La Maison Léon Chobert

La maison Chobert :

Qu’en dit le « Qui est Qui » de Jarlier et le « Lexique Onomastique » de Mournetas :

Jarlier, Tome 1 page 107:

«  Chobert (Sidarme) Léon : Arquebusier et fourbisseur, fabriqua des « Fusils de Paris ».

Exposition Universelle de Paris en 1889.

Fabricant de pistolets lance-fusées à St Etienne en 1910 – 1918. Le pistolet Mle 1917 et fusils Gras 66-74 transformés en lance-fusées sous la marque « Sidarme ».

Existe encore en 1931. Vu son nom sur de nombreux pistolets lance-fusées laiton à canon basculant.

13 & 16 rue Lafayette (1860), 27, rue Taitbout (1890), 25 rue de la République à St Etienne.

Mournetas, page 64 :

Arquebusier à Paris, au 16 rue Lafayette de 1860 à 1890. Puis au 27, rue Taitbout à compter de 1890.

Concepteur de fusils fins dits « Fusils de Paris ».

Conjointement fourbisseur.

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Les documents joints nous apportent quelques détails supplémentaires et de corrections :

http://s144812367.onlinehome.fr/la-maison-gunther-cie

  • Qu’en 1873, notre Léon Chobert est voyageur (commercial) pour la maison Gunther & Cie situé au 46, Boulevard de Strasbourg et au 81, Faubourg St Martin. Est-il Arquebusier et Voyageur en même temps … possible.

  • En 1884 il est signalé dans l’annuaire et almanach du commerce et d’industrie de Paris comme étant « associé » à la Maison O. Garnier, association qui aurait pris officiellement effet le 24 novembre 1882, la collaboration doit dater de bien avant puisque dans le journal du 12 août 1882 les deux sont cité dans un article relatant un accident de manipulation blessant gravement un gamin.

http://s144812367.onlinehome.fr/?s=garnier

  • La lettre datée de 1895 prouve que les deux adresses sont encore d’actualité.
  • Que l’image représentant la boutique de Chobert est signé «L. Gatti 1887» prouve que l’installation au 27 Rue Taitbout date d’avant 1890 contrairement a ce que prétendent Jarlier et Mournetas.

  • Le 25 rue de la république à St Etienne est sous réserve de vérification puisque j’ai trouvé des papiers signé Chobert J. daté de 1919 avec cette adresse…un fils ou un membre de la famille ? c’est possible puisque Léon aurait 72 ans et un J. Chobert est mentionner dans le journal du Touring Club de France de Février 1896 au 27 rue Taitbout, ainsi qu’un R. Chobert.
  • En regardent bien le plan de Paris ont remarque que le 27 rue Taitbout forme l’angle avec le 16 rue Lafayette, donc c’est un et seul magasin/atelier avec deux entrées….

La petite histoire :

Léon Louis François est né le 9 juillet 1847 à Versailles, 30 Avenue de St Cloud, de Jules François Chobert et d’Emilie Anaïs Barbier.

Léon épouse en premier noce Stéphanie Polyxène Laplace, née le 12 avril 1853 à St Léger aux Bois dans l’Oise.

Stéphanie accouche de jumelles, Marguerite Anne Lucie et Suzanne Gabrielle Juliette le 21 avril 1892, Léon se déclare armurier.

Un des témoins sur l’acte est Pierre Rouxel, armurier au 29 rue du 4 septembre à Paris et oncle de Stéphanie.

En 1892 il est Directeur pour la France pour les Cycles Brownie.

Stéphanie meurt le 2 janvier 1895 au domicile du 27, rue Taitbout, Léon ce déclare Armurier.

Il se marie en secondes noces, le 6 juin 1898 à la mairie du 9ème arrondissement de Paris, avec Joséphine Marie Pauline Ardisson, née le 15 mai 1863 à Paris, 14 rue Brochant.

Léon est toujours domicilié au 27 rue Taitbout mais est signalé « Sans profession » … ?

 Sources :

  • Archives personnelle de l’auteur.
  • La BNF
  • Le « Qui est Qui » de Jarlier
  • Le « Lexique Onomastique » de Mournetas
  • Google Maps

® et © Lefaucheux Juin 2018

Un fusil de chasse Laffiteau

Fusil juxtaposé à broche signé Lefaucheux – Laffiteau

Pour la petite histoire :

A l’occasion du mariage de Constance Lefaucheux (sœur aînée d’Eugène) avec Jean Pierre Alexis Laffiteau le 7 février 1859 que Madame Casimir veuve prend une semi-retraite à Saint Maur (maison de famille des Faivre) mais toute en gardant néanmoins la « direction des opérations » au 37.

Jean Pierre Laffiteau est désigné comme « le voisin » de la Rue Vivienne. ( Il sera aussi témoin lors du mariage d’Eugène Lefaucheux et Marie Louise Bigot le 28 avril 1862)

C’est le moment pour Eugène de déménager ses ateliers et de s’installer comme « fabricant d’armes » Rue Lafayette 104 ( re-numéroté par la suite 194 – 196)

Ce déménagement va créer deux maisons Lefaucheux :

  • La société « Eugène Lefaucheux et Cie », Rue Lafayette à Paris qui signera ses armes « E. Lefaucheux ».
  • La boutique d’armurier – arquebusier Lefaucheux, 37 Rue Vivienne à Paris qui signera « Lefaucheux ».

Constance Lefaucheux- Laffiteau hérite à la mort de sa mère en 1863 de la Maison Lefaucheux père avec le droit exclusif de se servir du nom Lefaucheux sans initiale ni prénom et l’utilisation du sigle LF.

L’affaire du 37 Rue Vivienne est estimée lors du partage de l’héritage à 140.000 frs.

Le 29 novembre 1865 Laffiteau dépose au greffe du tribunal de commerce de Paris deux poinçons de fabrique :

      1. Pour les fusils fabriqués à Paris, la dite marque est composée d’un cartouche sur lequel est présenté un pistolet avec les initiales LF et du mot Lefaucheux.
      2. Pour les fusils fabriqués à St Etienne, la dite marque représente deux palmes croisées avec le mot Lefaucheux.

SOURCE: La BNF 

Constance est gravement malade et meurt à la suite des complications consécutives à la tentation de mise à sac du magasin au 37 rue Vivienne en Juillet 1869.

N’ayant pas d’enfants, Laffiteau hérite seul de sa femme et poursuit l’affaire.

Henri Rieger présent chez Lefaucheux depuis 1862 s’associe avec Laffiteau en 1871 pour prendre la suite en tant que « Maison Lefaucheux successeur Rieger en 1876 et qui passe à la mort de ce dernier entre les mains de C.Modé en  Avril 1913.

Le fusil de chasse Lefaucheux-Laffiteau, le LF 6633.

Fusil classique à canon juxtaposé avec une clé en T dite « Lefaucheux » sur le  pontet .

En mettant les chien en position armement, et en poussent la grand clé vers la droite, les canons bascule.

En poussent la petite clé vers la gauche, les canons ce désolidarisent de la bascule.

Caractéristiques : 

  • Longueur totale de l’arme : 1160 mm
  • Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 352 mm
  • Longueur canons : 760 mm
  • Canon damas, calibre 16 à broche
  • Crosse en bois de noyer, type anglaise avec plaque de couche.

  • Platines à deux piliers, dits « en arrière ».

  • Fermeture à clé sur le pontet, dite « Lefaucheux »
  • Pontet à volute.
  • Platine et clé profondément gravé de feuilles, lys et autres formes rectangulaires.

Marquages et poinçons

A l’extérieur de l’arme :

  • Un seul numéro est visible, au niveau des deux attaches de bretelle (canon et crosse) : 1657.
  • Une fois le fusil ouvert et démonté plusieurs marquages et poinçons deviennent visible :
  • L’ensemble des pièces comporte le numéro 258.

  • Sur la bascule : 2 palmes croisée suivie de « Lefaucheux » 258, marquage identique déposé par Laffiteau le 29 novembre 1865 à Paris pour les armes fabriqué à Saint Etienne.

Sous les canons :

  • Plusieurs marquages et poinçons dont certains me sont inconnus pour le moment :

  • Poinçon de la ville de St Etienne valable de 1836 à Avril 1868, ce qui permet de situer la fabrication entre le 29 Novembre 1865 et Avril 1868.

  • Le logo LF surmontée d’un pistolet brisé, dans un carré aux bords arrondi avec son numéro 6639, marquage initialement de Casimir Lefaucheux, en gérance par Laffiteau depuis 1859 et reçu en héritage par Constance à la mort de sa mère en 1863.
  • E.B. dans un ovale , marquage pour le moment inconnu.
  • 34 dans un ovale, probablement le poinçon d’un contrôleur.
  • Dans un ovale : V.F couronnée, avec une étoile sous les lettres, pouvant éventuellement être attribué à Veyron Frères. (sous réserve )
  • Un R en creux au-dessus du marquage VF

® et © Lefaucheux.

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

Le « LF 60547 » un revolver d’officier Suédois.

Comme la Norvège, la Suède, fût cliente chez Eugène Lefaucheux.  Elle cherchait une arme simple d’utilisation, maniable et résistante aux conditions climatique de leur pays. L’utilisation des cartouches métallique à broche Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 186, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production pour l’armée Italienne et autre commandes). Le « LF 60547 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.
  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

Les armes achetées par l’armée Suédoise seront connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 60547 » :

Le revolver acheté par la Suède est facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 60547» serait donc une arme réglementaire Suédoise acheté par un officier à titre privée.

Marquages et poinçons :

Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 60547 » surmonté de son pistolet brisé, suivie d’un rond avec un « X », marquage utilisé lorsque l’arme était sortie des effectifs de l’armée.

Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVon.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

Le numéro d’assemblage est le « 78 H », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1100 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Talon : De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis.
  • (Seules les armes Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le M 1863/79 à percussion centrale:

http://s144812367.onlinehome.fr/revolver-lefaucheux-de-lartillerie-suedoise

Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

 

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Revolver Lefaucheux de l’Artillerie Suédoise.

Le « LF 59091 » et les commandes Suédoises.

 

La Suède, fût elle aussi, cliente chez Eugène Lefaucheux.

L’armée Suédoise recherchait un revolver fiable fonctionnant par tous les temps, surtout durant les longs et rigoureux hivers nordiques.

Les cartouches métalliques qu’employaient les revolvers Lefaucheux répondaient parfaitement à cette attente.

En 1872, Eugène Lefaucheux a obtenu, comme fournisseur du gouvernement de Suède, la croix de Chevalier de la Wasa.

Plusieurs commandes ont été passées durant la période 1861-1868 a savoirs:

  • en Décembre 1861, très probablement pour des essais (?).
  • en Juillet 1862, situé entre le « LF 562xx » et le « LF 614xx » (entrecoupée par la production d’une série pour l’armée Italienne et autres). Le « LF 59091 », qui sera détaillé ci-dessous fait partie du lot fabriqué durant la période de Juillet 1862.

  • Une nouvelle commande de 1065 revolvers sera mise en production durant le 2ème semestre de 1863, située entre le « LF 784xx » et le « LF801xx ».
  • Un reliquat de commande en Février 1864, située entre le «  LF 803xx » et le « LF 805xx »
  • On retrouvera aussi quelques achats sporadiques en 1866 et 1867 en « version type M/ 1863 », situé entre le « LF 1122xx » et le « LF 1134xx ».

L’ensemble des armes Lefaucheux de l’Armée Suédoise sera connu sous la dénomination de « M/1863 ».

Un certain nombre de ces revolvers sera transformé en percussion centrale en 1879, principalement ceux de l’Artillerie.

Ces armes prendront la dénomination de « M1863/79 ».

Le revolver « LF 59091 » à subit cette modification.

La transformation sera d’une simplicité enfantine et se fera au moindre coût:

  • La tête de chien sera supprimée.

  • La culasse sera percée pour laisser passer le percuteur rajouté sur la face interne du chien, de manière à venir frapper la cartouche en son centre.

  • L’entrée des drageoirs du barillet sera légèrement fraisée pour accueillir le bourrelet des balles en 12 mm PC .

  • Les encoches, recevant les ergots des balles, sont laissées apparentes et serviront de « témoin de chargement ».

Au total, la Suède achètera environ 2000 revolvers dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux.

Le « LF 59091 » :

 L’ensemble des armes acheté par la Suède sont facilement identifiable par la présence des 3 couronnes sur le tonnerre droit du canon.

Une partie des armes a été acheté pour le service de l’armée, l’autre partie pour être vendue à titre privée aux officiers. Ceux affectées au service de l’armée sont pourvu d’un numéro d’affectation.

Le « LF 59091» serait donc une arme réglementaire Suédoise destinée à l’Artillerie puisqu’elle a été modifiée à la percussion centrale et comporte son numéro d’affectation.

Marquages et poinçons :

  • Sur l’embase de droite, on retrouve le « LF 59091 » surmonté de son pistolet brisé.

  • Toujours sur le côté droit, mais au niveau de la portière de chargement, le numéro d’affectation «T.3 N° 69» barré.
  • Les 3 couronnes disposées en triangle sur le tonnerre droit, confirment bien que l’arme est bien approuvée par l’armée Suédoise.

  • Sur le dessus du canon : « E.Lefaucheux BRté. sgdg à Paris ».

  • Sur l’embase gauche, écrit en ovale : « INVn.E. Lefaucheux breveté sgdg (Paris) »

  • Le numéro d’assemblage est le « 54E », certaines pièces comportent aussi un « S ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 1080 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 310 mm
  • Longueur du canon : 156 mm, rayé de 4 rainures larges, tournant vers la droite.
  • Mécanisme : Simple Action uniquement.
  • Barillet : 6 coups, 12 mm à broche

  • Culasse : Percée pour le passage de la pointe du percuteur.

  • Chien :  A tête coupée avec un petit « V » pour prendre la visée.
  • Talon :  De forme ovale « plat » se terminant avec un anneau. Calotte indépendante des bras de la crosse, se fixant par 2 vis. (Seules les armes
  • Norvégiennes et Suédoises ont cette particularité).

Lire l’article sur le LF 60547 transformé pour Officier:

http://s144812367.onlinehome.fr/un-revolver-lefaucheux-dofficier-suedois

Un revolver Lefaucheux d’officier Suédois.

© et ® Lefaucheux Avril 2018

Un fusil de chasse signé Eugène Lefaucheux

Un fusil de chasse signé par Eugène Lefaucheux, le LF 622.

Introduction et datation :

Les fusils ordinaire de chasse d’Eugène sont pour le moment inclassable dans les séries déterminées par le livre « La production des modèles d’Eugène Lefaucheux », édition Crépin-Leblond 2016.

A cet effet j’avais créé un groupe « Production des fusils exclusivement », page 23, un sorte de fourre-tout ….. et pour le moment je range le LF 622 en calibre 16 dans cette catégorie.

C’est d’ailleurs, comme je le disais ci-dessus: « un fusil de chasse ordinaire » dont le brevet est depuis longtemps tombé dans le domaine public.

La fabrication de l’arme est belge comme le banc d’épreuve le confirme, le « ELG » dans son ovale nous indique que l’arme est d’avant juillet 1893.

La lettre « M » surmonté d’une couronne, poinçon du contrôleur, nous indique que l’arme est d’avant janvier 1877.

Sur la bande centrale est inscrit: « E. Lefaucheux 32 rue N.D. des Victoires ».

C’est à partir du 15 juin 1875 qu’il signe le bail de location avec Jules Gévelot et va exercer à cette adresse.

Qu’à partir du 15 Novembre 1881 la « Maison E. Lefaucheux » change de propriétaire.

Avec les constations ci-dessus nous pouvons donc dire :

  • Que ce fusil a été fabriqué en Belgique entre juin 1875 et janvier 1877.
  • Que l’arme a été assemblée et commercialisée par Eugène Lefaucheux au, 32 rue Notre Dame des Victoires après le 15 juin 1875, mais avant le 15 Novembre 1881.

Fonctionnement :

Le fonctionnement de ce fusil est semblable à tous les autres armes du même genre :

Pour ouvrir les canons  il faut mettre les chiens au premier cran et tirer la grande clé vers la droite pour faire basculer les canons vers l’avant afin de pouvoir introduire les 2 cartouches à broche, pour les extraire on procède de la même manière.

Une fois les cartouches mise en place, on ferme les canons, on remet la clé en place sous les canons et on tire les chiens à l’armer, c’est à dire au deuxième cran.

En appuyant sur les détentes vous pouvez faire feu.

Pour désolidariser les canons de la bascule on procède de la même manière que pour l’ouverture des canons mais en tirant la petit clé, situé au-dessus de la grande, vers la gauche, l’ensemble forme alors un « T ».

L’ouverture de cette petite clé permet d’ôter les canons de la bascule.

Caractéristiques techniques : 

  • Poids de l’arme : 2855 grammes
  • Longueur totale : 1155 mm
  • Longueur des canons: 745 mm damassé
  • Calibre : 16/60 lisse.
  • Longueur de la première détente à la plaque de couche : 370 mm

  • Platines à deux paliers en arrière entaillées dans le bois de la crosse.
  • Crosse en bois clair, dite « à l’anglaise ».
  • Bascule à « T », système Lefaucheux.
  • Pontet à volute.

Marquages et poinçons

De multiples poinçons et marquages sont présents sur l’arme, dont j’ignore, pour certains, la signification:

  • Sur la bascule sous le grande clé : « 1952 » qui est le numéro d’assemblage canon / bascule.
  • Sur la dessus de la bascule : le Perron belge et la lettre « M » couronnée.
  • Sur l’axe central de la grande clé un « D »
  • Intérieure de la platine gauche; un « B » couronné.

  • Intérieure des deux platines, sur la face interne des chiens « 487 A »
  • Sur la bande du dessus du canon : « E. Lefaucheux 32 rue N.D des Victoires Paris »

  • Sur le dessous du canon, sur la partie centrale: « LF  622»
  • Sur le canon gauche : le « M » couronné, le perron, le « EL » entrelacé et le poinçon du banc d’épreuve « ELG ».
  • Sur le canon droit : 17.2, ce qui correspondrait à un calibre 16.

  • Sur la bande centrale du dessous : « ADF » suivie de « 1952 » et de « 15967 cc ».

  • Des gravures de lianes sur les platines et la bascule.

® et © Lefaucheux Avril 2018.

La Maison Louis Perrin & Cie.

La Maison Louis Perrin

La maison Perrin a toujours été un grand concurrent d’Eugène Lefaucheux, aussi bien sur le plan juridique que sur le plan commercial.

Louis Perrin, né le 12 septembre 1818 à Montmorillon dans la Vienne est le fils ainé de Paul Perrin et Monique Rousseau.

Son père Paul Perrin est déjà armurier dans la même ville.

Le « Qui est Qui » de Jarlier (page 315) site un Perrin, armurier à Montmorillon en 1750. (Père de Paul Perrin ?)

A une date indéterminée Louis monte à Paris et ce mari avec Adrienne Elisabeth Pirot.

Louis Perrin décède à Paris au 51 rue Laffitte le 3 décembre 1869.

La déclaration de décès est signée par Florian Perrin, négociant et frère de Louis ainsi que par Auguste Louis Legendre, armurier, au 3 Bd Beaumarchais à Paris. (Je n’ai pas trouvé trace de lui dans le « Qui est Qui »).

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier :

« Louis Perrin & Cie, fabricant d’armes à Paris et inventeur en 1845.

Le 7 juillet 1846 : pistolet à cheminée mobile.

Le 1 décembre 1851 : disposition particulière d’armes à feu.

De 1855 à 1870 ( ?) : six brevets de perfectionnement de son revolver (percussion centrale dès 1859).

Revolver testé par la Commission de Vincennes de 1862 à 1870 ou il est préféré au revolver triple action d’Eugène Lefaucheux.

Après son décès en 1870 ( ?) l’entreprise est tenu par sa veuve au moins jusqu’en 1878. »

Sources :

  • Archives d’Eugène Lefaucheux
  • Archives d’état civil de la Vienne.
  • Archives d’état civil de Paris.
  • Le « Qui est Qui » de Jarlier.

® et © Lefaucheux Janvier 2018.

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Missive écrite et signée par Lefaucheux et Perrin à la suite du procès pour contrefaçon envers plusieurs armuriers de la place de Paris.

Entre les Soussignés

Il est convenu ce qui suit :

  1. Mr Perrin s’engage a ce désister de l’instance civile engagée collectivement avec plusieurs armuriers concernant la demande de limitation des brevets pris par Monsieur Lefaucheux pour les revolvers de son invention.
  2. Mr Perrin se désiste également des demandes de dommage intérêts réclamés dans cette instance.
  3. Mr Lefaucheux déclare renoncer à toute poursuite soit en France et à l’étranger pour les revolvers de l’invention de Mr Perrin et qu’il fabrique.
  4. Il est convenu que chacune des parties payera ses frais.

Paris le 27 Janvier 1865

Signatures : Lefaucheux  -Perrin

© et ® Lefaucheux Janvier 2018 : Archives privées Famille Lefaucheux

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Mot écrit par Perrin:

Paris le 23 Novembre 1865

Monsieur E. Lefaucheux à Paris,

Je considère le jugement rendu le 9 Août 1865 par la chambre, comme nul et non avenu, en ce qui me concerne.

Je renonce à en tirer aucun avantage, mon nom figure dans ce jugement par suite d’un désistement de l’instance, non signifie par mon avoué.

Agréer, Monsieur mes salutations empressées

Perrin

P.S. Je vous autorise à en faire tel usage qu’il vous plaira

Signature illisible

3ème chambre tribunal civil.

© et ® Lefaucheux Janvier 2018 : Archives privées Famille Lefaucheux

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Facture du 7 Avril 1870 :

A cette date Louis Perrin est mort depuis 3 mois.

Facture émisse à l’encontre de la Princesse D’Aquila  pour l’achat d’un revolver de cavalerie.

Lire aussi :  https://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=6020

® et © Lefaucheux Janvier 2018

Le LF 3940 une variante dans les TA.

Revolver Lefaucheux 12 mm en Triple Action numéro LF 3940.

Introduction :

Eugène Lefaucheux dépose le brevet de la Triple Action le 27 Septembre 1862 en utilisant comme base un revolver 7 mm.

Très rapidement, le principe de la Triple Action est adapté sur un 12 mm et par la suite, sur les 9 mm.

Ici nous avons à faire à un 12 mm en triple action, le LF 3940, qui a la particularité par rapport à la plupart des 12 mm en TA c.à.d. d’avoir les deux flans du tonnerre plat au lieu d’être entièrement arrondie.

L’arme est issue des ateliers d’Eugène Lefaucheux qui selon son numéro LF aurait été fabriqué quelque temps après ceux de la commande Norvégienne, vers Juillet 1864.

Poinçons et Marquages

Sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central le numéro « LF 3940 ».

L’ensemble des pièces comporte le numéro « 15.U », qui correspond à son numéro d’assemblage.

Sur le dessus du canon, en lettres typographique : « E. Lefaucheux Brté. S.G.D.G à Paris».

Sous le canon, au niveau de l’axe central un « 1 » et en ovale «  Inv. E. Lefaucheux breveté Paris ».

Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide : 952 grammes
  • Longueur totale de l’arme : 264 mm
  • Longueur du canon : 134 mm
  • Épaisseur du canon :  19.4 mm sur les plats du tonnerre, 18.4 juste après le tonnerre, 18.1 mm après le guidon.
  • Fixation du canon : vissé sur l’axe central et maintenu par une vis sur le devant de la sous-garde.
  • Fixation du socle à la carcasse : par 3 vis.
  • Mécanisme : Triple Action.
  • Barillet: 6 coups, 12 mm à broche
  • — Entrée drageoir : 12.1 mm
  • — Sortie drageoir : 11.2 mm
  • — Diamètre : 42.2 mm
  • — Longueur : 30.2 mm

  • Chien : Classique, avec une entaille pour prendre la visée
  • — Base arrière du chien avec 2 crans.
  • Pontet : Type rond.

  • Talon : De forme ovale bombée se terminant avec un anneau, les deux vis apparentes.
  • Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.
  • Plaquettes : 2 pièces en bois tenues par une grande vis .
  • Arme bronzé.

© et ® Lefaucheux Décembre 2017

Le LF 2478, un presque 1870 de Marine réglementaire.

Le LF 2478, un des multiples variantes des Lefaucheux 1870 ;

Les revolvers 1870 de marine ou pas marine d’ailleurs ont fortement participé à créer l’aura de fascination  qui entoure le nom « Lefaucheux ».

Les « 1870 de Marine » ou simplement « Modèle 1870 Civil » sont relativement facile à identifier :

Le « 70 de Marine » :

  • Baguette avec canal de guide.

  • LF sur le côté droit dans le prolongement de l’axe central.
  • Guidon à 4 faces « carrée ».
  • Ancre au talon, avec éventuellement son numéro de bord.
  • Crosse modifiée.
  • « Lefaucheux bté S.G.D.G. Paris » sur la bride entre canon et culasse.
  • « E. Lefaucheux INvr. Breveté » sous la plaquette gauche.

Le « 70 civil »

  • Pas de guide à la baguette
  • LF sur le côté droit dans le coin haut dans le prolongement de la bride.
  • Guidon ordinaire en triangle plat avec un grain d’orge sur le dessus.
  • Pas d’ancre de marine, pas de numéro de bord
  • Crosse non modifiée.
  • Marquage Lefaucheux sur le dessus du canon.
  • Pas de marquage « Lefaucheux » sous la plaquette gauche.

Si Eugène Lefaucheux s’était limité à cela dans sa fabrication il aurait été facile de faire une analyse des 9000 revolvers (environs) produit durant les années 1872 et 1873, les tout derniers sortiront des ateliers en 1875.

Heureusement cela n’a pas été le cas, au grand plaisir des collectionneurs, puisque l’ensemble de variantes imaginable semblent exister.

Le LF 2478 peut de ce fait être daté et selon les renseignements recueillis dans les archives même d’Eugène Lefaucheux et ceux de Gérard Lautissier il serait sorti des ateliers du 194, rue Lafayette à Paris durant le mois d’Avril 1872.

Le LF 2478 fait partie de ses variantes.

Dans le livre « Les revolvers militaires français » d’Henri Vuillemin à la page 90 on retrouve exactement le même type de modèle que le LF 2478, le LF 6554.

HV écrit :

« Lefaucheux 1870 variante Officier ».

« Ce type d’arme a toutes les caractéristiques des modèles livrés par Lefaucheux à la Marine Française, guidon, canal de baguette, marquage sur la carcasse, numéro matricule au centre de la face gauche de la cage de barillet etc. ».

« Seule différence notable, on constate l’absence du redan dans le prolongement du pontet que l’on retrouve sur tout les autres modèles y compris les civils ».

«  La finition et le choix du bois des crosses sont souvent de qualité supérieure ».

Le LF 2478 a effectivement tout pour être réglementaire; le canal de guide pour la baguette, le guidon réglementaire, le numéro LF dans le prolongement de l’axe central, choix du bois supérieur, sauf qu’il lui manque le prolongement du pontet, l’ancre sur la calotte, l’inscription réglementaire sur la bride et son numéro de bord (ce dernier n’est pas toujours présent, même sur un réglementaire).

Marquages et poinçons

  • Le LF 2478 est bien situé à l’emplacement réglementaire a savoir sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central de l’arme.

  • L’ensemble des pièces comportent le numéro d’assemblage « 11Q »
  • Sur le bride faisant la cage entre la culasse et le canon il y à l’inscription « E. Lefaucheux Bté à Paris » en lettres cursives et non en lettres « typographique » comme sur les réglementaires.

  • Une sorte « Croix de Malte » dont j’ignore la signification ce trouve à deux endroits ; sur le devant de l’embase, juste au-dessus de la vis de fixation avant du pontet, ainsi sous la plaquette gauche près du bord haut.
  • Sur cette même face gauche plusieurs lettres ou signe sont visible : « F », « Y », « V » et « C » dont j’ignore les significations.

  • Sur la plaquette gauche, sur la face extérieure, juste en-dessous de la rosette du bas un marquage qui ressemble a une « Libellule », qui serait, selon certaines sources, un marquage déposé le 12 décembre 1891 par: « John Moreton & Cie. » à Wolverhampton.
  • Sur la tranche de la portière de chargement un « 0 »

Poids et dimensions :

  • Poids de l’arme : 950 grammes.
  • Longueur totale de l’arme : 241 mm.
  • Longueur du canon : 120 mm.
  • Calibre : 11,1 mm à 6 coups en percussion centrale.

  • Mécanisme en simple et double action.
  • Plaquettes en bois clair vernis
  • L’ensemble en poli blanc

® et © Lefaucheux, Novembre 2017

Acte de vente entre Camille Jubé et Casimir Lefaucheux en Mars 1845

Introduction :

Le 1 Juin 1836, Casimir Lefaucheux vend son fonds d’arquebusier à Mr Camille Jubé.

Neuf ans après, en Mars 1845, Casimir Lefaucheux rachète le fonds d’arquebusier au même Mr Camille Jubé.

Ci-dessous l’acte et les conditions de rachat par Mr et Mme Lefaucheux.

Acte de vente entre Camille Jubé et Casimir Lefaucheux.

Entre les soussignés:

Mr Camille Auguste Jubé, armurier, arquebusier demeurant à Paris, rue de la Bourse n° 10 d’une part,

et Mr Casimir Lefaucheux et Madame François Constance Faivre, son épouse qu’il autorise, demeurant ensemble à Paris, rue de la Bourse n° 10 d’autre part, a été convenue ce qui suit :

Mr Jubé vend par en présenter avec toute garantie de fait et de droit :

A Mr et Mme Lefaucheux qui acceptant le fond d’armurier et d’arquebusier que Mr Jubé exploite à Paris dans une maison à situer en ladite ville rue de la Bourse n° 10.

Ce fond consiste dans l’achalandage qui y est attaché et dans les divers effets mobiliers, ustensiles et outils servant à son exploitation.

Lesquels objets sont détaillés en un état estimatif qui a été dressé entre les parties.

Ainsi que ledit fonds se poursuit et comporte sans aucune exception ni réserve.

Les acquéreurs reconnaissent être en possession et jouissance du fonds présentement vendu depuis le premier janvier dernier.

Charges et conditions

La présente vente est faite aux charges, clauses et conditions suivantes que Mr et Mme Lefaucheux s’obligent conjointement et solidairement d’exécuter et d’accomplir savoir :

1° de prendre ledit fonds d’arquebusier et les effets mobiliers, ustensiles et outils en dépendant dans l’état où le tout se trouve actuellement.

2° d’acquitter a compter du premier janvier mil huit cent quarante cinq les contributions mobilières et personnelles des patentes et autres auxquelles l’exploitation dudit fonds peut donner lieu, quoique lesdits contributions soient portées au nom de Mr Jubé et de satisfaire aux charges  d’évoluent de police de manière que Mr Jubé ne soit aucunement iniquité ni recherché à cet égard.

3° de prendre pour le prix qui sera ci-après fixé toutes les marchandises dépendant dudit fonds d’arquebusier.

Lesquelles marchandises se trouvent détaillées en un état estimatif fait double entre les parties.

4° d’entretenir le bail du lieu où l’exploite ledit fonds d’arquebusier, lequel bail doit cesser le premier avril prochain.

Prix

En outre la présente vente est faite moyennement :

  • 1e la somme de quatorze mille francs de prix principal pour l’achalandage dudit fonds d’arquebusier, les ustensiles et outils servant à son exploitation
  • 14000,00 frs.
  • 2e celle de trente cinq mille neuf cent dix huit francs quatre vingt dix centimes de prix principal pour les marchandises garnissant ledit fonds d’arquebusier
  • 35918,90 frs.
  • 3e de plus les acquéreurs s’obligent a tenir compte au vendeur de la somme de sept cent quatre vingt sept francs cinquante centimes pour trois mois de loyer a échoir au premier avril mil huit cent quarante cinq du bail où exploite ledit fonds.
  • Les sept cent quatre vingt sept francs cinquante centimes formant le solde des six mois de loyer payé d’avance par Mr Jubé
  • 787,50 frs.
  • Total cinquante mille sept cent six francs quarante centimes
  • 50706,40 frs.
  • Sur cette somme Mr et Me Lefaucheux ont payé à Mr Jubé qui le reconnait la somme de dix mille francs
  • 10000,00 frs.

Dont quittance

  • Reste du quarante mille sept cent six francs quarante centimes
  • 40706,40 frs.

Quant au quarante mille sept cent six francs quarante centimes de surplus Mr et Mme Lefaucheux s’obligent conjointement et solidairement à les payer savoir :

  • 1e douze cent quatre vingt treize francs vingt cinq centimes à Mr le comte Grancey sur l’avis du vendeur, ladite somme actuellement exigible
  • 1293,25 frs.
  • 2e également en l’acquit du vendeur le montant de divers billets souscrit par ce dernier au profit divers à l’échéance de ce jour à fin juillet prochain la somme de cinq mille quatre cent quarante huit francs quarante cinq centimes faisant avec celle de onze cent vingt sept francs montant de plusieurs billets à ordre souscrit par Mr Jubé à l’échéance de janvier dernier jusqu’à ce jour et acquittés par Mr et Mme Lefaucheux  la somme totale de six mille cinq cent soixante quinze francs quarante cinq centimes.
  • 6575,45 frs.
  • 3e à Mr Jubé vendeur ;
  • 1° trois mille quatre cent vingt quatre francs cinquante cinq centimes le trente un juillet mil huit cent quarante cinq
  • 3424,55 frs.
  • 2° dix mille francs le trente un juillet mille huit cent quarante six
  • 10000,00 frs.
  • 3° dix mille francs le trente un janvier mille huit cent quarante sept
  •  10000,00 frs.
  • 4° neuf mille quatre cent douze francs quarante cinq centimes le trente un juillet mille huit cent quarante sept
  • 9412,45 frs.
  • Total égal quarante mille sept cent six francs quarante centimes
  • 40706,40 frs.

La somme de vingt neuf mille quatre cent douze francs quarante cinq centimes formant l’objet des trois derniers paiements produira des intérêts à six pourcent par an à compter du premier janvier mil huit cent quarante six, lesquels intérêts seront payables en même temps que le principal .

Pour faciliter a Mr Jubé la disposition de la portion du restant due et non déléguée du prix de la présente vente Mr et Me Lefaucheux ont souscrit quatre billets a son ordre a l’échéance de l’époque ci-dessus fixée. Lesquels billets Mr Jubé reconnait avoir en sa possession.

Les intérêts des trois billets représentant les trois dernières sommes produisant intérêt, courent depuis le premier janvier prochain jusqu’au jour de l’échéance ont été compris dans chaque billet en raison de la somme principale et suivant l’importance desdits billets.

Ces billets ont été causés valeur en fonds d’arquebusier et marchandises.

Ils ne font qu’une seule et même chose avec ce présent et leur acquit opéra la libération du prix de la présente vente.

Tous ces paiements   devront être faits en bonnes espèces de monnaie d’or ou d’argent aux cour titre et poids de ce jour et non en billets papier monnaie ou autre valeur représentant du numéraire dont le cours même forcé viendrait a être introduit en vertu de toute s lois et ordonnance au  bénéfice desquelles  Mr et Mme Lefaucheux renoncent   dès à présent et d’honneur.

A défaut de paiement d’une seule des sommes ci-dessus énoncé a son échéance et trois jours après une simple mise en demeure ou à partir du projet d’en desdits billets, la totalité du prix de la présente vente qui restera encore due deviendra immédiatement et de plein droit exigible si bon semble à Mr Jubé et sans qu’il ait besoin de faire prononcer cette exigibilité en justice.

Dans le cas où Mme Marguerite Bernot mère de Mme Lefaucheux viendrait à décéder avant le remboursement intégral du prix de la présente vente et nonobstant les époques du paiement ci-dessus fixée ce qui resterait dû sur les prix de la présente vente deviendra de plein droit et immédiatement exigible si bon semble à Mr Jubé jusqu’à concurrence de l’émolument que recueillera Mme Lefaucheux dans ladite succession .

Me  Jubé pourra exiger ce remboursement dans les trois mois à compter dudit décès sans que Mme Lefaucheux puisse réclamer un plus long délai, mais a la charge par Mr Jubé de déclarer dans cet intervalle sa volonté d’être remboursé, dans ce cas Mr Jubé pour recevoir ce remboursement devra remettre à Mr et Mme Lefaucheux les billets par lui souscrite jusqu’à concurrence des sommes par lui reçues au moins deux mois d’avance.

Réserve de privilège

A la sureté et garantie du paiement de ladite somme de quarante mille sept cent six francs quarante centimes restant encore due en principal et intérêts le fonds d’arquebusier et les marchandises la garnissant demeurent affectée par privilège spécial expressément réservé au vendeur.

Transport en garantie

Ce pour plus de sûreté du paiement de ladite somme de quarante mille sept cent six francs quarante centimes Mr et Mme Lefaucheux aident délèguent et transportant par ce présent avec toute garantie à Mr Jubé qui accepta :

1 la nue propriété d’une somme de six mille francs grevée de l’usufruit de Mme Bernot montant en principal  d’une obligation reçue par Me Olagnier et son collègue notaire à Paris le huit et vingt novembre mil huit cent trente sept enregistré et souscrite au profit de Mme Lefaucheux par Me Jacques François Debon, entrepreneur de bâtiments et dame Henriette Athénaire Cabaret son épouse demeurent ensemble  à Paris rue des vinaigres n° 25 débiteurs solidaires.

2 la nue propriété d’une somme de quatre mille francs également grevée de l’usufruit de ladite Mme Bernot, montant d’un transport fait à Mme Lefaucheux  suivant acte reçu par ledit Me Olagnier le onze, treize et quatorze novembre mil huit cent trente sept enregistré par Mr Jacques Valey, propriétaire demeurant à Paris allée Marboeuf n° 17.

Mr et Mme Lefaucheux s’obligent à réaliser le transport en garantie ci-dessus consenti par acte devant notaire à la première réquisition de Mr Jubé et aux frais de Mr le baron Lecouteulx ci-après nommé.

Pour faire publier ce présenté tout pouvoir sont donnés au porteur d’un des doubles des présentes.

Pour l’exécution des présentes les parties font l’élection de domicile en leurs demeures sus indiquées.

Fait double à Paris les vingt huit et trente un mars mil huit cent quarante cinq en présence de Mr le baron Benigné Léon Lecouteulx, propriétaire demeurant à Paris, rue d’Anjou St Honoré n°11 ter.

Approuvé l’écriture ci-dessus et d’autres part

Camille Jubé.

Camille Jubé, un passage dans la vie de Casimir Lefaucheux

Sources:

® et © Lefaucheux, Novembre 2017.

Un coffret de luxe Lefaucheux dans CIBLES 572 du mois de Novembre 2017

Parution d’un article dans le CIBLES 572 du mois de Novembre 2017 sur 4 pages (page 68 à 72) consacré à un coffret de grand luxe Lefaucheux.

L’ensemble de l’histoire d’Eugène Lefaucheux est à retrouver ici

Tome 1 : L’histoire du personnage et l’entreprise Lefaucheux 

http://www.crepin-leblond.fr/livres/750-eugene-lefaucheux-ou-l-apotheose-de-la-saga-familiale-9782703003786.html?search_query=Lefaucheux+&results=16

Tome 2 : La production et datation des armes d’Eugène Lefaucheux 

http://www.crepin-leblond.fr/livres/602-la-production-des-modeles-d-eugene-lefaucheux-9782703004103.html?search_query=Lefaucheux+&results=16