Carabine signée Lefaucheux en Cal 24 à broche.

Carabine Lefaucheux mono-coup, Calibre 24.

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Pas facile d’attribuer ce fusil à Casimir Lefaucheux ou à une autre personne du 37 rue Vivienne, puisque le poinçon Belge, sous le canon, le « EL » entrelacé est celui en vigueur à partir de juin 1853.

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Il est à signaler que Casimir Lefaucheux meurt en janvier 1852.

Ce fusil ne peut donc logiquement pas être attribué à Casimir, mais plus tôt à sa Veuve qui continue le travail jusqu’en 1859, ou encore à Laffiteau-Lefaucheux, mais avant 1865, puisque à partir de cette date il commence à utiliser sa marque personnel sur la bascule, après que sa femme ait reçu le 37, rue Vivienne en héritage.

Caractéristiques techniques :

  • Longueur totale : 1100 mm
  • Longueur du canon : 730 mm.

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  • Canon mono coup calibre 24, octogonale au départ sur 255 mm et ensuite rond.
  • Verrouillage par une clé en T sous le canon, permettant un démontage très rapide et facile.
  • Le premier levier permet la bascule pour chargement, le deuxième, plus petit, permet la séparation canon et fût.

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  • Platine en arrière à deux paliers.
  • Crosse anglaise avec une plaque de couche.

Le chien n’est probablement pas d’origine.

Marquages et Poinçons :

La plupart des marquages et poinçons ce trouvent sur le canon.

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L’ensemble de la carabine, sauf le canon est décorée de rosaces et de lianes.

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Sur la plaque de couche, il y a 2 lettres, « M.A. », se sont probablement les initiaux du propriétaire de l’arme.

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Sous le premier levier, un numéro 5808, qu’on retrouve aussi sur le canon ce qui correspondrait au numéro d’assemblage.

Le canon est d’importation Liégeoise, puisqu’on retrouve le « EL » enlacé correspondant au poinçon provisoire de 1853.

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Le 15.6 correspond au calibre 24.

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Les lettres « JLR » sont probablement les initiaux du canonnier.

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Le « LF » avec le pistolet brisé suivie d’un numéro 5720 correspond bien à celui de Casimir Lefaucheux ou encore aux occupants du « 37 rue Vivienne à Paris ».

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Sur le canon est marqué : « Lefaucheux inventeur à Paris »

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® et © Lefaucheux, août 2016.

Fusil LF 2164, de Casimir Lefaucheux.

Un fusil à broche par Casimir Lefaucheux (?)

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Pas facile d’attribuer ce fusil, puisque le poinçon de St Etienne, sous les canons, est celui en vigueur de 1836 à 1868.

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Ce fusil est bien issu du brevet 8955 du 22 Novembre 1849, 2ème additif.

Il est à savoir aussi que Casimir Lefaucheux meurt en janvier 1852.

Ce fusil peut donc logiquement être attribué à Casimir, sa Veuve qui continue le travail jusqu’en 1859, ou encore à Laffiteau-Lefaucheux, mais avant 1865, puisque à partir de cette date il commence à utiliser sa marque personnel sur la bascule, après que sa femme ait reçu le 37, rue Vivienne en héritage.

Détails à lire dans ce livre:

http://www.crepin-leblond.fr/_:A-PARAITRE-EUGENE-LEFAUCHEUX:_ 

Donc :

Fusil en  Calibre 16 à broche, selon le Brevet  8955 du 22 Novembre 1849, 2ème additif, à savoir :

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Pour un fusil à bascule : après avoir appuyé sur le « ressort- ergot », on peut fait pivoter le « devant de bois » vers la droite, libérant le « coin de remplissage » entre l’extrémité de la bascule et l’extrémité du « devant de bois, qui glisse vers l’avant et permet de séparer le canon de la bascule.

Canons juxtaposés damassés, chambrés à 75 mm fuyants pour l’emploi de douilles longues.

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Sur la bande de visée on arrive encore vaguement à lire :

«Lefaucheux Inventeur à Paris »

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La signature LF 2164 sous la pièce dite « devant de bois », est celle de Casimir Lefaucheux ou encore du « 37 rue Vivienne ».

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Juste devant le petit ressort permettant de bloquer le « devant de bois » : un N° «R1351 »

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Sous les canons, le poinçon de St Etienne valable 1836 à Avril 1868 et un restant de nom, il me semble pouvoir lire :

« VEYRON FRERES »

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Selon le « Qui est Qui » de l’arme en France :

Veyron frères – Armuriers à St Etienne (Loire) . Exposition Universelle de Paris en 1855.

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Aucune indication sur le calibre, mais les cartouches de Calibre 16 rentrent parfaitement dedans.

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Un numéro  95 sur plusieurs pièces :

  • Sur l’extrémité de la bascule, juste devant le tourillon qui reçoit le crochet du canon et sur le dessus de la clé de bascule.
  • A l’intérieur des deux platines
  • Sur le pontet.

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Crosse anglaise avec un coussin de « mise en joue » et platines dites en arrière à deux piliers.

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La platine de droite est gravée avec un chevreuil courant, celle de gauche avec un cerf .

Le restant avec des lianes, feuilles et fleurs.

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Sous-garde à volute.

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  • Longueur de la détente d’avant à la calotte de la crosse : 360 mm
  • Longueur des canons : 698 mm
  • Longueur totale du fusil : 1100 mm

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® et © Lefaucheux, août 2016

Revolver 1854 Escoffier en 7 mm

Revolver de Félix Escoffier en 7 mm.

Escoffier Mathieu Félix est Arquebusier et fourbisseur à Saint Etienne où il détient un atelier de fabrication d’armes de chasse et civiles de 1847 à 1878.

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Conjointement, entrepreneur à la Manufacture de 1852 à 1874. Il avait la charge de coordonner la production d’éléments d’armes pour la manufacture chez les armuriers civils de la région de St Etienne ainsi que  la production de certaines autres pièces au sein même de la manufacture et d’en faire réaliser l’assemblage final en manufacture des armes destinées à l’armée.

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Ce revolver 7 mm à broche, signé « F. Escoffier Entrepreneur » à été conçu selon le système Javelle, est une réduction du revolver Lefaucheux 12 mm modèle 58, fabriqué dans les ateliers de Saint Etienne, pour le compte de l’armée.

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Seul le pontet n’est pas entièrement conforme, cela pour laisser la place pour le mécanisme « Triple Action » de Javelle.

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Marquages et Poinçons :

L’arme ne comporte que peu de poinçons et de marquages :

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  • Du côté gauche sous le tonnerre : « F. Escoffier Entrepr. »
  • Au devant du barillet un 3

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  • Sur le barillet le poinçon de St Etienne, a savoir : 2 palmes croisée avec les lettres S E E et une croix correspondant à la période de 1869 à 1886
  • Dans l’excavation de la portière de chargement un S.

Caractéristiques techniques :

  • Poids actuel : 390 grammes
  • Longueur totale : 192 mm
  • Longueur du canon : 85 mm
  • Calibre : 7 mm à broche, 6 coups
  • Barillet : diam 29 mm, longueur 24.5 mm
  • Pontet : sans repose doigt.

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  • Calotte en forme de losange-diamant avec un anneau.

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® et © Lefaucheux, août 2016.

Revolver Lefaucheux 9 mm à 12 coups en coffret de luxe

Lefaucheux 9 mm à 12 coups en coffret de luxe

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Coffret de luxe avec un revolver Lefaucheux 9 mm à 12 coups, un tournevis, un goupillon et un huilier, ainsi que deux compartiments, l’un  pour le stockage de 48 balles, soit la capacité de 4 barillets pleins et un autre dont j’ignore l’usage (pour chiffon ?).

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Habillage du coffret est à la Française, à savoir que la forme de l’objet est dessinée et chacun y trouve parfaitement son emplacement. (Dimensions ext: 363 mm x 214 mm x 104 mm)
Habillage en feutrine bleu roi et cuir, probablement pas d’origine.
Les manches des outils sont tournés dans du bois d’ébène.
Longueur totale du revolver de 285 mm.

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Barillet :

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Fortement cannelé sur son pourtour et profondément ciselé de fleurs de pivoines et de feuilles et le centre du devant est plein.

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Dimensions :
– Diamètre de  55, 7 mm sur le contour, et 57,5 mm en prenant sur les picots.
– Epaisseur de 29 mm pour les chambres et 38,2 mm en incluant la roue crantée qui, avec le doigt élévateur, met en position le barillet et « l’embout » du devant.

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 Canon :
Canon à pans et ensuite rond d’un diamètre de 16 mm, d’une longueur de 165 mm, dont 35 mm pour le tonnerre.
Guidon classique en triangle surmonté d’une boule.
Baguette d’éjection avec ressort longitudinal intégré, l’ensemble est fixe au pan droit du tonnerre.
L’ensemble de l’extérieur est profondément gravé de fleurs de pivoines, feuilles, lianes et fougères.
L’intérieur comporte quatre rainures tournant de la gauche vers la droite.
Le canon se visse sur l’axe central avec une fixation au bâti original, c’est à dire ni typiquement Belge (sur le devant), ni Parisienne (sous la console) mais entre les deux, à savoir perpendiculairement sur la console pour plus de solidité.

Bâti et carcasse :
Grosse culasse pas très épaisse, débordant largement par rapport au barillet, ceci pour protéger les ergots des balles, avec portière de chargement classique.
Le bord est gravé de points.

Dimensions :

Diamètre de 64,2 mm et une épaisseur de 5,9 mm.

La descente de la crosse est en deux morceaux, le bras supérieur est tenu par deux vis au bâti et le bras inférieur se prolonge en console, maintenu par trois vis.

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Pontet arrondi sans repose doigt et la base de la crosse comportant un anneau.
L’ensemble de la carcasse de crosse, bâti et pontet sont profondément gravés de fleurs de pivoines, lianes et feuilles.

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Les plaquettes sont en bois d’ébène, en forme de goutte d’eau, profondément sculptées de lianes, de feuilles et de fleurs.

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Marquages et Poinçons:

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Numéro série sur la console gauche : 105143

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Sur le tonnerre gauche ; E. LEFAUCHEUX INVR. BREVETE, avec juste en dessous de cela, la lettre G couronnée, ce qui correspond au poinçon d’inspecteur d’avant Janvier 1877.
A la base du dessous du canon, les lettres EL couronnées, c’est le marquage d’Eugène Lefaucheux indiquant une fabrication dans ses ateliers de Liège d’avant 1867.
Selon notre analyse nous serions avec ce revolver en 1866.

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Sur le pourtour du barillet les lettres EL couronnées.

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Sur la face devant on retrouve le fameux marquage ELG dans un ovale, signifiant son passage au banc d’épreuve de Liège d’avant 1893.
Le G couronné et le nom de « ROCOUR » sans autre précision, probablement le fabricant du barillet.

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Le site de Littlegun (www.littlegun.be) dénombre 3 armuriers portant ce nom :

ROCOUR B. rue Ste Foi, 13 à Liège (BE 1864/1869)
ROCOUR DELSA B & Cie (BE 1872/1875)
ROCOUR G. de Liège vers 1863

Le début du nom sur le barillet étant effacé, il est impossible de déterminer de quel « Rocour » il est question.

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Sous les plaquettes, côté culasse gauche : HR et JD

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Côté droite un L.
Ces lettres correspondent très probablement aux finisseurs, graveurs ou ajusteurs.

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Aucune autre pièce ne comporte de marquage, poinçon ou numéro.

® et © Lefaucheux, août 2016

Revolver Meyer 12 mm à broche, anglais.

Revolver Meyers à cadre fermé, broche 12 mm.

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Guillaume Joseph Meyers , arquebusier à Cherattes, près de Liège .

Dépositaire de plusieurs brevets durant la période 1865 – 1880.

Selon certaines source, le modèle 12 mm fut adopté par l’armée Hollandaise.

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Revolver à broche à cadre fermé, en Simple et Double action, très probablement fabriqué à Liège mais destiné au marché Anglais puisque nous retrouvons sur l’ensemble des pièces extérieure le poinçon d’épreuve de Birmingham.

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Le cadre est solidaire au canon et la culasse.

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Le brevet ce trouve très probablement dans le système de fermeture, changement de barillet et la baquette d’éjection.

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Un ressort maintient l’axe central en place, la tête de l’axe est reliée par un anneau à la baguette d’éjection.

En tirant sur la tête de l’axe et en ouvrant la portière de chargement, le barillet peut être sortie de son logement, pour chargement ou déchargement ou encore pour changer de barillet.

N’ayant pas de cran de sécurité sur le chien, le démontage par l’axe me semble plus sûre.

Ouverture de la portière de chargement vers le bas

Pontet rond  et plaquettes en bois de forme ronde, finement quadrillé avec un anneau fixe.

Poinçons et Marquages:

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L’ensemble des pièces, canon, barillet et carcasse sont frappé du poinçon d’épreuve de Birmingham de 1813 à 1904,  à savoir 2 lances croisées avec au-dessus une couronne et en-dessous un V.

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Sur le tonnerre gauche : « Meyers B V E »

Sous les plaquettes : RP et un poinçon non-identifiable

Sur devant du barillet un poinçon non-identifiable similaire à celui sous les plaquettes.

Caractéristiques techniques:

  • Poids : 796 grammes
  • Longueur totale :  270 mm
  • Longueur du canon : 155 mm
  • Barillet :
  •  – diamètre 42 mm
  •  – longueur 32 mm
  •  – 6 coups à broche 12 mm

Polie blanc.

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© et ® Lefaucheux, août 2016

 

Pistolet de vennerie Cal 24 par Casimir Lefaucheux

Pistolet de vénerie, calibre 24 .

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Ce pistolet ressemble dans ses grandes lignes à celui présenté dans le livre écrit par Gérard Lautissier ; « Casimir Lefaucheux, Arquebusier 1802-1852 » Edition du portail, page 20.

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« Photo de la page 20 « 

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Caractéristiques techniques :

  • Poids : 1200 grammes
  • Longueur totale : 3200 mm
  • Longueur des canons : 1800 mm
  • Calibre : 24 à broche, à canons lisses.

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  • Ouverture : par clé d’ouverture type Lefaucheux vers la droite selon le brevet 5183 du 13 mars 1833.

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  • Crosse : loupe d’orme avec calotte en acier.
  • Pontet : rond sans repose doigt.

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  • Platines : dites en arrière à deux piliers, encastrés dans le bois.

Poinçons et marquages :

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Aucune signature n’est a priori visible de l’extérieur ; ce n’est qu’en démontant les canons que ce pistolet révèle son créateur et permet une datation approximative.

Sur le côté droit des canons, en 3 demi-cercles :

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« Invention – C. Lefaucheux – à Paris. »

Un marquage sans numéro et un « C. Lefaucheux » ce qui ne correspond pas aux exigences de la concession que Casimir signe avec les armuriers de les places de Liège, de St Etienne et de Paris.

Puisque, toujours page 20 du même livre, article 3 et 4 de ladite concession, on peut lire ;

« Toute arme fabriquée portera un n° d’ordre ainsi que la mention Invention Lefaucheux à Paris »

Visible en photo page 23.

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« Photo de la page 23 »

Il est stipulé aussi que le nom de l’armurier doit être marqué sur la bande entre les canons.

Sur le côté gauche, deux poinçons qui n’ont été que partiellement frappé.

Néanmoins la frappe partielle permet une datation :

Une partie d’une couronne, une broche de palme et un +

st etienne 1824 - 1856

Cela ressemble fort au poinçon de St Etienne en usage de 1824 à 1836.

Donc compte-tenu de la date du brevet et la vente par Casimir Lefaucheux à Monsieur Jubé le 17 décembre 1835, on peut, sous réserve de vérification, situer la fabrication de ce pistolet entre le 13 mars 1833 et le 17 décembre 1835.

En-dessous il me semble reconnaitre le poinçon « d’Albert Bernard »  (AB couronné dans un ovale) qui est son canonnier habituel ou encore le calibre.

Alors un vrai pistolet fabriqué par Casimir Lefaucheux ??

Les observations décrites ci-dessus me le font penser.

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© et ® Lefaucheux, août 2016

 

Pistolet Pirlot, juxtaposé, 12 mm.

PISTOLET PIRLOT FRERES, JUXTAPOSE A BROCHES 12 MM

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  • Poids actuel : 548 grammes
  • Longueur totale : 220 mm
  • Longueur du canon : 104 mm (sans l’épaisseur de la portière 5.5 mm)
  • Canons lisses :  juxtaposé 12 mm à broches

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Sur le coté droit juste en dessous de la fermeture de la portière un poinçon dans un ovale couronné avec les lettres P et F à l’intérieur est avec certitude, la marque de la firme PIRLOT & FRESART Rue St Gilles, 95 à Liège.

Arme fabriqué par les frères Pirlot probablement vers 1870.

Sous ce poinçon un numéro : 9740

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Sur le coté gauche AM (?)   Selon le: « Le qui est qui de l’armurerie Liégeoise » les lettres AM sont les initiales d’Antoine Maréchal, Rue St Gilles, 99 à Liège.

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Sous les canons on retrouve un U couronné qui est la contremarque du contrôleur du banc d’épreuves liégeois en usage de 1853 à 1877 et l’ovale ELG à peine visible qui est le poinçon d’acceptation valable de 1846 à 1893.

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Entre le deux canons en dessous la baguette d’éjection des douilles.

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Les canons ne basculent pas , le chargement ce fait en armant les chiens qui permet l’ouverture de la portière et donnent ainsi accès à l’arrière.

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Crosse en bois de noyer.

A l’intérieure de la crosse, sur la carcasse, d’un coté MP  et de l’autre 12 ou 19 ??

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Les marques AM et MP sur les montants de crosse sont vraisemblablement des marques de sous-traitant malheureusement non identifiés. La plupart des armes liégeoises étaient fabriquées par une multitude de petits ateliers répartis dans la large banlieue liégeoise.

La version carabine existe aussi mais est beaucoup moins fréquente.

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® et © Lefaucheux août 2016

Canon avertisseur à broche

Canon Avertisseur à broche Calibre 12

Les accidents fréquents causés par ces appareils (chargé avec des cartouches à plombs) finirent par attirer l’attention des législateurs.

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Ceux-ci, sans les prohiber absolument, les soumirent à une réglementation sévère qui les fit peu à peu abandonner au profit des simples « avertisseurs ».

C’est ainsi qu’à partir d’un peu avant 1870 se multiplièrent de nombreux modèles tirant seulement « à poudre », dont le plus populaire fut le « canon avertisseur ».

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C’était un petit canon de fonte coulée, vendu quelques francs et utilisant des cartouches de chasse calibre 16 ou 12 à broche ou à percussion centrale, chargées seulement de poudre. (ici un Calibre 12 à broche)

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La construction était simple, un bloc canon pivotant avec une fermeture assurée par deux vis sur un bloc culasse avec son chien, son ressort et une pièce de gâchette.

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Ces petits canons furent longtemps très employés pour la protection des jardins et des poulaillers contre les prédateurs à deux et à quatre pattes et même pour celle des entrepôts et des maisons, avant la vulgarisation de l’électronique ………..

Source:  « Armes insolites et systèmes » par Jean René Clergeau, édition Jacques Grancher Page 133-135.

© et ® Lefaucheux, août 2016

Revolver Michallon en 12 mm à broche.

Revolver Michallon à broche en 12 mm

A

Jean Michallon est né en 1814 à Lafouillouse (Loire) d’André Michalon et de Marguerite Dorel (sur l’acte de décès le patronyme de Jean est signalé avec 2 « LL » alors que celui de son père ne comprend qu’un seul « L »).

Il aurait été arquebusier à Verdun vers 1830 (Selon moi: probablement plus tardivement puisque le brevet de Verdun date de 1844) , arrivé à Paris vers 1840 en ayant fait une halte entre deux à Saint-Etienne. (Selon le « Qui est Qui de Jarlier ; ce qui semble « sujet à caution en ce qui concerne Paris et la halte à St-Etienne» puisqu’il est né et mort à St-Etienne. Seul son brevet de 1844 est enregistré à Paris en 1845)

Source: INPI : Le 19 octobre 1844, il dépose à Verdun -Meuse un brevet pour une batterie de fusil, carabine ou pistolet dite à percussion intérieure. Sur le brevet il est signalé comme: Jean Michalon (avec 1 L) étant armurier au 7ème régiment de Lanciers basé à Verdun.

H I

Acte de décès de Jean Michallon à St-Etienne: source « Etat Civil ».

Il décède le 20 Mai 1871 à l’âge de 57 ans à St Etienne au 4, rue Grande du Marché.

Il n’a pas de descendance puisqu’il est signalé comme « Célibataire » sur l’acte de décès.

Selon le « Qui est Qui » de Jarlier :

Jean Michallon dépose plusieurs brevets :

  • pour un système à percussion par-dessous
  • pour un revolver de transition à broche reprenant le système à coffre.
  • pour batterie de fusil ou pistolet.

Plusieurs adresses connues :

  • 29 Place Royale à St-Etienne 1847. (source: INPI)
  • 23 Rue ValBenoîte à St-Etienne 1861. (sources: Jarlier et INPI)
  • 1 Rue de Lodi 1864. (source: Jarlier)
  • 4 Petite rue Saint Jean 1868. (source: Jarlier et INPI)
  • 4 Rue Grande de Marché, déjà en 1867 jusqu’en 1871 (source : INPI et La BNF)

Jean Michallon conçoit des armes à coffre et percussion dont il utilise le concept pour réaliser ce 12 mm à broche, cette arme existe aussi en 7 mm.

F

Ce revolver décrit ci-dessous est un « second modèle » puisque nous retrouvons une liaison entre le canon et le pontet pour consolider l’ensemble (sur le premier modèle, la liaison est absente rendant l’arme fragile).

C

Le chargement du barillet se fait du côté gauche, contrairement à la plupart des revolvers à broche de cette époque.

En armant légèrement le chien, le barillet tourne librement, permettant le chargement par une simple ouverture sans portière.

Une fois le barillet chargé, le chien armé par Simple Action, la position de l’ouverture est à cheval entre deux orifices empêchant les munitions de sortir.

Lors de l’armement du chien, le barillet tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre …. Là aussi, contrairement aux armes de cette époque.

D

G

Le chien surdimensionné s’agrémente d’un trou en son milieu pour pouvoir prendre la visée.

La crosse est en bois d’une seule pièce, type renaissance, munie d’une baguette d’éjection avec anneau, vissée dans la calotte.

Très peu de marquages visibles sur cette arme, sur la bride de crosse, à la base du chien :

E

« MICHALLON BREVETE »

  • Nature : Arme Civile à calibre réglementaire
  • Poids actuel : 750 grammes
  • Longueur totale : 310 mm
  • Longueur du canon : 168 mm
  • Finition : Poli-blanc
  • Barillet : 6 coups à broche calibre 12 mm
  • Mécanisme : Simple Action uniquement

B

Sources :

  • « Les Revolvers Militaires Français d’Henri Vuillemin page 53. »
  • « Qui est Qui de l’arme en France par Pierre Jarlier, Tome 1 page 286 »
  • « Pistolets et Revolvers de poche au 19e siècle par Dimitri Singer page 98».
  • Archives d’Etat Civil de St Etienne.
  • Archives de La BNF.
  • Archives de l’INPI

® et © Lefaucheux Août 2016

Le LF 13796, un rare 12 mm Triple Action en Percussion Centrale.

Le « LF 13796 » :

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Le « LF 13796»  est un 12 mm TA, mais à percussion centrale acceptant des balles « Perrin ».

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Avec le « LF 13769 » nous sommes très probablement vers le mois décembre 1868 ou Janvier 1869.

Après le cuisant revers d’Eugène Lefaucheux auprès de la Commission et la préférence pour l’arme de « Louis Perrin » par la Gendarmerie Impériale, il est obligé de réagir pour pouvoir rester dans la course.

La fabrication et la transformation de ce revolver en percussion centrale sont une première réponse.

C’est aussi sa première tentative dans le domaine de la percussion centrale.

L’arme ne change pas radicalement d’aspect visuel et le mécanisme interne reste parfaitement identique.

Les modifications sont situées aux niveaux :

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  • Du chien, dont on coupe la « tête » et sur lequel on fixe un percuteur conique.
  • Du fait de la perte de la tête de chien, l’arme perd aussi son cran de visée.
  • Un nouveau cran sera fixé sur le dessus du tonnerre.
  • De la culasse, qu’on perce de part en part pour laisser passer le percuteur.

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  • Du diamètre de la culasse qui diminue principalement du fait que les balles utilisées n’auront plus de « tige  percuteur ».
  • D’un pourtour de barillet sans encoche dont on aura augmenté le diamètre pour pouvoir, après fraisage des drageoirs, accueillir les balles à gros bourrelet.

Marquages et poinçons :

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Le numéro d’assemblage de cette arme est le « 52 M »

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Le numéro de l’arme, le  « LF 13796» est placé sur le côté gauche dans le prolongement de l’axe central.

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Sur le dessus du canon : « E. LEFAUCHEUX BRté S.G.D.G. A PARIS ».

Sur le devant, en-dessous du canon un « 2 »

Au-delà du fait que cette arme soit en PC, la très grande curiosité réside dans l’inscription à l’encre de chine sur la plaquette de droite.

On y retrouve le nom de son propriétaire initial : « Jules Bauret ».

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Qui est ce « Jules Bauret » ? ; 

« Jules François Joseph Bauret, né le 1 Mars 1847 à Audun la Tiche en Moselle

Lt Colonel, titulaire de la Légion d’Honneur et Officier Superviseur à la Direction de la Manufacture de Châtellerault du 30 Décembre 1896 au 29 Décembre 1902.

Il meurt le 14 Août 1918 à Grez en Bouère en Mayenne. »

Source:  « Extrait du dossier – Légion d’Honneur – de Jules Bauret »

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Caractéristiques techniques :

  • Poids à vide: 968 grammes
  • Longueur totale :  265 mm
  • Longueur canon : 135 mm, tonnerre à pans, arrondi sur 27 mm et ensuite rond, à 4 rainures internes.
  • Epaisseur du canon : 18.5 mm après le tonnerre et 17.4 mm après le guidon.

Intérieur du canon :

  • Sortie : 10.9 mm / 11.2 mm
  • Entrée : 11.1 mm / 11.4 mm

Fixation du canon : Le canon est vissé sur l’axe central et au bâti par 1 vis « encastrée» frontale, au niveau de la console.

Embase de la cage du barillet :

  • Largeur : 13.2 mm  /15.3 mm
  • Epaisseur : 9.5 mm /  11 mm

Fixation du socle à la carcasse :  par 3 vis.

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Mécanisme :  Triple Action.

Barillet :

  • 6 coups, 12 mm à percussion centrale.

8 copie

  • Entrée drageoir : 13.3 mm /3.7 mm (bourrelet de la balle Perrin)
  • Sortie drageoir : 11.2 mm
  • Diamètre : 44 mm
  • Longueur: 30.2 mm et 38.7 mm avec le rochet et la partie avant.
  • Arrêtoirs de blocage : triangle de 3 mm / 2.5 mm.

13

Culasse :

  • Diamètre : 47 mm
  • Epaisseur du bord : 8 mm
  • Epaisseur au centre : 17.5 mm

9 copie

  • Trou pour le percuteur : Extérieur culasse de 6 mm, sortie culasse interne de 4 mm avec une inclinaison vers le bas.
  • Portière de chargement avec un ressort et lèvre de pincement.

Grand ressort : Plat, fixé par une grosse vis à la base du bras inférieur.

10 copie

Ressort TA : Plat, fixé à 1/2 de la hauteur du bras supérieur de la crosse. Se placent droit derrière le chien, le décrochement existe toujours mais n’est pas visible de l’extérieur. Ressort cranté pour pouvoir accrocher les crans du chien.

Détente : Fixe sur le corps.

Corps de détente : Avec ergot sur l’arrière pour repousser vers le haut la « Baïonnette ».

Ressort de rappel de détente : En « V » encastré dans la console, devant la détente.

12 copie

Chien :  Avec crête, muni de deux crans et une chaînette de liaison. La tête du chien est coupée au ras du bord de la culasse  et le rajout, sur la tranche inférieure, d’un percuteur de forme conique.

Pontet : Rond, fixé par deux vis, celle du devant fixée sur le dessous de l’embase, celle de l’arrière à l’intérieure du bâti.

Talon : Arrondi sur son ensemble, solidaire au bras supérieur et venant se fixer par « mortaise/ tenon » avec une petite vis sur le bras inférieur, recouverte par les plaquettes. Avec la présence d’anneau de dragonne.

Baguette d’éjection : En forme de « tête de clou» permettant de repousser les douilles hors du barillet.

Plaquettes : 2 pièces en bois tenues par une grande vis  traversant de part en part la crosse. « Busc »  carré de 11.6 mm de largeur.

Arme en poli blanc.

5 copie

® et © Lefaucheux août 2016