de rappel de détente : En L, placé sur la gauche.
  • Pontet : Type repose doigt.
  • Talon : De forme ovale en forme de « diamant » avec anneau. Solidaire au bras supérieur et fixé par une vis au bras inférieur.
  • Baguette d’éjection : Forme classique type « Tête de clou » permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenue par une grande vis traversant de part en part la crosse.

12-copie

® et © Lefaucheux octobre 2016.

Le LF 23590, un 9 mm en DA

Un Lefaucheux 9 mm, le « LF 23590 » à cran de sécurité et double action uniquement

9-copie 

Introduction :

Il n’est pas facile pour un 9 mm de trouver sa place, qui plus est pour un revolver 9 mm en « feu continu », trop encombrant pour être une arme de poche avec un poids d’environ 650 grammes alors qu’un 7 mm ne fait qu’environ 400 grammes.

Trop petit et d’une puissance de feu trop faible pour pouvoir rivaliser avec les armes « Civiles à vocation militaires » comme les modèles 1854 en 12 mm.

Pourtant Eugène Lefaucheux a mis en production une arme en 9 mm en double action.

Pour quel type de clients ?

  • Des gens du voyage, qui considèrent qu’un revolver 7 mm n’a pas la puissance de feu nécessaire pour se défendre correctement et qui trouvent qu’un revolver de 1 kg comme le 1854, est trop lourd et trop encombrant à manipuler dans ses bagages ?
  • Des gens de taille moyenne, avec une paume de main de faible dimension, qui trouvaient que le 7 mm n’avait pas la puissance nécessaire et que le 12 mm était trop grand ?

Ou simplement un moyen pour Eugène Lefaucheux de compléter sa gamme de revolvers et de pouvoir proposer une alternative, un compromis ou un mi-chemin.

C’est cette dernière hypothèse qui me semble être la plus plausible et c’est peut-être pour cette raison que la quantité produite par Eugène Lefaucheux est très faible.

Une autre explication sur la faible quantité produite pourrait être son époque de mise sur le marché : c’est-à-dire après 1864.

 Description du modèle :

Le fonctionnement du 9 mm en DA est exactement le même que le 7 mm en « feu continu » c’est-à-dire que le seul moyen de faire feu est de presser la détente.

La comparaison entre les deux s’arrête là.

Le mécanisme du 9 mm en double action a été complètement revu et le mécanisme à balancier du 7 mm a été supprimé.

Bienvenue à un mécanisme ultrasimple qui réduit au strict nécessaire le nombre de pièces :

  • Un grand ressort.
  • Un chien avec à l’arrière une chaînette pour la liaison avec le grand ressort et sur son devant, un cran- entaille.
  • Une détente sur laquelle sont emboîtés le mentonnet (doigt élévateur) et une barrette de liaison entre le chien et ladite détente.
  • Un ressort de rappel de détente.

Ce modèle est resté identique, durant toute son existence, aussi bien au niveau de son aspect extérieur qu’au niveau  mécanisme, à savoir :

6-copie

  • Une crête arrondie avec un redan.
  • Une queue de détente articulée, sans pontet.
  • Une crosse arrondie la plupart du temps sans anneau.
  • Un ressort arciforme vissé en périphérie de la culasse.

C’est une sécurité de chargement du barillet qui se retrouve exclusivement sur ce modèle.

En soulevant le nez du chien en pressant délicatement sur la détente, on peut, en appuyant sur ce ressort arciforme, faire passer cette dernière sous le nez du chien.

7-copie

De ce fait, le chien n’est plus en contact avec le barillet.

Ce dernier peut donc être tourné librement sans que les ergots des balles viennent heurter le chien.

Pour s’en défaire, il suffit de presser de nouveau légèrement la détente, et le ressort reprend sa place.

Cette particularité  n’a curieusement pas fait l’objet d’un brevet de la part d’Eugène Lefaucheux.

 Principe de fonctionnement :

En pressant la détente, le mentonnet fait tourner le barillet d’1/6ème de tour en positionnant le drageoir contenant la balle dans l’alignement du canon.

Au même moment, la barrette de liaison prise sur le cran-entaille situé sur le devant du chien, pousse ce dernier en arrière, en compressant le grand ressort.

Au-delà d’un certain point, cette barrette sort du cran en libérant le chien, qui, sous la pression du grand ressort, vient frapper l’ergot de la balle et le coup de feu part.

La grande faiblesse du modèle 9 mm à « feu continu » est l’usure du cran-entaille par frottement avec la barrette de liaison.

Une usure prononcée ne permet plus de contrôler le moment du départ du chien.

Le départ prématuré du chien (avec un grand ressort pas entièrement bandé) peut provoquer des ratés au niveau de la mise à feu.

Marquages et poinçons

L’intérêt de cette arme c’est que le marquage « LF 23590 » n’est pas situé du côté gauche en parallèle avec l’axe central mais sur le tonnerre droit.

1-copie

Il semblerait que cette position « LF » sur le tonnerre droit soit la règle, en tout cas jusqu’au « LF 23590 » puisque sur les numéros « LF » inférieurs ont également cette position à droite.

Pour le moment et selon mes relevés la bascule entre le marquage « tonnerre droit » et le « côté gauche » serait donc situé entre le « LF 23590 » et le « LF 24896 » (cette position s’affinera avec le temps)

4-copie

Sur le dessus du canon : « E. LEFAUCHEUX BRte S.G.D.G. A PARIS ».

3-copie

Un «1» ainsi que « Invon. E. Lefaucheux Breveté S.G.D.G. (Paris) » en ovale sur le devant, sous le canon, au niveau de l’axe central.

Cette même inscription en ovale est aussi lisible sur le corps détente, côté droit.

5-copie

Le numéro d’assemble de l’arme est le « 85 X» qu’on retrouve sur l’ensemble des pièces.

2-copie

Sous les plaquettes en bois de noyer outre le numéro d’assemble on y retrouve un « J » et un « L » dans un ovale.

Caractéristiques techniques :

  • Poids actuel : 614 grammes
  • Longueur totale : 215 mm
  • Longueur du canon : 99 mm
  • Barillet : Diamètre : 36.2 mm.
  • ————- Longueur : 26.9 mm et 34.8 mm avec le rochet et le devant.
  • Calibre : 9 mm à broche, 6 coups
  • Finition : poli blanc.
  • Mécanisme : double action uniquement

8-copie

© et ® Lefaucheux Octobre 2016

Revolver signé Herman-Ledoux

Revolver 7 mm signé par Joseph Herman-Ledoux selon le brevet de Godefroie Marck.

a

Joseph Herman-Ledoux est armurier à Liège et ses environs. Il y dépose trois brevets.

Brevets : 18990 du 10 janvier 1866, le 19042 du 20 janvier 1866 et le 20465 du 19 novembre 1866 dont nous retrouvons les dessins ci-dessous.

m-1

« Brevet du 10 janvier 1866 »

n

« Brevet du 20 janvier 1866 »

Le dessin de brevet qui nous concerne dans cette présentation est celui du 19 novembre 1866.

o

« Brevet du 19 novembre 1866 »

En 1866 il est installé à Liège, en 1867 à Herstal et ensuite à Chénée, 70 rue de l’église.

Le 22 juillet 1867 et le 15 janvier 1868, Joseph Herman Ledoux cède à Godefroie Marck ses brevets par acte notarial.

Revolver à broche à cadre fermé vissé sur le dessus de la culasse.

j

De fabrication Liégeoise, le poinçon du banc d’épreuve de la ville est présent, ELG dans un ovale sur le barillet (1846-1893) ainsi que la lettre N couronnée (1853-1877), qui appartient au contrôleur.

Avec le rachat des brevets de Marck par Herman – Ledoux en 1867 et en 1868 nous pouvons donc situer la fabrication de ce revolver entre 1867 et 1877.

N qui semble se retrouver sur le tonnerre côté gauche.

Mécanisme en simple et double action.

Détente repliable, crosse en forme de goutte d’eau avec un anneau.

e

Un levier d’ouverture se trouve sur le côté gauche du tonnerre, formant un arc de cercle et retenu, de l’intérieur du tonnerre par une vis et du côté droit par un petit ressort, qui glissé dans le pied de ce levier est maintenue par une vis.  L’ensemble donne une certaine « souplesse » au levier.

c

En poussant ce levier du côté gauche du tonnerre légèrement vers le haut il se libère de l’encoche du cadre et de l’axe central, permettant au  canon de basculer vers le bas, dégageant le barillet, pour le rechargement.

f

De ce fait, il n’y donc pas de portière dans la culasse.

g

Tonnerre imposant de par sa hauteur, enfermant le système de verrouillage.

i

Sur le côté gauche, sous le levier et devant l’éjecteur il y avait plusieurs mots formant la marque de l’inventeur, aujourd’hui presque illisibles, sur 3 lignes, quelques lettres sont néanmoins partiellement identifiables.

l

Très probablement l’écriture est :

«G.Marck Breveté  Herstal»

h

La baguette d’éjection fixe, vissée sur le tonnerre gauche, type SW permettant de dégager les douilles du barillet.

k

Sur le côté droit du tonnerre«  JHL »  les initiales du fabricant :

« Joseph Herman Ledoux »

et « 39 » juste sous ses lettres est éventuellement un numéro de série.

Sous les plaquettes sur un des montants de la carcasse de la crosse, les lettres « D.L. » , qui sont très probablement les initiales d’un sous-traitant ou ajusteur de l’arme.

d-copie

Barillet, cadre, haut du tonnerre, bâti et crosse finement gravés.

  • Poids actuel :              436 grammes
  • Longueur totale :        210 mm
  • Longueur canon :       110 mm avec tonnerre
    • Diamètre :               13 mm
    • Tonnerre :               20 mm
  • Barillet :                       6 coups, 7 mm
    • Longueur :             26 mm
    • Diamètre :             31 mm

b

Sources :

  • Texte composé: suivant l’observation et la mesure de l’objet par l’auteur.
  • Complété avec les renseignements fournis par GG de Littlegun et par Max D.
  • Photos de l’Auteur.
  • Dessins des brevets : Max D.

UN GRAND MERCI A EUX 

® et © Lefaucheux, octobre 2016